Articles avec le tag ‘Réseaux sociaux’

fév 2

Réseaux sociaux professionnels : une expérimentation pour tous !

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Nous étions invités par les étudiants du Master Communication de l’IAE  de Lyon à intervenir auprès d’un public d’étudiants et de professionnels d’entreprises le 31 janvier dernier sur le thème de la communication via les réseaux sociaux, appliquée plus particulièrement au recrutement et à la recherche d’emploi.

Deux éléments des échanges ont particulièrement retenu mon attention.

  • le sentiment de crainte*,
  • le besoin d’un apprentissage structuré.

Les deux étant partiellement liés.

Une crainte liée à la dimension de l’espace Web : beaucoup de gens, beaucoup d’infos, beaucoup d’outils,… Une crainte liée à la dimension Temps : la vitesse notamment des innovations, le temps réel, les flux continus…

Des craintes d’un individu face à la multiplicité, à la diversité, à la rapidité, à la réactivité…

Des craintes de passer à côté de moyens utilisés par d’autres, qui en communiquent avec plus ou moins de nuances et d’objectivité l’utilité, notamment en matière d’emploi au centre des préoccupations de chacun.

Des craintes de rester en marge de tendances qui modèleront peut-être la société de demain dans les domaines personnels et/ou professionnels. Des craintes liées à l’inconnu.

D’où le besoin de comprendre, d’apprendre, d’être formé : un apprentissage guidé et structuré.

Notre système éducatif reposant encore largement sur le maître qui transmets ses connaissances à ses élèves. L’expérimentation personnelle ou en groupe, l’observation, le questionnement critique, l’utilisation personnalisée voire détournée… ne font pas partie des aptitudes que la majorité d’entre nous développe spontanément.

La pédagogie et les contenus des formations sont en décalage structurel avec les innovations effectives. Il nous faut donc à titre personnel développer ses aptitudes, qui ne sont pas nouvelles en elles-mêmes mais qui prennent une place prépondérante dans un environnement caractérisé par les changements continus et l’incertitude. Etre curieux et proactif dans nos apprentissages, observer, tester, expérimenter, développer l’appréciation personnelle, accepter de se tromper et rebondir…

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Des enquêtes récentes (Cegos/Michaël Page) indiquent qu’une minorité de personnes utilise les réseaux sociaux à des fins professionnelles et notamment pour leur recherche d’emploi et que la majorité s’appuie sur les moyens plus classiques de recherche (annonces, cabinet de recrutement, réseau personnel).

On peut questionner la distinction faite par les répondants entre utiliser les réseaux sociaux pour agrandir et entretenir son réseau et les utiliser pour rechercher un emploi, le réseau relationnel constituant à un moment ou à un autre de sa carrière un outil de recherche d’emploi, un outil plutôt efficace, plutôt plus enrichissant, moins traumatisant que les procédures très normées de candidatures…

Comme pour le réseau relationnel de proximité, on ne construit pas une présence et une influence sur un réseau social professionnel en un clic et lorsqu’on en a besoin. C’est une attention régulière de plusieurs années.

Comme nous l’avons communiqué aux participants de la conférence, les réseaux sociaux, la recherche d’emploi et le recrutement via les réseaux sociaux sont au stade expérimental pour tout le monde : les recruteurs, les salariés, les entrepreneurs… C’est presque vrai pour ceux qui les ont créées…

*Procrastination et Incertitude de Sylvaine Pascual

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 24

Le recruteur et le point d’inflexion

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Le recruteur a couramment pour principales préoccupations de :

  • identifier les bonnes sources et les bons supports de communication pour trouver des candidats.
  • susciter l’intérêt de candidats… alignés sur sa recherche, et filtrer le plus efficacement ceux qui ne le sont pas.
  • évaluer chaque candidat à partir de critères objectifs définis, pondérer ces critères car le mouton à cinq pattes n’existent pas…

Dans ces premières actions de sourcing et d’évaluation, il donne de la voix…

Nous avons tous été un jour candidat et nous avons tous eu le sentiment dans ces premières étapes que le recruteur donnait le ton : on se laisse convoquer, scruter, sélectionner… Puis le jour où la décision favorable est prise, il est fréquent d’observer un changement de ton… plus mélodieux. Une inflection qui sonne la fin de la relation évaluateur-évalué. On change de registre, il s’agit maintenant de convaincre le candidat de rejoindre l’entreprise.

A peine caricaturales, ces pratiques ont encore largement cours.

Les usages « social » du web tendent aujourd’hui à renouveler dans de nombreux domaines la gestion de la relation, dont le recrutement. On parle aujourd’hui d’Expérience Candidat.

Les finalités de l’Expérience Candidat ne relève pas de la philanthropie ou d’un élan d’humanité retrouvée. Les préoccupations et les objectifs des recruteurs restent les mêmes.

Mais dans cet espace plus ouvert où les voix se font entendre, se perçoivent, s’évaluent, se « Like », la construction de la relation, les attitudes développées tout au long des étapes de sourcing, de mise en relation, d’évaluation réciproque de l’intérêt et de la proposition de valeur… appellent un engagement cohérent, une attention constante, un alignement plus qualitatif entre la fin et les moyens. Il y va de la réputation…

Il n’est pas demandé à cette attention d’être authentique, elle peut l’être au hasard de vraies rencontres… Cette attention doit juste être respectueuse.

Si l’Expérience Candidat contribue aujourd’hui davantage qu’hier à la réputation et à la Marque (pas seulement Employeur) parce qu’elle se vit publiquement, elle doit aussi être pensée comme une composante du recrutement. Les actions, les attitudes, les réactions constituent pour le recruteur comme pour le candidat des sources d’information, d’appréciation et de décision à ne pas ignorer.
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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 23

Recrutement : les attentes du candidat

L’attente majeure d’un candidat qui postule à une offre d’emploi est bien évidemment d’être recruté !

Comme 99 candidats sur 100 ne le seront pas, le recrutement est par nature déceptif pour la presque totalité d’entre eux.

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La déception est aujourd’hui plus forte en raison de l’effort individuel et renouvelé à produire pour trouver un emploi sur un marché du travail sinistré mais aussi en raison de l’automatisation des processus de recrutement qui laisse une moindre place à la relation humaine.

En positionnant les individus au coeur de la production de valeur, le Web social fait évoluer la gestion de la relation dans de nombreux domaines, non-professionnels et professionnels, dont le recrutement. On parle depuis peu de l’Expérience Candidat !

Elan de réhumanisation des relations Recruteur-Candidat ou élément additionnel de création de valeur pour les uns et pour les autres, les pratiques sociales redirigent les projecteurs sur les processus de recrutement et notamment sur les attentes des candidats vis à vis des entreprises et des cabinets de recrutement.

Au fond les attentes des candidats, le « Quoi », n’ont pas foncièrement changé. L’évolution est davantage dans leur prise en compte. L’innovation peut venir des modalités, le « Comment ».

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Où en est ma candidature ?

Par cette question, le candidat est en attente d’une meilleure visibilité sur le processus de recrutement : les étapes, le planning…

Qu’il soit en poste et en recherche d’une nouvelle opportunité ou sans emploi, chaque candidature à une offre d’emploi suscite tout d’abord un espoir, l’espoir d’une opportunité dont la rareté est à la hauteur de l’attention portée.

Le candidat a besoin de gérer sa dynamique de recherche, la connaissance du « quand » en est une composante.

Du côté des recruteurs, la formule retenue ces dernières années et formatée par les outils de e-recrutement proposés consiste à faire parvenir un e-mail automatique qui a 2 objectifs : accuser réception de la candidature et se dispenser à l’avance de la réponse de refus en précisant que si le candidat n’est pas contacté dans un délai de 3 semaines, ce courrier signifie un refus qui vient clore la démarche.

Si la première partie de la réponse répond à une partie de l’attente du candidat concernant la prise en compte de sa candidature et le planning de la première étape de la sélection, les réponses automatiques de ce type créent aussi une frustration forte en raison de la disproportion entre l’investissement en énergie et en temps qu’il a du déployer pour poser sa candidature et le temps d’attention accordé par le recruteur.

Pour les recruteurs qui ont à gérer de nombreuses candidatures et qui s’appuie en général sur des outils de gestion de candidatures, il est plus efficace et tout aussi peu consommateur de temps d’envoyer un premier message accusant la bonne réception du dossier du candidat : »j’ai pris en compte votre candidature, l’étude de cette dernière sera réalisée dans les x jours ou semaines ». Puis d’envoyer un second message dans des délais brefs si la candidature n’est pas retenue.

Les études montrent que si les candidats apprécient le téléphone dans le contact avec le recruteur, l’e-mail ou la messagerie d’un réseau social sont aussi appréciés pour être informé de l’avancement du processus.

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Que pensez-vous de ma candidature ?

Le candidat a une attente forte sur l’évaluation de sa candidature à chaque stade de la sélection.

Elle est directement lié à l’objectif ultime de sa démarche : le résultat.

Elle contribue à l’apprentissage individuel que le candidat doit réaliser pour améliorer au fur et à mesure l’efficacité de ses candidatures et aboutir dans sa recherche d’emploi.

