Articles avec le tag ‘Ressources Humaines’

jan 30

Réseaux sociaux d’entreprise : la graine, le fruit et le terreau

Les pratiques collaboratives développées sur le web ont bien logiquement questionné les pratiques de collaboration dans les organisations.

Ces dernières se caractérisent majoritairement aujourd’hui par :

  • un pouvoir fortement personnalisé,
  • un management hiérarchique,
  • des processus de travail non partagés ou imposés,
  • une appréciation individualisée de la performance,
  • le manque de reconnaissance des individus et des collectifs,
  • une méfiance face à la relation incertaine d’emploi…

Des éléments qui nuisent à la capacité et à l’envie de collaborer pour une majorité de salariés, quel que soit leur position dans l’entreprise. Des éléments qui paralysent le dispositif collaboratif dans l’organisation, à un moment ou à un autre.

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La graine et le fruit

Comme l’explique Anthony Poncier dans son livre   »les réseaux sociaux d’entreprise » publié par Diateino dans la nouvelle collection « 101 Questions », la condition essentielle à la réussite de la mise en place d’un réseau social interne à l’entreprise nécessite de repenser, avec un vrai nouveau regard, les processus, les relations, les valeurs, les règles du jeu de l’entreprise

Anthony Poncier aborde de façon très volontariste, on pourrait dire managériale, la mise en place des réseaux sociaux en entreprise :

  • amener les collaborateurs à « dépasser les compétitions internes et faire confiance à ses pairs, ses supérieurs, ses subordonnées »;
  • « il faut impliquer le management de proximité » ,
  • « le collaborateur va pouvoir développer son réseau personnel et son e-réputation au sein de son entreprise »,
  • « la possibilité de renforcer la reconnaissance de son travail par un système plus transparent constitue un avantage considérable pour la carrière de chacun »…
  • « Auparavant, dans la majorité des cas, les collaborateurs avaient davantage à perdre qu’à gagner en partageant. Il va falloir changer ses représentations »
  • « Il faut démontrer les gains de ces dispositifs (aux collaborateurs) et faire en sorte qu’ils aient confiance dans le management, l’organisation, mais aussi dans leurs pairs »

Anthony Poncier perçoit à juste titre le réseau social interne comme une graine qui favorisera, stimulera, structurera… les pratiques collaboratives dans les organisations.

L’entreprise organisée autour de ces usages collaboratifs, plus fluide, plus ouverte… en est le fruit.

L’entreprise 2.0 plus innovante, plus motivante, plus épanouissante, plus valorisante et théoriquement plus valorisée (€).

On peut même imaginer un cercle vertueux où l’entreprise collaborative réinvente sans cesse la collaboration, autre sujet…

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Le terreau…

La culture de certaines entreprises, l’influence d’acteurs internes curieux et enthousiastes des apports des réseaux sociaux dans une visée organisationnelle ou plus business, les ont conduites à expérimenter en interne les pratiques des réseaux sociaux.

Néanmoins l’interrogation d’un grand nombre de directions d’entreprises nous semble relever du passage d’un mode de fonctionnement à un autre.

Une transformation culturelle avec un enjeu clé : « rétablir la confiance avec les salariés et recréer de l’engagement ».

Une transformation organisationnelle qui touche autant le management que les processus de travail et les outils de pilotage.

Deux transformations qui doivent être parfaitement alignées pour être crédibles et engageantes pour les salariés. Chacune d’elle comportant par ailleurs une dimension politique et opérationnelle, sur laquelle les entreprises font généralement le grand écart

En d’autres termes, le terreau pour mettre en place des pratiques collaboratives ne doit pas être trop appauvri. Pour le moins faudra t-il mettre de l’engrais… le signe crédible d’une évolution annoncée.

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La collaboration implique la confiance. Or la confiance se gagne lorsque les règles du « jeu » sont équitables, transparentes, explicites et effectives.

Changer les règles et les valeurs d’une organisation dans un contexte de « confiance ébranlée » sera assimilé à une communication d’intention et ne fera qu’accroître le manque de confiance.

Les directions d’entreprises devront concrètement expliciter les motivations de la transformation, donner du sens, un premier contenu, des premières actions. Pour définir les motivations et les mettre en actions, même expérimentales, rien de mieux que « montrer patte blanche » en mettant en oeuvre un processus participatif dans l’ensemble de l’entreprise pour construire le projet d’entreprise collaborative avec les salariés.

Une façon efficace d’enrichir le terreau et de commencer à planter les graines !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 27

Vous aimez la Marque, aimerez-vous l’Employeur ?

L’image Employeur a toujours existé, plus ou moins formalisée (bouche à oreille), plus ou moins travaillée (communication pour le recrutement, gestion de crise lors de conflits sociaux… ).

Internet et surtout son évolution en tant qu’espace d’expression individuel et communautaire a progressivement fait évoluer les enjeux. On est passé de l’Image Employeur à la Marque Employeur.

Comme pour l’image de la Marque, on est passé du faisceau informel d’informations ou de la proclamation bien orchestrée à un modelage de l’image de la Marque de l’entreprise en sa qualité d’employeur par différentes parties prenantes.

Chaque internaute, client, stagiaire, salarié, ex-salarié … contribuant à l’expression, la présence, l’identité, la réputation… de l’entreprise dans le domaine de la gestion des ressources humaines, du recrutement, des pratiques de management. En sa qualité d’Employeur.

Progressivement les entreprises développent des stratégies de communication online et offline pour influer, orienter leur réputation d’Employeur, surtout pour accroître leur attractivité dans le recrutement des meilleurs (la bataille des talents).

Toutes ne le font pas.

De même, toutes les entreprises n’ont pas une stratégie globale pour leur Marque, alors que leurs cibles s’expriment de plus en plus sur un même espace public, et que leur implication sociétale, volontaire ou pas, est croissante…

Peut-être parce que la Marque commerciale pourrait pâtir de la réalité des pratiques de recrutement ou de management des ressources humaines ? A lire l’article dans Rue89 sur un ex-salarié de FreeMobile. Il aimait la marque, il a aimé l’argumentaire lors du recrutement, il n’a pas aimé l’employeur…

La Marque Employeur et la stratégie à déployer quelle que soit la taille et les moyens de l’organisation peut constituer un levier, une stimulation pour engager une vraie réflexion sur le « projet humain » de l’entreprise, pour progresser dans la politique RH et la réalité de ses pratiques.

A l’heure où les ressources humaines, nouvellement redécouvertes comme des « talents, sont pointées comme le facteur essentiel et différenciant de la performance économique des entreprises, où les directions d’entreprise demandent à leurs salariés de s’engager comme ambassadeurs de la Marque « tout court » pour conquérir des clients comme de nouveaux talents, beaucoup d’entreprises ont à progresser dans leurs réflexions, leur culture, leurs valeurs, leur stratégie RH, leurs pratiques RH, souvent sur des éléments simples, il s’agit souvent de faire un saut qualitatif

Quand on aime ou quand on a aimé l’employeur, qu’il fasse des disjoncteurs, du saucisson ou des modems ADSL, on aime la marque et on le fait savoir, non ?

Qu’en pensez-vous ?

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Vous aimerez peut-être découvrir ou relire d’autres billets sur ces sujets :

Pourquoi serai-je un salarié 2.0 ?

La notion de talent fait-elle évoluer le management dans les entreprises ?

Marque employeur, médias conquis et polarités

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Le recrutement se transforme t-il ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 23

Pourquoi le blog id-carrières soutient The Social Recruiting Conference Paris 1er décembre 2011

Les pratiques de recrutement fondées sur une définition insuffisamment approfondie des compétences et des profils, une définition souvent restrictive comme pour se rassurer…

La sélection automatisée des candidatures sur la base des CV est imparfaite et génère des pertes d’opportunités pour les recruteurs comme pour les candidats…

… Et bien d’autres éléments du recrutement tel que nous le connaissons tous et le pratiquons contribuent à rigidifier le marché du travail au bénéfice de personnes comme nous l’avons souvent souligné sur ce blog, et ça ne date pas d’aujourd’hui…

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Les réseaux sociaux dans leur philosophie originale constituent potentiellement et pour tous une opportunité de faire bouger les pratiques et les lignes des activités de recrutement, et au-delà des recrutements, celles de la relation Employeur-Collaborateur, une fois l’embauche réalisée.

Sommes-nous en train potentiellement de gâcher cette possibilité ? Selon nous, oui car nous importons les mêmes procédés, les mêmes états d’esprit, la recherche de la même création de valeur, alors qu’ils sont tout autres et qu’ils pourraient contribuer à faire émerger de nouvelles réponses face aux enjeux individuels et collectifs qui s’imposent à nous et qui se renouvellent de manière continue…

Tout ceci ne concerne pas seulement l’activité de recrutement, toutes les activités et les processus de l’entreprise sont concernés et bien évidemment encore plus les activités portant sur la gestion de la relation, quelle que soit sa nature.

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Nous avons souhaité contribuer et soutenir la Social Recruiting Conference parce que nous sommes convaincus que le partage des expériences, des valeurs portées par des personnes et des organisations, le partage des pratiques, mêmes expérimentales, dans des contextes divers d’enjeux économiques, culturels, sociaux… contribuent à nous faire progresser individuellement et collectivement dans nos réflexions, dans nos actions, dans nos états d’esprit.

Nos amis anglais de Crexia nous offrent l’opportunité d’ouvrir notre horizon culturel pour appréhender sous d’autres angles le recrutement et plus globalement le management des relations humaines dans l’entreprise à la lumière du Social Web.

La conférence européenne, The Social Recruiting Conference, qui se déroulera à Paris le jeudi 1er décembre nous permettra d’aborder tous ces sujets de manière formelle et plus informelle dont nos amis anglo-saxons ont le secret…

Nous avons sollicité des professionnels en prise avec les réalités quotidiennes de l’entreprise.

Ils nous parleront d’actions concrètes et de leurs retours d’expérience, sans angélisme. Ils aborderont sans langue de bois les questions de fond qui se posent à nous pour réussir à transformer nos pratiques professionnels en fonction des objectifs poursuivis.

  • Colin Frankland, Directeur Marketing B2B Viadeo
  • Céline Lappas, Responsable du Développement RH chez Danone Research
  • Charlotte Vitoux Evrard, Responsable de l’acquisition talent chez Vivaki France
  • Jean-Noël Chaintreuil, Responsable Programmes RH chez Air Liquide
  • Damien Joliot, Responsable Ressources Humaines chez People In Action
  • Andy Headworth, Directeur Général de Sirona Consulting
  • Jean-Marc Mickeler, Associé et Directeur de la Marque Employeur chez Deloitte France
  • Franck La Pinta, Responsable Marque Employeur chez Société Générale Groupe
  • Alan Whitford, Fondateur de RC Euro
  • Matt Jeffery, Directeur EMEA de l’acquisition talent chez Autodesk
  • Stéphane Le Viet, Directeur Général chez Work4Labs
  • Lilian Mahoukou, Associé id-carrieres et Canden RH

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La vidéo SR Conference Paris 2012 a été réalisée par les équipes de Sydo, spécialisée dans la création de solutions pour faciliter l’apprentissage. Sylvain Tillon et toute son équipe constituée d’ingénieurs pédagogiques qualifiés et de créatifs ont su traduire l’esprit que Crexia et Canden ont souhaité donner à cette rencontre : des expertises et des visions à partager dans une ambiance détendue, une posture d’ouverture pour progresser ensemble et construire avec pragmatisme et humanisme les réponses du monde professionnel aux défis qui s’imposent à nous (ou que nous générons).

Vous avez envie de prendre part à ces rencontres et échanges, vous pouvez vous inscrire sur le site : The Social Recruiting Conference Paris 2011.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 27

Les entreprises veulent être « social »

Nous avons choisi de relayer quelques idées fortes de notre échange informel avec Antoine Hébert de Novius* sur les media sociaux, les entreprises, le marketing et les RH… Notre échange ayant débuté sur la question du marketing dans les RH ;-)

Loin du « social washing », Antoine Hébert, responsable Marketing Novius s’appuie sur les basiques de la stratégie et du marketing en les complétant des dimensions communautaires et relationnelles des media sociaux pour partager sa vision de leur bonne utilisation par les entreprises.

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« Vouloir y être » n’est pas un objectif…

Les medias sociaux sont des outils de communication et d’échange. Ils impactent directement l’environnement de l’entreprise et donc sa stratégie. L’entreprise qui « veut être » présente sur les media sociaux doit penser d’abord à définir ses objectifs stratégiques globaux.

D’un point de vue marketing, elle doit valider si une présence sur les média sociaux contribue à « satisfaire les besoins de ses clients de manière performante ».

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir y être, mais toutes n’y ont pas nécessairement intérêt.

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Le marketing de la transparence

Le marketing RH, lorsqu’il existe, est trop souvent déconnecté du marketing global de l’entreprise.

Les media sociaux induisent un marketing de la transparence : dire ce que le produit (ou l’entreprise) propose réellement.

Une démarche nouvelle pour les directions des ressources humaines davantage tournées vers la communauté interne et contraintes par des règlementations qui freinent la logique relationnelle, conversationnelle et réactive des média sociaux.

Une démarche aussi nouvelle de transparence sur ce que propose réellement l’entreprise en matière d’emploi, de management et de culture interne.

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Le réseau social d’entreprise pour apprendre…

Novius constate pour sa solution de réseau social interne, ResoNova que si les entreprises visent à améliorer l’efficacité de la communication interne et à développer le travail collaboratif, apprendre en interne d’abord avant de développer une présence sur les réseaux sociaux externes constitue désormais un objectif clairement exprimé par leurs clients.

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* Novius : http://www.novius.com/

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Auteur : Equipe id-carrieres
sept 21

Guerre des Talents et Talents d’Achille…

Le Groupe Manpower via sa filiale Right Management a publié mi-septembre une étude portant sur la guerre des talents et l’inquiétude des directions de se voir piller les collaborateurs les plus performants ou les talents potentiels mis sur orbite.

Au-delà de la confirmation de la réalité d’une compétition croissante (56% des dirigeants et DRH interrogés estiment que d’autres entreprises tentent de débaucher leurs salariés les plus performants, ici dirigeants et top managers), il est surtout intéressant de retenir de cette étude les éléments suivants :

  • 47% des dirigeants et DRH interrogés ne sont pas certains d’avoir un réservoir de talents aptes à prendre des responsabilités croissantes,
  • 27% (seulement) des entreprises disposant de programmes de développement du leadership sont davantage confiantes dans leur capacité à disposer demain des cadres qui pourront prendre en mains des missions de dirigeants et de cadres confirmés.

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Les talents d’Achille…

Achilles Heel

Il y a guerre des talents parce que :

  • la situation démographique avec des départs massifs à la retraite engendre une rareté des compétences entre une génération volumineuse qui sort et une génération moins importante qui n’est pas encore prête à prendre la relève ?
  • la mondialisation des économies a fait naître un marché du travail global,
  • les institutions d’enseignement et de formation ne parviennent pas à suivre le rythme des évolutions organisationnelles et économiques et mettent sur le marché des diplômés en décalage de compétences et de culture avec les besoins des entreprises ?
  • ….

Mais aussi parce que :

  • confrontées aux mêmes défis économiques, les entreprises recherchent toutes les mêmes compétences contextuelles ?
  • un grand nombre d’entreprises ont privilégié depuis plusieurs années le recrutement de professionnels déjà formés et éprouvés, « des talents tout prêts », en délaissant une politique interne de développement des talents et d’animation des trajectoires individuelles par manque de volonté, de réalisme ou de compétences RH ?
  • celles qui ont développé des réservoirs de talents, les hauts potentiels, n’ont pas identifié les bons leviers d’un développement individuel allié à celui de l’appartenance, les sorties du réservoir ayant laissé par ailleurs à beaucoup un goût amère… ?
  • face au désengagement de l’emploi de la part des entreprises pour cause de flexibilité, les carrières se sont individualisées et les salariés les mieux lotis, les meilleurs, sont désormais plus difficiles à fidéliser ou n’envisagent plus avec l’expérience le salariat ?
  • on use les talents plus vite qu’avant !! la pression de la gouvernance, la réactivité et la complexité des affaires… ?
  • on ne sait plus les reconnaître ?
  • etc.

Des éléments, et d’autres probablement oubliés ici, qui se cumulent et se pondèrent aussi différemment pour chaque entreprise. Selon son secteur d’activité, ses marchés, ses environnements, sa taille, ses localisations, ses pratiques de GRH et de management, sa gouvernance, sa culture… Le tout constituant ou non la capacité de chaque entreprise à attirer et à retenir les salariés talentueux.

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Les directions d’entreprises ne peuvent qu’élaborer des stratégies et des réponses face aux éléments d’environnements qui s’imposent à elles.

En revanche, elles disposent de nombreux leviers internes. Ces leviers n’appellent pas de ressources financières supplémentaires (cf. PME). Ils relèvent davantage d’un saut qualitatif conduit dans la durée, dans la politique RH, les pratiques de management et la culture d’entreprise vécue quotidiennement ou encore la présence sociale…

Des armes qu’on ne peut pas produire au moment où la bataille se joue…

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Auteur : Equipe id-carrieres
juil 4

DRH en actions : Didier Baichère, DRH Alcatel-Lucent France

Copie de Portrait_Alcatel_Lucent-09Bonjour Didier Baichère.

Merci d’inaugurer notre toute nouvelle thématique « DRH en actions” centrée sur la fonction de DRH et le partage d’expériences concrètes.

Nous suivons, notamment grâce aux présences Twitter et Facebook de vos équipes et de vous-même, les nombreuses initiatives internes et externes menées par la Direction des Ressources Humaines d’Alcatel-Lucent dans le cadre d’une politique RH en dynamique à propos de laquelle vous aimez dire : “non seulement les RH contribuent à la stratégie de développement de l’entreprise, mais elles la conduisent”.

Séduits par votre vision, vos convictions et l’innovation des actions conduites par vos équipes, nous avons souhaité que vous nous présentiez concrètement quelques actions clés et les réflexions qui ont prévalu à vos choix.

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Les Ressources Humaines au cœur de la transformation de l’entreprise

.113201989

Se transformer d’abord…

« Pour contribuer et accompagner la transformation engagée par Alcatel-Lucent fin 2008, il nous a semblé logique de nous questionner d’abord en tant que fonctions RH, et notamment :

  • Peut-on être des acteurs de la transformation de l’entreprise ?
  • Quelles pourraient être notre contribution, nos initiatives, notre proposition de valeur ?

Afin d’y répondre, nous avons conduit principalement les actions suivantes :

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Mieux comprendre la stratégie de l’entreprise

Pour mieux appréhender notre rôle dans la réussite des objectifs poursuivis par l’entreprise, nous avons travaillé en proximité avec la direction de la stratégie et du marketing. Il est essentiel de bien comprendre l’ADN de l’entreprise pour adapter les valeurs et la culture et les partager avec les salariés.

Nous avons organisé plusieurs ateliers avec 100% des équipes RH pour mieux comprendre la stratégie de développement et les axes métiers qui pouvaient en découler. Nous nous sommes attachés, par exemple, à mieux comprendre et à utiliser les réseaux sociaux, qui sont au cœur de la prochaine révolution Internet, pour nos clients et pour nos salariés. Le positionnement de notre marqueur employeur en interne et en externe a totalement intégré les potentiels d’utilisation de ces réseaux sociaux, de l’univers du web 2.0… ce qui a donné naissance a notre politique RH 2.0

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Evaluer comment la fonction RH est perçue

Nous avons questionné les managers, qui sont nos principaux interlocuteurs et relais dans l’entreprise, afin d’identifier comment les équipes RH et leurs actions étaient perçues. Dans le processus de change management, cette étape est essentielle : comprendre comment nos clients nous perçoivent mais également quelle posture l’équipe RH doit adoptée en ligne avec la transformation du Groupe.

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Revisiter les processus RH

Afin d’aligner nos actions RH sur la stratégie de l’entreprise et conduire des missions nouvelles et plus qualitatives, toute l’équipe RH s’est engagée dans une revue des processus de travail afin de déterminer ce que nous ne ferions plus.

Nous avons pu ainsi libérer jusqu’à 30% du temps sur les processus administratifs, grâce notamment à l’évolution sur 2 ans de notre SIRH. Le temps ainsi libéré a été réinvesti dans le développement des talents et des managers de proximité et de nombreuses actions de promotion de la marque employeur autant en externe et en interne.

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Intégrer de nouvelles compétences RH et faire évoluer les postures

La transformation lorsqu’elle est profonde nécessite l’intégration de nouvelles personnes pour renouveler les compétences. Nous avons recruté de nouveaux collaborateurs RH, des profils juniors et des profils confirmés avec une expérience différente, une connaissance d’autres cultures. Cette dynamique a entrainé toute l’équipe a prendre une nouvelle posture tournée vers plus de communication et d’influence.

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Le coaching plutôt que la formation

Nous voulons privilégier l’accompagnement personnalisé du salarié avec un projet de développement personnel et des feedbacks. Le coaching est préféré à la formation notamment pour les profils juniors. Les actions de développement au long cours sont privilégiées par rapport au logique « one shot ».

La logique de parcours formation métiers, qui existait jusque la, a disparu. La diversité des expériences, l’instauration de la mobilité professionnelle et donc la diversité des parcours, implique une approche plus de type ‘cafétéria’ pour la formation avec un accompagnement des managers de type coaching pour faciliter la transformation et le choix des modules de formation.

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Associer les managers de proximité

Ils sont essentiels dans le processus de transformation de l’entreprise et c’est avec eux que la notion de HR ‘business partner’ prend tous son sens. Nous avons mené des actions originales avec les membres du Comité de Direction afin d’animer des groupes de parole sur l’ensemble de nos sites avec les managers de proximité. Des plans d’actions opérationnels sont ainsi mis en place et partagés très en amont par l’ensemble des équipes.

Nous avons énormément progressé en tant qu’équipe RH, notamment sur le sens et la qualité de nos actions. Plus que des programmes, nous avons construit une nouvelle politique RH citoyenne, agile et innovante,  en lien avec la profonde transformation stratégique de notre entreprise.  Elle vise à ce que chaque collaborateur de l’équipe RH et chaque salarié deviennent les ambassadeurs de la marque et des projets d’Alcatel-Lucent en interne et en externe. »

Nous vous remercions.

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Nous avons retenu :

  • Changer de posture : conduire la transformation de l’entreprise plutôt que l’accompagner.
  • Agir en interne comme en externe : cohérence et engagement.
  • Partager très en amont avec les managers opérationnels les plans d’actions.
  • Un projet individuel de développement pour chaque salarié.
  • Un leader qui expérimente, anime et maintient le cap : sens et actions.

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Alcatel-Lucent en bref

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Partenaire privilégié des fournisseurs de services, des entreprises, des secteurs stratégiques et des administrations du monde entier depuis de nombreuses années, Alcatel-Lucent est un leader des technologies mobiles, fixes, IP et optiques, ainsi qu’un précurseur dans le domaine des applications et des services. Avec les Bell Labs, Alcatel-Lucent dispose de l’un des centres de recherche et d’innovation les plus en pointe du secteur des communications.

Présent dans plus de 130 pays et doté de l’équipe de services internationale la plus expérimentée du marché, Alcatel-Lucent est à la fois un partenaire local et un interlocuteur de dimension internationale.

Alcatel-Lucent, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros en 2010, est une société de droit français dont le siège social est installé à Paris.

Alcatel Lucent en France, c’est 9500 employés répartis sur 15 sites dont 80% ingénieurs et cadres et 1000 apprentis, stagiaires ou VIE par an.

C’est 2/3 des abonnés triple play (offre téléphonie, TV et Internet), 50% des communications mobiles (2G et 3G) et 50% des communications d’entreprises qui passent par des solutions et équipements Alcatel Lucent,

twitter : @dbaichere
twitter: @RHalcatelLucent  &  @talentEgal

http://www.facebook.com/AlcatelLucentRH

www.alcatel-lucent.com


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Auteur : Equipe id-carrieres
juil 4

DRH en actions : parlons concrètement de la fonction de DRH !

« DRH en actions » est une nouvelle thématique du blog Emploi et RH d’id-carrieres, consacrée à la fonction de Directeur ou Directrice des Ressources Humaines en entreprise.

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Les livres et le web sont plein d’informations, de concepts, de théories et d’avis sur les fonctions RH, le métier de DRH, le management des ressources humaines…

C’est à travers les réalisations de DRH en activité que nous avons souhaité illustrer les différentes facettes de ce métier, sa raison d’être, ses enjeux stratégiques et opérationnels, ses évolutions à venir…

« DRH en actions » s’adresse notamment :

  • Aux dirigeants d’entreprise et aux DRH en logique de partage d’expériences et de pratiques face aux évolutions,
  • Aux salariés sur lesquels la fonction porte toute son attention,
  • Aux managers qui sont les interlocuteurs privilégiés de la fonction RH,
  • Aux étudiants qui envisagent de s’orienter vers les métiers des Ressources Humaines,

Et à tous ceux qui s’intéressent, s’interrogent aussi, sur cette fonction de DRH, tantôt choyée, tantôt chahutée…

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Nous sommes heureux d’inaugurer « DRH en actions » avec une interview de Didier Baichère, DRH d’Alcatel-Lucent France.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 3

Le management ou la GRH ont des modes que l’entreprise et les salariés ne connaissent pas …

Fini le focus sur la gestion des équipes et ses multiples métaphores avec le sport ou encore l’orchestre symphonique … Bonjour et au revoir à l’individualisation des parcours et des performances … Bonjour à la collaboration ouverte en mode 2.0.

Le management n’en finit pas de défiler sous nos yeux revêtu de différents concepts tout aussi enthousiasmants lorsqu’ils paradent que déceptifs lorsqu’on veut les mettre en oeuvre. Pourquoi ?

Peut-être parce que l’entreprise et toutes ses parties prenantes sont sur un tempo différent, une notion de durée que la mode ne connait pas : allégés ou freinés par leurs histoires. Engagés opérationnellement dans le présent. En observation, en questionnement ou en option par rapport à l’avenir …

Peut-être parce que la diversité des entreprises et des individus, des enjeux collectifs et individuels, des attentes aussi, se heurte à des approches trop globales, des méthodologies uniques, des conseils sans accompagnement sur le terrain…

Je crois que les théories du management se trompent d’objectif. Elles ne doivent pas créer un besoin mais répondre à des Comment. Des « comment » économiques et sociaux, individuels et collectifs. Des « comment » modulaires en fonction des objectifs et des contextes. S’en oublier des « comment » dits basiques pour des pratiques qui sont loin d’être connues, maitrisées et pratiquées partout. On se demande bien pourquoi ? La vraie réflexion est peut-être là ?

La Haute-Couture inspire « les » Prêt-à-Porter comme les évolutions sociétales, la culture ou l’histoire inspirent la Haute-Couture. Les nouveaux concepts de management et de GRH ne doivent-ils pas servir à inspirer les actionnaires, les dirigeants, les salariés … en admettant parfois qu’ils ne servent qu’à faire progresser ses acteurs sur les basiques, leviers incontournables d’une performance pérenne : donner du sens, animer les équipes, développer et motiver les personnes, stimuler la coopération …

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 20

L’orientation tout au long de la vie : entreprendre son travail

En France, l’orientation professionnelle est majoritairement associée aux plus jeunes comme le Bilan professionnel (que nous préférons nommer Projection professionnelle ...) est plutôt associé aux personnes ayant plusieurs années d’expérience professionnelle.

Hors la formation n’est plus seulement initiale, l’emploi ou la carrière linéaire n’existent plus. Il apparaît alors indispensable pour chacun de s’orienter professionnellement tout au long de la vie comme de se former tout au long de la vie.

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Une récente enquête du FAFIEC présentée par Indice RH montre que 95% des salariés estiment que les compétences contribuent de façon importante à la réussite professionnelle mais aussi, que moins d’un salarié sur 2 a suivi une formation au cours des deux dernières années.

En parallèle, selon les derniers chiffres de la DARES,  environ 200 000 salariés ont réalisé un bilan de compétences en 2007, soit seulement 0,8% des actifs.

Il n’est pas à nier que la sensibilisation ou la prise de conscience aux enjeux individuels de l’employabilité ont beaucoup progressé en 15 ans, cependant les chiffres énoncés démontrent que les actions qui y contribuent sont encore en décalage certain.

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Il serait souhaitable que toutes les formations initiales du CAP au bac +8 sensibilisent très tôt les étudiants à la dynamique personnelle de la gestion de carrières et à ses outils pour leur donner les bons réflexes : se connaître, accumuler des ressources (compétences, réseau, …), définir des objectifs clairs et motivants et mettre en oeuvre avec créativité et professionnalisme les actions pour les concrétiser, apprendre à rebondir …

Quelques années plus tard, ces jeunes seraient des salariés ou des entrepreneurs qui sauront argumenter leurs choix, identifier de nouvelles ressources, se poser les bonnes questions …

Et ce d’autant plus si cette démarche d’orientation professionnelle devient accessible à tous tout au long de la vie professionnelle : des compétences à renforcer, une évolution recherché ou proposée, une reconversion, une recherche d’emploi, un projet de création d’activité …

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Dirigeants et DRH, ne rêvez-vous pas de construire une GPEC ou un plan de formation avec des collaborateurs qui seront des interlocuteurs impliqués, compétents et force de proposition dans la gestion de leur trajectoire ?

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Un cercle vertueux pour acquérir la compétence individuelle à s’orienter et à rebondir, pour conduire une politique RH plus qualitative dans les entreprises …

Un cercle vertueux pour construire une société plus fluide où le travail deviendrait une dynamique de projets, une société où nous transmettrions à nos enfants une vision positive et entrepreneuriale de la formation et du travail …

Qu’en pensez-vous ? réalisable ou pas ? motivant ou pas ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 13

Le management 2.0 au filtre des attentes des salariés et des employeurs

Pour tenter d’identifier l’impact d’un management 2.0 en matière de motivation des salariés mais aussi de performance d’une entreprise, nous avons passé au filtre du diagramme de Kano les attentes et les éléments respectifs de satisfaction des salariés et de l’entreprise.

Le diagramme de Kano est généralement utilisé en marketing ou en gestion de la qualité.  Il nous a cependant paru intéressant de tester si ce modèle pouvait s’appliquer dans le domaine de la gestion des ressources humaines. Et d’analyser comment pouvait s’appliquer au management 2.0 la principale conclusion de ce modèle, à savoir : « la satisfaction et l’insatisfaction d’un client (salarié, employeur) ne sont pas symétriquement opposées ».

En d’autres termes, à quelle nature d’attentes peut répondre le management 2.0 et quelle satisfaction un salarié et un employeur peuvent en retirer.

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L’approche de Kano distingue 3 natures d’attentes

1- Ce n’est pas parce qu’on exprime rien qu’on n’est pas satisfait. En général, cela s’applique à des attentes de base, souvent non explicites, « elles vont de soi », des attentes auxquelles dans notre exercice l’entreprise ou le salarié doit obligatoirement répondre. Ce qui induit aussi que s’ils n’y répondent pas, ils génèrent une insatisfaction envers l’autre partie.

2- Pour certaines attentes, la satisfaction est proportionnelle à la réponse apportée aux attentes.

3- Il y a des aspirations non explicitées auxquelles des réponses « bonus », attractives, génèrent une forte satisfaction. A l’inverse, l’absence de réponses « bonus » ne génère pas d’insatisfaction dans la mesure où on ne les attendait pas.

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L’application du diagramme de Kano nous conduirait à la classification suivante des attentes des salariés et des employeurs

Nous n’avons pas souhaité distinguer les catégories d’emploi ou d’entreprise afin d’appréhender, si possible, une logique généralisable. Il est évident qu’en fonction des emplois ou de la nature de l’activité de l’entreprise, les attentes peuvent être déplacées d’une nature à l’autre ou complétées. N’hésitez pas à nous suggérer des éléments complémentaires omis ou un reclassement dans cette même logique globale.

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Les attentes d’un salarié envers son employeur

schema kano salarié

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Les attentes d’un employeur envers son salarié

schema 2 Kano 3

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A quelles attentes peut répondre le Management 2.0 ?

A partir de la définition du management 2.0 donnée par Bertrand Duperrin en 2006 : « pratiques qui favorisent l’émission et le partage de tout type d’information par tout type d’acteur à destination de tout type de récepteur en s’appuyant sur le potentiel de l’ensemble des collaborateurs pris individuellement, dans l’optique de les amener à constituer une entité intelligente dont ils sont acteurs sans pour autant se fondre en elle ».

Le management 2.0 pourrait répondre ainsi aux différentes natures d’attentes du salarié et de l’entreprise :

tableau Kano 3

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Cette analyse est probablement incomplète ou trop généraliste, mais elle appelle les réflexions suivantes :

1- La mise en place d’un management participatif (management 2.0) est à la fois un levier de performances pour l’entreprise et un levier de satisfactions pour ses salariés.

Il peut contribuer à répondre aux attentes proportionnelles des salariés et de l’entreprise dans de nombreux domaines.

L’enjeu pour chaque entreprise est bien de définir les objectifs prioritaires visés et le périmètre afin de déterminer les modalités les plus appropriées à sa mise en œuvre, dans une approche graduelle ou modulaire qui favorise son adoption et sécurise son efficacité économique et sociale.

2- L’insatisfaction sur les éléments basiques telle que l’administration du personnel (contrat, paie, processus d’intégration, de recrutement, …) ou le management opérationnel (définition des objectifs, feedback, soutien de proximité, organisation du poste, moyens alloués, qualité des relations humaines au sein d’une équipe,…) ne sera pas compensée par la mise en place d’un management 2.0.

En revanche, la mise en œuvre d’un management 2.0 peut constituer une opportunité d’adapter ou de refondre l’ensemble des pratiques de GRH et de management pour les rendre plus performantes et plus satisfaisantes. Le management 2.0 est souvent assimilé à une désorganisation et à une autorégulation spontanée en comparaison avec les usages sociaux du web. C’est faux. Le management 2.0 répond aussi à des processus (une suite logique d’activités qui crée de la valeur pour le client externe ou interne), mais à des processus adaptés qui opérationnalisent et soutiennent la philosophie et l’efficacité participative (définition des objectifs opérationnels, des responsabilités, des groupes, des méthodes d’élaboration des solutions/propositions, des processus de décisions, etc.).

3- Les éléments d’attractivité et donc de satisfaction du management 2.0 communs aux salariés et à l’entreprise nous semblent résider dans :

- son utilité opérationnelle : support à la réalisation opérationnelle des missions de l’emploi confié (outils simples, ergonomiques et performants d’accès à l’information, de contribution, d’échange… structuration pertinente des savoirs et savoir-faire …)

- sa capacité à générer un processus d’apprentissage continu, presque « indolore »

- la structuration dynamique d’un collectif / de collectifs et de coopérations qui se recomposent au gré des besoins,

- la création de valeur pour les salariés (réputation, réseau, ressources engrangées …) et pour les entreprises (innovation, capitalisation et opérationnalisation des savoirs et des compétences, agilité, fluidité…).

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Heureux ? Les salariés ne le savent pas encore car c’est un changement de paradigme majeur. Inquiets, probablement car les repères sociaux et culturels sont bousculés à tous les niveaux. Gagnants, peut-être, dans un équilibre qui reste à façonner entre une revalorisation du rôle et de nouvelles exigences individuelles.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY