Articles avec le tag ‘Seniors’

sept 12

Le projet de contrat de génération (mise à jour septembre 2012)

Le document d’orientation relatif au Contrat de génération, transmis aux Partenaires sociaux début septembre 2012, est venu précisé les modalités de mise en œuvre du Contrat de Génération ainsi que l’orientation des futures négociations avec les Partenaires sociaux.

Ce document servira de base pour l’élaboration d’un Accord national interprofessionnelle (ANI) qui sera par la suite transposé en Loi.

Le projet de loi doit être déposé devant le Parlement avant la fin de l’année et son entrée en vigueur est prévue pour 2013.

Le Contrat de génération a pour objectif de maintenir l’emploi des séniors tout en favorisant l’emploi des jeunes en CDI et en permettant aux séniors de former, guider le jeune salarié dans l’entreprise.

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Modalités

Le Contrat de génération permettra aux entreprises qui embaucheront un jeune (âgé de 16 ans à 25 ans) en CDI, placé sous le tutorat d’un salarié « sénior » de 57 ans ou plus, de bénéficier durant 5 ans ou jusqu’au 30ème anniversaire du jeune salarié d’une exonération des charges sociales.

Le Contrat de génération prendra deux formes :

- Pour les entreprises de 300 salariés et plus, il s’agit d’un accord collectif qui absorbera l’accord Séniors mis en place par la loi de financement de la sécurité sociale de 2009.

Les entreprises de 300 salariés ou plus bénéficieront des allégements généraux de cotisations sociales sur les salaires inférieures à 1,6 SMIC et ne seront plus concernées par la pénalité issu de l’Accord Séniors de 2009.

Les entreprises de plus de 300 salariés ont l’obligation de négocier cet accord avant le 30 septembre 2013, à défaut, elles seront sanctionnées par une pénalité qui correspond à 1% de la masse salariale et de la perte d’une partie des allégements de cotisation sur les bas salaires.

- Pour les entreprises de moins de 300 salariés, il s’agit d’un contrat individuel signé entre l’employeur, le jeune embauché en CDI et un sénior nommément désigné.

Les entreprises de moins de 300 salariés bénéficieront quant à elles d’une aide financière forfaitaire à laquelle s’ajoute les allégements généraux de cotisations sociales sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC.

L’aide financière forfaitaire sera constituée de 2000 euros annuels pendant trois ans pour l’embauche d’un jeune et de 2 000 euros annuels jusqu’au départ à la retraite du salarié sénior.

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Différences avec le Tutorat introduit en 2006

Le Tutorat, introduit par la loi de financement de la sécurité sociale du 21 décembre 2006, permet à un ancien salarié de l’entreprise à la retraite, de devenir le tuteur d’un ou plusieurs salariés de l’entreprise.

Le tutorat s’exerce uniquement à titre exclusif et en contrat à durée déterminée.

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Financement

Selon le gouvernement, le coût de cette mesure est estimé entre 2 et 3 milliards d’euros par an.

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Auteur : Equipe id-carrieres
sept 4

Situation de l’emploi et attitude

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Les chiffres du chômage renforcent le sentiment d’incertitude et de risque pour les personnes en recherche active d’emploi ou pour celles en souhait ou besoin de changement d’emploi, après la période estivale qui organise une pause à la faveur du temps et des temps économiques et sociaux.

Les chercheurs d’emploi de longue durée ont opté pour la débrouille, recherche de petits boulots et de ressources de toute nature.Ceux en recherche depuis plusieurs mois mais encore allocataires voient avec inquiétude les mois de prise en charge s’égrener trop vite. Ceux sans emploi depuis le printemps ont apprécié de s’accorder un bonus de décompression pour mieux relancer leur recherche d’emploi à la rentrée, se demandant aujourd’hui s’ils ont bien fait et entrant à reculons dans le tunnel peu éclairé de l’emploi…

Quelles attitudes adoptées face à ce marché du travail fortement dégradé et incertain ?

Il est toujours difficile de généraliser les recommandations. De la personnalité à la compétence en passant par la mobilité, les leviers ou les obstacles s’identifient individuellement.

Nous identifions cependant quelques attitudes face à l’emploi qui favorisent le rebond :

- Les repères habituels relatifs à ses environnements ou à soi-même étant chamboulés, il est nécessaire d’ouvrir l’horizon de réflexions afin d’envisager (s’autoriser) toutes les pistes potentielles qu’elles constituent ou non un changement radical (mobilité géographique ou reconversion par exemple), identifier les actions à mettre en oeuvre pour les concrétiser et les ressources à mobiliser. L’heure de la rationalisation et des choix viendra après, il est utile de faire cet exercice de « tous les possibles, de toutes les envies ».

- Au moins au départ, rester centrer sur les axes les plus cohérents et pertinents, être créatifs sur la mise en oeuvre et travailler sur l’efficacité des actions, ne pas griller trop de cartouches, ce qui peut passer par un travail sur soi, son réseau relationnel ou sur l’acquisition de nouvelles compétences… Exploiter le potentiel disponible et le renforcer, creuser le sillon jusqu’au bout tout en s’enrichissant des hasards ou des découvertes qui nourriront de nouvelles pistes ou génèreront des opportunités à remarquer…

- Réunir une communauté d’alliés et d’inspirateurs afin d’y trouver de l’énergie, du soutien, des ressources… la capacité à les réunir reposant largement sur ses qualités humaines et relationnelles…

- Préserver sa santé en s’octroyant des temps et des activités plaisirs, en commençant par les plus simples…

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Ouvert et créatif sur les idées, les valeurs et les contacts. Focalisé et professionnel dans les actions réalisées.

Définir des objectifs d’exploration et d’actions, même à court terme, réduit le sentiment d’incertitude et nous aide à avancer.

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Auteur : Equipe id-carrieres
juil 3

La seconde partie de carrière, une notion à balayer…

Nous avons participé au Livre blanc consacré à la seconde partie de carrière des professionnels Seniors du secteur de l’Informatique et des Télécoms (Livre blanc en format PdF > SeniorIT-LivreBlanc-NvelleCarriere-28jun12).

Un sujet particulièrement intéressant pour un secteur marqué par l’innovation rapide et continue où l’adaptation permanente des compétences est autant un enjeu pour les salariés et les employeurs qu’une composante de leur culture respective.

Nous avons fait le choix d’un parallèle entre les méthodes agiles utilisées notamment pour la gestion de projets informatiques et la gestion des carrières.

Cependant nous ne pouvions en rester là, tant cette notion de « seconde partie de carrière » nous semble hors jeu !

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1- Si une carrière devait être décomposée en parties, la seconde partie de carrière serait davantage une troisième partie.

La phase d’intégration des plus jeunes dans l’emploi, la « première partie de carrière », constitue une étape à part entière, marquée par la poursuite des apprentissages professionnels (techniques et comportementaux), mais aussi trop souvent par le chômage ou la précarité.

La « seconde partie de carrières » serait celle des années (en principe) dorées suffisamment d’expérience professionnelle et suffisamment jeune pour être productif, suffisamment jeune pour être adaptable et pas trop cher…

La troisième partie de carrières serait en réalité notre fameuse « seconde partie de carrières », définitivement entrée dans le langage courant grâce aux règlementations en la matière (GPEC…), dont l’effet protecteur (attendu) est inversement proportionnelle à son effet réducteur (constaté)

2- La notion de carrière n’existant plus au singulier, continuer à projeter des séquences sur un semblant de continuum n’a plus de sens et n’induit pas les bons comportements, pour les personnes individuellement comme pour les entreprises (formation, mobilité, rémunération, collaboration…).

3- L’accompagnement spécifique de la « seconde partie de carrière » est sans efficacité car sans anticipation en amont et sans itération, on se trouve à chercher des solutions de redéploiement de parcours à partir d’attributs techniques et/ou comportementaux figés.

La nouvelle typologie des parcours professionnels appelle un accompagnement personnalisé dès le projet de formation et tout au long de la vie, un accompagnement qui vise à stimuler la dynamique d’apprentissage et à orienter les choix sur la base d’un bon questionnement, d’une prise en compte d’un environnement élargi…

Une logique très opérationnelle « d’impresario des parcours professionnels » comme l’avait écrit Pascale Levet, un nouveau dispositif à construire en évitant les erreurs réalisées sur le conseiller en bilan de compétences , trop souvent déconnecté des environnements professionnels, ou encore sur le coach, où les approches, les livrables, les postures sont aussi variés et variables qu’il y a de personnes qui l’exercent…

Le dernier mot sera laissé à Vincent Rostaing, conseil en recrutement et management Lecairn4IT, extrait de son commentaire sur notre billet le Projet de Contrat de Génération :

« On induit une démarche de compétition avec un désalignement complet des intérêts, notamment par rapport au but ultime de l’entreprise : faire plus ensemble que ce que chacun ferait individuellement ».

« Alors laissons tomber le bricolage au Tricosteryl et éduquons le monde a travailler de manière agile … il est temps, le 19 eme siècle c’était déjà il y a longtemps , le XXI eme c’est maintenant »

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Auteur : Equipe id-carrieres
juin 21

Le Projet de Contrat de Génération juin 2012

Les modalités de mise en œuvre du Contrat de Génération seront précisées lors de la Conférence sociale qui se tiendra le 9 et 10 juillet 2012.

Le projet de loi sera déposé devant le Parlement avant la fin de l’année et son entrée en vigueur est prévue pour 2013.

Le Contrat de génération a pour objectif de maintenir l’emploi des séniors tout en favorisant l’emploi des jeunes en permettant aux séniors de former, guider le jeune salarié dans l’entreprise.

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Modalités

Le Contrat de génération permettra aux entreprises qui embaucheront un jeune de moins de 30 ans, placé sous le tutorat d’un salarié de plus de 55 ans, de bénéficier durant 5 ans ou jusqu’au 30ème anniversaire du jeune salarié d’une exonération des charges sociales.

L’exonération des charges sociales sera totale pour le jeune salarié et partielle pour le sénior.

Le senior devra consacrer entre 1/4 et 1/3 de son temps de travail à la formation du jeune salarié.

Le Contrat de génération ne sera pas appliqué automatiquement à toutes les entreprises, il sera adapté à chacune des situations.

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Financement

Selon le gouvernement, le coût de cette mesure est estimé entre 2 et 3 milliards d’euros par an.

L’Etat pourra accorder une aide de 2 000 euros par mois aux entreprises qui auront recours à ce type de contrat.

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Différences avec le Tutorat introduit en 2006

Le Tutorat, introduit par la loi de financement de la sécurité sociale du 21 décembre 2006, permet à un ancien salarié de l’entreprise à la retraite, de devenir le tuteur d’un ou plusieurs salariés de l’entreprise.

Le tutorat s’exerce uniquement à titre exclusif et en contrat à durée déterminée.

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Auteur : Equipe id-carrieres
mai 16

Le grand désordre de l’emploi en France

Le cabinet MacKinsey vient de publier une étude sur l’emploi en France en 2020 (en anglais).

La conclusion de l’étude sur les 5 actions prioritaires à conduire pour relever le défi de l’emploi en France d’ici 2020 ne fait pas émerger de nouvelles pistes.

En revanche, les tendances relevées ou projetées méritent note attention.

amoncellement de pinceaux en vrac

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Objectifs de création d’emploi

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La réduction du taux de chômage à 5,5% de la population active passe par la création de 240 000 emplois nets par an, soit 2 fois plus d’emplois à créer que la France n’a pu le faire durant les 20 dernières années.

L’étude précise que sur les 40 dernières années, la France a en moyenne créé 150 000 emplois nets par an.

Le niveau de plus de 200 000 emplois nets créés par an n’a été atteint que durant 3 années : 1998, 1999, 2000 (le taux de croissance du PIB variait entre 3,5% et 4% – Analyse économique : croissance en France de 1998 à 2002).

Une des recommandations du rapport est de soutenir la création d’entreprises en renforçant ses 3 socles : l’écosystème, le financement (l’armorçage), la culture (peur d’entreprendre).


Adapter notre système éducatif à l’économie de la connaissance

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Un décalage croissant entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi explique en grande partie le niveau de chômage structurellement élevé.

Selon MacKinsey, il manquerait en France 2020 environ 2,2 millions de salariés qualifiés (guerre des talents) mais aussi 2,3 millions d’emplois pour des salariés faiblement qualifiés.

L’étude pointe une cause majeure de ce décalage croissant : le système éducatif.

Pour les salariés les plus qualifiés, c’est le rythme d’adaptation de notre système éducatif à l’économie de la connaissance qui est insuffisant.

Par ailleurs, trop de jeunes quittent l’école sans qualification.

Les contenus de formation, les faibles liens avec le monde de l’entreprise, l’orientation professionnelle et l’accompagnement seraient les principales raisons d’un système éducatif peu performant en dépit des budgets consacrés.

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Le rapport détaillé (anglais) : French employment 2020

A lire aussi :

Guerre des talents et talents d’achille

Les jeunes, leur niveau de formation et leur intégration sur le marché du travail

Quand le recruteur fait équipe avec le jeune diplômé

La notion de Talent : une nouvelle dynamique individuelle de carrières et d’emploi ? (4)

L’Alternance : un véritable accès à l’emploi ou une variable d’ajustement ?

Comment orienter sa carrière professionnelle ? En brisant notamment le quatrième mur !

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Auteur : Equipe id-carrieres
mai 9

L’intérim, passerelle vers l’emploi durable ? La contribution du Groupe ADECCO

groupe Adecco france-charte-cmjnUn grand merci aux responsables du Groupe Adecco France pour leur contribution à notre dossier et à nos interrogations sur le rôle de l’intérim aujourd’hui sur le marché du travail, et plus spécifiquement sur la passerelle que l’intérim peut constituer ou non vers l’emploi durable.

Martine Vallet, Directrice Marketing du Groupe Adecco France nous a apporté les éclairages suivants lors d’un entretien.

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Photo M.VALLETEn préambule, Martine Vallet rappelle un constat qui s’impose à tous : l’incertitude de l’économie et donc le manque de visibilité pour les entreprises impactent globalement le marché du travail et renforcent le recours à des modalités flexibles d’emploi dont l’intérim.

Ces évolutions du marché du travail ont conduit le Groupe Adecco à orienter ses actions autour de 3 mots clés :

- L’intégration
- L’accompagnement de la transition
- L’accompagnement des carrières.

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Les profils des intérimaires se répartissent ainsi :

  • 5% des intérimaires ont choisi cette forme d’emploi. Il s’agit de personnes plutôt qualifiées sur des métiers en tension.  Ces personnes choisissent leur rythme de travail mais aussi les entreprises pour lesquelles elles souhaitent travailler.
  • 15% sont des étudiants qui trouvent dans l’intérim une source de revenus et une activité flexible adaptée à leur situation.
  • 10% sont des jeunes qualifiés qui peinent à trouver un emploi en raison essentiellement d’un manque d’expérience et qui trouvent dans l’intérim l’opportunité de ne plus être débutant et d’enrichir leur CV.
  • 25% des intérimaires sont des professionnels entre 25 et 30 ans en recherche d’un CDI, l’intérim s’inscrivant dans une logique de transition.
  • 45% des intérimaires n’ont pas d’autres choix pour travailler en raison d’un manque de qualification ou d’un marché du travail dégradé dans leur bassin d’emploi.

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A notre interrogation concernant les personnes qualifiées (les 10% et les 25%) et sur le risque de déclassement ou d’éloignement du projet professionnel initial et de la qualification, Martine Vallet précise avec un juste pragmatisme que si la personne ne trouve pas de débouché dans sa formation initiale, l’intérim peut constituer une opportunité de réorientation.

En réponse à notre question sur la prise en compte ou non de la qualification par les agences lors des propositions de missions aux intérimaires, Martine Vallet précise que lors de l’inscription une personne définit les missions et postes qu’elle vise, parfois aussi les entreprises. Lorsque le besoin est aligné sur les attentes de la personne, le poste lui est proposé. S’il ne l’est pas, elle peut refuser, avec une attention particulière de l’agence à ne pas laisser la personne sans activité et donc sans revenu.

Enfin concernant la nécessaire adaptation à différents environnements et postes, Martine Vallet reconnaît que la diversité des missions et des organisations contribue à développer les compétences et la capacité d’adaptation, mais aussi que toutes les personnes ne disposent pas ou ne développent pas cette aptitude.

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Pour favoriser l’intégration professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi, Adecco a construit depuis 15 ans, Réseau Adecco Insertion, un réseau dédié de 62 agences d’insertion (objectif : un réseau de 100 agences ) qui ont pour vocation d’accompagner les personnes les plus en difficultés d’emploi.

Cette initiative sert à la fois les personnes et les entreprises, les premières en recherche d’une qualification et d’un emploi, les secondes en difficultés de recrutement sur certains métiers.  Cette initiative s’inscrit dans les actions de RSE (responsabilité sociétale) du Groupe et contribue à améliorer l’adéquation entre l’offre de compétences et la demande.

Adecco a également mis en place un programme CAP (Comportement – Assiduité – Professionnalisme) qui permet à la personne en mission d’obtenir au terme de 3 missions une certification attestant de ses compétences comportementales en milieu professionnel, certification qui peut être valorisée lors d’une recherche d’emploi.

46000 personnes sont également formées chaque année par le Groupe Adecco, une contribution à l’adéquation offre/demande mais aussi au développement de l’employabilité individuelle.

Selon Martine Vallet, 30% des intérimaires d’ADECCO parviennent à se faire recruter en CDD ou en CDI suite aux missions réalisées.

Par ailleurs, les sociétés de travail temporaire développent aujourd’hui des activités de recrutement (CDD/CDI). Ce qui renforce potentiellement les possibilités d’accès à un emploi stable via l’intérim.

Les activités de formation et d’accompagnement des parcours contribuent à faire d’Adecco aujourd’hui un acteur de l’Emploi et des parcours professionnels, dépassant sa première vocation de société de travail temporaire.

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Les réflexions d’id-carrieres

Les éléments précisés par Martine Vallet du Groupe Adecco France appellent les réflexions suivantes concernant l’intérim et l’emploi durable :

- Pour des personnes qualifiées, bien orientées professionnellement par rapport au marché du travail, mais en difficultés compte tenu de la conjoncture, si elles parviennent à avoir des missions en adéquation avec leurs compétences, l’intérim peut constituer une solution de transition répondant aux besoins financiers, aux besoins de maintenir actives les compétences, de faire de nouveaux apprentissages et d’engranger des expériences et des ressources qui sont à valoriser dans la recherche d’un emploi en CDI.

- Pour des personnes qualifiées mais en décalage de qualification par rapport au marché du travail, et ce quel que soit l’âge, l’intérim peut favoriser une reconversion professionnelle à condition que le projet soit défini, soutenu par une formation professionnalisante et des missions temporaires qui renforcent la professionnalisation et l’employabilité. Le conseil en orientation professionnelle (l’impresario) est un élément clé pour réussir cette reconversion professionnelle.

- Pour des personnes non qualifiées mais disposant d’un objectif d’emploi, l’intérim peut constituer une passerelle vers un premier niveau de qualification à acquérir par l’expérience et à soutenir par des apprentissages plus structurés (formation). Il peut aussi intervenir après la formation via des initiatives publiques pour exercer la qualification acquise et justifier d’expériences professionnelles contribuant à sa reconnaissance par le marché.

- L »orientation des profils vers les missions d’intérim ou vers le recrutement à durée indéterminée/déterminée peut être difficile à arbitrer en fonction de l’offre et de la demande pour des compétences données.

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Plus globalement, la question de l’intérim et de son lien avec l’emploi durable appelle une réflexion plus large sur les nouvelles formes d’emploi et l’évolution du salariat comme modèle privilégié de carrière tel que nous l’avons connu.

L’élan entrepreneurial semble saisir toutes les générations par aspiration ou réaction, par choix ou contrainte.

Hors, la capacité de chacun à entreprendre son parcours professionnel dans des formes d’emploi nouvelles ET alternées nécessite d’accompagner le développement d’aptitudes et de savoir spécifiques dès l’école et d’ouvrir l’accès à la formation, à l’orientation et à l’accompagnement tout au long de la vie : le rôle d’impresario souligné par Martine Vallet et auquel nous essayons de contribuer avec la plateforme d’accompagnement id-carrières.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 27

Emploi des Seniors, des générations sacrifiées. Au-delà des Seniors, des représentations et des pratiques à transformer.

La perspective d’un cycle démographique favorable à l’emploi des seniors s’est évanouie avec la crise de 2008. Dans le contexte d’un chômage massif 2008/2009 ou de stabilisation de la dégradation 2010, le taux d’emploi des seniors, structurellement faible en France, continue à se dégrader en dépit des obligations légales ou des incitations financières de 2010, essentiellement motivées par ailleurs pour préserver l’équilibre des systèmes de protections sociales.

Si les objectifs à atteindre en matière d’emploi des seniors font l’objet d’un relatif consensus :

  • favoriser le maintien dans l’emploi des seniors,
  • favoriser le recrutement des seniors,
  • améliorer la qualité de vie et la santé au travail.

En revanche, l’évolution des représentations et des pratiques nécessitent du temps. Temps que n’ont pas eu les seniors des années 90 et que n’ont pas non plus les seniors de 2011.

Des générations de seniors sacrifiées : génération de l’après préretraite, de la retraite à 60 ans ou à 67 ans.  Les causes sont multiples et la mise en œuvre des solutions en conséquence complexes, entre choix politiques, contextes économiques, évolutions démographiques, aspirations sociales, modèle social des entreprises et pratiques RH …

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Du temps pour faire évoluer les représentations des entreprises et des salariés.

Ces représentations sont notamment conditionnées par notre modèle social fondé sur la progression de carrière et donc de salaire, sous entendu pour certains experts par une logique de mérite ou pour d’autres par une logique de compensation avec une juniorité moins rémunérée.

Ce qui conduit, notamment, les entreprises à argumenter sur le coût du travail d’un salarié senior trop élevé en parallèle d’une productivité estimée en baisse, argument qui reste néanmoins à démontrer précisément.

Par ailleurs, les entreprises et salariés sont toujours culturellement imprégnés par la retraite à 60 ans et les préretraites. Les entreprises continuent à limiter l’investissement sur les salariés de plus de 45 ans (mobilité professionnelle, formation …) en se disant qu’elles n’auront pas de retour sur investissement.  Et les préretraites existent toujours financés sur les fonds propres des entreprises.

Les salariés eux-mêmes continuent à aspirer à une retraite vers 60 ans pour profiter encore en bonne santé d’une dernière étape de vie sans intégrer psychologiquement la progression de l’espérance de vie et l’amélioration de la santé des personnes les plus âgées. Cette aspiration à quitter l’entreprise est par ailleurs entretenue par la dégradation générale des relations et des conditions de travail dans les entreprises.

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Du temps pour transformer les pratiques RH

Pour favoriser le maintien dans l’emploi des seniors, un entretien de seconde partie de carrières a été imposé aux entreprises pour les salariés de plus de 45 ans dans le cadre du Plan senior devant s’intégrer dans la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Nous pensons que cet entretien sera inefficient pour répondre à l’objectif visé du maintien dans l’entreprise. D’une part, les managers ne sont pas qualifiés et suffisamment préparés pour cet entretien. Les bilans de compétences et des programmes de formation peuvent pleuvoir mais s’ils ne sont pas ni bine orientés, ni exploités, ils ne serviront à rien.

D’autre part, et ce point nous paraît majeur, le paramètre de l’âge qui lui est associé n’est pas pertinent. L’accompagnement des trajectoires professionnelles dans l’entreprise devrait être un processus continu afin d’éviter de constater à 45 ans les voies sans issue ou les déraillements. Il devrait aussi être déconnecté de l’âge pour prendre davantage en compte les compétences et les contributions.

Dès le début de la relation contractuelle, l’entreprise et le salarié devraient se projeter comme 2 partenaires responsables du développement des compétences et de l’animation de la motivation le temps de leur collaboration. Cette collaboration contribuerait à améliorer la performance individuelle et collective, à sécuriser le parcours professionnel du salarié dans l’entreprise et demain sur le marché de l’emploi, quel que soit l’âge. Un dialogue renouvelé entre employeur et salarié sur ces sujets renforcerait par ailleurs le sens de leur collaboration et la clarté de leurs engagements réciproques.

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N’est-ce pas là l’engagement Employabilité qui devait se substituer à l’Engagement Emploi ?

Un engagement sur l’employabilité qui viendrait enfin concrétiser une réelle flexi-sécurité.

Une flexi-sécurité effective qui concernerait les salariés de tout âge, au-delà des seniors.

Une flexi-sécurité qui ne serait pas seulement vu à travers des formes contractuelles et un système social de compensation, qui ne parvient plus à l’être, tant le nombre de salariés concernés est croissant.

Une flexi-sécurité conçue comme un partenariat engageant et effectif ?

  • Des entreprises impliquées dans l’orientation et la construction des trajectoires professionnelles de leurs salariés, quels que soient l’expérience professionnelle, le statut, le métier, la durée du contrat … en les déléguant partiellement dans les phases les plus expertes.
  • Des jeunes formés à la compétence à s’orienter, des salariés davantage conscients des enjeux et pro-actifs, plus agiles dans la gestion de leurs parcours professionnels et de leur employabilité, apte à rebondir si nécessaire …
  • Dans une relation non plus d’emploi mais de travail en dynamique qui bénéficie aussi à la performance économique et sociale de l’entreprise,
  • Sur un marché du travail, y compris la formation, éduqué à la flexibilité, davantage apte à absorber les évolutions continues des besoins en compétences.

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A redécouvrir nos articles sur les mêmes sujets :

Nous serons tous un jour des seniors …

Plan d’actions pour les seniors : une obligation pour les entreprises

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences : de 1945 à nos jours … une nouveauté qui commence à dater.

GPEC, emploi des seniors, individualisation des parcours, il faut repenser le modèle social et anticiper les prochaines évolutions structurantes

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 15

Contenu définitif de la loi portant réforme des retraites 9 novembre 2010

LOI n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 relative à la réforme des retraites a été promulguée au journal officiel le 9 novembre 2010. Nous avons mis à jour l’article que nous avons publié le 23 septembre dernier. De nombreux décrets doivent encore venir préciser ce texte.

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Relèvement de l’âge légal de départ à la retraite

L’âge légal de départ à la retraite, aujourd’hui fixé à 60 ans, sera progressivement relevé à raison de 4 mois par an à partir de la génération née en 1951. Il sera ainsi porté à 62 ans en 2018.

De même, l’âge auquel un salarié peut prétendre à une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés, qui était jusqu’ici fixé à 65 ans, passera à 67 ans d’ici 2023. Cette mesure impacte principalement les carrières discontinues, notamment les femmes et les personnes en difficulté d’emploi. Des mesures complémentaires (voir chapitre « Dispositifs de solidarité ») ont donc été prises afin de ne pas pénaliser certaines catégories de personnels, notamment les femmes.

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Fonctionnaires

Le régime de retraite des fonctionnaires sera  aligné sur celui des salariés du secteur privé progressivement avec notamment :

  • Une augmentation progressive du montant des cotisations retraite de 7,85% à 10,55% d’ici 2020 ;
  • Un relèvement de deux ans de l’âge légal de départ à la retraite d’ici 2018. Les fonctionnaires des catégories actives voient également l’âge légal de départ à la retraite augmenter de deux ans.
  • La suppression au 1er janvier 2012 du dispositif de départ anticipé permettant de partir en retraite après 15 ans de service et 3 enfants ;
  • L’harmonisation avec le secteur privé de la règle d’obtention du minimum garanti. Les fonctionnaires devront avoir cotisé tous leurs trimestres ou attendre l’âge du taux plein pour en bénéficier.

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Régimes spéciaux

Les salariés qui dépendent des régimes spéciaux ne seront pas concernés par le relèvement de l’âge légal avant 2017. Ce délai tient compte de la mise en place de la réforme de 2008 concernant ces régimes. Ils sont néanmoins concernés par l’augmentation du montant des cotisations.

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Durée de cotisation

La durée de cotisation sera indexée sur l’espérance de vie des français, calculée par l’INSEE. La durée de cotisation sera ainsi portée à 41 ans et 1 trimestre en 2013 et à 41,5 ans en 2020.

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Pénibilité

Les salariés ayant un taux d’incapacité permanent de 10% à condition de pouvoir justifier du fait que cette incapacité résulte de l’exposition à des facteurs de pénibilité pourront bénéficier de leur retraite à taux plein à 60 ans, même s’ils ne justifient pas de la durée de cotisation requise.

Un dossier médical constitué par le médecin du travail retrace dans le respect du secret médical les informations relatives à l’état de santé du travailleur, aux expositions auxquelles il a été soumis ainsi que les avis et propositions du médecin du travail.

L’employeur consigne dans une fiche les conditions de pénibilité auxquelles le travailleur est exposé, la période au cours de laquelle cette exposition est survenue ainsi que les mesures de prévention mises en œuvre par l’employeur pour faire disparaître ou réduire ces facteurs durant cette période pour chaque travailleur exposé à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels déterminés par décret et liés à des contraintes physiques marquées, à un environnement physique agressif ou à certains rythmes de travail susceptibles de laisser des traces durables identifiables et irréversibles sur sa santé.

La reconnaissance du taux d’incapacité de l’assuré sera soumise à l’aval d’une commission. La composition et les modalités de fonctionnement de cette commission, ainsi que les critères de reconnaissance du taux d’incapacité seront fixés par décret.

A titre expérimental, jusqu’au 31 décembre 2013, un accord collectif de branche peut créer un dispositif d’allègement ou de compensation de la charge de travail des salariés occupés à des travaux pénibles. Les salariés peuvent bénéficier de ce dispositif s’ils ont été exposés pendant une durée minimale définie par l’accord à un des facteurs de pénibilité définis par le code du travail et ont cumulé pendant une durée définie par le même accord deux de ces facteurs. Ils doivent ne pas remplir les conditions pour liquider leur retraite à taux plein.

L’allègement de la charge de travail peut prendre la forme :

  • d’un passage à temps partiel pour toute la durée restant à courir jusqu’à ce que le salarié puisse faire valoir ses droits à retraite, durée pendant laquelle le salarié bénéficie d’une indemnité complémentaire fixée par l’accord ;
  • de l’exercice d’une mission de tutorat au sein de l’entreprise du salarié, mission au titre de laquelle le salarié bénéficie d’une indemnité complémentaire fixée par l’accord.

La compensation de la charge de travail peut prendre la forme :

  • du versement d’une prime ;
  • de l’attribution de journées supplémentaires de repos ou de congés.

Les droits attribués au titre de la compensation de la charge de travail peuvent être versés sous la forme d’un abondement au compte épargne-temps du salarié..

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Carrières longues

Le dispositif des carrières longues est élargi. Mis en place en 2003, il permet aux salariés ayant commencé à travailler avant 18 ans de prendre leur retraite entre 58 et 60 ans, sous réserve de justifier de la durée de cotisations nécessaire.

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Retraite par capitalisation

La moitié des sommes perçues par les salariés au titre de la participation aux résultats de l’entreprise est automatiquement reversée sur le Plan d’épargne collectif pour la retraite (Perco), sauf avis contraire du salarié.

Une sortie sous forme de capital limitée à 20% est désormais possible dans le cadre du Plan d’épargne retraite populaire (Perp). Pour rappel, le Perp permettait uniquement le versement d’une rente viagère lors du départ à la retraite.

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Dispositifs de solidarité

Différents dispositifs sont créés ou renforcés :

  • Création d’une aide à l’embauche pendant une année pour les entreprises qui embauchent un demandeur d’emploi de plus de 55 ans. Le montant de l’aide est égale à 14% du salaire brut mensuel dans la limite de 2885 euros.
  • Pour les femmes, l’indemnité de congé maternité est intégrée au salaire de référence pour le calcul de la pension de retraite.
  • Les jeunes peuvent valider 6 trimestres au titre de la première période de chômage non indemnisée, au lieu de 4 actuellement.
  • Pour les agriculteurs, le minimum vieillesse est exclu du recours sur succession.

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Information des salariés

Un relevé de carrière en ligne, reprenant l’ensemble des périodes cotisées, sera institué. Il sera complété par un point d’étape à 45 ans, puis tous les 5 ans, permettant de faire le point sur les droits acquis par le bénéficiaire. Ce dispositif n’est accessible que pour les bénéficiaires résidant en France.

« En amont de tout projet d’expatriation, l’assuré bénéficie à sa demande d’une information, par le biais d’un entretien, sur les règles d’acquisition de droits à pension, l’incidence sur ces derniers de l’exercice de son activité à l’étranger et sur les dispositifs lui permettant d’améliorer le montant futur de sa pension de retraite. Une information est également apportée au conjoint du futur expatrié. Les conditions d’application du présent alinéa sont définies par décret. …. Les informations et données transmises aux assurés lors de l’entretien n’engagent pas la responsabilité des organismes et services en charge de les délivrer. »

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Option de versement de la pension trimestre ou mois

« A compter du 1er janvier 2013, tout assuré pensionné d’un régime de retraite de base ou complémentaire versant des prestations par trimestre à échoir peut demander à percevoir sa pension selon une périodicité mensuelle. Cette option ne peut lui être refusée. Une fois exercée, l’option est irrévocable.

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Les dispositifs impactés par la loi sur les retraites pour assurer leur financement

  • Prélèvement supplémentaire de 1% sur la dernière tranche de l’impôt sur le revenu, hors bouclier fiscal. Soit 41% au lieu de 40% d’imposition actuellement ;
  • Augmentation de 1 point des prélèvements sur les plus-values de cessions mobilières et immobilières et du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts ;
  • Augmentation des prélèvements sur les stock-options 8% pour les bénéficiaires et 14% pour l’entreprise.
  • Prélèvement sur les retraites-chapeaux dès le premier euro de rente versé, et non plus à partir de 1 000 euros ;
  • Suppression de deux niches fiscales : suppression du crédit d’impôt sur les dividendes des particuliers et plafonnement de la quote-part pour frais et charges sur les dividendes des entreprises ;
  • Annualisation du calcul des allègements de charges des entreprises.

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Sources :

Loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites

Texte adopté n°527 par l’Assemblée nationale le 15 septembre 2010, portant réforme des retraite en procédure accélérée.

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Auteur : Equipe id-carrieres
oct 5

Le conseil carrières gratuit le plus sollicité, les informations sur l’emploi les plus consultées … notre petit observatoire des carrières

Fidèles à notre souhait de partager des informations, des expériences et des réflexions que nous espérons utiles à tous, nous publions aujourd’hui les tendances observées depuis 9 mois (notre naissance numérique) sur différentes activités de nos visiteurs et membres, activités relatives à l’emploi, la formation, l’orientation professionnelle, les parcours professionnels, le CV, etc.

Ces informations n’ont pas valeur d’enquêtes, ni de statistiques. Elles portent sur une quantité suffisamment significative selon nous (nous avons volontairement laissé de côté les approches expertes du référencement sur Internet). Il nous a semblé intéressant de les partager, complétées des réflexions qu’elles nous ont inspirées et si vous le souhaitez de vos commentaires.

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L’information la plus consultée

La rupture conventionnelle du contrat de travail est le thème le plus consulté et ce tous les jours depuis le mois de février. La rupture conventionnelle compte aussi parmi les tests gratuits le plus souvent réalisés par nos visiteurs (rubrique Evaluez-vous).

Notre équipe pense que si la nouveauté du dispositif explique partiellement le besoin d’information des internautes, le nombre de personnes intéressées ou concernées par la rupture conventionnelle révèle aussi les mouvements qui s’opèrent sur le marché de l’emploi, des fins de contrat pour des raisons économiques ou individuelles.

Nous nous sommes aussi interrogés sur le fait que le besoin d’information sur ce sujet pouvait aussi révéler le souhait de changer d’employeur de la part de salariés, après ces deux dernières années difficiles. Le seul élément qui nous permet de la penser réside dans les accompagnements personnalisés que nous réalisons (voir ci-dessous le Hit des conseils personnalisés).

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Le test gratuit le plus réalisé

« Votre CV est-il efficace ? » est  le plus réalisé parmi nos tests gratuits d’initiation au questionnement. Dans le cadre d’une recherche d’emploi, le CV est la préoccupation première des personnes en recherche d’un emploi ou en recherche d’une évolution. Et de loin par rapport à l’entretien de recrutement dont on pourrait penser qu’il est un exercice plus complexe et plus stressant.

La pression portée sur le CV est forte, c’est encore aujourd’hui le premier outil de sélection. Cependant la lettre de motivation qui a une fonction presque équivalente (ça dépend des recruteurs) ne semble pas autant préoccupée les personnes. Pourquoi ? Peut-être tout d’abord parce que rédiger un CV, c’est communiquer sur sa vie, ses choix, ses réalisations et qu’il y a forcément beaucoup d’affect. Elaborer son CV reste aussi un exercice complexe de rédaction : il doit être à la fois synthétique et complet, complet et ciblé ; il est normé et doit être personnalisé. Peut-être aussi parce qu’en écrivant son parcours, on a l’impression de le figer, de l’inscrire dans le marbre.

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Le conseil gratuit le plus sollicité

« Un avis professionnel et des conseils sur son CV » est l’objet principal du conseil gratuit sur id-carrieres, suivi de près par les questions relatives à la recherche d’emploi. Les questions relatives au CV ou à la recherche d’emploi s’avèrent très souvent liées à celle du projet professionnel, peu ou mal défini. Elles proviennent majoritairement de personnes sans emploi.

Ces éléments ne viennent que confirmer le faible niveau des opportunités d’emploi. Cet état de fait doit engager les personnes à développer des stratégies de recherche d’emploi à la fois élargies et cohérentes (pas toujours évidentes). Il doit aussi les engager à professionnaliser leurs démarches de recherche et leur communication (ne rien laisser au hasard même s’il existe).

Nb : Si vous souhaitez vérifier si votre e-CV est lisible par les logiciels des recruteurs et des sites d’emploi, nous vous rappelons que Jobetic vous propose depuis quelques mois un outil gratuit.

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L’accompagnement individuel le plus utile

Nos services d’appui et de conseil individuels et personnalisés concernent très majoritairement le bilan de compétences suivi de très près par le conseil sur les outils de recherche d’emploi et l’appui à la recherche active d’emploi.

Les personnes accompagnées sont majoritairement en poste et souhaitent évoluer. Ces souhaits d’évolution sont pour moitié motivés par le contexte de l’entreprise qui les emploie (contenu des missions, conditions de travail, ambiance, perspectives d’évolution…) et pour l’autre moitié, ils sont liés directement à la fonction exercée (besoin/envie de changer pour évoluer et acquérir de nouvelles compétences) ou au métier (conditions d’exercice du métier, anticipation de difficultés physiques à terme ou d’une faible employabilité).

Nous constatons avec enthousiasme que des personnes jeunes ont mesuré le nécessaire pilotage stratégique de leur parcours professionnel face à un marché de l’emploi atone, où la précarité est le lot de tous. Nous avons été surpris d’accompagner autant de personnes d’environ 35 ans qui souhaitaient sécuriser les prochaines étapes, conscients de l’approche de la « séniorité », synonyme aujourd’hui d’une baisse de l’employabilité. L’absence de profils expérimentés (les seniors) nous interpellent : ont-ils capitulé ou bénéficient-il d’autres circuits d’appui ? Vous nous le direz peut-être dans vos commentaires.

L’équipe id-carrieres a une forte conviction (à l’origine de notre projet) sur la nécessité pour tous d’acquérir une nouvelle compétence : celle de s’orienter et de rebondir sur le marché de l’emploi. La plupart des personnes accompagnées en détenaient les bases, souvent intuitivement à la suite d’un questionnement personnel ou à des expériences vécues ou partagées par leur entourage.

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Cet article vous a-t-il intéressé ? Si oui, nous publierons d’ici quelques mois une nouvelle édition du petit observatoire des carrières, sur la base de plus d’informations…du moins nous le souhaitons fortement.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ou vos réflexions.

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Auteur : Equipe id-carrieres
sept 23

La réforme des retraites : de nouvelles dispositions au-delà des retraites

La loi relative à la réforme des retraites comprend aussi de nouvelles dispositions concernant la retraite par capitalisation, la médecine du travail et le CHSCT, la gestion des risques professionnels. Retour exhaustif sur les mesures adoptées à ce stade.

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Relèvement de l’âge légal de départ à la retraite

L’âge légal de départ à la retraite, aujourd’hui fixé à 60 ans, sera progressivement relevé, à raison de 4 mois par an à partir de la génération née en 1951. Il sera ainsi porté à 62 ans en 2018.

De même, l’âge auquel un salarié peut prétendre à une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés, qui était jusqu’ici fixé à 65 ans, passera à 67 ans d’ici 2023. Cette mesure impacte principalement les carrières discontinues, notamment les femmes et les personnes en difficulté d’emploi. Des mesures complémentaires (voir chapitre « Dispositifs de solidarité ») ont donc été prises afin de ne pas pénaliser certaines catégories de personnels, notamment les femmes.

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Fonctionnaires

Le régime de retraite des fonctionnaires sera progressivement aligné sur celui des salariés du secteur privé, avec notamment :

  • Une augmentation du montant des cotisations retraite de 7,85% à 10,55% d’ici 2020 ;
  • Un relèvement de deux ans de l’âge légal de départ à la retraite d’ici 2018. Les fonctionnaires des catégories actives voient également l’âge légal de départ à la retraite augmenter de deux ans.
  • La suppression, en 2012, du dispositif de départ anticipé, permettant de partir en retraite après 15 ans de service et 3 enfants ;
  • L’harmonisation avec le secteur privé de la règle d’obtention du minimum garanti. Les fonctionnaires devront avoir cotisé tous leurs trimestres ou attendre l’âge du taux plein pour en bénéficier.

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Régimes spéciaux

Les salariés qui dépendent des régimes spéciaux ne seront pas concernés par le relèvement de l’âge légal avant 2017. Ce délai tient compte de la mise en place de la réforme de 2008 concernant ces régimes. Ils sont néanmoins concernés par l’augmentation du montant des cotisations.

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Durée de cotisation

La durée de cotisation sera indexée sur l’espérance de vie des français, calculée par l’INSEE. La durée de cotisation sera ainsi portée à 41 ans et 1 trimestre en 2013 et à 41,5 ans en 2020. D’après les Echos elle pourrait atteindre 43 ou 44 ans en 2050.

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Pénibilité

Les salariés ayant un taux d’incapacité permanent fixé par décret (entre 10% et 20%) pourront bénéficier de leur retraite à taux plein à 60 ans, même s’ils ne justifient pas de la durée de cotisation requise. Ce dispositif devrait concerner environ 30 000 personnes par an.

Le taux d’incapacité adopté par l’Assemblée nationale le 15 septembre est de 20%. Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a toutefois précisé que ce taux pourrait être porté à 10%.

La reconnaissance du taux d’incapacité de l’assuré sera soumise à l’aval d’une commission. La composition et les modalités de fonctionnement de cette commission, ainsi que les critères de reconnaissance du taux d’incapacité seront fixés par décret.

Par ailleurs, le gouvernement a prévu de renforcer la prévention des risques liés à la pénibilité du travail. Les missions du CHSCT et de la médecine du travail sont ainsi élargies avec, par exemple, la création d’un carnet de santé au travail ou la mise en place de « services de santé au travail » composés au minimum :

  • de médecins du travail,
  • d’intervenants en prévention des risques professionnels,
  • d’infirmiers,
  • le cas échéant, d’assistants des services de santé au travail.

Un service social du travail devra également être intégré au service de santé au travail. A défaut, une coordination avec les services sociaux du travail externes doit être mise en place.

Il a également été instauré, à titre expérimental jusqu’au 31 décembre 2013, l’obligation pour les entreprises d’au moins 50 salariés, de négocier des accords ou des plans d’action permettant d’alléger ou de compenser la charge de travail des salariés occupés à des travaux pénibles.

Une sanction financière a été instaurée en cas de non respect de ces obligations. Son montant sera déterminé dans des conditions fixées par décret et selon les efforts constatés par l’entreprise en matière de prévention de la pénibilité, dans la limite de 1% des rémunérations versées aux salariés concernés pour la période durant laquelle l’entreprise n’est pas couverte par un accord ou un plan d’action.

Enfin, un dossier d’exposition aux risques professionnels devra également être constitué par la médecine du travail, pour chaque salarié exposé à un ou plusieurs facteurs de pénibilité.

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Carrières longues

Le dispositif des carrières longues sera maintenu, voir élargi. Mis en place en 2003, il permet aux salariés ayant commencé à travailler avant 18 ans de prendre leur retraite entre 58 et 60 ans, sous réserve de justifier de la durée de cotisations nécessaire plus deux ans.

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Retraite par capitalisation

La moitié des sommes perçues par les salariés au titre de la participation aux résultats de l’entreprise sera automatiquement reversée sur le Plan d’épargne collectif pour la retraite (Perco), sauf avis contraire du salarié.

Une sortie sous forme de capital, limitée à 20%, sera désormais possible dans le cadre du Plan d’épargne retraite populaire (Perp). Pour rappel, le Perp permettait uniquement le versement d’une rente viagère lors du départ à la retraite.

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Dispositifs de solidarité

Différents dispositifs sont créés ou renforcés :

  • Création d’une aide à l’embauche de demandeurs d’emploi de plus de 55 ans. Les modalités et conditions d’attribution de l’aide seront déterminés par décret.
  • Pour les femmes, l’indemnité de congé maternité sera intégrée au salaire de référence pour le calcul de la pension de retraite.
  • Les jeunes pourront valider 6 trimestres au titre de la première période de chômage non indemnisée, au lieu de 4 actuellement.
  • Pour les agriculteurs, le minimum vieillesse sera exclu du recours sur succession et l’accès au minimum de pension agricole sera assoupli.
  • Le tutorat sera développé afin de faciliter le transfert du savoir aux nouvelles générations.

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Information des salariés

Un relevé de carrière en ligne, reprenant l’ensemble des périodes cotisées, sera institué. Il sera complété par un point d’étape à 45 ans, puis tous les 5 ans, permettant de faire le point sur les droits acquis par le bénéficiaire.

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Nouvelles recettes

Ces nouvelles mesures n’étant pas suffisantes pour financer les retraites, les recettes seront complétées par :

  • Prélèvement supplémentaire de 1% sur la dernière tranche de l’impôt sur le revenu, hors bouclier fiscal. Soit 41% au lieu de 40% d’imposition actuellement ;
  • Augmentation de 1 point des prélèvements sur les plus-values de cessions mobilières et immobilières et du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts ;
  • Augmentation des prélèvements sur les stock-options ;
  • Prélèvement sur les retraites-chapeaux dès le premier euro de rente versé, et non plus à partir de 1 000 euros ;
  • Suppression de deux niches fiscales : suppression du crédit d’impôt sur les dividendes des particuliers et plafonnement de la quote-part pour frais et charges sur les dividendes des entreprises ;
  • Annualisation du calcul des allègements de charges des entreprises.

Sources :

Texte adopté n°527 par l’Assemblée nationale le 15 septembre 2010, portant réforme des retraite en procédure accélérée.

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif à la réforme des retraites le 15 septembre 2010. Sa validation définitive reste soumise au vote du Sénat. Celui-ci devrait se réunir à partir du 27 septembre et délibérer, en séance publique, à partir du 5 octobre 2010.

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Auteur : Equipe id-carrieres