Articles avec le tag ‘Parcours professionnel’

mai 18

La notion de Talent : une nouvelle dynamique individuelle de carrières et d’emploi ? (4)

Dans nos précédents billets relatifs à l’émergence et à l’utilisation généralisée de la notion de Talent en matière de management des ressources humaines et de recrutement, nous avons identifié qu’au-delà d’un discours marketing ou du management d’une élite, l’utilisation généralisée du mot Talent est révélatrice de la revalorisation des salariés comme facteurs clés de performance des entreprises (même si cette revalorisation n’est pas effective partout … ).

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Si vous vous appropriez individuellement la notion de Talent telle que nous l’avons définie, vous n’appréhenderez plus votre parcours professionnel et votre emploi de la même manière !

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Rappel de notre définition du salarié talentueux :. .

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Le salarié talentueux, le Talent, est soit en position de management soit en position d’expertise dans l’entreprise.

Il se caractérise par l’excellence de ses compétences métier,

complétées par ses aptitudes à apprendre en permanence, à transférer ses connaissances et ses compétences avec les autres en interne et en externe,

à adapter, transformer, renouveler ses savoir-faire et ses attitudes pour en tirer le meilleur parti dans un environnement complexe et en mouvement qu’il affectionne,

à innover et à anticiper, à expérimenter, à être ouvert sur le monde et à s’enrichir des observations, à développer un esprit critique, à s’engager même à durée déterminée, à se développer personnellement tout en contribuant à une équipe..

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Ne gérez plus votre emploi et votre carrière comme un salarié mais comme un Talent !

Si les systèmes d’éducation et de formation doivent rapidement intégrer les caractéristiques du « nouveau » salarié et les entreprises transformer leur politiques RH pour les adapter dans leurs objectifs et dans leurs pratiques au management de ce « nouveau » salarié, les personnes doivent aussi à appréhender leur vie professionnelle dans une dynamique individuelle.

Au-delà des mots, concrètement, cela passe notamment par :

  • La connaissance de soi pour mieux définir pourquoi on est fait, identifier les rôles et les environnements qui nous correspondent le mieux … A lire à ce sujet sur le blog d’Ithaque : Connaissance de soi.

  • Le développement continu aussi de compétences comportementales en capitalisant pleinement sur ces aptitudes et habiletés personnelles, en faisant aussi l’apprentissage de savoir-être complémentaires qui peuvent relever de la communication, de l’adaptabilité, de l’assertivité, de la créativité, de la relation en réseau, etc.
  • L’acquisition continue de compétences techniques pour parvenir à un niveau d’excellence dans son métier et son emploi, pour les adapter aussi aux changements qui s’opèrent directement ou indirectement. La formation y contribue partiellement. L’apprentissage par l’expérience, l’expérimentation, le partage d’expériences est encore trop souvent oublié. Tout comme y contribuent la curiosité et l’ouverture, dans une économie de la connaissance et un monde en réseau.
  • Des stratégies d’évolution orientées sur le renforcement et l’adaptation de ses pratiques professionnelles en ne visant pas toujours le plus mais surtout le mieux et la cohérence..


La notion de Talent appliquée à la gestion individuelle des carrières et des emplois ne vous semblent pas porter de nouvelles exigences par rapport à ce qui est dit depuis des années ?

Vous avez partiellement raison, même si nous sommes encore très loin de l’intégration par tous de ces exigences pour des raisons diverses et variées qui tiennent à la fois aux personnes et à l’éco-système du monde du travail …

La principale vertu, valeur aussi, de la notion de Talent dans ce domaine réside dans la reconnaissance, beaucoup plus que les notions de Ressources Humaines ou de Compétences auparavant, de la singularité d’un parcours professionnel, de l’agilité et habiletés individuelles spécifiques, d’un entrepreneuriat personnel … qui seront demain plus qu’aujourd’hui valorisés et individuellement valorisants.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
avr 5

Travailler, un sport de haut niveau ?

Le sport de haut niveau est synonyme de carrière courte, d’apprentissages continus, de stratégie à construire pour atteindre l’excellence et parvenir au succès, d’un apprentissage des échecs (résilience), de reconversion professionnelle … Être salarié aujourd’hui, c’est un peu pareil, vous ne trouvez pas ?

  • Les carrières sont majoritairement courtes. Avant 25 ans, c’est la période « pas assez de … « . Après 45 ans, celle du « trop de tout » …
  • Les apprentissages et l’accumulation de ressources doivent être réfléchis, agiles, continus,  …
  • Développer ses aptitudes à rebondir en cas de difficultés ou de rupture, en réalisant une réflexion complète à la fois sur soi mais aussi sur sa sa « professionnalisation »
  • Quand le parcours d’excellence se termine, il faut construire de nouveaux repères, généralement seul …

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La première grande différence que j’identifie réside dans l’accompagnement de la carrière d’un sportif de haut niveau que l’on ne retrouve pas pour le salarié.

Le sportif de haut niveau est conseillé, orienté, soutenu sur les aspects techniques et mentaux; un transfert de compétences et d’expériences s’opèrent au sein d’un groupe (équipe, club, etc.) et par l’entraîneur-coach.

Le salarié ne bénéficie pas de tout cela. A la sortie de sa formation initiale dans laquelle cet accompagnement n’est pas toujours présent, il réalise généralement (à l’exception des salariés identifiés comme des hauts potentiels …) ses apprentissages techniques et personnels intuitivement, sans véritable guide, conseil, feedback … ou tactique d’acquisition.

La seconde réside bien évidemment dans la longévité, imposée par les limites physiques et naturelles dans le cas du sportif et par des arbitrages politiques, économiques et sociaux dans le cas du salarié (cf. nos articles sur l’emploi des seniors).

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Au-delà des actions ponctuelles d’accompagnement conduites aujourd’hui à l’occasion d’étapes professionnelles trop restrictives et encore confidentielles (tutorat des seniors, management des jeunes potentiels, accompagnement d’un repositionnement comme on dit …), tout salarié devrait acquérir très tôt la compétence à s’orienter (projet professionnel et stratégie) et accéder à des conseils et des accompagnements personnalisés sur la gestion de sa carrière et de son emploi : valider une orientation, s’évaluer, construire une stratégie d’actions et de positionnement au sein de son entreprise ou sur le marché du travail … avec les apports d’un bon questionnement, d’un partage d’expériences, d’un effet miroir …

Dans le sport de haut niveau comme sur le marché du travail, la préparation technique et personnelle, la stratégie d’actions et d’adaptation, l’accompagnement et le feedback sont les meilleurs atouts quel que soit le terrain de jeu et la place visée sur le podium.

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Lire ou relire sur ce sujet les articles de notre blog :

Ne faites plus l’autruche, faites un bilan de compétences !

Grâce à Internet, le conseil personnalisé à l’Emploi est accessible à tous

J’ai une bonne formation, l’expérience, des compétences éprouvées, la motivation … pourtant je ne trouve pas d’emploi !

GPEC, emploi des seniors, individualisation des parcours, il faut repenser le modèle social et anticiper les prochaines évolutions structurantes

La Génération Y fera-elle évoluer le modèle de carrière ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 27

Emploi des Seniors, des générations sacrifiées. Au-delà des Seniors, des représentations et des pratiques à transformer.

La perspective d’un cycle démographique favorable à l’emploi des seniors s’est évanouie avec la crise de 2008. Dans le contexte d’un chômage massif 2008/2009 ou de stabilisation de la dégradation 2010, le taux d’emploi des seniors, structurellement faible en France, continue à se dégrader en dépit des obligations légales ou des incitations financières de 2010, essentiellement motivées par ailleurs pour préserver l’équilibre des systèmes de protections sociales.

Si les objectifs à atteindre en matière d’emploi des seniors font l’objet d’un relatif consensus :

  • favoriser le maintien dans l’emploi des seniors,
  • favoriser le recrutement des seniors,
  • améliorer la qualité de vie et la santé au travail.

En revanche, l’évolution des représentations et des pratiques nécessitent du temps. Temps que n’ont pas eu les seniors des années 90 et que n’ont pas non plus les seniors de 2011.

Des générations de seniors sacrifiées : génération de l’après préretraite, de la retraite à 60 ans ou à 67 ans.  Les causes sont multiples et la mise en œuvre des solutions en conséquence complexes, entre choix politiques, contextes économiques, évolutions démographiques, aspirations sociales, modèle social des entreprises et pratiques RH …

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Du temps pour faire évoluer les représentations des entreprises et des salariés.

Ces représentations sont notamment conditionnées par notre modèle social fondé sur la progression de carrière et donc de salaire, sous entendu pour certains experts par une logique de mérite ou pour d’autres par une logique de compensation avec une juniorité moins rémunérée.

Ce qui conduit, notamment, les entreprises à argumenter sur le coût du travail d’un salarié senior trop élevé en parallèle d’une productivité estimée en baisse, argument qui reste néanmoins à démontrer précisément.

Par ailleurs, les entreprises et salariés sont toujours culturellement imprégnés par la retraite à 60 ans et les préretraites. Les entreprises continuent à limiter l’investissement sur les salariés de plus de 45 ans (mobilité professionnelle, formation …) en se disant qu’elles n’auront pas de retour sur investissement.  Et les préretraites existent toujours financés sur les fonds propres des entreprises.

Les salariés eux-mêmes continuent à aspirer à une retraite vers 60 ans pour profiter encore en bonne santé d’une dernière étape de vie sans intégrer psychologiquement la progression de l’espérance de vie et l’amélioration de la santé des personnes les plus âgées. Cette aspiration à quitter l’entreprise est par ailleurs entretenue par la dégradation générale des relations et des conditions de travail dans les entreprises.

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Du temps pour transformer les pratiques RH

Pour favoriser le maintien dans l’emploi des seniors, un entretien de seconde partie de carrières a été imposé aux entreprises pour les salariés de plus de 45 ans dans le cadre du Plan senior devant s’intégrer dans la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Nous pensons que cet entretien sera inefficient pour répondre à l’objectif visé du maintien dans l’entreprise. D’une part, les managers ne sont pas qualifiés et suffisamment préparés pour cet entretien. Les bilans de compétences et des programmes de formation peuvent pleuvoir mais s’ils ne sont pas ni bine orientés, ni exploités, ils ne serviront à rien.

D’autre part, et ce point nous paraît majeur, le paramètre de l’âge qui lui est associé n’est pas pertinent. L’accompagnement des trajectoires professionnelles dans l’entreprise devrait être un processus continu afin d’éviter de constater à 45 ans les voies sans issue ou les déraillements. Il devrait aussi être déconnecté de l’âge pour prendre davantage en compte les compétences et les contributions.

Dès le début de la relation contractuelle, l’entreprise et le salarié devraient se projeter comme 2 partenaires responsables du développement des compétences et de l’animation de la motivation le temps de leur collaboration. Cette collaboration contribuerait à améliorer la performance individuelle et collective, à sécuriser le parcours professionnel du salarié dans l’entreprise et demain sur le marché de l’emploi, quel que soit l’âge. Un dialogue renouvelé entre employeur et salarié sur ces sujets renforcerait par ailleurs le sens de leur collaboration et la clarté de leurs engagements réciproques.

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N’est-ce pas là l’engagement Employabilité qui devait se substituer à l’Engagement Emploi ?

Un engagement sur l’employabilité qui viendrait enfin concrétiser une réelle flexi-sécurité.

Une flexi-sécurité effective qui concernerait les salariés de tout âge, au-delà des seniors.

Une flexi-sécurité qui ne serait pas seulement vu à travers des formes contractuelles et un système social de compensation, qui ne parvient plus à l’être, tant le nombre de salariés concernés est croissant.

Une flexi-sécurité conçue comme un partenariat engageant et effectif ?

  • Des entreprises impliquées dans l’orientation et la construction des trajectoires professionnelles de leurs salariés, quels que soient l’expérience professionnelle, le statut, le métier, la durée du contrat … en les déléguant partiellement dans les phases les plus expertes.
  • Des jeunes formés à la compétence à s’orienter, des salariés davantage conscients des enjeux et pro-actifs, plus agiles dans la gestion de leurs parcours professionnels et de leur employabilité, apte à rebondir si nécessaire …
  • Dans une relation non plus d’emploi mais de travail en dynamique qui bénéficie aussi à la performance économique et sociale de l’entreprise,
  • Sur un marché du travail, y compris la formation, éduqué à la flexibilité, davantage apte à absorber les évolutions continues des besoins en compétences.

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A redécouvrir nos articles sur les mêmes sujets :

Nous serons tous un jour des seniors …

Plan d’actions pour les seniors : une obligation pour les entreprises

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences : de 1945 à nos jours … une nouveauté qui commence à dater.

GPEC, emploi des seniors, individualisation des parcours, il faut repenser le modèle social et anticiper les prochaines évolutions structurantes

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 17

Comment demander à votre employeur un Bilan de compétences ?

Comme Cassiopée l’a exprimé sur le site interim-emplois, vous souhaitez bénéficier d’un Bilan de compétences, mais vous ne savez pas comment le présenter à votre entreprise. Vous êtes même inquiet(e) de la réaction de votre responsable hiérarchique et/ou RH et des conséquences éventuelles sur votre emploi ou votre évolution. Comment vont-ils l’interpréter ? Que vont-ils en déduire ?

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L’objectif que vous poursuivez en réalisant un Bilan de compétences influencera directement la manière de présenter votre demande et de négocier.

  • Poursuivez-vous uniquement un objectif personnel ? Préparer une évolution à l’extérieur de l’entreprise…
  • Souhaitez-vous démontrer, argumenter ou objectiver certains éléments par rapport à votre hiérarchie ? Evoluer dans vos missions, votre rémunération ou votre qualification,…

La culture de l’entreprise, ses pratiques RH, la nature des relations que vous entretenez avec votre hiérarchie sont autant d’éléments qui doivent également vous permettre de définir la bonne stratégie.

Les orientations que nous vous présentons ici sont bien évidemment non exhaustives, et sont à adapter à chaque cas et à chaque contexte.

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Avant de vous lancer, pour mettre de votre côté toutes les chances d’aboutir et renforcer votre confiance, il est recommandé de se renseigner sur les points suivants :

- Tout d’abord, le Bilan de compétences répond-il bien à votre besoin ? Pourquoi ? Comment ?

Prenez en compte que le Bilan de compétences comporte 3 volets : analyser le passé et le présent, se projeter, définir des actions à mettre en oeuvre. Intégrez-les dans votre argumentation.

- Comment la législation relative au Bilan de compétences s’applique dans votre cas ? Financement par l’employeur et convention tripartite, utilisation de votre DIF ou demande d’un congé spécial de Bilan de compétences, ancienneté dans l’entreprise, modalités de prise en charge, plus de 45 ans, etc.

Le dispositif dans lequel vous souhaitez inscrire votre Bilan de compétences influencera le contenu de votre communication et vos obligations ou non en matière de justification et de feedback à votre employeur.

- Quelle est la politique ou la sensibilité de l’entreprise en matière de développement des personnes ?

Si vous êtes dans une très petite entreprise, c’est essentiellement en échangeant avec d’autres salariés que vous allez identifier des tendances.

Si vous êtes dans une entreprise moyenne ou grande, les actions seront en principe formalisées (plan de formation, bilan social) ou les IRP pourront vous renseigner.

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Pour décider du fond et de la forme de votre demande, appréciez objectivement la nature des relations que vous entretenez avec votre responsable hiérarchique et/ou RH. En fonction du niveau de confiance accordée, adaptez plus ou moins votre discours. Jouez la tactique ou plus transparente.

Vous pouvez commencer par demander conseil à votre responsable sur la pertinence du Bilan de compétences ou sur la suggestion d’une autre démarche mieux adaptée à votre besoin. Engagez le dialogue, analysez ses suggestions, ses conseils, son état d’esprit pour mieux rebondir sur votre objectif.

Vous pouvez aussi appuyer votre argumentation sur les éléments échangés lors d’entretiens informels ou de votre entretien annuel qui, selon toute vraisemblance, comportent pour vous des points de progrès ! Inscrivez cette démarche de progrès dans les objectifs de votre Bilan, même si ce ne sont pas les seuls que vous poursuivez à titre personnel.

Vous pouvez par ailleurs réutiliser les objectifs et les enjeux exprimés par la direction ou votre responsable de service pour démontrer que votre démarche s’inscrit dans une contribution à ses enjeux.

Vous pouvez aussi exprimer plus directement votre besoin de faire un point professionnel pour tout simplement savoir où vous en êtes :

  • pour renforcer votre confiance en vous et progresser dans votre fonction,
  • pour définir objectivement vos axes de progrès techniques ou plus personnels,
  • pour mieux vous connaître et donc contribuer plus efficacement à votre équipe, …
  • pour mieux cibler un projet de formation …
  • etc.

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Ne trouvez-vous pas que c’est plus facile de faire un Bilan de compétences avec les conseillers id-carrieres ? Les personnes que nous accompagnons à titre personnel nous le disent :)

Vous nous exposez votre besoin en utilisant la rubrique Un conseil gratuit. Nous vous aidons gratuitement à valider que la démarche correspond à votre objectif. Nous vous expliquons le détail de l’approche Bilan de compétences et nous la personnalisons en prenant en compte votre parcours professionnel et vos contraintes.

Et en un clic, vous confirmez votre demande ! Votre Bilan de compétences peut commencer , selon vos disponibilités, jalonné d’analyses, de tests et d’entretiens avec votre conseiller pour élaborer ensemble les réponses à vos interrogations que nous formalisons dans un document final que nous vous remettons. C’est ainsi que vous prenez simplement votre carrière en mains …

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 15

Le Bilan de compétences 1991- 2011 : vers une nouvelle notoriété ?

Dans les représentations des salariés et des employeurs, le Bilan de compétences a été longtemps associé à des situations négatives, et il le reste encore …

Quand l’employeur prend (prenait) l’initiative, le salarié s’inquiète (s’inquiétait). Salarié en difficultés que l’entreprise souhaite (souhaitait) faire partir ? Salarié que l’entreprise fait (faisait) partir et accompagne (accompagnait) par un Bilan de compétences intégré ou non à un outplacement.

Quand le salarié en fait (faisait) la demande, le Bilan de compétences suscite (suscitait) de la méfiance de la part des employeurs : Que va-t-il en sortir ? Que va-t-il nous demander ? Projète-t-il de partir ? etc. Il est (était) aussi perçu comme un coût sans retour sur investissement pour l’entreprise.

Les évolutions de l’emploi depuis les années 90 (marché du travail contracté, désengagement des entreprises … diversité des formes d’emploi dans une vie professionnelle, responsabilité individuelle des salariés face à l’emploi, la formation et l’employabilité, …) a conduit l’Etat à encadrer juridiquement les obligations des employeurs en matière de développement de l’employabilité de leurs salariés (Formation, GPEC, Seniors, …). Il a aussi renforcer les cadres légaux des démarches individuelles des salariés dans un objectif de responsabilisation et de sécurisation des parcours professionnels (DIF, Bilan de compétences à 45 ans, … ).

L’orientation professionnelle tout au long de la vie est encouragée depuis quelques années et c’est désormais dans ce contexte que le Bilan de compétences est promu dans une perspective plus positive et constructive : anticiper, choisir, construire, sécuriser son employabilité et son emploi … Il sert (peut servir) à initier un dialogue sur de nouvelles bases entre l’employeur et les salariés sur ces sujets dans le cadre de relations en pleine mutation. Le Bilan de compétences aurait-il retrouver une nouvelle jeunesse et une nouvelle notoriété ?

Qu’en pensez-vous ? Comment votre entreprise utilise-t-elle le Bilan de compétences ? Comment vous-même ou vos collègues de travail appréhendez-vous cette démarche d’évaluation et d’orientation ?

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 14

Bilan de compétences : Faut-il toujours en faire la demande ? Oui et non !

OUI,

Si vous souhaitez faire un Bilan de compétences en utilisant votre DIF (droit individuel à la formation), un Congé de Bilan de compétences ou encore le Plan de formation de votre entreprise, vous devrez effectivement justifier auprès de votre responsable hiérarchique ou du responsable RH votre demande et préciser l’objectif que vous poursuivez.

Et là, en général, vous bloquez. Le Bilan de compétences est généralement envisagé par le salarié pour définir et/ou valider un projet d’évolution professionnelle, un projet lourd de formation (formation diplômante), un projet de reconversion professionnelle, ou encore pour faire le point sur ses compétences ou sa qualification. Avec probablement en ligne de mire une demande formation, une évolution de la rémunération et /ou du statut, ou encore un changement d’employeur.

Rien qui vaille pour votre employeur s’il souhaite vous conserver dans votre poste dans les mêmes conditions, quelles qu’en soient les motifs.

Rien qui vaille pour vous aussi si vous ne souhaitez pas mettre en danger votre emploi, avant d’avoir valider votre projet de changement et les conditions de sa mise en œuvre.

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NON, pas vraiment,

Si vous rentrez dans les catégories du Code du Travail pour lesquelles le Bilan de Compétence est obligatoire et à peu près cadré dans ses objectifs (l’Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans)

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NON assurément,

Si vous conduisez à titre personnel votre démarche en dehors de votre entreprise.

Par exemple, avec les consultants d’id-carrières ! Non seulement vous n’avez rien à demander à personne et vous préservez la confidentialité de votre réflexion, mais en plus vous bénéficiez d’un Bilan plus objectif car le consultant n’essaiera pas de vous faire rentrer dans les cases de votre entreprise (évolution de poste) ou hors des cases de votre entreprise (préparation d’un départ). Vous ne passerez pas ainsi à côté d’une vraie réflexion sur vous même et vous explorerez objectivement tous les pistes d’orientation possible.

A l’heure où les salariés sont individuellement responsables de leur parcours professionnel et de leur employabilité, id-carrières a créé le droit d’être conseillé et de prendre en mains et en ligne sa vie professionnelle selon des modalités accessibles à tous :

  • Un accès facilité à des conseillers grâce à Internet, quand vous en avez besoin, sans démarche ou justification.
  • Un accès facilité au contenu et finalité de la démarche par la personnalisation que nous pratiquons,
  • Un accès facilité grâce aux tarifs pratiqués qui permettent un financement personnel. Le bilan de compétences id-carrières est un forfait à 210 €, environ 10 fois moins onéreux que la plupart des prestations équivalentes proposées par ailleurs.

NB : Les structures privées ou publiques qui proposent des bilans de compétences s’adressent majoritairement aux entreprises. Quand elles acceptent les démarches individuelles, les honoraires pratiqués limitent l’accès. Les bilans automatisés en ligne sont moins chers mais n’offrent pas l’accompagnement et l’échange personnalisé avec un conseillé qualifié.

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Lire aussi sur le sujet :

Le cadre légal du bilan de compétences

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

Comment se déroule votre Bilan de compétences avec les consultants d’id-carrières ?

Ne faites plus l’autruche, faites un bilan de compétences !

Vous êtes responsable de votre employabilité et de votre parcours professionnel. Oui, j’ai bien compris mais comment faire ?

Bilan de compétences : un bilan, c’est intéressant mais l’essentiel est dans la dynamique d’actions.

La GPEC : une opportunité à saisir par les salariés pour mieux piloter leur évolution professionnelle ?

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 14

Le Bilan de compétences : 6 id-repères sur la mise en oeuvre, les apports et les freins.

Le site interim-emplois a publié une interview d’une salariée, Cassiopée, sur sa situation professionnelle et les questions qu’elle se pose pour concrétiser son projet de Bilan de compétences. En dehors du fait que Cassiopée ait apprécié les services d’id-carrières et que le partage d’expérience entre salariés est toujours très efficace, il nous est apparu utile de rebondir sur son interrogation : « Comment présenter à mon employeur mon projet de Bilan de compétences ? »

Nous publierons cette semaine 6 id-repères dédiés aux Bilan de compétences qui, nous l’espérons, permettront aux salariés et aux employeurs de modifier leur perception d’une démarche qui a plus de 20 ans et qui, bien réalisée, est une première étape efficace et accessible à tous, pour prendre en mains son parcours professionnel et son employabilité.

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Bonne lecture et bonne réflexion à tous sur le Bilan de compétences, un dispositif finalement simple et complexe, un dispositif connu et méconnu, un dispositif efficace pour gérer sa carrière lorsqu’il est bien orienté et réalisé !

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Lire aussi sur le sujet :

Le cadre légal du bilan de compétences

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

Comment se déroule votre Bilan de compétences avec les consultants d’id-carrières ?

Ne faites plus l’autruche, faites un bilan de compétences !

Vous êtes responsable de votre employabilité et de votre parcours professionnel. Oui, j’ai bien compris mais comment faire ?

Bilan de compétences : un bilan, c’est intéressant mais l’essentiel est dans la dynamique d’actions.

La GPEC : une opportunité à saisir par les salariés pour mieux piloter leur évolution professionnelle ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 20

L’orientation tout au long de la vie : entreprendre son travail

En France, l’orientation professionnelle est majoritairement associée aux plus jeunes comme le Bilan professionnel (que nous préférons nommer Projection professionnelle ...) est plutôt associé aux personnes ayant plusieurs années d’expérience professionnelle.

Hors la formation n’est plus seulement initiale, l’emploi ou la carrière linéaire n’existent plus. Il apparaît alors indispensable pour chacun de s’orienter professionnellement tout au long de la vie comme de se former tout au long de la vie.

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Une récente enquête du FAFIEC présentée par Indice RH montre que 95% des salariés estiment que les compétences contribuent de façon importante à la réussite professionnelle mais aussi, que moins d’un salarié sur 2 a suivi une formation au cours des deux dernières années.

En parallèle, selon les derniers chiffres de la DARES,  environ 200 000 salariés ont réalisé un bilan de compétences en 2007, soit seulement 0,8% des actifs.

Il n’est pas à nier que la sensibilisation ou la prise de conscience aux enjeux individuels de l’employabilité ont beaucoup progressé en 15 ans, cependant les chiffres énoncés démontrent que les actions qui y contribuent sont encore en décalage certain.

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Il serait souhaitable que toutes les formations initiales du CAP au bac +8 sensibilisent très tôt les étudiants à la dynamique personnelle de la gestion de carrières et à ses outils pour leur donner les bons réflexes : se connaître, accumuler des ressources (compétences, réseau, …), définir des objectifs clairs et motivants et mettre en oeuvre avec créativité et professionnalisme les actions pour les concrétiser, apprendre à rebondir …

Quelques années plus tard, ces jeunes seraient des salariés ou des entrepreneurs qui sauront argumenter leurs choix, identifier de nouvelles ressources, se poser les bonnes questions …

Et ce d’autant plus si cette démarche d’orientation professionnelle devient accessible à tous tout au long de la vie professionnelle : des compétences à renforcer, une évolution recherché ou proposée, une reconversion, une recherche d’emploi, un projet de création d’activité …

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Dirigeants et DRH, ne rêvez-vous pas de construire une GPEC ou un plan de formation avec des collaborateurs qui seront des interlocuteurs impliqués, compétents et force de proposition dans la gestion de leur trajectoire ?

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Un cercle vertueux pour acquérir la compétence individuelle à s’orienter et à rebondir, pour conduire une politique RH plus qualitative dans les entreprises …

Un cercle vertueux pour construire une société plus fluide où le travail deviendrait une dynamique de projets, une société où nous transmettrions à nos enfants une vision positive et entrepreneuriale de la formation et du travail …

Qu’en pensez-vous ? réalisable ou pas ? motivant ou pas ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 17

Parcours professionnel typique ou atypique ? Là n’est plus la question.

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Il y a quelques mois on parlait beaucoup ici et là des parcours atypiques ou des profils atypiques et de leurs difficultés à se positionner sur le marché du travail, à trouver un emploi.

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L’équipe id-carrieres a souvent dit que le qualificatif « atypique » n’est pas pertinent en matière de parcours professionnel.

  • D’une part en raison de la personnalisation intrinsèque d’un parcours professionnel (et cela est vrai même pour des filières d’emploi qui peuvent/pouvaient sembler « normées »),
  • mais aussi en raison de l’émergence permanente de nouveaux métiers qui n’ont pas de référentiels (emplois du web, emplois verts et bien d’autres moins visibles …).
  • D’autre part parce que la notion renvoie à la « marginalité » et qu’aujourd’hui comme hier les tensions ou les nouveaux besoins du marché de l’emploi « marginalisent » des profils et des parcours qui auraient été qualifiés il y a quelques années de « classiques ». Les typologies évoluent.

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La référence à une norme semble aujourd’hui dépassée

Les acteurs du marché du travail (entreprises, recruteurs, formateurs, assessment center, etc.) doivent revoir en profondeur non pas leurs repères mais leurs processus afin de les adapter à une diversité et à une fluidité des connaissances et des compétences qui se recomposent selon les besoins et dont la valeur ajoutée est à repenser en termes d’interactions et non plus en termes d’individualité. Ils vont devoir laisser de côté la norme ou l’à priori et construire des repères plus qualitatifs et plus experts dans lesquels « être ou ne pas être » ne sera plus l’élément majeur d’appréciation.

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Une exigence individuelle plus forte

Pour les salariés, le changement de paradigme qui se dessine, que l’on ne perçoit pas encore massivement parce que nous sommes au milieu du gué, est une opportunité pour sortir individuellement et collectivement des « boîtes » dans lesquels on les a enfermés ou dans lesquels ils se sont enfermés. Mais avec une exigence individuelle forte que beaucoup de personnes n’ont pas encore intégrée. L’exigence de ce qu’on a appelé il y a 15 ans « la vie apprenante » qui est facilitée et qui s’enrichit aujourd’hui d’une dimension « sociale » apportée par les pratiques du web.

Une vie apprenante enrichie et facilitée dont les modes opératoires sont certes à inventer et à diffuser auprès de tous, quelque soit la formation et le statut dans les organisations …

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Demain nous aurons tous un profil de compétences en dynamique … Nous ne parlerons plus de profil mais de proposition de valeur.

Les salariés et les entreprises doivent appréhender ces nouveaux enjeux plus qualitatifs et construire le dialogue sur de nouvelles bases et probablement de nouveaux intermédiaires du marché du travail.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 12

Vous êtes responsable de votre employabilité et de votre parcours professionnel. Oui, j’ai bien compris mais comment faire ?

Les salariés ont bien compris que la relation à l’emploi et avec leur employeur a changé. La raréfaction de l’emploi, l’incertitude et la discontinuité des parcours professionnels sont vécues concrètement par la plupart d’entre eux. Les plus jeunes s’y préparent plus ou moins… En revanche, ils sont moins nombreux à pouvoir définir ce que cela implique pour eux individuellement et concrètement, et surtout à mettre en œuvre les actions qui leur permettront de « sécuriser » leur travail et donc leurs revenus.

Les textes de loi, les discours de dirigeants, les conférences, les sites internet … sur ces sujets ne manquent pas. Cependant nous constatons tous les jours combien il est difficile et complexe pour une personne individuellement de s’approprier ce nouveau paradigme qui n’est pas récent,  et d’élaborer des solutions individuelles face aux deux systèmes qui l’ont toujours englobée et régie : l’entreprise, le marché du travail.

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1- L’employabilité aujourd’hui ?

L’employabilité est la capacité à être « employable » sur le marché du travail. Il faut donc aussi le rester tout au long de la vie pour se garantir contre le chômage ou le déclassement.

L’employabilité a été très souvent associée à la formation : acquérir une qualification professionnelle puis entretenir, développer ou réorienter cette qualification par la formation professionnelle permanente prodiguée en général par l’employeur ou à l’aide de quelques dispositifs individuels (CIF puis DIF). Aujourd’hui dans un monde économique qui s’est élargi, se complexifie, évolue vite et en permanence, qui se dématérialise aussi de plus en plus, la qualification dans le métier exercé, « la compétence métier », ne suffit plus. Quel que soit le métier, elle doit être complétée de savoir-faire liés à la résolution de problème, à la créativité, à la recherche d’informations et de personnes utiles au bon moment, aux réseaux, etc. Autant de savoir-faire spécialisés et transversaux qui s’acquièrent pour partie par une formation formelle (enseignement, formation professionnelle) pour en acquérir la connaissance et les bases, pour l’autre partie par la pratique, l’expérience, le partage d’expériences, un processus continu d’apprentissage et d’expérimentation.

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2- La responsabilité individuelle de l’employabilité ?

Dans la définition commune, la responsabilité, c’est l’obligation de répondre de ses actes ou la capacité à prendre des décisions importantes. Ce qui se traduirait concernant l’employabilité par :

  • L’obligation individuelle de se rendre employable
  • La capacité individuelle à construire et développer son employabilité.

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L’obligation du salarié : se rendre employable ?

C’est un changement majeur dans la représentation et les habitudes des salariés. Ils étaient auparavant formés par l’employeur par rapport à un poste ou une évolution de poste définie. Aujourd’hui l’emploi dans le poste n’est plus garanti par l’employeur. Toutes les composantes de l’entreprise sont confrontées à des changements permanents, rapides, complexes, incertains… Le terrain des actions, leur temporalité et leur nature se sont transformés, pour les organisations et en corollaire pour les salariés. Un univers où les rôles, les relations, les compétences se redistribuent et se modifient en continu.

Pour être et resté compétitif sur le marché du travail, de plus dans un rapport de force défavorable, le salarié doit être pro actif pour s’adapter, se former, s’inscrire dans un processus continu d’apprentissages diversifiés.

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La capacité individuelle : se rendre employable ?

Le salarié se projette à juste titre dans une relation de dépendance économique vis à vis de l’entreprise. Et cette dernière est bien réelle, même s’il bénéficie, sauf exception en en France, d’une protection juridique et financière en cas de rupture de la relation contractuelle. En revanche, aujourd’hui la dépendance technique, culturelle, sociale d’un salarié par rapport à l’entreprise est intrinsèquement moindre (à l’exception des postes non qualifiés). Les salariés disposent d’une relative autonomie dans l’organisation de leur travail. Ils évoluent dans un environnement culturel et social plus ouvert, où l’entreprise n’est plus le seul lieu d’activité et d’apprentissage.

Internet et le web social ont renforcé cette émancipation du salarié envers l’entreprise qui l’emploie et offre de nouvelles opportunités d’apprentissage :

  • un accès élargi et facilité à l’information notamment relative à l’emploi,
  • des ressources disponibles au moment où on en a besoin : l’échange, le partage d’expériences, de connaissances ou de solutions avec d’autres personnes, des services à la demande … ,
  • des usages collaboratifs qui potentiellement renforcent les compétences transversales…

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On observe malgré tout cela de réelles difficultés des personnes individuellement à élaborer un projet professionnel, à définir leurs compétences, à s’orienter sur le marché de l’emploi… Pourquoi ?

Selon nous, trois raisons majeurs :

- La première tient à la culture du salariat. Une majorité de personnes, salariées, n’ont pas encore réellement mesuré que des savoir-faire sont associés à la gestion de leur emploi et de leur carrière, ce que nous appelons la compétence à s’orienter et à rebondir sur le marché de l’emploi. Compétence qu’elles doivent acquérir indépendamment de la relation employeur-salarié, et même si aucune formation initiale et continue ne l’intègre concrètement.

Rien ne doit être laissé au hasard dans le choix d’une formation, une recherche d’emploi ou d’évolution, dans son travail quotidien …  Une exigence forte certes …  une exigence qu’il faut désormais intégrer dans ses réflexes professionnels et dès le début de sa carrière. C’est certainement cela l’auto-entrepreneuriat.

-  La seconde relève de la nature complexe de la compétence à s’orienter et à rebondir et du contexte dans lequel elle peut s’exercer aujourd’hui.

Etre apte à s’orienter professionnellement nécessite d’ouvrir ses horizons, d’être en interaction et en apprentissage continu avec d’autres personnes et d’autres environnements, d’utiliser ses leviers l’exercice professionnel quotidien… C’est aussi parvenir à bien se connaître dans un processus nécessairement évolutif, à définir ses propres repères et valeurs en étant prêt(e) à les remettre en question…  Un cheminement agile dans l’individuel et le collectif, les environnements proches et le reste du monde, réel et virtuel aujourd’hui, l’empathie et l’assertivité, l’objectivité et la vision, l’ouverture et l’esprit critique, l’apprentissage et la mise en œuvre…Un cheminement agile qu’il est bien difficile de réaliser seul parce qu’il nécessite un bon questionnement, du feedback et des solutions personnalisées.

- La dernière, enfin, relève selon nous des modalités actuelles d’accompagnement à l’emploi des salariés et des futurs salariés. Aujourd’hui,

  • soit vous êtes diplômé(e)s de l’enseignement supérieur ET identifié comme un haut potentiel dans une grande entreprise, et dans ce cas vous avez toutes les chances d’être formés, accompagnés, « coachés », orientés dans votre parcours,
  • soit vous êtes inscrit(e) à Pôle Emploi sans qualification et si les budgets le permettent vous bénéficiez d’un bilan professionnel et/ou d’une formation.

Dans tous les autres cas, lorsque vous vous questionnez sur votre emploi ou votre parcours, vous avez le choix entre :

  • si vous êtes en poste, en parler à votre responsable mais vous estimez souvent que c’est risqué pour votre emploi ou inutile en matière de résultat, demander à votre responsable un bilan de compétences que vous obtiendrez que s’il le juge utile et s’il a le budget,
  • vos collègues ou amis qui vous donneront des conseils bienveillants avec une vision partielle, parfois partiale, …
  • Internet qui vient à la rescousse. Avec beaucoup d’informations sur le « comment faire », de nombreuses possibilités de partager des expériences et des solutions avec d’autres personnes mais aussi avec la difficulté de s’y retrouver dans une masse d’informations difficiles à qualifier, nécessitant la maitrise d’outils pour ne pas se perdre et ne pas perdre un temps qui manque déjà, et dans tous les cas l’absence du « comment faire » adapté à votre propre situation, votre personnalité, votre histoire…

C’est bien pour cela que nous avons créé id-carrieres*. Si nous intégrons nos services dans ce billet, ce n’est pas pour nous faire de la pub (même si elle est toujours la bienvenue pur se faire connaître, comme le dit Marie-Pierre) mais c’est avant tout parce que nous ressentons la nécessite de faire bouger les pratiques, parce que tous les jours nous constatons les besoins des personnes de tout âge à s’informer sur les pratiques du marché du travail, à apprendre et à mieux comprendre comment cheminer, à s’évaluer, à disposer de conseils concrets qui les concernent, à être guidées dans leurs actions concrètes : se présenter dans un CV ou lors d’un entretien, utiliser les job boards ou le réseau, argumenter sur ses expériences et sa cible d’emploi, agir pour sortir des CDD successifs, valider au fil de l’eau les choses à faire et à ne pas faire… C’est parce qu’aussi nous mesurons les apports pour les personnes de cette aide, parfois très basique.

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Plus globalement, les outils de communication et d’interaction disponibles aujourd’hui permettent de démocratiser l’accès à l’information personnalisée, au bon questionnement, au feedback etc. au moment où on en a besoin … à condition bien évidemment de prendre conscience de ce besoin et de la nécessité d’acquérir cette compétence à s’orienter.

Etre acteur de son parcours professionnel et apprendre à l’être n’est plus inaccessible, il s’agit maintenant de convaincre chaque personne qu’il faut l’être. Même si le jeu des contraintes et des difficultés externes et personnelles liées à l’emploi n’est pas à sous-estimer, être acteur de son parcours et apprendre à l’être est un atout incontournable, quel que soit l’âge, la qualification, le statut, le parcours …

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* Nous recherchons des partenaires : même si nos prestations sont à des tarifs inédits, de nombreuses personnes ne peuvent y accéder. Nous recherchons actuellement des partenaires qui abonderaient pour aider les personnes en difficultés d’emploi à bénéficier d’un appui personnalisé à tarif réduit, merci de le faire savoir et de nous contacter si vous souhaitez nous aider.

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Auteur : Equipe id-carrieres