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juil 28

id-repères : quelques conseils pour le CV d’un profil en gestion-finance l Equipe id-carrieres


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Vous êtes candidat à un emploi dans le domaine de la gestion-finance ? Sur la base de notre expérience, nous vous recommandons d’apporter une attention particulière aux 3 points suivants lors de la rédaction de votre CV :

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Communiquez les bons indicateurs !

Vous avez l’habitude d’analyser des données chiffrées et d’en faire une synthèse ?  La confidentialité des informations est une dimension clé de votre métier ? Nous vous recommandons de garder vos bonnes pratiques professionnelles et de réassurer ainsi le recruteur sur votre professionnalisme :

  • Il est judicieux de présenter la carte de visite de vos employeurs sans nécessairement donner de nom : le secteur d’activité complété de l’effectif et du CA peuvent suffire à situer votre environnement. Pensez à préciser le contexte ou les enjeux de votre mission pour l’expliquer mais aussi valoriser vos contributions.
  • Veillez à donner les chiffres principaux et non confidentiels qui permettent aux lecteurs de votre CV d’apprécier le périmètre de vos réalisations exprimés en pourcentage ou en unité (amélioration des marges en %, amélioration des délais de règlement en jours gagnés, …) sans oublier , le cas échéant, l’effectif de votre service ou de votre direction pour présenter des responsabilités et compétences managériales.

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Ne standardisez pas vos missions !

Vous pensez peut-être que rien ne ressemble plus à un emploi de responsable comptable qu’un autre emploi de responsable comptable, de même pour un emploi de contrôleur de gestion ou de directeur financier et qu’il n’est donc pas utile de préciser des missions dites de base.

S’il est nécessaire de valoriser les projets les plus valorisants pour décrire votre parcours et vos compétences, il apparait nécessaire de présenter précisément le périmètre de vos responsabilités : d’une part, parce que les recruteurs en entreprise ou en cabinet ne sont pas toujours des experts de votre métier; d’autre part, parce que chaque entreprise a une organisation spécifique compte tenu le plus souvent de son histoire, de sa structure et de ses activités. En votre qualité de DAF, vous serez ou non chargé de superviser la paie … En votre qualité de contrôleur de gestion, vous pouvez être généraliste ou encore spécialisé sur les activités industrielles ou commerciales … En votre qualité de responsable comptable, vous pouvez être ou non en charge de la gestion de trésorerie, etc.

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Mentionner vos outils de travail !

Votre métier s’appuie certes sur Excel mais aussi sur un système d’information de gestion que vous avez peut-être contribué à faire évoluer ou à mettre en place auprès de vos collaborateurs directs ou dans l’ensemble de l’entreprise. Nous vous conseillons de précisez ces éléments dans chaque expérience présentée plutôt que d’énumérer en fin de CV les noms parfois barbares de logiciels spécialisés.

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Nous vous recommandons de concevoir un CV qui vous ressemble : expert, business partner, rassurant.

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Si vous souhaitez nous demander un avis sur votre CV actuel, soumettez nous votre CV en utilisant la question gratuite d’id-carrieres. Nous vous répondrons personnellement par écrit. C’est gratuit et sans engagement..

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Besoin d’aide sur le contenu du CV, prenez connaissance des articles sur le sujet :

mai 4

Flash : nouveau débat sur les indemnités de stage : certaines filières n’auraient plus d’obligation en la matière à titre transitoire l Marie-Pierre FLEURY

Un article paru sur les Echos.fr nous informe qu’une proposition de loi a été déposée par 2 sénateurs pour que les structures du secteur social soient exemptées de la gratification obligatoire prévue pour les stagiaires sur motif que beaucoup d’étudiants de cette filière ne trouvent pas de stages et auront donc des difficultés à valider leur diplôme, les structures d’accueil n’ayant pas les moyens de verser l’indemnité obligatoire de 417,09€. L’article nous apprend aussi que les élèves orthophonistes ont obtenu à leur demande en 2009 ce même aménagement.

A suivre donc …

avr 14

L’emploi des jeunes en 2010 et les enjeux d’une professionnalisation précoce à réinventer l Marie-Pierre FLEURY

La crise financière et économique aura fait feu sur la démographie favorable aux actifs et aux nouveaux arrivants sur le marché de l’emploi, de même sur la guerre annoncée des talents qui bien que réelle s’est faite plus discrète.

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La crise économique pèsera encore lourdement sur le marché de l’emploi en 2010 et d’après l’INSEE, cette année ne devrait marquer que le début de la fin de la récession. Autrement dit, un niveau encore bas d’ embauches, des licenciements encore très présents, et un retour possible à la croissance à partir de 2011.

Les jeunes diplômés seront touchés par cette conjoncture morose. Il faut dire que même quand la conjoncture était favorable, l’accès à un premier job était déjà difficile (1 jeune sur 4 en chômage de longue durée).

Pour vous aider à conduire une recherche d’emploi efficace, nous avons souhaité partager quelques perspectives, analyses et recommandations :

NB : nous intégrons au pied levé les données de l’enquête de Pôle Emploi publiée ce jour par Les Echos sur les besoins de mains d’œuvre pour 2010.

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1- L’alternance constitue une voie à explorer quelles que soient vos qualifications

Malgré les difficultés réelles rencontrées pour trouver un « patron », l’alternance via les contrats d’apprentissage ou les contrats de professionnalisation restent des portes d’entrée efficaces vers un premier emploi.

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2- Les départs à la retraite restent à compenser

La crise financière et économique n’a pas modifié les flux de départ à la retraite, même si de nombreux seniors ont été mis sur la touche avant même l’âge de la retraite ! ), peut-être que les prochaines dispositions sur le financement des retraites auront un impact à partir de l’année 2011 ?

Dans tous les cas, même avec un niveau d’activité bas, les entreprises auront besoin de compenser à minima des départs et donc des compétences et/ou à les renouveler.

C’est notamment le cas de banques qui embauchent de bac +2/3 à bac +5. BNP Paribas, la Société Générale (1500 embauches de jeunes diplômés prévues en 2010), Crédit du Nord (près de 100 embauches prévues en 2010), la Banque Populaire, le Crédit Agricole ou encore HSBC. Les principaux postes recherchés concernent le front office, les conseillers clientèle, les gestionnaires de patrimoine ou encore le back office (techniciens d’opérations et contrôleurs financiers).

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3- Tous les secteurs d’activité n’ont pas été touchés de la même façon par la crise

Les secteurs suivants présentent toujours des opportunités d’emploi pour les jeunes diplômés :

  • Les assurances, l’un des secteurs qui recrute le plus. Axa ou Agrica, par exemple, recrutent de jeunes diplômés, de bac+3 à bac +5. Alten compte également recruter 750 jeunes diplômés en France en 2010. Les ingénieurs en informatique et en électronique restent les plus sollicités.
  • La grande distribution, qui malgré une baisse significative du pouvoir d’achat et de la consommation, a maintenu un taux de recrutement élevé, entraîné par les grandes enseignes telles que Attac, Carrefour ou Auchan.
  • L’informatique s’est également maintenue malgré une diminution des embauches dans les grandes structures et un nombre croissant de candidats, compensés par un recrutement constant des petites SSII.
  • L’hôtellerie-restauration a également été relativement épargnée, les plats à emporter ou la livraison à domicile s’étant développés. La forte saisonnalité des activités et donc la précarité des contrats complétées par les contraintes d’exercice de ces métiers en font un secteur peu attractif et sous tension de recrutement depuis plusieurs années. Selon, l’enquête Pôle Emploi plus de 76 000 postes à pourvoir.
  • Les télécoms sont portés par les innovations technologiques et l’élargissement des usages (mobilité). Les centres d’appels avec un turnover important restent des recruteurs réguliers de jeunes (le dossier France Télécom et les témoignages qui affluent ne redorent pas l’image des centres d’appels).
  • Le BTP reste actif en terme d’embauches grâce au soutien du plan de relance mais aussi en raison des difficultés structurelles à pourvoir les postes de tout niveau (ouvriers, techniciens, encadrement).
  • Les secteurs technologiquement pointus (électronique, biotechnologies, etc.) continuent à investir pour rester compétitifs, notamment en Recherche et Développement.

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4- De nouveaux secteurs émergent

Les énergies, dopé par les lois Grenelles. Des entreprises comme Total, EDF ou encore AREVA doivent non seulement remplacer les nombreux départs à la retraite prévus, mais également recruter sur de nouveaux secteurs porteurs tels que les énergies vertes. Total compte ainsi recruter 1800 personnes en France dont 300 jeunes diplômés. (article sur le verdissement de l’économie)

Des marchés de niche sont également apparus ou se sont développés. L’APEC insiste ainsi sur le marché ferroviaire qui connaît une forte croissance et un besoin de compétences en lien avec les projets de développement et entretien du réseau, camions sur les trains, développement des tramways,. A noter que l’APEC présente également l’administration française (CAF, URSSAF) comme consommateur de jeunes diplômés, malgré la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite !

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5- Certaines compétences sont toujours recherchées

  • Les recrutements de compétences commerciales sont très actifs, cet élément est constant quelque soit la conjoncture économique.
  • Les métiers de la comptabilité sont toujours en difficultés de recrutement de profils : du comptable à l’expert-comptable.
  • Les métiers liés aux fonctions sanitaires et sociales (infirmières, puéricultrices, aides-soignantes)
  • Et bien évidemment ceux liés aux services à la personne.

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Au travers des accompagnements individuels que nous réalisons, nous faisons à notre petit niveau , sur le terrain, notamment les constats suivants :

  • Beaucoup de postes sont proposés en contrat à durée déterminée plus ou moins longs : position d’attente ou réalité des motifs de surcroît ou de remplacement ? (Pole Emploi annonce 37,5% des embauches liées à des activités saisonnières). Nous rencontrons des personnes qui a 35 ans n’ont quasiment pas eu de CDI.
  • Le tassement des rémunérations proposées se poursuit même pour les profils les plus qualifiés, hormis les profils bien évidemment rares : un phénomène enclenché depuis quelques années déjà.
  • Les conditions d’emploi sont pour les plus jeunes comme pour tout le monde dégradées : ambiance de travail,  encadrement, …
  • Les formations des jeunes présentent d’importants décalages par rapport aux besoins énoncées des entreprises.

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Dans ce contexte d’un marché de l’emploi structurellement déséquilibré et conjoncturellement déprimé, les jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi mais aussi les jeunes encore en formation vont devoir développer des tactiques et des savoir-faire de recherche d’emploi et de gestion de parcours.

Pour la formation ou la recherche d’emploi, l’investissement  ne sera pas perdu car tout au long de leur vie professionnelle, ils auront à les utiliser et à les améliorer (argumentation, outils de recherche et de communication, stage, apprentissage, ….).

Pour la gestion de parcours, cela nécessitera une forte capacité à s’adapter, engranger des ressources (formation, expérience, rémunération, …), être en veille pour saisir les opportunités de son environnement, … en somme, une professionnalisation précoce des jeunes qui pourrait venir heurter leur spontanéité naturelle et leurs idéaux.

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Mais leur laisse-t-on vraiment le choix ? A moins que les jeunes (la génération Y ?) soutenus par quelques énergumènes des générations précédentes parviennent par leur créativité et leurs aspirations exprimées à réinventer les règles de cette professionnalisation précoce inéluctable … un ballon d’oxygène !

avr 8

Premier emploi : choisir une PME ou une grande entreprise, vous avez encore le droit de vous tromper ! l Marie-Pierre FLEURY

Les jeunes diplômées de 2010 sont à quelques semaines ou mois de leur premier emploi, pas un stage mais un premier emploi pour 365 jours sur 365 au sein d’une même organisation …

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Si la fonction, les missions, le secteur d’activité, le salaire, la localisation … sont bien évidemment des critères de choix d’un emploi (on prendra le postulat que malgré les difficultés d’emploi la notion de choix reste valable …), le critère de la taille de la structure n’est pas une variable aussi précisément prise en compte.

Pourtant un poste d’assistante de service, de comptable, de commercial, de technicien informatique ou autres ne sera pas exercé de la même façon dans une microentreprise (moins de 20 personnes), dans une petite entreprise de moins de 100 personnes,  dans une moyenne entreprise de 500 à 1000 personnes ou dans un groupe de plus 5000 salariés.

Le secteur d’activité est aussi à considérer pour apprécier la taille de votre future employeur  (un salon d’esthétique de 15 personnes ou une société de conseil de 100 personnes sont des structures importantes pour leur secteur). Il en est de même  concernant l’organisation de l’entreprise : site, filiale, présence à l’étranger ou non, etc. On peut travailler pour un grand groupe comme Schneider et exercer sa fonction dans une filiale de 100 personnes, une PME.

S’orienter vers une entreprise petite, moyenne ou grande nécessite même lorsqu’on est jeune de bien cerner sa personnalité, les éléments de sa motivation et ses aspirations. Sans pour autant généraliser une expérience, les stages peuvent contribuer à un premier repérage.

Si l’on compare une PME française de 250 personnes à une grande entreprise internationale de plus de 5000 personnes (juste pour fixer un peu les choses), il est probablement vrai que, dans la PME, les missions et les responsabilités seront rapidement plus larges, plus généralistes parfois, votre engagement dans l’équipe et dans le projet d’entreprise plus intense, votre contribution sera plus facilement perçue, l’influence du dirigeant plus directe, les avantages financiers ou sociaux seront moindres que dans une grande entreprise, etc.

Il est probablement vrai que dans une plus grande structure, les fonctions sont plus restrictives mais mieux définies, les procédures ou les méthodes de travail peuvent être plus pointues et mieux rodées, les moyens humains, financiers ou techniques plus importants, la hiérarchie et les processus de décision plus lourds, la formation plus facile d’accès, les salaires plus précis en raison de grilles de rémunération, les relations humaines davantage confinées à un service et plus politiques aussi, à priori plus d’opportunités pour évoluer, y compris à l’international, etc.

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En somme, des caractéristiques qui seront perçues par chaque jeune diplômé comme des avantages ou des inconvénients en fonction de la personnalité, des modes de fonctionnement, des attentes, des aspirations, … à l’instant t.

Tout ceci pouvant bien évidemment évoluer dès la première ou une deuxième expérience professionnelle. On peut penser détenir la capacité à être autonome et avoir identifié un besoin d’autonomie adapté au contexte de la PME et ne pas les valider lorsque l’on est en poste. Idem pour la prise de responsabilités si on a sous-estimé sa capacité à se mettre en danger.

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Quelles passerelles existe-t-il entre ces 2 formes d’organisation en termes de carrières ?

Là aussi, pas de règles mais des tendances générales et des nuances : une PME accueillera à priori plus facilement un nouveau collaborateur provenant d’une grande entreprise pour ses compétences et éventuellement ses méthodes de travail si elles sont transposables. L’idéal, avoir travaillé dans une petite structure au sein d’un plus grand groupe !

Une grande entreprise sera moins enclin à intégrer un salarié détenant une expérience de PME principalement pour deux raisons : d’une part, les grandes entreprises ont des politiques d’évolution interne plutôt structurée (logique de pépinières, de filières ou de parcours types), d’autre part, elles auront des craintes sur la capacité d’adaptation du salarié PME à leur environnement et à leurs modes de fonctionnement plus structurés.

La durée de l’expérience impactera aussi  la possibilité d’évoluer d’un type d’entreprise à un autre. Si vous avez travaillé durant vos 20 premières années chez Air France ou dans une PME, vous ressentirez vous-même que vos méthodes de travail, vos réflexes, etc. sont fortement conditionnés.

En terme d’évolution interne, la grande entreprise offrira en théorie plus d’opportunités de changement de postes, évolution verticale ou horizontale. A voir si les propositions d’évolution correspondent à vos envies … La PME peut offrir aux cadres des opportunités de direction générale. Vous pouvez aussi évoluer avec elle si elle devient moyenne, puis grande.

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Pour faire le choix de s’orienter vers une petite ou une grande entreprise pour son premier job, il est nécessaire de bien se connaître, de préciser ses aspirations … Ce premier choix est certes important mais moins impactant que les choix suivants en termes d’emploi, compte tenu des rigidités du marché français. Il faut vivre cette première expérience avec beaucoup d’ouverture pour se donner toutes les chances d’y réussir même si les conditions ne vous correspondent pas tout à fait et développer progressivement une réflexion pour cerner votre prochaine cible d’évolution et savoir l’argumenter.

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mar 18

Les stages Etudiants en entreprise l Equipe id-carrieres

Les dispositions légales relatives aux stages étudiants ont été précisées afin de sécuriser et de mieux définir le statut des étudiants stagiaires en entreprise.

La Charte des stages étudiants en entreprise, instaurée par la loi n°2006-396 du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances, modifiée par la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie.

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Stages concernés

L’Urssaf précise que : « Sont concernés, les stagiaires effectuant un stage d’initiation, de formation ou de complément de formation professionnelle ne faisant pas l’objet d’un contrat de travail et n’entrant pas dans le cadre de la formation professionnelle continue ».

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Statut du stagiaire

Le stagiaire n’a pas le statut de salarié, il n’en a pas les mêmes obligations, il n’est pas tenu par un contrat de travail.

Le stage a un but pédagogique et le stagiaire ne doit pas remplacer un salarié absent ou en congés (article 6).

La Charte des stages étudiants en entreprise prévoit notamment les obligations suivantes pour le stagiaire :

  • réaliser sa mission et être disponible pour les tâches qui lui sont confiées ;
  • respecter les règles de l’entreprise ainsi que ses codes et sa culture ;
  • respecter les exigences de confidentialité fixées par l’entreprise ;
  • rédiger, lorsqu’il est exigé, le rapport de stage ou le mémoire dans les délais prévus et le soumettre à l’entreprise avant soutenance.

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Convention de stage

La Circulaire n°2008-091 définie clairement l’obligation de signer une convention triparties entre le stagiaire, l’entreprise d’accueil et l’établissement d’enseignement : « il ne peut y avoir de stage sans convention ».

Le Décret n°2006-1093 du 29 août 2006 pris pour l’application de la loi n°2006-396 du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances en défini les modalités, notamment les clauses dans son article 3 :

  1. La définition des activités confiées au stagiaire en fonction des objectifs de formation ;
  2. Les dates de début et de fin du stage ;
  3. La durée hebdomadaire maximale de présence du stagiaire dans l’entreprise ;
  4. Le montant de la gratification versée au stagiaire et les modalités de son versement ;
  5. La liste des avantages offerts, le cas échéant, par l’entreprise au stagiaire ;
  6. Le régime de protection sociale dont bénéficie le stagiaire, y compris la protection en cas d’accident du travail, ainsi que, le cas échéant, l’obligation faite au stagiaire de justifier d’une assurance couvrant sa responsabilité civile ;
  7. Les conditions dans lesquelles les responsables du stage, l’un représentant l’établissement, l’autre l’entreprise, assurent l’encadrement du stagiaire ;
  8. Les conditions de délivrance d’une  » attestation de stage  » et, le cas échéant, les modalités de validation du stage pour l’obtention du diplôme préparé ;
  9. Les modalités de suspension et de résiliation du stage ;
  10. Les conditions dans lesquelles le stagiaire est autorisé à s’absenter, notamment dans le cadre d’obligations attestées par l’établissement d’enseignement ;
  11. Les clauses du règlement intérieur de l’entreprise applicables au stagiaire.

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Des conventions types sont prévues et publiées par les établissements d’enseignement. En l’absence de telles conventions, les onze clauses énumérées ci-dessus devront obligatoirement figurer sur la convention de stage.

A noter : La Charte des stages étudiants en entreprise ci-dessus mentionnée doit être jointe à la convention.

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Durée du stage

La durée d’un stage doit se situer dans la limite de l’année universitaire, exception faite des stages de fin d’études qui peuvent courir jusqu’au 31 décembre de l’année concernée.

A noter que toute prolongation de stage devra faire l’objet d’un avenant à la convention de stage.

Un stage peut être interrompu avant son terme en cas de modification des missions confiées ou de désaccord sur celles-ci. La rupture doit être formalisée et signée par les trois parties.

A noter : tout stage hors parcours pédagogique ne pourra excéder 6 mois.

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Rémunération du stagiaire

La Loi de mars 2006 rend obligatoire la gratification du stagiaire. La Loi de novembre 2009 porte à 2 mois (au lieu de 3 mois) la durée minimale consécutive des stages ouvrant droit à gratification.

Celle-ci est payable mensuellement au premier jour du stage.

Le montant de la gratification s’élève à minima à 12,5% du plafond horaire de la sécurité sociale (22€ au 1er janvier 2010), soit à 417,09 € par mois sur une base de 151,67 heures. Décret n°2008-96 du 31 janvier 2008

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Exonération de cotisations sociales

Les gratifications accordées aux stagiaires, dans la limite des 12,5% du plafond horaire de la sécurité sociale telles que définies ci-dessus, sont exonérées de cotisations et contributions sociales.

Au delà de cette fraction de la gratification, toutes les cotisations et contributions sociales sur les salaires sont dues.

La circulaire n°DSS/5B/2007/236 du 14 juin 2007 relative à la protection sociale du stagiaire précise les modalités d’application de la franchise de charges sociales.

A noter que les prestations en nature, remboursements de frais ou autres tickets restaurants viennent s’ajouter à la franchise.

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Prime à l’embauche de stagiaires en CDI

Une prime à l’embauche de jeunes stagiaires en contrat à durée indéterminée est instituée par décrets. Décret n° 2009-1457 du 27 novembre 2009 et Décret n° 2009-692 du 15 juin 2009

Ainsi, la prime de 3.000 € versée aux employeurs pour l’embauche de jeunes âgés de moins de 26 ans, en CDI, à temps plein ou à temps partiel, est prolongée pour les stages conclus entre le 24 avril 2009 et le 30 juin 2010.

Cependant l’embauche d’un stagiaire en CDI ne peut pas donner droit à une prime lorsque :

  • La durée du stage (ou des stages cumulés) est inférieure à huit semaines ;
  • L’entreprise a procédé, dans les six mois précédents, à un licenciement économique sur le poste pourvu par le recrutement du stagiaire;
  • L’employeur n’est pas à jour de ses cotisations et contributions de sécurité sociale et d’assurance chômage.
mar 16

Vos stages : un enjeu pour votre premier emploi l Marie-Pierre FLEURY

De plus en plus de formation intègrent des périodes de stages en entreprise, stages par ailleurs souvent obligatoires pour l’obtention du diplôme. Il est de plus en plus fréquent que de jeunes diplômés fassent valoir 12 à 24 mois d’expérience en entreprise à l’issue de leur formation (BTS, Ecole de commerce ou d’ingénieurs, IUT, IUP, …).

L’objectif principal d’un stage obligatoire est de professionnaliser l’étudiant : connaître l’entreprise, mettre en application et renforcer les connaissances, travailler en équipe, développer un comportement « professionnel », identifier ou valider une orientation professionnelle, …  et pour les stages de fin d’études s’ajoute l’enjeu du recrutement pour un premier emploi.

Un exemple. En première année de BTS, les activités réalisées pendant le stage doivent être présentées à l’examen final et comptent pour l’obtention du diplôme. L’étudiant en première année dispose de peu de compétences à faire valoir à l’entreprise et doit tout de même dégoter un stage répondant aux attendus de sa formation.

Hors malgré l’offre importante de stages relayée par de nombreux sites et certaines institutions de formation, les étudiants rencontrent des difficultés non seulement pour en trouver un stage et pour en trouver un qui correspond aux objectifs de la formation dans laquelle ils sont engagés.

Le réseau de la famille et des amis est un des moyens privilégiés pour trouver une entreprise d’accueil du stagiaire. Les réseaux d’école également. Les entreprises engagent chaque année un ou plusieurs stagiaires de telle école par habitude, et les étudiants de ces écoles transmettent aux plus jeunes les contacts du stage de l’année précédente. Les étudiants à l’université sont dans ce domaine moins bien outillés et aidés que les étudiants en écoles supérieures (Les Echos 12/2009 Insertion professionnelle : les universités contraintes de rendre des comptes). Et les choses se compliquent lorsque le stage doit se dérouler à l’étranger (contact, coût, logement, …).

De leur côté, les entreprises recherchent le plus souvent un complément de ressources productives et intègrent assez mal les objectifs de formation du stagiaire et son accompagnement. Dans le cas d’un stage obtenu grâce à une relation personnelle, c’est tout ou rien selon la nature et l’enjeu de la relation : soit le stage est riche (on vous en fait voir un maximum) soit il est ennuyeux (c’est déjà bien qu’on vous ait pris).

Au-delà de l’objectif de professionnaliser l’étudiant pendant sa formation, le stage est aussi à considérer comme un premier élément de construction de l’employabilité et de l’insertion dans le marché du travail.

Il est frappant de constater à quel point un premier « bon » stage peut conditionner l’obtention d’une second « bon » stage (en général, grâce au nom de l’entreprise dans laquelle le premier a été effectué, mais attention aussi aux usines à stagiaires qui ne riment pas forcément avec stages enrichissants). Par ailleurs, les stages deviennent  ou non un atout pour décrocher son premier emploi.

La recherche d’un stage n’est pas une démarche réalisée avec enthousiasme par la majorité des étudiants, les actions qu’elle nécessite font appel à de nouveaux ressorts auxquels ils ont été plus ou moins bien préparés par l’organisme qui les forment.

Cependant, la recherche d’un stage constitue une première expérience de recherche d’un poste (de stagiaire) avec le CV, les lettres de motivation, les appels téléphoniques, les entretiens … Les périodes de stage seront aussi les premières expériences professionnelles à valoriser et à argumenter pour la recherche d’un premier emploi.

Dans un contexte d’enjeux aussi forts de développement des compétences et d’emploi des jeunes, les stages en entreprise comme l’alternance devraient faire l’objet d’une coordination systématique entre l’entreprise et l’institution de formation, davantage d’entreprises devraient les appréhender comme une contribution citoyenne (suggestion pour les communications sur la responsabilité sociale ) à la formation des plus jeunes et davantage d’institutions de formation devraient intégrer des ateliers dédiés à la construction d’un projet professionnel et à la recherche d’un stage et d’un emploi.

Dans un contexte d’enjeux aussi forts de développement de leurs compétences et d’accès à leur premier emploi, les étudiants doivent conduire une réflexion à part entière sur les objectifs de leurs stages et construire une stratégie qualifiée de recherche. Leurs institutions de formation doivent les y aider.

jan 31

Vidéo … Un premier emploi, un stage … êtes-vous bien conseillé ? l Marie-Pierre FLEURY

Cette semaine, id-carrieres s’accorde une pause humour et vous propose de visionner ce court métrage réalisé avec la contribution des talents de l’association Boud’Impro sous la direction d’Eric Baille (un grand merci à tous !)

Il vous rappellera peut-être quelques souvenirs de stages ou de premier job (personnellement, c’était tout à fait ça, lorsque je me suis retrouvée dans un hôtel 5 étoiles près de Stuttgart pour un stage de réceptionniste trilingue … et surprise ! le lendemain matin un chiffon dans les mains …).

Avec id-carrières, vous avez le droit d’être conseillé avec LE SOURIRE et la CONVIVIALITE en plus !

Visionnez et commentez « ça peut meubler une carrière mais ….  »

jan 24

Comment rédiger SON CV ? un casse-tête pour tous … (épisode 2 : profil étudiant ou jeune diplômé) l Marie-Pierre FLEURY

Comme pour les autres actifs et peut-être davantage, faire son CV n’est pas simple lorsqu’on est un jeune en formation ou en fin d’études et que l’on recherche un stage, une alternance, ou encore un premier emploi.

Une page maxi ou plus ? La question ne se pose généralement pas, la difficulté résidant à trouver de la matière pour la remplir !

Là aussi, la première étape consiste à lister spontanément sans se censurer TOUT ce que l’on a fait : études, options, petits et grands jobs, autres stages ou alternances, loisirs, pratiques sportives ou artistiques, associations, voyages, pratique des langues, activités familiales, connaissance informatique,  …

Prenez le temps de bien décrire le contenu de vos études, les matières étudiées et leurs apports en termes de compétences, vos initiatives. Si vous le pouvez ou si cela s’y prête, expliquez vos choix.

Pour les loisirs ou autres, c’est la même chose : décrivez ce que vous avez fait, ce que ces activités vous ont apporté en terme de connaissances, de responsabilité, de personnalité, de relations humaines, de compétences aussi, d’envies,  …

Remettez tout cela en perspective de votre recherche et des attentes de votre interlocuteur : pour un stage dans tel domaine, quelles sont les savoir-faire ou la personnalité recherchés ?

Retravaillez la rédaction des différentes étapes de votre jeune parcours pour mieux faire ressortir les éléments qui iraient dans le bon sens ou des fils rouges intéressants, sans en rajouter, sans falsifier, car vous seriez vite en difficultés lors d’un entretien.

Expliquez clairement sur votre CV votre recherche et son contexte : pour une alternance, précisez bien les cours et le nombre d’heures que vous allez suivre en parallèle de votre présence dans l’entreprise, l’organisation du temps entre votre formation et l’entreprise, et en synthèse, le (les) projet(s) professionnel(s) visé(s) au terme de votre formation en alternance, …

N’hésitez pas non plus en fonction du profil de l’entreprise  de joindre un document présentant pour l’employeur les avantages éventuels de votre statut pour lui et les engagements qu’il prend, tels que définis par les textes de lois car beaucoup de petites structures ne sont pas bien informées des différents dispositifs.

Là aussi, rédiger un CV nécessite de réfléchir en profondeur, mais ce n’est pas du temps perdu car vous construirez en même temps votre argumentation pour les entretiens et votre communication sera plus précise et plus percutante. Vous donnerez ainsi une teinte et de l’épaisseur à votre jeune parcours.

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences ou des questions que vous vous posez sur ce sujet.