Des ajustements de contextes, lorsque le projet professionnel est clair et la stratégie de recherche a été travaillée.

Un apprentissage plus conséquent quand la recherche n’a pas été suffisamment préparée, réfléchie (nous sommes toujours étonnés de constater qu’il y a, en dépit des difficultés d’emploi, autant de candidats qui n’ont pas professionnalisé leur recherche…).

Il est difficile pour un recruteur de faire un feedback détaillé, oral ou écrit, à chaque candidat aux différentes stades de la sélection, et plus particulièrement lors de la première sélection.

Des éditeurs de logiciels de gestion des recrutements tentent d’aborder la question par l’amont en tentant de réduire le nombre de candidatures non pertinentes, en faisant évoluer les critères en nombre ou en nature (compétences, aspirations, culture du candidat, etc.). Si les candidatures sont plus pertinentes et en nombre réduit, les temps engagés seront moindre tant en matière d’évaluation que de feedbacks aux candidats.

Nous constatons dans nos activités de conseil en ressources humaines auprès d’entreprises, CANDEN, que néanmoins en période de chômage intense, les candidats développent des stratégies de réponses à toutes les annonces, qui de près ou de loin leur pourrait leur correspondre. Une des solutions que nous avons personnellement mis en place dans notre position d’artisan recruteur (cette activité n’étant pas majeure) consiste à qualifier les candidatures inappropriées par 2 ou 3 mots-clés et à regrouper les réponses négatives en précisant à partir de ces quelques mots les raisons du refus.

Si l’effet nombre peut pénaliser l’existence ou la qualité du feedback de la première sélection, il est indispensable à l’issue des étapes de sélection suivantes (entretiens successifs, tests éventuels, etc.) de réaliser un feedback personnalisé au candidat engagé dans le processus.

Si le candidat a des attentes au départ, ses attentes sont renforcées lorsque le recruteur lui a montré un intérêt. Le message comme quoi le profil pourrait convenir appelle une attente forte sur la réponse : « Pourquoi ne convient-il plus ? ». Recruter, c’est aussi refuser. L’activité « refus » est à intégrer au processus de recrutement.

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L’attention est une attente réciproque.

Du recruteur qui souhaite attirer celle des candidats potentiels tout au long de la démarche : du sourcing à la signature du contrat d’embauche.

Du candidat qui a mobilisé sont attention sur l’offre d’emploi, l’entreprise et sur le processus d’évaluation proposé.

L’innovation en matière de recrutement va se poursuivre dans les prochaines années au tour de la dimension « social ».

Pour les recruteurs, le « recrutement 2.0″ ne se limitera pas à une « chasse de têtes » partiellement démocratisée.

Pour le « candidat 2.0″ rechercher un emploi rimera davantage avec une plus grande qualification des sources d’opportunités et des opportunités, elles-mêmes (the social job seeker)

Un recrutement et une candidature plus relationnels et plus interactifs qui favorisera cette attention humaine réciproque.

Les réseaux sociaux ou les éditeurs d’outils de gestion de candidatures ont encore un large champ de réflexions et d’innovation en matière de gestion de la relation Recruteur-Candidat.

Si l’Expérience Candidat est un sujet qui vous intéresse, nous vous convions à assister à l’atelier que nous animerons à #TruParis le 9 février prochain à l’initiative de Link Humans, société de conseil en stratégie de recrutement.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 19

Profils LinkedIn : les « qualificatifs » les plus utilisés en 2011 pour se présenter

LinkedIn communique en cette fin d’année 2011 les mots les plus utilisés dans les profils de ses membres par pays.

En France, le classement a quelque peu changé… Ces indications sont bien évidemment à analyser au premier degré, le nombre de membres et donc leurs profils ayant évolué en une année. Plus de 3 millions de membres en 2011 en France (2 millions en 2010).

La caractéristique « Réalisateur/trice » exprimée en 2010 par les qualificatifs :

  • Orientation résultat (9)
  • Aptitude à résoudre des problèmes  (10)

n’apparait plus qu’une fois sous le terme « Efficace » (6) en 2011.

Les nouvelles technologies et surtout la dimension internationale font leur apparition en 2011 avec des expressions comme « pluriculturel » ou directement « expérience internationale ». Etonnant car LinkedIn a la réputation d’être un réseau essentiellement constitué de profils internationaux (notamment 1ère version en France exclusivement en anglais) et de profils marketing à l’aise avec les TIC.

A relever également la disparition de « Grande expérience » au profit de « Solide expérience ». Les profils LinkedIn auraient-ils rajeunis ? Les séniors auraient-ils estompés leur séniorité ?

L’apparition du mot « Spécialisé » serait intéressante à analyser avec davantage de données. Tendance du salarié, du travailleur indépendant ou recherche des recruteurs ?

La proclamation de la motivation recule. Dans tous les cas, il est recommandé de la démontrer…

Les données communiquées par LinkedIn par pays sont insuffisantes pour conclure ou identifier des tendances. Il serait intéressant de comparer ces mots avec ceux utilisés par les recruteurs pour exprimer leurs recherches.

tableau comp.LinkedinBuzzword2011

Dans tous les cas, comme le souligne la direction de LinkedIn, l’effort de personnalisation pour communiquer sur son profil et son expérience est à faire par chaque membre, dans une logique d’attractivité d’emploi ou d’entrepreneuriat, d’attractivité envers le réseau relationnel pour le développer.

Comme nous l’avons souvent souligné, personnaliser son profil, le différencier relève de la connaissance de soi, de la capacité à faire une synthèse concrète de son parcours et de ses projets au service des objectifs de la présence en ligne (emploi, recherche ou développement d’expertises, relations professionnelles, identification d’opportunités business, etc.).

Si le profil est un premier acte de communication, l’efficacité d’une présence sur les réseaux sociaux relève davantage de l’action et de l’interaction (Réseaux sociaux : premiers pas et Réseaux sociaux en dynamique).

Les lecteurs réguliers d’id-carrières ne seront pas étonnés. Notre vision diverge avec LinkedIn dans le fait d’intégrer sur le profil l’équivalent détaillé du CV. Lire ou relire le billet : Ne mettez pas votre CV sur votre profil social. Votre présence « social » et sa finalité mérite mieux ;-)

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Carte des mots les plus utilisés par les membres LinkIn en 2011

Linkedin Buzz word 2011

Carte des mots les plus utilisés par les membres LinkIn en 2010

LinkedIn buzzwords2010

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 14

Pourquoi recruter via les médias sociaux ?

Nous rebondissons sur l’interview express de Jean-Noël Chaintreuil réalisé lors de la Social Recruiting Conference à Paris le 1er décembre pour prolonger l’échange d’idées et d’expériences sur la question du « Pourquoi ».


Pourquoi développer une stratégie de recrutement via les médias sociaux ?

Jean-Noël Chaintreuil retient principalement 3 objectifs :

  • accéder à de nouveaux profils, non repérés jusque là par les actions classiques de recrutement par annonce, par approche directe ou par le réseau relationnel physique…
  • élargir l’espace géographique de recrutement pour des entreprises internationales ou mondialisée comme Air Liquide,
  • accroître la réactivité du recrutement, dans le sens de la réduction des délais d’intégration de nouveaux collaborateurs dans l’entreprise.


Les entreprises les plus avancées dans l’utilisation des medias sociaux dans leurs processus de recrutement présentent souvent « comment elles font  » mais dévoilent plus rarement leurs objectifs stratégiques.

Expérimentation ? Ou confidentialité des enjeux de recrutement, révélateurs des enjeux et pratiques RH internes, dans une bataille des talents… dans un contexte concurrentiel relevé …?

Probablement les deux.

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Expérimentation parce que les médias sociaux constituent un espace nouveau et en évolution continue.

Une sorte de voyage en terre inconnue, déconnecté les premiers temps des processus et des enjeux externes et internes de l’entreprise.

Un round d’observation. La dynamique étonne au départ.

Un effet démultiplicateur, loin des repères habituels, notamment les volumes. La dynamique est aussi envoutante ou grisante, la relation facilitée est attractive et laisse entrevoir des opportunités diverses (clients, candidats, partenaires, etc.).

Un voyage en terre inconnue réalisé par un ou quelques sherpas, à titre personnel ou plus directement mandatés, avec l’aide ou non de conseils   »relativement plus » expérimentés…

Le sherpa entrepreneur ou mandaté devient sponsor d’initiatives plus opérationnelles, le plus souvent toujours en logique expérimentale et sous observation des livrables et des ROIs à la « mode d’avant ».

Dans le cas du recrutement, il est intéressant d’observer que l’approche « vivier de candidats » a laissé la place à la Marque Employeur, puis à la mobilisation des salariés, et donc à la politique RH interne qui elle-même fait son entrée dans le marketing global de l’entreprise, la fameuse Marque.

Cette même politique RH se ré-alimenterait des pratiques sociales (motivation, apprentissages, reconnaissance, sentiment d’appartenance, etc.). Un vrai business modèle 2.0 où la valeur additionnelle créée est générée par la dimension « social ».

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Les entreprises comme Deloitte, Vivaki-Publicis, AutoDesk ou Danone … qui ont témoigné lors de la Social Recruiting Conference de leurs approches et de leurs réalisations mais aussi du Pourquoi recrutent-elles via les réseaux sociaux ? sont à un stade de maturité avancé à la fois en matière de marketing-communication et de politique RH.

Et au-delà de la maturité, ces entreprises démontrent aussi leur capacité à assumer leur stratégie et leur culture, avec à n’en pas douter leurs imperfections… dans un processus d’apprentissage continu à ciel ouvert.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 9

Client, Candidat, Collaborateur, Compagnie : les 4 C vertueux du Social ?

Les conférences du mois de décembre sur le Social Recruiting (recrutement notamment via les medias sociaux) ou le Social Customer Relationship Management (la gestion de la relation clients notamment via les medias sociaux) font converger l’ensemble des enjeux, des objectifs, des processus de l’entreprise principalement vers 3 cibles :

  • le prospect ou le client qui, au-delà d’acheter le produit ou le service, réinjecte de la valeur dans les processus de l’entreprise, volontairement ou non, notamment en matière de marketing ou d’innovation produit/service…
  • le candidat, ce « nouveau » salarié à trouver sur les réseaux sociaux, et si possible la perle rare que l’entreprise n’avait pas encore pu attirer ou repérer…celui qui demain dans l’entreprise contribuera à faire la différence…
  • le collaborateur, retrouvé, « repositionné » en contributeur stratégique et en ambassadeur de l’entreprise qu’il faut remotiver, réengager dans l’entreprise…

Comme le dit Brian Solis, l’adoption des médias sociaux ne se fera que si le bénéficiaire final le demande. Il le demandera si cela lui est utile.

La logique « social » en matière économique/business sous-entend la co-création de valeur, donc un engagement actif.

Pour s’y engager, les deux parties, l’entreprise et l’individu, doivent donc y chacun trouver des impacts utiles.

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Pour l’entreprise dont la vocation première est de créer de la valeur, l’adoption des médias sociaux en matière de marketing, de vente, de recrutement ou de gestion des ressources humaines passe par la validation de l’effectivité de cette valeur « sur-ajoutée » de par la collaboration avec les parties prenantes, externes et internes.

Hors dans l’espace digital, cette collaboration doit d’abord être construite. Elle passe par un processus, long et durablement cohérent et authentique, pour entrer en contact avec la cible, la sensibiliser, échanger avec elle, puis l’engager activement.

La validation de l’effectivité nécessite donc du temps et des expérimentations dans un univers d’innovations rapides, des temps qui ne sont pas les temps communs de l’entreprise.

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Pour les individus, l’utilité des médias sociaux peut-être motivée par une valeur financière directe (travailler pour le candidat ou le collaborateur), ou plus indirecte (des services rendus eux-mêmes générateurs à retardement de revenus comme le réseau relationnel pour le candidat ou le collaborateur). L’utilité peut aussi relever d’une dimension plus immatérielle, le plaisir, le jeu, etc.

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Au-delà du suivi presque mécanique d’une tendance lourde ou de l’attractivité première qui peut conduire à l’adoption des médias sociaux, les acteurs du social business devront faire évoluer leur proposition de valeur, recréer de la valeur, notamment en échanges des données et des contenus transmis par le client, le candidat, le collaborateur au bénéfice de l’entreprise (si elle sait les exploiter) … et de la confiance accordée.

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En cette fin d’année 2011, plusieurs acteurs et observateurs ont questionné la valeur intrinsèque ou additionnelle qui peut être créée par l’utilisation des médias sociaux pour les entreprises et pour les personnes individuellement, le client, le candidat, le collaborateur.

Les approches marketing et les problématiques de traitement et d’analyse des données sont en pleine ébullition. La puissance des organisations dans ces domaines sont infiniment supérieurs à celle des individus, même regroupés en communautés d’intérêts, plus ou moins sincèrement partagés…

La notion de « Social » renforce certes la dimension relationnelle au service de la co-création de valeur, mais dans un esprit de partage, de loyauté, de sincérité, d’authenticité… de belles valeurs qui ne peuvent se vivre que si les utilités convergent, même si leurs natures diffèrent.

Un changement majeur de paradigme qui nous enthousiasme (certains disent « réanchante »), l’espoir d’une société plus humanisée presque paradoxalement portée par la mécanique des systèmes d’informations et de communication.

Un nouveau paradigme qui interpelle sur la nature de ce qui nous est utile et sur les moyens de l’obtenir. Nous ne créerons pas, et encore plus co-créerons pas de la valeur et donc de l’utilité avec un vieil état d’esprit.

Marketer, vendre, recruter, candidater, manager … via les médias sociaux, en e-acteur ou en additionnel, implique une nouvelle socialisation des entreprises et des personnes individuellement.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 7

User des médias sociaux pour le recrutement : la fatigue du candidat

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Cette photo est une affiche reprenant la ruée historique vers l’or au milieu du 19è siècle. Ce mouvement est à associer à un engouement, à la perception d’un gain important. James Marshall fut le premier à trouver de l’or en 1848. Par effet de boule de neige, l’intérêt pour cette aventure s’est amplifié et des flux migratoires importants ont été constatés.

Quel lien entre la ruée vers l’or et la Social Recruiting Conference qui avait lieu à Paris Jeudi 1er décembre ? Pourquoi est-ce important de partir de ce point de vue ?

Le sur-enthousiasme vis-à-vis des médias sociaux et l’incompréhension du décalage nécessaire sont deux trappes à part entière.

Passer par les médias sociaux peut, paradoxalement, rendre l’expérience candidat moins intéressante et développer une fatigue.

Il s’agit du contexte dans lequel le candidat serait sur-sollicité et exprimerait un rejet. De là, il est quasiment certain que l’employeur grille les chances de créer un lien durable et de se faire recommander.

Si des statistiques tentent de démontrer une adoption importante, alors qu’en faire et par où commencer ? Ces éléments chiffrés sont-ils valables pour le monde entier, pour un continent précis, pour un pays, pour un secteur d’activité ou encore pour un métier spécifique ?

Les différentes études sont des indicateurs. Cela dit, il n’y a rien de mieux que de partir de sa propre situation. Il y a certes des potentialités d’usage, quelles sont-elles ?

On observe un parallèle révélateur entre le marketing et le recrutement. En effet, quelques années en arrière (et encore aujourd’hui), de nouvelles pratiques et de nouveaux métiers ont vu le jour. C’est le cas du fameux « community manager » qui, de par sa polyvalence, va très souvent jouer le rôle d’interface entre l’entreprise et les clients.

Que vous le souhaitiez ou non, des conversations ont lieu sur vos marques, sur votre entreprise, en ligne ou dans la vraie vie. La notion de contrôle est dépassée et celle d’engagement prend de la valeur.

En revenant encore en arrière, Seth Godin avait écrit le livre « Permission Marketing » en 1999, une approche marketing qui se veut être à l’opposé du marketing de l’interruption jugé trop intrusif et transactionnel.

Et dans un monde où il existe une multitude de marques, les futurs clients sont sur-sollicités, et le phénomène s’accentue au fur et à mesure que la lutte pour l’attention se développe. L’usage des médias sociaux est un coût relativement léger et la communication est très directe.

On en vient à la fatigue du client. Ce dernier devient beaucoup plus sélectif et dispose de moins d’attention.

Interruption. Permission. Le passage de l’un à l’autre va dans le sens d’une personnalisation, du respect des choix et des préférences du client et de l’objectif de construire une relation durable.

Nous ne parlerons pas de fatigue du client mais bien évidemment de fatigue du candidat. Trois exemples :

- sollicitations directes et fréquentes pour des postes qui ne correspondent pas aux aspirations du candidat, ou pour des demandes de recommendations de candidats,
- des contenus majoritairement à base d’offres d’emploi ou de publicités RH autres,
- des invitations fréquentes à des évènements trop corporate et pas assez en phase avec les attentes des candidats.

Cette fatigue est étroitement liée à la qualité de l’expérience-candidat même.

Quelques points à explorer pour aller dans le sens d’une expérience positive (associée à une marque commerciale performante) et créer de l’enthousiasme chez le candidat :

- intervenir bien en amont de la diffusion d’offres d’emploi
- travailler sur sa proposition de valeur employeur et optimiser l’expérience-salarié
- écouter, se connecter et engager la conversation en premier lieu
- penser « permission », « opt-in » (attirer plutôt qu’être pushy)
- opter pour une fréquence raisonnée de partage de contenus
- créer du contenu donnant plus d’éléments sur l’expérience-salarié (vaste terrain d’innovation) et donner le micro aux salariés-mêmes

Au fur et à mesure que le niveau d’adoption des médias sociaux par les recruteurs haussera, la production globale de contenus aura la même tendance et les risques de fatigue également (en fonction des pratiques employées).

Les médias sociaux sont des facilitateurs de connexions, de rencontres.

La fabuleuse opportunité réside ainsi dans la création de relations durables, de l’approfondissement progressif des liens et l’établissement d’un pont solide entre employés et candidats au final.

Sans cette vision sur le long terme, sans la cohérence, l’adoption du bon état d’esprit, l’optimisation de l’expérience-salarié et de l’expérience-candidat, on en vient à se noyer dans une lutte stérile pour l’attention.

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Auteur : Lilian Mahoukou
déc 5

Recrutement et réseaux sociaux : de la promesse marketing à la réalité du management des ressources humaines #srconf

Les partages d’expériences et les échanges qui ont eu lieu durant la Social Recruiting Conference à Paris le 1er décembre dernier nous ont une fois de plus interpellés sur les dimensions RH et marketing du recrutement. Et au-delà même du recrutement sur la politique RH, les pratiques de management et le marketing relationnel, notamment à travers les médias sociaux.

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Relais de l’organisation en France de cette conférence européenne, nous avions demandé aux intervenants de présenter leurs initiatives : « Comment recrutez-vous sur les réseaux sociaux et quels en sont les retours d’expériences« .

Mais surtout d’expliquer leurs objectifs « Pourquoi recrutez-vous sur les réseaux sociaux ? »  afin de mieux comprendre les enjeux auxquels cette approche pouvait répondre, plus spécifiquement ou plus efficacement, et donc de mieux apprécier les stratégies développées, les moyens mobilisés, les facteurs clés de succès de chacune d’entre elles.

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Certaines entreprises ont particulièrement retenu notre attention en raison de la réflexion approfondie qu’elles ont conduites pour définir en amont qui elles sont, ce qu’elles ont à proposer à de futurs collaborateurs, ce qu’elles offrent à leurs collaborateurs, ce qu’elles ont offert à leur ex-collaborateurs… Tout ceci en cohérence avec leur coeur de métier, leur marché, leur positionnement…

De fait, le marketing relationnel Candidat porte une promesse reliée à une communication d’actions, vs une communication d’intention ou une proclamation auxquelles nous sommes habitués tant en marketing qu’en RH…

Une promesse :

  • claire et cohérente auprès des futurs collaborateurs potentiels : la proposition de valeur RH,
  • démontrée et illustrée par les expériences collaborateurs et ex-collaborateurs : la réalité interne,
  • communiquée et relayée par les salariés, voire une communauté élargie : un engagement des paires constaté,

Au passage, il est intéressant de noter que si cet engagement est soutenu par des actions d’accompagnement, d’apprentissage et de reconnaissance, il vient à son tour enrichir le management des ressources humaines.

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La capacité créative du marketing peut aider les RH à mieux communiquer sur leurs actions, à mieux valoriser leurs réalisations et à innover dans l’animation de leurs communautés. Pour autant comme pour un produit ou un service, l’avantage compétitif candidat ne se proclame plus, il se démontre.

Parmi les éléments de cette démonstration, il y a l’expérience Candidat qui se prolonge si l’entreprise est cohérente par l’expérience Collaborateur. Un cercle vertueux d’une relation Employeur-Employé qui a besoin de trouver des ressorts nouveaux et tangibles !

Le marketing RH ne peut exister que si l’entreprise a défini une politique RH, si cette dernière cohérente avec la réalité du vécu des salariés, les moyens et l’identité de l’organisation, si des pratiques de management efficientes et motivantes sont réellement mises en oeuvre, s’il existe une satisfaction effective des salariés à travailler pour cette entreprise, etc.

Le grand écart entre les discours et la réalité du terrain, les effets de communication ne suffisent plus.

Tous les professionnels des ressources humaines le savent bien : toute politique, initiative, action en matière  de management des ressources humaines ne peut répondre à la majorité des attentes des salariés en raison de leurs diversités par nature. Les objectifs à viser nous semblent, par expérience, relever d’une tendance majoritaire, de l’authenticité du discours, d’actions de fond inscrites dans la durée afin de développer une culture RH et managériale, socle de performance, d’attractivité et de crédibilité en interne comme en externe.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 2

Social Recruiting Conference Paris : J+1

Photo SRconf
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Alan Whitford, Fondateur de RC Euro et Chairman de la #srconf, a prononcé une phrase très intéressante à la fin de l’édition parisienne de The Social Recruiting Conference, sponsorisée par Viadeo et Talentory : “la conversation est toujours active et vivante”.

En effet, la première #srconf avait vu le jour sur Londres, il y a un peu plus de 1 an. La SR Conference La #srconf s’inscrit dans une dynamique de mouvement et d’apprentissages partagés.

Vic Okezie (CEO de Crexia et Directeur de la #srconf) nous a sollicité (Canden/id-carrieres.com) pour être le partenaire local. La collaboration fut enrichissante, un excellent exercice de travail collaboratif à distance en équipe multiculturelle.
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Un grand merci aux intervenants et à toutes les personnes présentes à cette conférence qui s’est voulue culturellement ouverte dans le but d’approfondir la diversité des cas et des expérimentations.

  • Jean-Marc Mickeler, Associé et Directeur de la Marque Employeur chez Deloitte France
  • Jean-Noël Chaintreuil, Responsable Programmes RH chez Air Liquide
  • Céline Lappas, Responsable du Développement RH chez Danone Research
  • Charlotte Vitoux Evrard, Responsable de l’acquisition talent chez Vivaki France
  • Damien Joliot, Responsable Ressources Humaines chez People In Action
  • Colin Frankland, Directeur Marketing B2B Viadeo
  • Andy Headworth, Directeur Général de Sirona Consulting
  • Franck La Pinta, Responsable Marque Employeur chez Société Générale Groupe
  • Alan Whitford, Fondateur de RC Euro
  • Maria Trivellato, Directeur EMEA de l’acquisition talent chez Autodesk.

Pannel 3


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Pannel 1

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De nombreux instants de discussions informelles ont rythmé les présentations et les tables rondes. Ils ont permis de prolonger les débats et d’approfondir les rencontres.

Pause

Une série d’articles sont en préparation pour la semaine prochaine.

Nous aborderons autant le point de vue de l’entreprise, que celui des salariés et des candidats. En attendant, bon repos à tous et excellent weekend :)

Nous reviendrons sur les sujets traités, nous apporterons notre analyse, comme nous essayons de le faire le plus souvent sur ce blog. Nous aborderons autant le point de vue de l’entreprise, que celui des salariés et des candidats.

Dans l’attente, nous vous souhaitons un excellent week-end à tous :-)


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Auteur : Lilian Mahoukou Marie-Pierre Fleury
nov 29

Non-conférence des étudiants de Polytech Lyon : Recrutement et médias sociaux -22 nov. 2011

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Polytech Lyon, école d’ingénieur avec plusieurs structures réparties un peu partout en France, organisait son forum annuel mardi dernier. L’idée était de connecter les étudiants avec le monde de l’entreprise. Nous avons été sollicité par une étudiante directement sur Linkedin et au fil des échanges, l’idée d’une non-conférence fut consolidée.

Un grand merci aux organisateurs et aux étudiants pour l’accueil !

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Les objectifs étaient de parler recrutement et médias sociaux, et surtout d’amener les étudiants à prendre la parole et à donner leur opinion.

Trois sessions de 45 minutes (30 minutes d’échange en petits groupes, suivis de 15 minutes pour les restitutions) ont été organisées avec 4 espaces d’échange. Pour chaque session, il y avait 12 à 30 étudiants.

Ce qui est intéressant fut également les thèmes abordés par chacun d’eux. Voici quelques exemples de sujets abordés :

- le recrutement à distance
- twitter (principes et possibilités d’usages professionnels)
- comment gérer le multilinguisme pour les profils professionnels
- les réseaux sociaux professionnelles à disposition (écosystème)
- les réseaux sociaux : une nécessité ou une option ?
- télécommunication et addiction aux univers digitaux
- quels usages des médias sociaux côté recruteurs ?
- comment tisser son réseau relationnel au sortir de Polytech Lyon ?
- le CV vidéo

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De manière générale, la participation des étudiants a été importante avec pas mal de questionnements et de prises de position. Voici quelques constats :

- une compréhension des enjeux en termes de carrière
- il y a une nécessité de changer de posture (de passif/réactif à proactif) pour aller chercher les informations soi-même et prendre position
- la connaissance de l’écosystème en place et d’exemples d’usage ne concerne qu’une minorité
- certains étudiants se sont essayés à Linkedin ou Viadeo pour entrer en contact avec des personnes et trouver des stages
- un sentiment de déconnexion au milieu de profils plus expérimentés sur les réseaux sociaux professionnels
- Facebook peut être une source riche d’informations en suivant quelques espaces de discussions scientifiques (à ne pas négliger)
- une aversion au risque pour une partie du groupe (accès aux éléments personnels en ligne, e-profilage abordés et négativement perçu).

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Les étudiants d’aujourd’hui sont les professionnels de demain. Quelques suggestions pour la suite :

- développer l’approche participative pour partir des préoccupations des étudiants
- très régulièrement informer les étudiants sur les médias sociaux, l’écosystème et les évolutions diverses
- des études de cas succincts issus d’un groupe de veille étudiants
- une exploration des objectifs possibles avec des mises en situation permettrait d’aller dans le sens de l’immersion
- au fur et à mesure que le niveau de maturité des usages évolue, pourquoi pas encourager à la création de projets ayant pour but de plus ou moins utiliser les médias sociaux
- des interventions régulières sur le thème de la carrière et des médias sociaux, et bien en amont.


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Auteur : Equipe id-carrieres