Articles avec le tag ‘Ressources Humaines’

fév 3

Le management ou la GRH ont des modes que l’entreprise et les salariés ne connaissent pas …

Fini le focus sur la gestion des équipes et ses multiples métaphores avec le sport ou encore l’orchestre symphonique … Bonjour et au revoir à l’individualisation des parcours et des performances … Bonjour à la collaboration ouverte en mode 2.0.

Le management n’en finit pas de défiler sous nos yeux revêtu de différents concepts tout aussi enthousiasmants lorsqu’ils paradent que déceptifs lorsqu’on veut les mettre en oeuvre. Pourquoi ?

Peut-être parce que l’entreprise et toutes ses parties prenantes sont sur un tempo différent, une notion de durée que la mode ne connait pas : allégés ou freinés par leurs histoires. Engagés opérationnellement dans le présent. En observation, en questionnement ou en option par rapport à l’avenir …

Peut-être parce que la diversité des entreprises et des individus, des enjeux collectifs et individuels, des attentes aussi, se heurte à des approches trop globales, des méthodologies uniques, des conseils sans accompagnement sur le terrain…

Je crois que les théories du management se trompent d’objectif. Elles ne doivent pas créer un besoin mais répondre à des Comment. Des « comment » économiques et sociaux, individuels et collectifs. Des « comment » modulaires en fonction des objectifs et des contextes. S’en oublier des « comment » dits basiques pour des pratiques qui sont loin d’être connues, maitrisées et pratiquées partout. On se demande bien pourquoi ? La vraie réflexion est peut-être là ?

La Haute-Couture inspire « les » Prêt-à-Porter comme les évolutions sociétales, la culture ou l’histoire inspirent la Haute-Couture. Les nouveaux concepts de management et de GRH ne doivent-ils pas servir à inspirer les actionnaires, les dirigeants, les salariés … en admettant parfois qu’ils ne servent qu’à faire progresser ses acteurs sur les basiques, leviers incontournables d’une performance pérenne : donner du sens, animer les équipes, développer et motiver les personnes, stimuler la coopération …

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 20

L’orientation tout au long de la vie : entreprendre son travail

En France, l’orientation professionnelle est majoritairement associée aux plus jeunes comme le Bilan professionnel (que nous préférons nommer Projection professionnelle ...) est plutôt associé aux personnes ayant plusieurs années d’expérience professionnelle.

Hors la formation n’est plus seulement initiale, l’emploi ou la carrière linéaire n’existent plus. Il apparaît alors indispensable pour chacun de s’orienter professionnellement tout au long de la vie comme de se former tout au long de la vie.

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Une récente enquête du FAFIEC présentée par Indice RH montre que 95% des salariés estiment que les compétences contribuent de façon importante à la réussite professionnelle mais aussi, que moins d’un salarié sur 2 a suivi une formation au cours des deux dernières années.

En parallèle, selon les derniers chiffres de la DARES,  environ 200 000 salariés ont réalisé un bilan de compétences en 2007, soit seulement 0,8% des actifs.

Il n’est pas à nier que la sensibilisation ou la prise de conscience aux enjeux individuels de l’employabilité ont beaucoup progressé en 15 ans, cependant les chiffres énoncés démontrent que les actions qui y contribuent sont encore en décalage certain.

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Il serait souhaitable que toutes les formations initiales du CAP au bac +8 sensibilisent très tôt les étudiants à la dynamique personnelle de la gestion de carrières et à ses outils pour leur donner les bons réflexes : se connaître, accumuler des ressources (compétences, réseau, …), définir des objectifs clairs et motivants et mettre en oeuvre avec créativité et professionnalisme les actions pour les concrétiser, apprendre à rebondir …

Quelques années plus tard, ces jeunes seraient des salariés ou des entrepreneurs qui sauront argumenter leurs choix, identifier de nouvelles ressources, se poser les bonnes questions …

Et ce d’autant plus si cette démarche d’orientation professionnelle devient accessible à tous tout au long de la vie professionnelle : des compétences à renforcer, une évolution recherché ou proposée, une reconversion, une recherche d’emploi, un projet de création d’activité …

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Dirigeants et DRH, ne rêvez-vous pas de construire une GPEC ou un plan de formation avec des collaborateurs qui seront des interlocuteurs impliqués, compétents et force de proposition dans la gestion de leur trajectoire ?

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Un cercle vertueux pour acquérir la compétence individuelle à s’orienter et à rebondir, pour conduire une politique RH plus qualitative dans les entreprises …

Un cercle vertueux pour construire une société plus fluide où le travail deviendrait une dynamique de projets, une société où nous transmettrions à nos enfants une vision positive et entrepreneuriale de la formation et du travail …

Qu’en pensez-vous ? réalisable ou pas ? motivant ou pas ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 13

Le management 2.0 au filtre des attentes des salariés et des employeurs

Pour tenter d’identifier l’impact d’un management 2.0 en matière de motivation des salariés mais aussi de performance d’une entreprise, nous avons passé au filtre du diagramme de Kano les attentes et les éléments respectifs de satisfaction des salariés et de l’entreprise.

Le diagramme de Kano est généralement utilisé en marketing ou en gestion de la qualité.  Il nous a cependant paru intéressant de tester si ce modèle pouvait s’appliquer dans le domaine de la gestion des ressources humaines. Et d’analyser comment pouvait s’appliquer au management 2.0 la principale conclusion de ce modèle, à savoir : « la satisfaction et l’insatisfaction d’un client (salarié, employeur) ne sont pas symétriquement opposées ».

En d’autres termes, à quelle nature d’attentes peut répondre le management 2.0 et quelle satisfaction un salarié et un employeur peuvent en retirer.

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L’approche de Kano distingue 3 natures d’attentes

1- Ce n’est pas parce qu’on exprime rien qu’on n’est pas satisfait. En général, cela s’applique à des attentes de base, souvent non explicites, « elles vont de soi », des attentes auxquelles dans notre exercice l’entreprise ou le salarié doit obligatoirement répondre. Ce qui induit aussi que s’ils n’y répondent pas, ils génèrent une insatisfaction envers l’autre partie.

2- Pour certaines attentes, la satisfaction est proportionnelle à la réponse apportée aux attentes.

3- Il y a des aspirations non explicitées auxquelles des réponses « bonus », attractives, génèrent une forte satisfaction. A l’inverse, l’absence de réponses « bonus » ne génère pas d’insatisfaction dans la mesure où on ne les attendait pas.

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L’application du diagramme de Kano nous conduirait à la classification suivante des attentes des salariés et des employeurs

Nous n’avons pas souhaité distinguer les catégories d’emploi ou d’entreprise afin d’appréhender, si possible, une logique généralisable. Il est évident qu’en fonction des emplois ou de la nature de l’activité de l’entreprise, les attentes peuvent être déplacées d’une nature à l’autre ou complétées. N’hésitez pas à nous suggérer des éléments complémentaires omis ou un reclassement dans cette même logique globale.

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Les attentes d’un salarié envers son employeur

schema kano salarié

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Les attentes d’un employeur envers son salarié

schema 2 Kano 3

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A quelles attentes peut répondre le Management 2.0 ?

A partir de la définition du management 2.0 donnée par Bertrand Duperrin en 2006 : « pratiques qui favorisent l’émission et le partage de tout type d’information par tout type d’acteur à destination de tout type de récepteur en s’appuyant sur le potentiel de l’ensemble des collaborateurs pris individuellement, dans l’optique de les amener à constituer une entité intelligente dont ils sont acteurs sans pour autant se fondre en elle ».

Le management 2.0 pourrait répondre ainsi aux différentes natures d’attentes du salarié et de l’entreprise :

tableau Kano 3

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Cette analyse est probablement incomplète ou trop généraliste, mais elle appelle les réflexions suivantes :

1- La mise en place d’un management participatif (management 2.0) est à la fois un levier de performances pour l’entreprise et un levier de satisfactions pour ses salariés.

Il peut contribuer à répondre aux attentes proportionnelles des salariés et de l’entreprise dans de nombreux domaines.

L’enjeu pour chaque entreprise est bien de définir les objectifs prioritaires visés et le périmètre afin de déterminer les modalités les plus appropriées à sa mise en œuvre, dans une approche graduelle ou modulaire qui favorise son adoption et sécurise son efficacité économique et sociale.

2- L’insatisfaction sur les éléments basiques telle que l’administration du personnel (contrat, paie, processus d’intégration, de recrutement, …) ou le management opérationnel (définition des objectifs, feedback, soutien de proximité, organisation du poste, moyens alloués, qualité des relations humaines au sein d’une équipe,…) ne sera pas compensée par la mise en place d’un management 2.0.

En revanche, la mise en œuvre d’un management 2.0 peut constituer une opportunité d’adapter ou de refondre l’ensemble des pratiques de GRH et de management pour les rendre plus performantes et plus satisfaisantes. Le management 2.0 est souvent assimilé à une désorganisation et à une autorégulation spontanée en comparaison avec les usages sociaux du web. C’est faux. Le management 2.0 répond aussi à des processus (une suite logique d’activités qui crée de la valeur pour le client externe ou interne), mais à des processus adaptés qui opérationnalisent et soutiennent la philosophie et l’efficacité participative (définition des objectifs opérationnels, des responsabilités, des groupes, des méthodes d’élaboration des solutions/propositions, des processus de décisions, etc.).

3- Les éléments d’attractivité et donc de satisfaction du management 2.0 communs aux salariés et à l’entreprise nous semblent résider dans :

- son utilité opérationnelle : support à la réalisation opérationnelle des missions de l’emploi confié (outils simples, ergonomiques et performants d’accès à l’information, de contribution, d’échange… structuration pertinente des savoirs et savoir-faire …)

- sa capacité à générer un processus d’apprentissage continu, presque « indolore »

- la structuration dynamique d’un collectif / de collectifs et de coopérations qui se recomposent au gré des besoins,

- la création de valeur pour les salariés (réputation, réseau, ressources engrangées …) et pour les entreprises (innovation, capitalisation et opérationnalisation des savoirs et des compétences, agilité, fluidité…).

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Heureux ? Les salariés ne le savent pas encore car c’est un changement de paradigme majeur. Inquiets, probablement car les repères sociaux et culturels sont bousculés à tous les niveaux. Gagnants, peut-être, dans un équilibre qui reste à façonner entre une revalorisation du rôle et de nouvelles exigences individuelles.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 18

L’entreprise, c’est qui ? Les dirigeants sont-ils les animateurs d’une communauté ? Les DRH, les directeurs de l’Organisation Sociale ?

A plusieurs reprise lors de la rédaction d’un article sur l’emploi, des ressources humaines, le management, etc.  je me suis surprise à me demander : tu parles en permanence de l’entreprise qui devrait faire çi ou ça, mais de qui finalement parles-tu, c’est qui ?

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Les différentes théories économiques appréhendent l’entreprise comme un agent économique autonome qui produit et vend des produits/services ou comme un mode de coordination économique alternatif au marché ou bien encore un territoire de relations contractuelles entre agents économiques …

La propriété du capital et le pouvoir qu’elle octroie sont toujours questionnés notamment par la crise financière récente ou par le développement de l’actionnariat salarié. Ou encore la part croissante des actifs immatériels et mouvants que constituent la connaissance et la compétence, capital immatériel des salariés individuellement à priori (groupe aussi).

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En tournant la notion dans tous les sens, je reviens toujours à me dire que l’entreprise, c’est toujours au final des hommes et des femmes.

Qu’ils s’agissent des actionnaires (qui peuvent être pour partie des salariés directement ou indirectement représentés), des dirigeants (aujourd’hui très souvent salariés) ou d’autres parties prenantes, les fameux stakehoders), quand on parle de l’entreprise, on parle avant tout des femmes et des hommes qui la dirigent, animés par des attentes, des valeurs, des enjeux personnels aussi …

Aujourd’hui principalement salariés, ces dirigeants ont connu et connaissent comme tous les salariés la logique du contrat de travail, les réalités du marché de l’emploi (licenciement, séniorité, incertitudes…), les enjeux de développement de leurs compétences, la négociation de leur salaire, une évaluation annuelle de leurs réalisations … Certes dans un contexte de responsabilités, de prise de décisions, de ligne hiérarchique ou de rareté de leaders qui est spécifique mais qui leur confèrent un rôle d’animateurs d’une « communauté » de femmes et d’hommes à laquelle ils appartiennent de fait, même si cette appartenance à la communauté Entreprise devient pour tous de plus en plus ponctuelle ou éphémère.

Si l’on retient la définition synthétique de la communauté donnée par Bertrand Duperrin dans son excellent article Le web 2.0 a-t-il tué les communautés ? , « une communauté nécessite un centre d’intérêt, un but commun et la volonté d’interagir ensemble ». On pourrait dire que l’entreprise est une communauté : le centre d’intérêt et le but commun existent, même s’ils peuvent se réduire à un objectif strictement économique et financier à deux niveaux différents. La volonté d’interagir ensemble n’est quant à elle pas spontanée. N’est-ce pas aux dirigeants en tant qu’animateur de cette communauté de créer les conditions de la motivation, de la participation et la coopération ? D’identifier comment la communauté fonctionne et pourra fonctionner demain, de créer les conditions d’une transformation socioculturelle qui sera désormais continue compte tenu de l’environnement…

Les évolutions sociétales et sociologiques actuelles autour de la participation individuelle et qui tendent à replacer les salariés au cœur des enjeux de compétitivité des entreprises sont une formidable opportunité pour les dirigeants de se repositionner sur ce rôle d’animateur d’une communauté, composée par ailleurs elle-même de communautés au sens du 2.0, et de redonner du sens à l’appartenance et à l’engagement à l’entreprise dans un paradigme socioculturel nouveau.

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Je n’utiliserai plus « l’entreprise » pour désigner ses dirigeants et peut-être même devrions-nous renommer les directeurs/trices des ressources humaines Directeurs/trices de l’Organisation Sociale… On va peut-être réussir à mettre fin à l’usage de la notion de ressources humaines et de capital humain !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 28

La Génération Y fera-elle évoluer le modèle de carrière ?

La Génération Y est décrite comme une génération méfiante vis à vis de l’entreprise, rapide dans l’action, tournée vers l’auto apprentissage et les réseaux de pairs, etc.

Ces nouveaux comportements annoncent-ils la fin du parcours professionnel « classique » en entreprise caractérisé par le salariat, la promotion verticale et la position managériale ?

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Du manager à l’expert. Du salariat à la prestation de service.

La Génération Y a bien observé et entendu la génération X : les difficultés économiques, les tensions du marché de l’emploi, les évolutions du contra social, la précarité, la succession d’emploi et de statuts, l’individualisation des parcours, etc.

Guidés par une poignée de X qui a ouvert la voie, la Génération Y arrive sur le marché de l’emploi et dans les entreprises avec de nouveaux comportements et de nouvelles attentes. Les collaborateurs de la Génération Y sont décrits comme des jeunes dotés d’une forte capacité à apprendre vite et seul, à expérimenter aussi, connectés en permanence à l’information et à leurs réseaux … Ils répondent à la précarité par l’adaptation, par l’immédiateté y compris par la recherche d’avantages à court terme, par un goût pour l’entrepreneuriat, etc. Ils répondent à l’individualisation des carrières par l’auto apprentissage, l’adhésion à de nouvelles communautés d’intérêts et d’expertises, plus larges et diversifiées que les réseaux amicaux et les réseaux professionnels traditionnellement liés à l’employeur.

La Génération Y porte les germes d’un nouveau modèle de carrière professionnelle qui s’est partiellement imposée à elle sous la contrainte et qu’elle refaçonne aujourd’hui par choix. Un modèle de carrière qui privilégie :

  • l’exécution d’une prestation à la place d’un contrat de travail,
  • la gestion de projets à la place d’une fonction,
  • l’acquisition de compétences dans une logique d’expertises reconnues au sein de son réseau social et valorisables économiquement à la place de promotions successives dont l’étape ultime est la responsabilité d’encadrement, le manager.

Les directions d’entreprise (des pays les plus avancés …) commencent à se poser la question de l’intégration de cette génération, en lien ou non avec leur stratégie marketing qui doit elle aussi s’adapter à l’évolution culturelle de leurs propres clients/consommateurs. Tiraillées entre le besoin de sécuriser l’engagement de compétences « talentueuses » et leur recherche de flexibilité (sous-traitance, externalisation), comment réagiront-elles ?

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Quels pourraient-être les freins à la généralisation du modèle Y de carrière ?

Tout d’abord, tous les jeunes ne sont pas Y dans leurs comportements et leurs attentes face aux entreprises (cf. réforme des retraites où les jeunes demandent de la sécurité et/ou de la sécurisation). Si la prise de conscience de la précarité est de mise, tout le monde n’aspire pas à l’insécurité. Et il en est de même pour les autres caractéristiques le plus souvent citées concernant la Génération Y : l’auto apprentissage, l’entrepreneuriat, la participation à des réseaux et communautés virtuelles et réelles, etc.

Ensuite, toutes les fonctions de l’entreprise ne se prêtent pas à la logique de la compétence experte ou de la gestion par projets.

Enfin, si la dépendance sociale et culturelle a évolué entre l’entreprise et les personnes, la dépendance économique demeure avec un rapport de forces défavorable aux individus, si on prend en compte la situation structurelle du marché de l’emploi.

Quand on ajoute à la réalité de cette dépendance économique, l’organisation et  la structuration propre à l’entreprise, on peut se demander si ce n’est pas la Génération Y qui rentrera progressivement dans le moule, les années passant !

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Dans 10 ou 15 ans, les parcours professionnels individuels construits sur l’expertise seront probablement plus répandus, assis sur un capital humain et un capital social personnel. Une évolution portée par des choix individuels mais aussi par la typologie des métiers (cf. économie de la connaissance, de l’information, de l’ingénierie, etc.).

Du côté des entreprises, les directions expérimenteront et adapteront leurs modes d’organisation et leurs pratiques de management dans le sens de l’individualisation, de l’agilité, de la création de communautés internes, etc. pour attirer et fidéliser les compétences dont elles ont besoin mais aussi pour stimuler l’innovation et répondre aux aspirations de leurs nouveaux consommateurs,

Et puis d’ici là, la Génération Y sera « aux affaires ». Et si elle n’a pas trop perdu de ses aspirations, de ses valeurs et de ses comportements agiles, elle initiera peut-être un nouveau modèle de carrière avec l’aide la génération suivante.

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D’autres articles sur le sujet sur le blog Emploi et RH d’id-carrieres :

Génération X, Génération Y : Est-ce vraiment une question de génération ?

Les réseaux sociaux et le monde professionnel feraient-ils finalement bon ménage ?

Dirigeants et DRH : soyez résilients face aux usages 2.0 dans l’entreprise.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 7

Le big bang de la fonction de DRH, c’est pour quand ?

En 2 jours, je suis passée du rapport du Boston Consulting Group « How companies can adapt their HR pratices for volatile times », toujours intéressant notamment pour maintenir une réflexion internationale sur les enjeux RH à une réunion sur l’actualité du droit du travail en France de grande qualité animée par les avocats du cabinet D&RH Avocats, toujours très intéressant pour maintenir ses connaissances juridiques mais aussi faire une lecture des évolutions sociologiques et sociétales sous l’influence des lois ou l’inverse. Bref, deux moments, que j’apprécie particulièrement passées à acquérir de nouvelles connaissances et à m’interpeller, et de plus en bonne compagnie (virtuelle ou réelle).

Ces deux contenus m’ont de nouveau interpellée sur la fonction de Directeur ou Directrice des Ressources ou Relations Humaines (que j’ai exercée) et sur l’éventail de compétences et donc d’actions qu’ils /elles doivent mettre en oeuvre.

  • Identifier et former les dirigeants de demain en gérant leurs DIF !
  • décliner la stratégie en matière de gestion des compétences et des emplois tout en maintenant l’emploi des seniors c’est-à-dire plus de ceux âgés de plus 55 ans et en recrutant des seniors c’est-à-dire ceux âgés de plus 50 ans !
  • développer la motivation et l’engagement des salariés en n’omettant pas de communiquer à chaque salarié les informations qui pourraient les conduire à être en situation de stress, situation passible des sanctions prévues par l’ANI de mars 2010 redéfinissant la notion de harcèlement moral ….

Sans omettre

  • le traitement fiscal et social de tel dispositif car tout cela a un coût …
  • la dimension internationale … avec le questionnaire désormais obligatoire pour une mobilité géographique,
  • les relations avec les shareholders… qui ne doivent pas générer eux aussi des incivilités sous peine de harcèlement de moral…
  • les relations sociales…
  • etc., etc.,

Les journées ont beau être longues, les têtes plutôt bien faites, la motivation stratégique, sociale et de gestion a beau être là, ça fait tout de même beaucoup !

Vous me direz qu’ils(elles) ne sont pas seul(e)s et qu’ils (elles) s’appuient soit sur des équipes souvent jugées coûteuses du point de vue coût/valeur ajoutée ( »lean et flexible »  BGC) soit sur des prestataires externes qu’on aurait tendance à oublier parce qu’ils ne sont pas sur la ligne de la masse salariale… Vous me direz aussi que dans les grandes entreprises les responsabilités RH opérationnelles, fonctionnelles, stratégiques sont partagées entre plusieurs directeurs…

Ce à quoi je pourrais vous répondre comme d’habitude que les grandes entreprises ne sont pas révélatrices du main stream de la fonction, même si elles contribuent souvent aux grandes évolutions ou encore que les compétences en gestion, en droit, en fiscalité, en stratégie (internationale si possible), en organisation, en développement des compétences et en développement personnel, en psychologie, en négociation, en recrutement, en management, … ne relèvent pas à minima des mêmes savoir-faire et des mêmes savoir-être alors que toutes ces disciplines forment un tout qui révèlent au final la politique RH et les pratiques RH de l’entreprise. La partie du rapport du BCG qui m’a le plus marquée est celle relative à la nécessité de rester « focuser » sur quelques projets. C’est tout à fait vrai, mais réussir à donner du sens à une politique RH  et une réalité vécue par les salariés quelque soit leur niveau de qualification et de responsabilité nécessite aussi d’articuler et faire converger  toutes les dimensions vers quelques objectifs bien choisis !

Au fond, je pense qu’il faudrait définitivement supprimer la fonction de DRH. Faire le big bang de la fonction et de ses attributions et de la dénomination. Je connais certains PDG ou DG qui s’en réjouissent déjà ! et des prestataires qui trouveront aussi que c’est une bonne idée.

Je crois effectivement que cette fonction n’est plus viable et n’a plus de sens pour les personnes qui l’exercent et pour l’entreprise qui les emploient. Toutes les fonctions d’Administration et de Gestion (paie, juridique, contrôle budgétaire, etc.) doivent être soit déléguées à une direction spécialisée soit externalisées avec la nécessité de construire un modèle de « Human Intelligence »  (hyper sécurisée car données sensibles) comme il y a la Business Intelligence afin de permettre au « DRH » d’intégrer seulement les faits et les données utiles à leurs nouvelles missions. Les relations sociales devront être probablement co-gérées.

Les nouveaux « DRH big bangés » ont de vrais enjeux et des responsabilités plus stratégiques et plus qualitatives sur des sujets comme les compétences, l’employabilité, les trajectoires, le management, l’organisation, le collaboratif 2.0 ou autre,  les relations sociales au sens large, la motivation, la reconnaissance … en intégrant une connaissance approfondie des autres métiers et des environnements et des enjeux qu’ils portent.

Une sorte de « DG des hommes et des femmes » (les DG vont faire la mou…), un stratège, un animateur, un inspirateur, un pédagogue auprès des ressources dites aujourd’hui les plus stratégiques parce que différenciantes et créatrices des avantages concurrentiels recherchés. Je crois que le BCG appelle ça un leader et que les entreprises en cherchent…

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
sept 21

La formation professionnelle : une efficacité toujours questionnée.

Un budget de 27 milliards d’euros, une offre abondante de formations, une succession de textes de loi relatifs aux compétences et à la formation tout au long de la vie depuis dix ans, … et pourtant la formation professionnelle continue ne parvient pas à répondre aux finalités très concrètes qui lui sont assignées.


Un budget conséquent…

Les sommes allouées à la formation professionnelle continue et à l’apprentissage s’élèvent à plus de 27 milliards d’euros selon les dernières études de la DARES, soit 1,5 % du PIB. (Source : Dares 2007 et Ministère du Travail 2009).

  • 10,5 milliards financés par les entreprises dans le cadre de leur obligation de formation,
  • 4,5 milliards par l’Etat,
  • 3,2 milliards par les régions
  • 1,2 milliards par l’Unedic.

Les dépenses correspondant aux rémunérations prises en charge sont d’environ 10 milliards d’euros, le solde d’environ 17 milliards d’euros est relatif aux coûts pédagogiques.

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et des objectifs assignés…

La formation professionnelle continue doit principalement contribuer à :

  • Ajuster les compétences aux besoins de l’économie,
  • Renforcer la compétitivité des entreprises,
  • Réduire les inégalités d’accès à l’emploi
  • Sécuriser les trajectoires des salariés (employabilité et retour à l’emploi).

Les responsabilités respectives des entreprises et des salariés ont fortement évolué. On parle aujourd’hui du droit à la formation des salariés, de la gestion individuelle de l’employabilité, de co-responsabilité, etc. quand on parlait hier d’obligation minimale des employeurs (1971, première loi sur l’obligation de formation des employeurs).

Les évolutions économiques, démographiques et sociétales modifient aussi les attentes et les modalités de la formation professionnelle continue (comme d’ailleurs celles de la formation initiale…).

La décentralisation a conféré aux régions des responsabilités opérationnelles dans les dispositifs de formation professionnelle en lien avec les besoins économiques et sociaux des territoires.

Les branches professionnelles et les partenaires sociaux sont fortement impliqués dans l’élaboration des dispositifs et des objectifs.

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Mais une légitimité encore faible.

Du côté des entreprises, surtout les petites et les moyennes, la formation professionnelle n’est pas considérée comme un investissement stratégique. L’octroi d’une formation à un salarié est encore très souvent assimilé à une reconnaissance/valorisation ou à l’achat d’une paix sociale dans le cadre d’un budget imposé. Les entreprises ont toujours le réflexe de recruter des personnes déjà formées par ailleurs, même si cette solution ne répond plus vraiment à la nature des enjeux. Bien que les approches par les compétences ne datent pas de l’obligation de GPEC, les responsables d’entreprise ont aussi des difficultés à appréhender le dispositif de formation en dynamique et à articuler les dimensions collectives et individuelles.

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Du côté des salariés, la formation est encore vue comme relevant de l’unique responsabilité de l’employeur. Mais aussi comme une démarche destinée aux personnes en difficultés ou insuffisances professionnelles. De nombreux adultes appréhendent par ailleurs de se confronter à nouveau à un processus d’apprentissage souvent théorique et aux évaluations associées. Ils ont l’impression de se mettre en danger… Les arguments de manque de temps, d’informations ou de programmes adaptés à leurs attentes sont souvent mis en avant. Les publics les plus formés sont aussi les salariés qui disposent déjà d’une qualification élevée.

Pour les personnes en recherche d’emploi des études ont prouvé qu’une formation n’accélère pas le retour à l’emploi, ses apports se mesurant davantage par la durée d’emploi dans le nouveau poste, faut-il encore le trouver.

Globalement les entreprises et les salariés sont également sceptiques sur le caractère professionnalisant de la formation. L’offre de programmes (certifiants, diplômants ou non), bien que pléthorique, ne garantit pas l’acquisition de compétences utiles, mobilisables et valorisables pour l’entreprise, pour le salarié en poste ou en recherche d’emploi.

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Des modalités de formation qui doivent encore évoluer.

Les organismes de formation sont encore peu nombreux à innover en proposant des programmes orientés vers la professionnalisation. Les difficultés à définir et à généraliser des critères d’évaluation pénalisent la mesure d’un retour sur investissement pour l’employeur et le salarié. Si en théorie, la formation doit permettre l’acquisition ou le développement de compétences réutilisables dans l’entreprise, les programmes de formation proposés sont, à de rares exceptions près, encore trop coupés du terrain et favorisent peu l’acquisition de compétences opérationnelles. La valorisation et la reconnaissance des actions de formation en sont pénalisées. En parallèle, l’individualisation des parcours et la multiplication de dispositifs de formation à l’initiative du salarié génèrent de nouvelles attentes.

Des évolutions de l’ingénierie de formation, mieux adaptée à l’objectif individuel et collectif de la professionnalisation, et des innovations en matière de pédagogie destinée aux adultes sont attendues. Les nouvelles technologies et les usages sociaux constituent probablement une voie qu’il faudra continuer à explorer.

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Des modalités de formation qui doivent encore évoluer.

Enfin, les dispositifs, outils, démarches, financements, acteurs et leurs rôles respectifs… du système français de la formation continue sont nombreux, complexes à comprendre pour les utilisateurs. CIF, DIF, POE, Apprentissage, Fongecif, OPCA, OPACIF, FPSPP, branches professionnelles, partenaires sociaux, les régions, l’Etat, le service public de l’emploi et ses satellites … S’il est effectivement complexe de planifier au niveau national et régional une politique de formation, d’allouer des ressources conséquentes provenant de plusieurs sources et d’en contrôler l’usage et l’efficacité, de répondre aux besoins qualitatifs et quantitatifs en tenant compte de la diversité des secteurs d’activité, des situations individuelles, des filières de formation et d’emploi, … pour autant le système actuel est complexe à comprendre et à utiliser et les politiques conduites peu lisibles.

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D’autres voies complémentaires…

Si la formation professionnelle est le dispositif phare de l’insertion et du développement des compétences, d’autres démarches peuvent aussi  y contribuer dans les entreprises, à condition toutefois de communiquer, piloter, valoriser et sécuriser, tout comme pour la formation :

  • La mobilité interne, géographique et/ou fonctionnelle, verticale ou horizontale.
  • La participation à des projets transverses en complément des missions récurrentes liées au poste occupé.
  • Le groupement d’employeurs et les compétences partagées. Il peut constituer une opportunité de renforcement ou de diversification des compétences pour les salariés et de fidélisation pour les entreprises.
  • Les partages d’expérience (les objectifs, les modalités et les livrables doivent être clairement définis, les contributions reconnues et valorisées).
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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
juil 30

Après l’e-recrutement, le recrutement 2.0, que pourrait-être le recrutement 3.0 ?

Jean-Christophe Anna du blog Job 2.0 a sollicité environ 50 spécialistes du recrutement ou des RH pour partager leur vision sur l’évolution du recrutement on line dans les prochaines années. Intéressant, non ?.

Petit poucet de l’emploi et des RH sur internet, id-carrières.com et son équipe n’ont pas été questionnés sur le sujet. Nous avons néanmoins tenu à y contribuer modestement à partir de nos expériences, de nos réflexions et de nos aspirations. Réalisables ou pas aujourd’hui ou demain, nos projections sont dans la droite ligne de nos convictions : contribuer à faire bouger les pratiques et les lignes, à ouvrir au plus grand nombre les leviers de l’emploi et d’une vie professionnelle réussie (chacun/chacune pouvant mettre dans le terme « réussie » ce qu’il/elle souhaite … ) et à rendre plus qualitatif le management des ressources humaines dans les entreprises et plus globalement sur la marché du travail.

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Le recrutement 3.0 est censé être l’étape qui suit l’avènement et logiquement la disparition du recrutement 2.0. Si tant est qu’il est suffisamment vécu et avoir été pratiqué au point de le faire disparaître au profit d’innovations qui en renouvelant les pratiques des candidats, des recruteurs et des entreprises apporteraient à chaque partie une nouvelle valeur ajoutée. Comme Flavien Chantrel dans la présentation de sa vision du recrutement 3.0 sur Job 2.0, nous pensons que le recrutement 2.0 a initié de nouvelles façons de faire mais il est loin d’avoir été exploité par le plus grand nombre et dans tout son potentiel, notamment participatif cf. 2.0, pour des objectifs et enjeux en la matière, celle du recrutement, qui restent à définir et que nous tenterons d’aborder dans notre préambule au recrutement 3.0.

Résumer le recrutement 2.0 n’est déjà chose facile. On pourrait dire que dans la logique du web participatif (technologies, outils, usages), le recrutement 2.0 se caractérise par de :

  • nouveaux outils de communication des annonces d’emploi et des CV (démultiplication et enrichissement des supports),
  • nouveaux outils de mise en relation recruteurs/candidats (espace virtuel de recrutement, entretien à distance, réseaux sociaux, …),
  • de nouveaux outils de gestion des candidatures pour les personnes et les entreprises, etc.

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Quelles seraient tout d’abord les évolutions souhaitables pour les personnes et les entreprises en matière de recrutement ?

1- Rénover les processus de sélection, et notamment les outils comme le CV :

  • pour mieux répondre aux enjeux économiques et RH des entreprises, notamment l’innovation, l’intrapreneuriat et la créativité …  et engagent de nouvelles pratiques internes en matière de compétences, de management, de gestion des trajectoires professionnelles, …
  • pour « décritériser » les candidats et les entreprises et redonner une dimension humaine et relationnelle. Le contexte de déséquilibres structurels entre l’offre et la demande, et de « vitrinisation » des candidats tend à donner une vision marchande de la main d’oeuvre (une ressource qui se vend, une ressource que j’essaie et éventuellement achète …).
  • pour redéfinir un nouveau socle de « best pratiques » adaptés aux nouveaux outils et usages et réduire les inégalités de traitement, garantir l’éthique …

2- Faciliter davantage l’accès aux informations sur l’emploi et les environnements professionnels pour les candidats et pour les entreprises. Comme les sources, les informations sont certes abondantes.Mais elles ne sont pas forcément transparentes ou exhaustives et entretiennent les barrières générationnelles, sociales, de formation, etc .

3- Simplifier le processus de gestion des candidatures pour les candidats et pour les recruteurs. La démultiplication des sites d’annonces d’emploi ou d’agrégateurs et de sites CV (page web, vidéo, réseaux sociaux, …) complexifient la gestion et le suivi des démarches.

4- Faciliter l’acquisition de la compétence à s’orienter et à rebondir dans le contexte d’une individualisation des parcours professionnels et d’une succession de statuts et d’expériences (une carrière professionnelle … mais ça n’existe plus !).

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Comment le recrutement 3.0 pourrait y contribuer, une des conditions d’ailleurs de son adoption par les acteurs ?

  • Le candidat propose une expérience recruteur dans un espace unique, dédié à son identité professionnelle : enrichir les contenus des profils des candidats au-delà du CV, le « rich profile » en associant à un résumé de parcours d’autres supports pluri media permettant d’intégrer les compétences métier, transversales, comportementales, etc. , de présenter la proposition de valeur sous une forme moins soporifique que la lettre de motivation actuelle (papier ou formulaire), … complété d’un « social profile » pouvant comporter des références professionnelles et des recommandations, des contenus professionnels publiés, des contributions à des communautés professionnelles, … offrir aussi diverses modalités de mise en relation aux recruteurs et de dialogue en mode synchrone ou asynchrone, etc. Cet espace intègre la gestion de toutes les activités de recherche d’emploi (veille, réponse, document communiqué, état d’avancement, etc.).

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  • Le recruteur propose une expérience candidat dans un espace unique : enrichir les annonces des entreprises qui recrutent, la « rich job offer » en associant à un résumé de l’offre d’emploi avec d’autres supports pluri media d’information sur l’entreprise : ses activités, les filières métiers, la politique RH, les carrières, un mini bilan social, sa présence sociale … offrir ici aussi diverses modalités de mise en relation et de dialogue en mode synchrone ou asynchrone, etc. Tout ce ci pouvant être co-construit avec des salariés actuellement dans l’entreprise. Cet espace intègre la gestion de l’ensemble des tâches de recrutement (annonce, sélection, réponse, etc.).

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  • L’espace unique intègre des modules de formation adaptés à différents niveaux intégrés afin de permettre l’accès au plus grand nombre de personnes et faciliter la prise en mains.
  • Grâce aux progrès des outils sémantiques, l’amélioration des sélections par critère pour les recruteurs et les candidats (work in progress).
  • Associer davantage les salariés au recrutement en développant la mobilisation de leurs réseaux professionnels, la cooptation, la viralisation par l’interne des offres d’emploi.

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Tout ceci accompagné d’une bonne dose de relations humaines, d’éthique et de clarification des règles relatives à la propriété et à l’utilisation des données professionnelles personnelles.

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A lire aussi :

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
juil 18

Génération X, Génération Y : Est-ce vraiment une question de génération ?

La Génération Y, également appelée « digital natives » est régulièrement comparée avec la génération X, celle du post baby boom. La tendance est actuellement forte de les opposer ou de survaloriser la première. L’innovation et les évolutions sociologiques portées par les technologies et leurs nouveaux usages ne sont-elles pas plutôt le fruit d’un continuum ou d’une mixité entre les plus jeunes et leurs aînés ?

Premier point de comparaison :  l’utilisation de l’informatique

Il semblerait bien évident d’affirmer qu’un jeune de 20 ans a bien plus de facilités dans l’utilisation de l’informatique qu’une personne née entre 1959 et 1979.

Notre attention s’est portée sur un article de WTN News, intitulé « It’s time to take the X out of the Gen X », qui remet en question cette théorie. Mark McDonald avance à travers son article plusieurs pistes de réflexion.

Mark McDonald estime que si les digital natives sont pour la plupart à l’aise avec l’outil informatique, c’est parce que le contexte dans lequel ils sont nés et maintenant évoluent, les ont contraint à s’adapter et à prendre goût à la nouvelle technologie. Toujours selon l’auteur, un bébé né en 1880 qui serait « temporellement téléporté » en 1980 adopterait ces mêmes pratiques.

Il relève par ailleurs en s’appuyant sur l’exemple de l’Ipad que les ventes de produits biotech démontrent que le fossé générationnel lié à l’utilisation d’outils informatiques n’est pas si marqué : « Pensez-vous que les 3 millions d’Ipad vendus dans les 80 premiers jours sont uniquement prisés par les jeunes ? Non, évidemment. ».

La génération X a connu l’informatisation des entreprises et des ordinateurs personnels et comme le souligne Mark McDonald si cette génération avait été réfractaire à l’informatique, nous serions toujours en train de regarder la télé en noir et blanc !

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Second sujet de comparaison : les valeurs, aspirations et comportements

La génération X a été nommée ainsi en référence à l’expression « né sous X » et décrite comme une génération qui n’a pas su trouver ses repères découvrant la précarité de l’emploi,  les nouveaux équilibres à construire avec la fin de la guerre froide, etc.

La génération Y est décrite comme une génération avide de liberté, de bonheur immédiat, recherchant à la fois l’ individualisation et la convivialité (communauté, réseaux sociaux, …), souhaitant préserver l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle, etc.

Marc McDonald dit que s’il interrogeait la génération X sur ces mêmes sujets, il recueillerait les mêmes aspirations « aucun X n’a voulu un jour devenir un « outil » dont les entreprises pourraient disposer ».

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Toutes les analyses sur ces sujets convergent sur le fait que la génération Y utilise avec agilité et imagination les technologies, au-delà même d’internet.

Doit-on analyser les évolutions sociologiques en logique d’opposition et de comparatifs des générations(mieux, moins bien), notamment en termes de technologies.

Ne serait-il pas plus objectif et socialement plus constructif d’analyser les continuum et les ruptures, les apports des unes et des autres, les passages de relais ou encore de convenir d’un mixte générationnelle ? Nous rencontrons tous les jours de Y qui sont très X et des X qui sont très Y !

Il n’y a pas d’âge pour imaginer de nouvelles pratiques, pour développer de nouvelles aptitudes ou aspirations ou encore pour les plébisciter.

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A découvrir :

Le blog Génération Y 2.0 de Benjamin Chaminade

Le blog Génération Y de Julien Pouget


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Auteur : Equipe id-carrieres
juin 23

Talents, Compétences clés, Potentiels … et la gestion du personnel alors?

Talents, Compétences clés, Potentiels (hauts ou pas), Leaders … les salariés se retrouvent-ils dans ces appellations ? Apparemment, elles ne sont pas faites pour ça ! Appellations utilisées pour définir, promouvoir, vendre aussi des approches dites stratégiques de la politique des Ressources Humaines.

Certes toutes ces notions ne sont pas neutres économiquement et socialement pour les entreprises mais elles sont restrictives, réservées le plus souvent à quelques cadres jeunes, prometteurs ou déjà leaders. Selon nous, elles ne peuvent révéler leur efficacité que dans une politique globale des Ressources Humaines équilibrée où l’ensemble des salariés est pris en compte.

Tout ceci nous ramène aux bases du management des salariés (le personnel ou les ressources humaines) que tant d’entreprises ont des difficultés à définir et à mettre en œuvre.

Les environnements et les conjonctures contraignent bien sûr les entreprises à revoir en permanence leurs priorités stratégiques et donc opérationnelles, à ajuster leurs projets et leurs ressources de toute nature. Il n’en demeure pas moins qu’à quelques variables ou évolutions près, internes ou externes, une politique de gestion des ressources humaines repose depuis toujours sur le même objectif pour l’entreprise : disposer de collaborateurs compétents et motivés pour définir une stratégie et réussir sa mise en œuvre (performer). D’un autre point de vue, celui des salariés, la politique RH a toujours eu pour objectif d’être motivante, équitable et contribuer à se sentir bien dans l’entreprise.

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Si l’objectif d’une politique RH est généralement défini, tout se joue sur le « comment la mettre en oeuvre » :

  • définir des socles qui résisteront aux ajustements inéluctables, et idéalement les faciliteront.
  • concrétiser cette politique sur le terrain au quotidien et la faire vivre dans toute l’organisation.

Manager des hommes et des femmes est une activité complexe. Les profils et les aspirations sont hétérogènes. L’activité est soumise à des éléments externes très prégnants : l’économie, la législation,  les évolutions sociologiques, etc. Les actions à conduire : recruter, fidéliser, former, (re)motiver, (ré)organiser, dialoguer, négocier, licencier, etc.

Une gestion des ressources humaines efficace et motivante ne se révèle pas dans la gestion des Talents ou des Compétences clés des cadres. Les ouvriers qualifiés, les employés, les techniciens, les cadres intermédiaires détiennent eux aussi des savoir-faire qui contribuent chaque jour à produire et délivrer les produits ou les services à ses clients et constituent des piliers solides lorsque le vent souffle très fort au sommet de l’organisation.

Une gestion des ressources humaines efficace et motivante ne se limite pas non plus à une succession d’actions trop souvent vues comme déconnectées les unes des autres ou à des actions devenues subitement prioritaires pour faire face à un nouvel enjeu (rétention, formation, motivation, conditions de travail, etc.)

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Pourquoi les entreprises font-elles en permanence le grand écart entre les valeurs de la politique affichée et leurs pratiques ?

Peut-être parce que :

  • les directions générales ne s’y investissent pas malgré les discours : la valeur ajoutée du management des ressources humaines n’est pas une conviction partagée par toutes les directions d’entreprises.
  • la GRH n’est pas vue comme un tout, un système : toute décision ou toute pratique dans un domaine a un impact sur les autres (organisation, management, recrutement, mobilité, rémunération, dialogue social, formation, etc.
  • la concrétisation sur le terrain d’une politique RH constitue un investissement, nécessite du temps et des savoir-faire, et elle ne peut s’inscrire que dans la durée pour en mesurer les apports (les pratiques managériales, l’adaptation et le développement des compétences, la formation etc.).

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Au fil des années, je reste convaincue que la notion de « Compétence » est une clé d’entrée à privilégier pour organiser et déployer une politique des ressources humaines qui réunit efficacité et sens :

  • La compétence est à la fois liée à une personne et à une organisation : deux dimensions à (ré)concilier en permanence.
  • Elle évolue, se renforce et peut être abandonnée : une dynamique adaptée aux changements permanents et aux projections.
  • La compétence peut être objectivée, observée et évaluée à partir des actions qui la révèlent.
  • Elle peut être stratégique et/ou opérationnelle : deux facettes à appréhender selon les besoins.
  • La compétence peut être liée aux techniques métiers, au comportement dans l’organisation et aux connaissances : là aussi, trois facettes à appréhender comme un tout ou distinctement selon les besoins.
  • La compétence peut servir de base à toutes les décisions à prendre en matière de ressources humaines : le recrutement, les plans de succession, les trajectoires des plus jeunes aux plus expérimentés, les pratiques de management, l’organisation, la formation, la mobilité, la rémunération, la fidélisation, l’évaluation, la reconnaissance, la motivation, , etc.

En France, les entreprises mobilisent beaucoup de ressources pour administrer, former, animer leurs salariés, etc. Faire un saut qualitatif au bénéfice de la performance visée, de l’image Employeur, d’une motivation individuelle et d’un bien-être au travail accrus ne coûterait pas plus cher. Cela nécessite juste une vision humaine de l’organisation, des convictions au plus haut niveau, des managers formés à la gestion des compétences et des parcours, des salariés sollicités et pro actifs, des outils simples et des actions concrètes déployées avec persévérance sur plusieurs années.

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Les entreprises qui sont constantes dans leurs efforts pour déployer avec talent des principes et des pratiques bien définis disposent d’un avantage clé certain et d’un haut potentiel de performance.

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PS :

L’évolution démographique a fait craindre, avant la crise financière, des difficultés de recrutement pour les entreprises. Nous avons tous entendu parler de « Guerre des Talents« . Elle est reportée maintenant au redémarrage de l’économie et la notion de talent fait toujours débat.

Depuis le début des années 2000, le management de ou par les compétences à fait émerger la notion de « Compétences clés » et des débats sur la définition (clé = rares ?  stratégiques ? en interne ou plus généralement, etc.).

Dans une stratégie équivalente, les grandes entreprises ont implémenté une gestion des « hauts potentiels » qui s’accompagne de grandes déceptions individuelles (chouchoutés pendant quelques années, remis dans la gestion courante du personnel si le potentiel ne s’est pas révélé …).

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY