Articles avec le tag ‘Réseaux sociaux’

mar 7

Réseaux sociaux, côté recruteurs #infographie du réseau Viadéo

Cette infographie réalisée à partir d’une enquête de Viadéo auprès de DRH est intéressante à parcourir si vous recherchez une nouvelle opportunité notamment via les réseaux sociaux. Elle vous donne un aperçu des enjeux et pratiques des recruteurs.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 27

Jobboards, réseaux sociaux vous connaissez. Connaissez-vous les ATS ? Infographie

Un ATS est un système automatisé de gestion des candidatures et plus largement du processus de recrutement utilisé par les recruteurs.

C’est avec l’aide d’un ATS que la candidature, le CV plus précisément, va être ou non sélectionné à partir de critères multiples, de mots clés.

Voici une infographie qui décrit simplement ce processus que chaque candidat doit avoir en tête

  • d’une part, pour comprendre pourquoi le recruteur ne peut parfois pas répondre à votre question « Pourquoi n’ai-je pas été retenu(e) ? » puisque comme le note cette infographie, les yeux du recruteurs n’ont peut-être jamais vu votre CV…
  • d’autre part, pour intégrer cette logique de mots clés dans vos supports de communication de votre recherche, et les réseaux sociaux tout conversationnels qui doivent être n’échappent pas à la critérisation.

Prenez donc soin d’inclure les mots clés qui correspondent à votre projet professionnel (et pas seulement à votre passé professionnel) dans votre présentation de votre profil sur un réseau social.

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 20

Les médias sociaux : filtre aseptisant ou nouvelle forme de socialisation ?

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Les médias sociaux juxtaposent des valeurs et des comportements qui peuvent paraître opposés, voire contradictoires.

La spontanéité côtoie les stratégies de présence les plus sophistiquées (même si beaucoup sont expérimentales…).

L‘expression individuelle cohabite avec la participation à des communautés, l’influence individuelle avec l’intelligence collective…

La sphère professionnelle et la sphère privée s’y frottent et parfois s’y piquent…

Les activités à caractère professionnel/business de plus en plus présentes (gestion de carrière, marketing clients, recrutement…) interpellent sur la nature des relations et de la présence en ligne. Même le marketing y perd son Kotler*.

Le personnal branding (ou plutôt le professionnal branding) pour les personnes et le management de la réputation pour les entreprises ne constituent-ils pas au final un filtre social aseptisant, enlevant aux relations, aux interactions ou encore aux données recueillies toute valeur pour les fins poursuivies ?

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Un filtre social aseptisant ?

Animer des relations en mode public. Converser en mode écrit, parfois synchrone. Développer des interactions avec des interlocuteurs inconnus qui partagent à priori un intérêt commun restant à valider… Sortir des repères habituels d’une image maitrisée pour les entreprises… Dans le vaste environnement d’Internet qui mémorise tout… Tout ceci engage les personnes, les entreprises et leurs représentants en ligne à penser les prises de paroles et plus largement la gestion de la relation.

Une stratégie de présence « professionnellement correcte » qui peut sur le fond comme sur la forme ne pas être en cohérence avec ce qu’ils sont, font par ailleurs et les objectifs de leur présence en ligne. Vrai pour les individus et les entreprises.

Lorsque la présence sociale se connecte à la réalité à l’occasion d’un entretien de recrutement, de l’usage d’un produit/service de l’entreprise… si la correction a été trop forte ou le filtre trop rose, l’image se brouille, devient floue… Le risque que les connexions s’estompent ou se cassent brutalement est réel, ou encore pire d’un retour de baton public (bad buzz).

Vu sous cet angle, construire et animer une présence sur les médias sociaux dans une visée professionnelle peut être perçue comme complexe, risquée.

On peut aussi l’appréhender, en tant qu’individu ou entreprise, comme l’apprentissage d’une nouvelle forme de socialisation, portée par une aspiration à un changement de valeurs qui se diffuse dans notre société. Une aspiration à un rééquilibrage entre individualisme et sens collectif, entre matérialisme et épanouissement personnel.

Loin d’être un filtre social aseptisant, les modalités relationnelles des médias sociaux seraient alors vues comme un socle de bonnes pratiques sociales basées sur l’attention, la prise en compte, le respect, l’authenticité…. une opportunité d’améliorer la nature et les modalités du « vivre ensemble », de s’éduquer socialement y compris dans la sphère professionnelle.

Deux conditions majeures nous semblent devoir être remplies : la transparence des intentions, la cohérence des attitudes.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Les médias sociaux constituent-ils pour vous un espace social artificiel où chacun vient faire son marché ou une nouvelle forme de socialisation qui peut influencer les valeurs d’autres espaces de socialisation comme l’école, la famille, l’entreprise… ?

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A lire sur le sujet :

L’excellent article de Sylvaine Pascual : Relation à soi/Relation aux autres, le cocktail indispensable

L’entreprise est-elle suffisamment sociale pour intégrer les médias sociaux ?

Recrutement et réseaux sociaux : de la promesse marketing à la réalité du management des ressources humaines #srconf

Client, Candidat, Collaborateur, Compagnie : les 4 C vertueux du Social ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 14

#e20s Participation des salariés dans l’entreprise : lever les barrières !

E20Summit

Le semaine dernière s’est tenue à Paris une conférence européenne de grande qualité relative à l’entreprise 2.0, Enterprise 2.0 Summit Paris, sous la houllette de Lecko et de Nextmodernity, deux sociétés de conseil sur les usages et les outils collaboratifs en entreprise.

En synthèse, pour ceux qui n’en aurait pas encore entendu parler, une entreprise 2.0 ou collaborative intègre les usages participatifs des médias sociaux.

Nous avons particulièrement apprécié lors des partages d’expérience concrets comme Danone, BASF ou Alcatel et les interventions d’experts plutôt IT que les objectifs Business soient clairement exprimés : fluidifier les collaborations pour mieux répondre à la complexité des environnements, à la réactivité, aux enjeux d’innovation.

La conférence a laissé une large place au « comment faire ».

Rien de très nouveau à priori sous le soleil du 2.0 par rapport à d’autres projets de changements à conduire en entreprise :

  • Un objectif clairement défini (accroître le CA, améliorer la productivité, la qualité, stimuler l’innovation produit).
  • Un ou des leaders et sponsors puissants du projet pour garder le cap,
  • Des alliés un peu partout dans l’organisation,
  • Le choix entre un projet pilote ou un déploiement général,
  • Une montée progressive en maturité nécessitant un travail dans la durée, des seuils d’adoption à franchir soutenus par des actions spécifiques à chaque stade, une relance continue de la dynamique d’adoption…
  • L’arbitrage global ou local pour les entreprises internationales….

4 éléments ont particulièrement retenus mon attention :

  • Les difficultés à identifier la création de valeur, les livrables, pour vendre le projet au départ et justifier de sa poursuite…
  • Une logique plus pregnante d’expérimentation d’une innovation organisationnelle qui concerne toute l’entreprise (immédiatement ou à terme), la déstructure profondément par rapport aux modes de fonctionnement très maitrisés mis en place depuis plus de 20 ans (processus, procédures, indicateurs, reporting…)
  • La transformation de conversations et de données démultipliées en informations utiles : signal versus bruit,

et

  • La nécessité de lever les barrières de la participation des salariés.

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L’engagement des salariés et leur satisfaction a toujours été un élément clé de la réussite des objectifs Business, le Comment, un complément indispensable à la pertinence des choix stratégiques (le Quoi).

Plus que l’adhésion à un projet, plus qu’un élément clé, ici la participation active des salariés est la condition incontournable de la mise en place et de son potentiel de production des livrables ciblés.

Et ce dans un schéma beaucoup plus structuré qu’on a l’habitude de le dire lorsqu’on parle de l’entreprise collaborative puisqu’il s’agit d’organiser, orienter, manager cette participation des salariés.

La politique RH de l’entreprise n’a pas été au centre des échanges à l’exception de l’atelier animé par Anthony Poncier où l’immobilisme ou l’incapacité structurelle de la fonction RH ont été débattus mais elle a été bien présente en filigrane lors des deux jours de conférences et d’ateliers.

Comme dans tout projet stratégique, une déclinaison dans tous les domaines d’actions de l’entreprise s’impose. Ce qui est rarement fait dans le domaine des RH, les salariés étant encore trop perçus comme une ressource et non des acteurs, des acteurs à manager certes mais des acteurs.

La déclinaison RH d’un projet d’entreprise collaborative peut être perçue comme un exercice encore plus difficile à faire dans un contexte où les croyances de livrables et de moyens dominent les certitudes habituellement démontrées et chiffrées.

Les entreprises présentes ou les experts n’ont pas évoqué les causes structurelles à une participation plus grande des salariés. Ceux-ci relèvent essentiellement de l’incertitude qui prévaut aujourd’hui dans la relation Employeur-Salarié, de l’écart qui s’est creusé entre les attentes et les objectifs des deux parties. Les salariés ont revu ces dernières années le niveau de leur engagement dans l’entreprise par contrainte ou par choix.

Le manque de confiance est bien la barrière principale à tous les niveaux de responsabilités dans l’organisation.

Regagner cette confiance dans un nouveau contrat dont les termes demandent à être explicités est la condition d’une participation des salariés, même dans le cadre d’un contrat qui tout CDI qu’il peut être est aujourd’hui à durée déterminée.

La fonction RH dispose sans aucun doute dans son éventail d’actions des leviers pour reformuler et faire vivre les nouveaux termes du contrat.

Elle ne peut cependant y parvenir que si les directions d’entreprise, dont elles font partie, ne développent un véritable projet humain pour l’entreprise.

Un projet humain au service des objectifs stratégiques, authentique dans les engagements pris vis à vis des salariés intégrant l’incertitude, cohérent entre la proclamation et le vécu quotidien…

Ce projet humain s’appuie nécessairement sur un existant, probablement à dépoussiérer, dont la valeur à la fois business et managériale est à garder mais également sur une adaptation en profondeur d’un certain nombre de leviers de l’éventail RH pour réoxygner les organisations et recréer les conditions de la confiance entre l’entreprise et les salariés, et donc les conditions de leur participation effective.

Une profondeur de vision et d’action qui ne relève pas que du contenu mais aussi du temps, d’une forme de constance presque paradoxale en période de recherche d’agilité. La profondeur n’est pas l’immobilisme, la solidité n’est pas l’immobilisme.

Une constance qui favorise la constitution des nouveaux socles utiles demain, aux directions et aux anciens comme aux nouveaux salariés, pour soutenir une dynamique d’innovations, à la fois continue et en rupture, et créer les conditions d’un engagement aux attendus et aux livrables explicites pour les deux parties.

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A lire ou relire sur le même sujet

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Réseaux sociaux d’entreprise : la graine, le fruit et le terreau

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 13

Les candidats ne participent-ils pas à dégrader l’Expérience de recrutement ? #TruParis

Il y a quelques jours a eu lieu le premier TruParis consacré au recrutement via les médias sociaux à l’initiative de Laurent Brouat et Jean-Christophe Anna de Link Humans en présence de Bill Borman, fondateur des évènements #Tru en partenariat avec le Groupe Adecco France, Monster et Talentsoft.

Les organisateurs m’ont fait l’honneur de me confier l’animation très informelle (#Tru oblige) de l’atelier portant sur l’Expérience Candidat.

Pour lancer le débat, j’avançais 2 questions :

  • Pourquoi parle-t-on autant aujourd’hui de l’Expérience Candidat ?
  • Comment peut-on améliorer l’Expérience Candidat (qui sera par nature déceptive pour 9 personnes sur 10) ?

Le consensus a été rapide sur l’attention respectueuse à apporter aux candidats, sur les difficultés des entreprises à recruter (guerre des talents), sur l’influence du web social qui rééquilibre les rapports entre candidats et recruteurs, sur l’impact de cette expérience pour emporter l’engagement final du candidat ou pour consolider ou développer l’attractivité d’une entreprise en qualité d’employeur, enfin sur le premier acte de management que cette expérience peut constituer…

Le « comment » a fait émerger un éventail de nuances à apporter compte tenu des objectifs de recrutement et des contextes : volume de recrutements de l’entreprise, nature des professionnels recherchés, compétences rares versus compétences plus répandues, coordination des pratiques des différents acteurs du processus au sein de l’entreprise… Mais également les apports réels des réseaux sociaux qui certes revalorisent la dimension relationnelle mais en utilisant tout autant que les sites d’emploi les outils de sélection par mots clés ou critères et sur une base d’informations plus large sur le profil…

Réseaux sociaux ou pas et hors chasse de profils rares ou high level, les entreprises sont confrontées à des difficultés opérationnelles pour mettre en oeuvre une personnalisation de la relation aux différentes étapes du recrutement, une personnalisation attendue par les candidats.

Ayant personnellement constaté qu’environ 20% seulement des candidatures reçues suite à la communication d’une offre d’emploi correspondaient aux attributs recherchés, je tentais un autre angle : « Les candidats ne participent-ils pas eux-mêmes à dégrader l’Expérience de recrutement en ne ciblant pas davantage leur candidature ? ».

Le constat a été partagé.

  • Le problème structurel et conjoncturel du marché de l’emploi génère dans tous les cas un volume important de candidatures, les candidats tentent leur chance dans l’objectif d’un entretien ou d’une visibilité pour une autre opportunité potentielle, s’enfermant parfois dans l’illusion d’une recherche active mais non ciblée, donc pas efficace (à lire sur le sujet : la recherche d’emploi n’est pas une parenthèse professionnelle).
  • En recherchant et en communiquant souvent sur un profil équivalent à un mouton à cinq pattes, les recruteurs ouvrent la voie à un large spectre des candidatures. De nombreux profils se projettent sur une partie des attributs décrits, tentent leur chance en misant sur la difficulté qu’aura l’entreprise à trouver dans une seule candidature tous les critères réunis.

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Une heure bien évidemment trop courte pour aborder de vraies pistes d’amélioration de l’Expérience Candidat, même si celle-ci avait été très présente le matin dans l’atelier relatif à la Marque Employeur animé par Vincent Rostaing.

Comme l’écrivait sur Twitter Franck Lapinta, Responsable Marketing RH de la Société Générale : « Finalement pas simple de définir précisément l’expérience candidat #TruParis ».

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L’innovation proposée par les plateformes de réseaux sociaux s’inscrit encore trop dans les finalités, les repères et les processus de recrutement et de candidature du passé. Elle est à projeter dans un nouveau modèle de création de valeur qui s’inscrit lui-même dans des contextes économiques et sociaux profondément renouvelés.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 2

Réseaux sociaux professionnels : une expérimentation pour tous !

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Nous étions invités par les étudiants du Master Communication de l’IAE  de Lyon à intervenir auprès d’un public d’étudiants et de professionnels d’entreprises le 31 janvier dernier sur le thème de la communication via les réseaux sociaux, appliquée plus particulièrement au recrutement et à la recherche d’emploi.

Deux éléments des échanges ont particulièrement retenu mon attention.

  • le sentiment de crainte*,
  • le besoin d’un apprentissage structuré.

Les deux étant partiellement liés.

Une crainte liée à la dimension de l’espace Web : beaucoup de gens, beaucoup d’infos, beaucoup d’outils,… Une crainte liée à la dimension Temps : la vitesse notamment des innovations, le temps réel, les flux continus…

Des craintes d’un individu face à la multiplicité, à la diversité, à la rapidité, à la réactivité…

Des craintes de passer à côté de moyens utilisés par d’autres, qui en communiquent avec plus ou moins de nuances et d’objectivité l’utilité, notamment en matière d’emploi au centre des préoccupations de chacun.

Des craintes de rester en marge de tendances qui modèleront peut-être la société de demain dans les domaines personnels et/ou professionnels. Des craintes liées à l’inconnu.

D’où le besoin de comprendre, d’apprendre, d’être formé : un apprentissage guidé et structuré.

Notre système éducatif reposant encore largement sur le maître qui transmets ses connaissances à ses élèves. L’expérimentation personnelle ou en groupe, l’observation, le questionnement critique, l’utilisation personnalisée voire détournée… ne font pas partie des aptitudes que la majorité d’entre nous développe spontanément.

La pédagogie et les contenus des formations sont en décalage structurel avec les innovations effectives. Il nous faut donc à titre personnel développer ses aptitudes, qui ne sont pas nouvelles en elles-mêmes mais qui prennent une place prépondérante dans un environnement caractérisé par les changements continus et l’incertitude. Etre curieux et proactif dans nos apprentissages, observer, tester, expérimenter, développer l’appréciation personnelle, accepter de se tromper et rebondir…

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Des enquêtes récentes (Cegos/Michaël Page) indiquent qu’une minorité de personnes utilise les réseaux sociaux à des fins professionnelles et notamment pour leur recherche d’emploi et que la majorité s’appuie sur les moyens plus classiques de recherche (annonces, cabinet de recrutement, réseau personnel).

On peut questionner la distinction faite par les répondants entre utiliser les réseaux sociaux pour agrandir et entretenir son réseau et les utiliser pour rechercher un emploi, le réseau relationnel constituant à un moment ou à un autre de sa carrière un outil de recherche d’emploi, un outil plutôt efficace, plutôt plus enrichissant, moins traumatisant que les procédures très normées de candidatures…

Comme pour le réseau relationnel de proximité, on ne construit pas une présence et une influence sur un réseau social professionnel en un clic et lorsqu’on en a besoin. C’est une attention régulière de plusieurs années.

Comme nous l’avons communiqué aux participants de la conférence, les réseaux sociaux, la recherche d’emploi et le recrutement via les réseaux sociaux sont au stade expérimental pour tout le monde : les recruteurs, les salariés, les entrepreneurs… C’est presque vrai pour ceux qui les ont créées…

*Procrastination et Incertitude de Sylvaine Pascual

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 24

Le recruteur et le point d’inflexion

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Le recruteur a couramment pour principales préoccupations de :

  • identifier les bonnes sources et les bons supports de communication pour trouver des candidats.
  • susciter l’intérêt de candidats… alignés sur sa recherche, et filtrer le plus efficacement ceux qui ne le sont pas.
  • évaluer chaque candidat à partir de critères objectifs définis, pondérer ces critères car le mouton à cinq pattes n’existent pas…

Dans ces premières actions de sourcing et d’évaluation, il donne de la voix…

Nous avons tous été un jour candidat et nous avons tous eu le sentiment dans ces premières étapes que le recruteur donnait le ton : on se laisse convoquer, scruter, sélectionner… Puis le jour où la décision favorable est prise, il est fréquent d’observer un changement de ton… plus mélodieux. Une inflection qui sonne la fin de la relation évaluateur-évalué. On change de registre, il s’agit maintenant de convaincre le candidat de rejoindre l’entreprise.

A peine caricaturales, ces pratiques ont encore largement cours.

Les usages « social » du web tendent aujourd’hui à renouveler dans de nombreux domaines la gestion de la relation, dont le recrutement. On parle aujourd’hui d’Expérience Candidat.

Les finalités de l’Expérience Candidat ne relève pas de la philanthropie ou d’un élan d’humanité retrouvée. Les préoccupations et les objectifs des recruteurs restent les mêmes.

Mais dans cet espace plus ouvert où les voix se font entendre, se perçoivent, s’évaluent, se « Like », la construction de la relation, les attitudes développées tout au long des étapes de sourcing, de mise en relation, d’évaluation réciproque de l’intérêt et de la proposition de valeur… appellent un engagement cohérent, une attention constante, un alignement plus qualitatif entre la fin et les moyens. Il y va de la réputation…

Il n’est pas demandé à cette attention d’être authentique, elle peut l’être au hasard de vraies rencontres… Cette attention doit juste être respectueuse.

Si l’Expérience Candidat contribue aujourd’hui davantage qu’hier à la réputation et à la Marque (pas seulement Employeur) parce qu’elle se vit publiquement, elle doit aussi être pensée comme une composante du recrutement. Les actions, les attitudes, les réactions constituent pour le recruteur comme pour le candidat des sources d’information, d’appréciation et de décision à ne pas ignorer.
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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 23

Recrutement : les attentes du candidat

L’attente majeure d’un candidat qui postule à une offre d’emploi est bien évidemment d’être recruté !

Comme 99 candidats sur 100 ne le seront pas, le recrutement est par nature déceptif pour la presque totalité d’entre eux.

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La déception est aujourd’hui plus forte en raison de l’effort individuel et renouvelé à produire pour trouver un emploi, sur un marché du travail sinistré, mais aussi en raison de l’automatisation des processus de recrutement qui laisse une moindre place à la relation humaine.

En positionnant les individus au coeur de la production de valeur, le Web social fait évoluer la gestion de la relation dans de nombreux domaines, non-professionnels et professionnels, dont le recrutement. On parle depuis peu de l’Expérience Candidat !

Elan de réhumanisation des relations Recruteur-Candidat ou élément additionnel de création de valeur pour les uns et pour les autres, les pratiques sociales redirigent les projecteurs sur les processus de recrutement et notamment sur les attentes des candidats vis à vis des entreprises et des cabinets de recrutement.

Au fond les attentes des candidats, le « Quoi », n’ont pas foncièrement changé. L’évolution est davantage dans leur prise en compte. L’innovation peut venir des modalités, le « Comment ».

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Où en est ma candidature ?

Par cette question, le candidat est en attente d’une meilleure visibilité sur le processus de recrutement : les étapes, le planning…

Qu’il soit en poste et en recherche d’une nouvelle opportunité ou sans emploi, chaque candidature à une offre d’emploi suscite tout d’abord un espoir, l’espoir d’une opportunité dont la rareté est à la hauteur de l’attention portée.

Le candidat a besoin de gérer sa dynamique de recherche, la connaissance du « quand » en est une composante.

Du côté des recruteurs, la formule retenue ces dernières années et formatée par les outils de e-recrutement proposés consiste à faire parvenir un e-mail automatique qui a 2 objectifs : accuser réception de la candidature et se dispenser à l’avance de la réponse de refus en précisant que si le candidat n’est pas contacté dans un délai de 3 semaines, ce courrier signifie un refus qui vient clore la démarche.

Si la première partie de la réponse répond à une partie de l’attente du candidat concernant la prise en compte de sa candidature et le planning de la première étape de la sélection, les réponses automatiques de ce type créent aussi une frustration forte en raison de la disproportion entre l’investissement en énergie et en temps qu’il a du déployer pour poser sa candidature et, le temps d’attention accordé par le recruteur.

Pour les recruteurs qui ont à gérer de nombreuses candidatures et qui s’appuient en général sur des outils de gestion de candidatures, il est plus efficace et tout aussi peu consommateur de temps d’envoyer un premier message accusant la bonne réception du dossier du candidat : »j’ai pris en compte votre candidature, l’étude de cette dernière sera réalisée dans les x jours ou semaines ». Puis d’envoyer un second message dans des délais brefs si la candidature n’est pas retenue.

Les études montrent que si les candidats apprécient le téléphone dans le contact avec le recruteur, l’e-mail ou la messagerie d’un réseau social sont aussi appréciés pour être informé de l’avancement du processus.

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Que pensez-vous de ma candidature ?

Le candidat a une attente forte sur l’évaluation de sa candidature à chaque stade de la sélection.

Elle est directement liée à l’objectif ultime de sa démarche : le résultat.

Elle contribue à l’apprentissage individuel que le candidat doit réaliser pour améliorer au fur et à mesure l’efficacité de ses candidatures et aboutir dans sa recherche d’emploi.

Des ajustements de contextes, lorsque le projet professionnel est clair et lorsque la stratégie de recherche a été travaillée.

Un apprentissage plus conséquent quand la recherche n’a pas été suffisamment préparée, réfléchie (nous sommes toujours étonnés de constater qu’il y a, en dépit des difficultés d’emploi, autant de candidats qui n’ont pas professionnalisé leur recherche…).

Il est difficile pour un recruteur de faire un feedback détaillé, oral ou écrit, à chaque candidat aux différentes stades de la sélection, et plus particulièrement lors de la première sélection.

Des éditeurs de logiciels de gestion des recrutements tentent d’aborder la question par l’amont en tentant de réduire le nombre de candidatures non pertinentes, en faisant évoluer les critères en nombre ou en nature (compétences, aspirations, culture du candidat, etc.). Si les candidatures sont plus pertinentes et en nombre réduit, les temps engagés seront moindre tant en matière d’évaluation que de feedbacks aux candidats.

Nous constatons dans nos activités de conseil en ressources humaines auprès d’entreprises, CANDEN, que néanmoins en période de chômage intense, les candidats développent des stratégies de réponses à toutes les annonces, qui de près ou de loin leur pourraientt leur correspondre. Une des solutions que nous avons personnellement mise en place dans notre position d’artisan recruteur (cette activité n’étant pas majeure) consiste à qualifier les candidatures inappropriées par 2 ou 3 mots-clés et à regrouper les réponses négatives en précisant à partir de ces quelques mots les raisons du refus.

Si l’effet nombre peut pénaliser l’existence ou la qualité du feedback de la première sélection, il est indispensable à l’issue des étapes de sélection suivantes (entretiens successifs, tests éventuels, etc.) de réaliser un feedback personnalisé au candidat engagé dans le processus.

Si le candidat a des attentes au départ, ses attentes sont renforcées lorsque le recruteur lui a montré un intérêt. Le message comme quoi le profil pourrait convenir appelle une attente forte sur la réponse : « Pourquoi ne convient-il plus ? ». Recruter, c’est aussi refuser. L’activité « refus » est à intégrer au processus de recrutement.

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L’attention est une attente réciproque.

Du recruteur qui souhaite attirer celle des candidats potentiels tout au long de la démarche : du sourcing à la signature du contrat d’embauche.

Du candidat qui a mobilisé sont attention sur l’offre d’emploi, l’entreprise et sur le processus d’évaluation proposé.

L’innovation en matière de recrutement va se poursuivre dans les prochaines années au tour de la dimension « social ».

Pour les recruteurs, le « recrutement 2.0″ ne se limitera pas à une « chasse de têtes » partiellement démocratisée.

Pour le « candidat 2.0″ rechercher un emploi rimera davantage avec une plus grande qualification des sources d’opportunités et des opportunités, elles-mêmes (the social job seeker)

Un recrutement et une candidature plus relationnels et plus interactifs qui favoriseront cette attention humaine réciproque.

Les réseaux sociaux ou les éditeurs d’outils de gestion de candidatures ont encore un large champ de réflexions et d’innovations en matière de gestion de la relation Recruteur-Candidat.

Si l’Expérience Candidat est un sujet qui vous intéresse, nous vous convions à assister à l’atelier que nous animerons à #TruParis le 9 février prochain à l’initiative de Link Humans, société de conseil en stratégie de recrutement.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 19

Profils LinkedIn : les « qualificatifs » les plus utilisés en 2011 pour se présenter

LinkedIn communique en cette fin d’année 2011 les mots les plus utilisés dans les profils de ses membres par pays.

En France, le classement a quelque peu changé… Ces indications sont bien évidemment à analyser au premier degré, le nombre de membres et donc leurs profils ayant évolué en une année. Plus de 3 millions de membres en 2011 en France (2 millions en 2010).

La caractéristique « Réalisateur/trice » exprimée en 2010 par les qualificatifs :

  • Orientation résultat (9)
  • Aptitude à résoudre des problèmes  (10)

n’apparait plus qu’une fois sous le terme « Efficace » (6) en 2011.

Les nouvelles technologies et surtout la dimension internationale font leur apparition en 2011 avec des expressions comme « pluriculturel » ou directement « expérience internationale ». Etonnant car LinkedIn a la réputation d’être un réseau essentiellement constitué de profils internationaux (notamment 1ère version en France exclusivement en anglais) et de profils marketing à l’aise avec les TIC.

A relever également la disparition de « Grande expérience » au profit de « Solide expérience ». Les profils LinkedIn auraient-ils rajeunis ? Les séniors auraient-ils estompés leur séniorité ?

L’apparition du mot « Spécialisé » serait intéressante à analyser avec davantage de données. Tendance du salarié, du travailleur indépendant ou recherche des recruteurs ?

La proclamation de la motivation recule. Dans tous les cas, il est recommandé de la démontrer…

Les données communiquées par LinkedIn par pays sont insuffisantes pour conclure ou identifier des tendances. Il serait intéressant de comparer ces mots avec ceux utilisés par les recruteurs pour exprimer leurs recherches.

tableau comp.LinkedinBuzzword2011

Dans tous les cas, comme le souligne la direction de LinkedIn, l’effort de personnalisation pour communiquer sur son profil et son expérience est à faire par chaque membre, dans une logique d’attractivité d’emploi ou d’entrepreneuriat, d’attractivité envers le réseau relationnel pour le développer.

Comme nous l’avons souvent souligné, personnaliser son profil, le différencier relève de la connaissance de soi, de la capacité à faire une synthèse concrète de son parcours et de ses projets au service des objectifs de la présence en ligne (emploi, recherche ou développement d’expertises, relations professionnelles, identification d’opportunités business, etc.).

Si le profil est un premier acte de communication, l’efficacité d’une présence sur les réseaux sociaux relève davantage de l’action et de l’interaction (Réseaux sociaux : premiers pas et Réseaux sociaux en dynamique).

Les lecteurs réguliers d’id-carrières ne seront pas étonnés. Notre vision diverge avec LinkedIn dans le fait d’intégrer sur le profil l’équivalent détaillé du CV. Lire ou relire le billet : Ne mettez pas votre CV sur votre profil social. Votre présence « social » et sa finalité mérite mieux ;-)

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Carte des mots les plus utilisés par les membres LinkIn en 2011

Linkedin Buzz word 2011

Carte des mots les plus utilisés par les membres LinkIn en 2010

LinkedIn buzzwords2010

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 14

Pourquoi recruter via les médias sociaux ?

Nous rebondissons sur l’interview express de Jean-Noël Chaintreuil réalisé lors de la Social Recruiting Conference à Paris le 1er décembre pour prolonger l’échange d’idées et d’expériences sur la question du « Pourquoi ».


Pourquoi développer une stratégie de recrutement via les médias sociaux ?

Jean-Noël Chaintreuil retient principalement 3 objectifs :

  • accéder à de nouveaux profils, non repérés jusque là par les actions classiques de recrutement par annonce, par approche directe ou par le réseau relationnel physique…
  • élargir l’espace géographique de recrutement pour des entreprises internationales ou mondialisée comme Air Liquide,
  • accroître la réactivité du recrutement, dans le sens de la réduction des délais d’intégration de nouveaux collaborateurs dans l’entreprise.


Les entreprises les plus avancées dans l’utilisation des medias sociaux dans leurs processus de recrutement présentent souvent « comment elles font  » mais dévoilent plus rarement leurs objectifs stratégiques.

Expérimentation ? Ou confidentialité des enjeux de recrutement, révélateurs des enjeux et pratiques RH internes, dans une bataille des talents… dans un contexte concurrentiel relevé …?

Probablement les deux.

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Expérimentation parce que les médias sociaux constituent un espace nouveau et en évolution continue.

Une sorte de voyage en terre inconnue, déconnecté les premiers temps des processus et des enjeux externes et internes de l’entreprise.

Un round d’observation. La dynamique étonne au départ.

Un effet démultiplicateur, loin des repères habituels, notamment les volumes. La dynamique est aussi envoutante ou grisante, la relation facilitée est attractive et laisse entrevoir des opportunités diverses (clients, candidats, partenaires, etc.).

Un voyage en terre inconnue réalisé par un ou quelques sherpas, à titre personnel ou plus directement mandatés, avec l’aide ou non de conseils   »relativement plus » expérimentés…

Le sherpa entrepreneur ou mandaté devient sponsor d’initiatives plus opérationnelles, le plus souvent toujours en logique expérimentale et sous observation des livrables et des ROIs à la « mode d’avant ».

Dans le cas du recrutement, il est intéressant d’observer que l’approche « vivier de candidats » a laissé la place à la Marque Employeur, puis à la mobilisation des salariés, et donc à la politique RH interne qui elle-même fait son entrée dans le marketing global de l’entreprise, la fameuse Marque.

Cette même politique RH se ré-alimenterait des pratiques sociales (motivation, apprentissages, reconnaissance, sentiment d’appartenance, etc.). Un vrai business modèle 2.0 où la valeur additionnelle créée est générée par la dimension « social ».

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Les entreprises comme Deloitte, Vivaki-Publicis, AutoDesk ou Danone … qui ont témoigné lors de la Social Recruiting Conference de leurs approches et de leurs réalisations mais aussi du Pourquoi recrutent-elles via les réseaux sociaux ? sont à un stade de maturité avancé à la fois en matière de marketing-communication et de politique RH.

Et au-delà de la maturité, ces entreprises démontrent aussi leur capacité à assumer leur stratégie et leur culture, avec à n’en pas douter leurs imperfections… dans un processus d’apprentissage continu à ciel ouvert.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY