Articles avec le tag ‘Social’

déc 9

Client, Candidat, Collaborateur, Compagnie : les 4 C vertueux du Social ?

Les conférences du mois de décembre sur le Social Recruiting (recrutement notamment via les medias sociaux) ou le Social Customer Relationship Management (la gestion de la relation clients notamment via les medias sociaux) font converger l’ensemble des enjeux, des objectifs, des processus de l’entreprise principalement vers 3 cibles :

  • le prospect ou le client qui, au-delà d’acheter le produit ou le service, réinjecte de la valeur dans les processus de l’entreprise, volontairement ou non, notamment en matière de marketing ou d’innovation produit/service…
  • le candidat, ce « nouveau » salarié à trouver sur les réseaux sociaux, et si possible la perle rare que l’entreprise n’avait pas encore pu attirer ou repérer…celui qui demain dans l’entreprise contribuera à faire la différence…
  • le collaborateur, retrouvé, « repositionné » en contributeur stratégique et en ambassadeur de l’entreprise qu’il faut remotiver, réengager dans l’entreprise…

Comme le dit Brian Solis, l’adoption des médias sociaux ne se fera que si le bénéficiaire final le demande. Il le demandera si cela lui est utile.

La logique « social » en matière économique/business sous-entend la co-création de valeur, donc un engagement actif.

Pour s’y engager, les deux parties, l’entreprise et l’individu, doivent donc y chacun trouver des impacts utiles.

.

Pour l’entreprise dont la vocation première est de créer de la valeur, l’adoption des médias sociaux en matière de marketing, de vente, de recrutement ou de gestion des ressources humaines passe par la validation de l’effectivité de cette valeur « sur-ajoutée » de par la collaboration avec les parties prenantes, externes et internes.

Hors dans l’espace digital, cette collaboration doit d’abord être construite. Elle passe par un processus, long et durablement cohérent et authentique, pour entrer en contact avec la cible, la sensibiliser, échanger avec elle, puis l’engager activement.

La validation de l’effectivité nécessite donc du temps et des expérimentations dans un univers d’innovations rapides, des temps qui ne sont pas les temps communs de l’entreprise.

.

Pour les individus, l’utilité des médias sociaux peut-être motivée par une valeur financière directe (travailler pour le candidat ou le collaborateur), ou plus indirecte (des services rendus eux-mêmes générateurs à retardement de revenus comme le réseau relationnel pour le candidat ou le collaborateur). L’utilité peut aussi relever d’une dimension plus immatérielle, le plaisir, le jeu, etc.

.

Au-delà du suivi presque mécanique d’une tendance lourde ou de l’attractivité première qui peut conduire à l’adoption des médias sociaux, les acteurs du social business devront faire évoluer leur proposition de valeur, recréer de la valeur, notamment en échanges des données et des contenus transmis par le client, le candidat, le collaborateur au bénéfice de l’entreprise (si elle sait les exploiter) … et de la confiance accordée.

.

En cette fin d’année 2011, plusieurs acteurs et observateurs ont questionné la valeur intrinsèque ou additionnelle qui peut être créée par l’utilisation des médias sociaux pour les entreprises et pour les personnes individuellement, le client, le candidat, le collaborateur.

Les approches marketing et les problématiques de traitement et d’analyse des données sont en pleine ébullition. La puissance des organisations dans ces domaines sont infiniment supérieurs à celle des individus, même regroupés en communautés d’intérêts, plus ou moins sincèrement partagés…

La notion de « Social » renforce certes la dimension relationnelle au service de la co-création de valeur, mais dans un esprit de partage, de loyauté, de sincérité, d’authenticité… de belles valeurs qui ne peuvent se vivre que si les utilités convergent, même si leurs natures diffèrent.

Un changement majeur de paradigme qui nous enthousiasme (certains disent « réanchante »), l’espoir d’une société plus humanisée presque paradoxalement portée par la mécanique des systèmes d’informations et de communication.

Un nouveau paradigme qui interpelle sur la nature de ce qui nous est utile et sur les moyens de l’obtenir. Nous ne créerons pas, et encore plus co-créerons pas de la valeur et donc de l’utilité avec un vieil état d’esprit.

Marketer, vendre, recruter, candidater, manager … via les médias sociaux, en e-acteur ou en additionnel, implique une nouvelle socialisation des entreprises et des personnes individuellement.

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 26

L’entreprise est-elle suffisamment sociale pour intégrer les media sociaux ?

Je reprendrai tout d’abord la définition des media sociaux donnée par Fred Cavazza sur son blog MediaSociaux.com : Les médias sociaux désignent un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité“.

Et je la complèterai par la description donnée par Vincent Berthelot sur son blog Conseil Web Social : « La vision du web social dans un usage public, citoyen c’est celle de la possibilité de trouver non seulement des réponses sur à peu près n’importe quel sujet mais rentrer en contact avec les personnes qui s’intéressent au même sujet ou en sont experts. C’est celle de se sentir libre de poster ses photos, vidéos et de les partager avec sa famille, ses amis ou la terre entière. C’est celle de rejoindre des causes qui nous importent, de s’associer, participer à des recherches, des projets, des événements, de se sentir relier  par ces atomes crochus à d’autre personnes sans frontières géographique. »

Je retiendrai pour ma part que les initiateurs des technologies de l’Internet ont ouvert la voie à de nouveaux usages : de nouveaux modes de partage de l’information, de communication, d’expression, de relation, de collaboration …. et que ces nouveaux usages influencent fortement nos sociétés dans toutes leurs dimensions : économiques, sociales, politiques, etc.

Je vous recommande sur ces sujets les analyses de Fabrice Epelboin dans la revue Read Write Web France

Depuis longtemps et au fur et à mesure que les outils et les usages se développent, les plus experts s’interrogent ou tentent une vision prospective sur l’adoption par les entreprises de ces média sociaux en tentant de lister les intérêts qu’elles pourraient y trouver.

D’un point de vue Business, on pourrait dire que c’est plutôt bien parti … : gestion de la marque sur le web, gestion de communautés de consommateurs fidèles, ponctuels ou potentiels, etc. etc.

D’un point de vue Pilotage/Management, on pourrait peut-être dire qu’en prolongement des rares intranets les plus évolués (les collaboratifs) ou d’une culture du management de projets dans certaines entreprises, il y a quelques initiatives dont les principaux objectifs sont généralement de développer le recueil d’idées, la créativité, l’initiative, le partage d’expériences, etc. sur des périmètres bien balisés : les projets (un début/ une fin).

D’un point de vue Gestion des Relations Humaines et Sociales, l’entreprise est pour moi sur de nombreux aspects de son fonctionnement à l’opposé des media sociaux : les informations, les relations, les coopérations, la communication … sont largement réglementées, codées, réglées, … Les relations entre les entreprises et leurs salariés ont fortement évoluées ces 25 dernières années. Les salariés comme les entreprises ne projètent plus leur collaboration dans la durée. Les 2 parties cherchent à engranger à court terme des ressources. Les initiatives de dialogue et d’échange des directions sont regardées avec méfiance par les salariés. La majorité des salariés font le dos rond et ne prennent pas d’initiatives … le droit à l’erreur se faisant rare …. Les gouvernements ont dû créer depuis 12 ans de nouvelles lois pour contraindre les entreprises à entretenir et à développer l’employabilité de leurs salariés puisqu’elles ne s’engagent plus en termes d’emploi. C’est aussi ces constats qui ont conduit à la création d’id-carrières : on demande aux salariés d’être désormais « acteur de leur parcours professionnel » mais de quels leviers disposent-ils individuellement ?

L’entreprise ne sera pas plus sociale en adoptant des « semblants » de média sociaux dans ses pratiques internes, car l’entreprise ne s’inscrit plus dans ce rôle. Demandez aux actionnaires ce qu’ils en pensent …



Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY