Articles avec le tag ‘Parcours professionnel’

jan 17

Quelle est la valeur d’un diplôme ou d’une certification ?

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Tout papier officiel certifiant une formation est un repère fort dans notre société pour les personnes individuellement comme pour les entreprises.

Cependant si détenir ce papier officiel est vu comme une condition majeure d’accès à l’emploi, le niveau d’éducation croissant de la population, les tensions du marché du travail ou la plus grande complexité des organisations ont rendu cette condition peut-être nécessaire mais aussi insuffisante.

Le papier officiel peut paraître aujourd’hui remis en question au profit de la formation tout au long de la vie ou de la validation des acquis de l’expérience qui permet l’obtention d’un diplôme/ d’une certifcation sans formation et dans une certaine mesure par la notion de Talent…

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La valeur Emploi/Salaire ?

La valeur : « ce que vaut un objet susceptible d’être échangé, vendu, et, en particulier, son prix en argent » (dictionnaire).

Le diplôme ou une certification de qualification professionnelle inscrite au RNCP est une reconnaissance officielle d’un parcours de formation, matérialisée par un document. Il/Elle certifie l’acquisition de savoirs et de compétences dans une spécialité professionnelle. Il/Elle traduit aussi un potentiel de compétences et d’aptitudes à travers le parcours de formation réalisé.

La valeur d’un diplôme ou d’une certification pourrait alors s’entendre de l’emploi, et donc du statut et du salaire que le marché du travail, donc les entreprises et autres organismes, reconnaissent à leurs détenteurs. Il constitue tout particulièrement un repère réciproque pour les jeunes diplômés et pour les entreprises qui les recrutent.

Cependant comme évoqué dans notre article « Quelle différence entre un diplôme et une certification ? », la multiplication de ces dernières a donné une dimension commerciale et concurrentielle, un marché mondial de l’Education et de la Formation, publique et privé, a été créé.La logique de Marque est aujourd’hui aussi présente que dans les entreprises.

La valeur d’un diplôme/ d’une certification n’est pas seulement lié au contenu de la formation, aux compétences et savoirs acquis, mais aussi à la réputation de l’organisme qui le délivre. En parallèle, ces organismes deviennent des groupes d’Education et de Formation mêlant diplômes homologués par l’Etat, certifications reconnues par le RNCP, certifications d’établissement… ces derniers n’yant pour valeur d’usage que la réputation de l’organisme qui le délivre. D’où aussi les classements d’établissement, les salons dédiés aux formations, etc.

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La valeur productive

Cependant après quelques années, l’expérience professionnelle vient forger des compétences et des savoirs différents de ceux acquis durant la formation initiale. La valeur d’usage du papier, officiel ou non, s’estompe au bénéfice de la valeur productive de chaque individu dans l’entreprise tout d’abord, puis sur le marché de l’emploi. Le salaire s’évalue individuellement et selon un référentiel interne à l’entreprise, formel ou informel (cf. Convention Collective). Le management des jeunes talents ou des hauts potentiels illustre cette évolution de la valeur « diplôme » à la valeur « productive » dans l’entreprise et sur le marché de l’emploi.

NB : Dans certaines organisations, le diplôme reste néanmoins culturellement un sésame en matière de promotion interne. Qui ne connait pas d’entreprises où les cadres dirigeants sont nécessairement diplômés des meilleures universités, écoles d’ingénieurs ou de commerce, quite à aller chercher un diplôme en une année ou deux en formation continue… (cf. le marché des MBA et autres formations professionnelles continues diplômantes).

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La valeur Employabilité ?

Les environnements des entreprises (changements continus, innovation, etc.) et l’évolution du marché du travail (chômage structurel, précarité, etc.) ont fait évoluer les conditions d’emploi.

Le développement des compétences et la formation tout au long de la vie ont été identifiées comme les nouvelles conditions de l’employabilité et de la mobilité professionnelle. La mise en place de certifications multiples accessibles par la formation ou la VAE répond à cet enjeu comme il répond à la nécessaire adaptation continue des formations aux besoins économiques.

Le rétrécissement actuel du marché de l’emploi en dépit des tendances démographiques favorables vient chahuter ces options, de nombreuses personnes qualifiées ne trouvant pas d’emploi et les entreprises ayant des difficultés à recruter.

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La valeur Réseau ?

De nombreux établissements de formation valorisent, en complément de la formation délivrée et du diplôme/certificat, le réseau de diplômés auquel ils donnent accès.

Valeur reprise aujourd’hui par les réseaux sociaux avec une démultiplication des relations potentielles… qu’il faut dans les deux cas construire, consolider et animer.

Le réseau issu de l’appartenance à une communauté de « diplôme » peut contribuer à la valeur Emploi et Employabilité du « diplôme » pour chaque individu. La performance professionnelle de chaque diplômé, la cooptation, la veille sur les opportunités… y contribuent, avec néanmoins un processus sélectif. Cette communauté de « diplôme » pouvant elle-même ouvrir les portes d’une communauté professionnelle élargie, plus ou moins diversifiée…

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La valeur du « diplôme » est ancrée dans notre culture et nos pratiques, c’est un repère d’emploi mais également de formation, un diplôme ouvrant la voie à un autre diplôme.

Le diplôme d’Etat délivré définitivement sera-t-il revalorisé d’un marché hétérogène et mouvant des certifications ? Ou bien la valeur productive de formations tout au long de la vie sera-t-elle davantage reconnue par le marché du travail ?

Dans un monde aussi ouvert que le notre, les savoirs et les compétences se forgent aussi dans la vie sociale… Faudra-t-il aussi des certifications pour les faire reconnaître ?

Quel est votre avis ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 16

Quelle différence entre un diplôme et une certification ?

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Au terme de la formation suivie, avez-vous obtenu un diplôme ou une certification ? Qu’il s’agisse d’une formation initiale ou continue, est-ce une formation diplômante ou certifiante ?

Difficile de s’y retrouver depuis quelques années avec la multiplication des offres de formation et l’utilisation du mot  »Certification » pour désigner aussi bien un diplôme d’Etat qu’une certification de qualification professionnelle (CQP) inscrite ou non au Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles (RNCP).

Dans cette période de choix d’orientation et de salons pour les lycéens et les étudiants, il nous est apparu utile de repréciser certains points.

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Du diplôme à la certification de qualification professionnelle

Les « diplômes » sont délivrés par l’Etat notamment à travers les différents ministères (Ministère de l’Education National, de l’Agriculture, de l’Industrie, etc.).

Le diplôme d’Etat atteste d’une formation initiale ou professionnelle selon un processus structuré de validation. La validité du diplôme est permanente.

Chaque diplôme supérieur d’Etat délivré par une université s’accompagne automatiquement d’un grade : licence, master, doctorat.

Le grade est une autre notion qui correspond à un niveau de diplôme dans le cadre de l’harmonisation européenne LMD souhaitée depuis les accords de Bologne afin de faciliter la mobilité dans la formation (i.e. réaliser une licence en France et un master en Allemagne) et la mobilité professionnelle. Un diplôme peut ne pas avoir de grade (i.e. BTS ou DUT).

Tous les diplômes d’Etat sont inscrits de droit au RNCP.

Les établissements de formation supérieure comme les écoles peuvent créer des programmes pour lesquels ils peuvent demander une habilitation à l’Etat. Ils délivrent alors un « diplôme » d’établissement reconnu par l’Etat qui confèrent un grade L,M ou D.

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La certification de qualification professionnelle (CQP) atteste comme le diplôme d’une formation.

Lorsqu’une formation est inscrite au RNCP, c’est qu’elle a été évaluée, reconnue et donc certifiée par la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) composée des représentants des employeurs et des salariés. Les certifications de qualification professionnelle sont classées dans le RNCP par domaine d’activité et par niveau.

La certification d’une formation et son inscription au RNCP s’accompagne de la mention d’un niveau qui n’est pas un grade au sens LMD. Par exemple, une certification de niveau 1 du RNCP n’est pas un diplôme Master, ni un grade Master. Pour qu’elle le soit, il faudrait que l’établissement obtienne une habilitation de l’Etat à conférer le grade Master pour cette formation.

Il est important de noter que l’inscription au RNCP d’une certification de qualification professionnelle n’est jamais définitive. La reconnaissance d’une certification est obtenue pour une durée déterminée et doit être renouvelée, sans garantie qu’elle le soit.

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Il est donc nécessaire avant toute inscription dans une formation d’un établissement de vérifier son statut dans le RNCP.

De vérifier également la valeur du diplôme ou de la CQP en termes d’emploi, valeur qui peut relever de la reconnaissance de la formation par les entreprises à travers leur politique de recrutement ou de formation professionnelle continue, valeur qui peut aussi relever de la notoriété de l’établissement de formation qui délivre la certification. Une vigilance s’impose compte tenu de la multiplication des offres et de la marchandisation croissante de la formation initiale ou continue…

Dans notre prochain billet nous reviendrons sur la valeur d’une certification en matière d’emploi.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 12

Penser son évolution professionnelle autrement…

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Le modèle dominant en matière de carrière professionnelle était jusqu’à présent vertical.

On avait de l’avancement, on montait des échelons, on était promu…

Pour les ouvriers, employés ou techniciens, le statut maitrise (assimilé cadre) ou cadre était un objectif à atteindre pour des motivations relatives à la rémunération, à la complémentaire retraite ou à une réussite professionnelle et sociale.

Pour les cadres parvenir à des responsabilités de management d’un service, d’une unité d’activité…d’une entreprise et en corollaire de management d’équipes constituait également l’objectif d’une carrière professionnelle valorisante et valorisée.

Tous les volets de la gestion des ressources humaines en entreprise, la formation, les rémunérations, la gestion des successions, le recrutement, les pratiques managériales… étaient orientés vers cette promotion linéaire ET par étage.

Les structures des organisations et les processus de travail reposaient sur une logique hiérarchique, hiérarchie de savoirs, de compétences, de mérites, de pouvoirs…

L’emploi de l’imparfait est en réalité peu approprié. De nombreuses organisations publiques et privées françaises fonctionnent encore ainsi, mais dans une internalisation largement explosée par les environnements économiques, technologiques, démographiques, sociales…

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La notion de complexité, notamment dans ses 2 dimensions, le temps et l’espace, doit être aussi appréhendé par les personnes individuellement pour gérer leur parcours professionnel.

Les entreprises ont évolué vers des structures plus horizontales et maillées pour répondre à la complexité. Peu d’individus ont la capacité d’y répondre seul… Tout ce qui relève du « multi » est de mise : multiculturel, multidisciplinaire, multitâche, multimédia, multimodal….

Soustraites de leur engagement de carrière, et, malgré les grands discours, pas tout à fait engagées dans l’attention de l’employabilité de leurs futurs ex-salariés, les entreprises ont modifié les règles de la relation et de la collaboration. Elles les ont aussi multipliées.

Pour les personnes individuellement, la prise de conscience de la complexité des environnements de travail et d’emploi s’est faite par choix ou par obligation. Mais la prise de conscience est plus facile que la mise en action car tous les codes et les repères ont changés.

Qu’il s’agisse d’une évolution interne ou d’une évolution externe, les principaux enjeux pour les individus résident d’une part à engranger des ressources utiles aux redéploiements et aux rebonds qui vont nécessairement se succéder et d’autre part à éviter les voies réellement sans issue, qui, de plus, ne sont généralement pas signalées.

Nous l’avons souvent souligné, c’est une exigence forte pour chacun d’entre nous, mais une exigence à la hauteur de la complexité à laquelle nous sommes confrontés sur le marché du travail.

La diffusion progressive du mot Talent en matière de GRH (gestion des ressources humaines) donne le ton. Il faut professionnellement développer des compétences techniques et comportementales solides, spécifiques et transversales, une aptitude à les adapter et à les faire évoluer dans des environnements diversifiés …. autant de savoirs, savoir-faire, savoir-être que chacun d’entre nous doit aussi mettre au service de la gestion de son propre parcours professionnel.

Une vision renouvelée d’une carrière valorisante où l’agilité, la diversité et l’épaisseur remplace la verticalité.

Aux entreprises d’y répondre également…

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 9

Comment orienter sa carrière professionnelle ? En brisant notamment le quatrième mur !

Le 4ième mur

Le quatrième mur est un concept de théâtre. Les acteurs évoluent sur une scène à trois murs, les spectateurs, la salle constituant un quatrième mur.

Les auteurs de théâtre ont appréhendé différemment ce quatrième mur selon l’effet final souhaité.

Certains ont fait de ce mur virtuel un vrai mur qui aboutit à jouer la pièce comme si le public n’existait pas.

D’autres l’ont abattu, la relation établie entre les acteurs et les spectateurs est alors une composante à part entière de la mise en scène et du jeu des acteurs.

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Votre carrière entre quatre murs ?

Professionnellement, nous évoluons comme nous le disons couramment dans une boîte.

Une boîte constitué de 4 murs qui pourraient être : le marché de l’entreprise; le poste et les missions confiées; l’organisation de la structure;  les relations externes.

Ces relations professionnelles, ce réseau relationnel, pourraient être le quatrième mur de votre carrière.

Comment les appréhendons-nous ?

Comme le public qui paie sa place et permet à un théâtre d’exister, nous les mettons souvent au service d’une utilité directe pour les objectifs et missions professionnels exercés dans la boîte. Plus rarement comme une opportunité de susciter le feedback et l’interaction sur nos compétences, nos aptitudes personnelles, notre évolution professionnelle… pour stimuler nos réflexions, nos apprentissages, notre regard critique et notre capacité à nous orienter professionnellement.

Les auteurs ont brisé le quatrième mur pour rompre l’illusion théatrale et pour pousser le spectateur à réfléchir, interagir et entrer dans l’histoire. Le contrat de travail, le poste occupé, le bulletin de paie chaque mois, les évolutions internes naturelles… peuvent donner l’illusion dans l’instant d’une carrière maitrisée.

Or l’ individualisation des parcours et les difficultés du marché du travail induisent encore plus qu’avant de maintenir une dynamique d’ouverture, de réflexion et d’actions avec son réseau relationnel, dynamique qui alimente la compétence à s’orienter et à rebondir. Une compétence utile face à l’incertitude de l’emploi. Une compétence valorisante aussi.

Combien de personnes réalisent lors d’aléas de parcours ou de ruptures qu’elles se sont laissées guidées dans des voies sans issue ou pire endormies entre les quatre murs de leur boîte, qu’elles se sont coupées des évolutions d’un environnement qu’elles n’ont pas veillées, qu’elles n’ont pas su explorer leurs relations professionnelles pour une meilleure compréhension d’elles-mêmes et de leur environnement… relations qui se sont évanouies quand elles ont changé de rôle… ? (A lire aussi sur le blog Ithaque coaching : la relation à soi / la relation aux autres)

Investir son environnement relationnel, se laisser interpeller par les mouvements qui s’opèrent, enrichir ses appréciations par l’effet miroir, nourrir ses réflexions d’interactions diversifiées, inscrire ses choix dans une dynamique orientée … C’est être acteur de son parcours professionnel.

Etes-vous acteur de votre parcours professionnel ? Qu’est-ce qui vous parait le plus difficile à faire ?

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Source photos : http://www.nytimes.com/slideshow/2009/05/04/theater/20090504_MILLER_SLIDESHOW_3.html

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 29

Non-conférence des étudiants de Polytech Lyon : Recrutement et médias sociaux -22 nov. 2011

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Polytech Lyon, école d’ingénieur avec plusieurs structures réparties un peu partout en France, organisait son forum annuel mardi dernier. L’idée était de connecter les étudiants avec le monde de l’entreprise. Nous avons été sollicité par une étudiante directement sur Linkedin et au fil des échanges, l’idée d’une non-conférence fut consolidée.

Un grand merci aux organisateurs et aux étudiants pour l’accueil !

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Les objectifs étaient de parler recrutement et médias sociaux, et surtout d’amener les étudiants à prendre la parole et à donner leur opinion.

Trois sessions de 45 minutes (30 minutes d’échange en petits groupes, suivis de 15 minutes pour les restitutions) ont été organisées avec 4 espaces d’échange. Pour chaque session, il y avait 12 à 30 étudiants.

Ce qui est intéressant fut également les thèmes abordés par chacun d’eux. Voici quelques exemples de sujets abordés :

- le recrutement à distance
- twitter (principes et possibilités d’usages professionnels)
- comment gérer le multilinguisme pour les profils professionnels
- les réseaux sociaux professionnelles à disposition (écosystème)
- les réseaux sociaux : une nécessité ou une option ?
- télécommunication et addiction aux univers digitaux
- quels usages des médias sociaux côté recruteurs ?
- comment tisser son réseau relationnel au sortir de Polytech Lyon ?
- le CV vidéo

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De manière générale, la participation des étudiants a été importante avec pas mal de questionnements et de prises de position. Voici quelques constats :

- une compréhension des enjeux en termes de carrière
- il y a une nécessité de changer de posture (de passif/réactif à proactif) pour aller chercher les informations soi-même et prendre position
- la connaissance de l’écosystème en place et d’exemples d’usage ne concerne qu’une minorité
- certains étudiants se sont essayés à Linkedin ou Viadeo pour entrer en contact avec des personnes et trouver des stages
- un sentiment de déconnexion au milieu de profils plus expérimentés sur les réseaux sociaux professionnels
- Facebook peut être une source riche d’informations en suivant quelques espaces de discussions scientifiques (à ne pas négliger)
- une aversion au risque pour une partie du groupe (accès aux éléments personnels en ligne, e-profilage abordés et négativement perçu).

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Les étudiants d’aujourd’hui sont les professionnels de demain. Quelques suggestions pour la suite :

- développer l’approche participative pour partir des préoccupations des étudiants
- très régulièrement informer les étudiants sur les médias sociaux, l’écosystème et les évolutions diverses
- des études de cas succincts issus d’un groupe de veille étudiants
- une exploration des objectifs possibles avec des mises en situation permettrait d’aller dans le sens de l’immersion
- au fur et à mesure que le niveau de maturité des usages évolue, pourquoi pas encourager à la création de projets ayant pour but de plus ou moins utiliser les médias sociaux
- des interventions régulières sur le thème de la carrière et des médias sociaux, et bien en amont.


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Auteur : Equipe id-carrieres
nov 17

id-repère Recherche d’emploi (2) : le projet professionnel, cible évolutive et communication

La définition et la validation d’un, deux ou trois projets professionnels font partie de la phase de préparation de la recherche active d’emploi, quelle que soit la situation professionnelle.

La connaissance de soi dont nous parlions dans l’id-repère Recherche d’emploi n°1 contribue pour partie à le définir.

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Famille PPro

Deux objectifs principaux

Orienter ses actions

Disposer d’un ou plusieurs projets professionnels répond tout d’abord à la nécessité d‘être proactif dans l’orientation et la construction de son parcours professionnel.

Les évolutions mécaniques, naturelles ou encore qui peuvent paraître logiques à un intant donné, sans avoir ressenti le besoin de les questionner, sont très souvent source de voies sans issues à un moment ou à un autre, ou encore source de démotivation en raison d’un décalage non anticipé qui s’installe brutalement ou graduellement entre divers éléments : motivation, compétence, adéquation culturelle, perspective, conditions de travail, valeur sur le marché du travail, etc. etc.

Un projet professionnel constitue une cible personnelle :

  • motivante des fonctions, des secteurs, des natures de structures, des lieux …. vers lesquelles chacun envie personnellement d’aller,
  • cohérente avec des qualifications, des compétences, des aptitudes personnelles, des traits de personnalité … développées ET présentant un potentiel réaliste de développement futur. Une grande partie de ces composantes de la professionnalisation s’acquièrent, se développent et peuvent être abandonnées, surpondérées, souspondérées…
  • pertinente avec le marché du travail pour être sécurisante et valorisante en matière d’emploi, d’employabilité, de résilience… (la valorisation étant à la fois personnelle et financière…)


Un projet professionnel est par ailleurs une cible personnelle évolutive :

Il évolue sous une multitude de facteurs : l’âge, la vie personnelle, les apprentissages, les expériences et les vécus professionnels, les rencontres… le marché de l’emploi, les caractéristiques structurelles et conjoncturelles des organisations…

Définir et valider un projet professionnel est une activité continue, une sorte de GPS dans lequel on inscrit à un instant T une destination cible. On peut changer la destination, prendre des chemins détournés, s’arrêter quelque part durant un temps…

Un projet professionnel, c’est à la fois un objectif, une stratégie, des tactiques … qui peuvent à tout moment varier ensemble ou séparément, un arbre des choix. Il serait plus juste de dire qu’ils doivent varier, s’ajuster, être questionnés … notamment parce que nos environnements bougent et bougent vite.

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Communiquer ses objectifs

Le projet professionnel est l’outil majeur de la communication à l’occasion d’un changement professionnel, quelle que soit sa nature.

Lorsqu’on pense recherche d’emploi, évolution professionnelle, on pense très souvent offre d’emploi, CV, entretien, et aujourd’hui aussi réseaux sociaux.

Or c’est à partir du projet professionnel défini et validé que vous allez sélectionner les annonces auxquelles vous allez répondre, les espaces sur lesquels vous devez être présents, définir les informations que vous présentez sur votre CV, rédiger vos motivations dans vos lettres de candidatures, orienter le contenu de vos conversations avec votre réseau de contacts, réussir un pitch d’1 minute lors d’une rencontre imprévue, donner de l’épaisseur à vos échanges lors des entretiens de sélection, etc. etc.

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Comme l’entreprise qui recrute doit définir ses besoins, son projet de recrutement, sa stratégie de sourcing, ses critères de sélection, ses arguments factuels et de contexte pour convaincre les candidats de la rejoindre,

Chaque professionnel, chaque étudiant (et les écoles ont beaucoup investi depuis une dizaine d’année sur ce champ)… doit disposer d’un projet professionnel pour une orientation proactive, un pilotage de sa propre évolution professionnelle, le questionner régulièrement en poste ou en recherche.

Le projet professionnel est la base d’une recherche d’emploi efficace.

Les projets professionnels définis, questionnées, chahutés… en continu renforcent la capacité à rebondir tout au long d’une vie professionnelle.

La succession de projets professionnels réalisés, amendés, réorientés… constituera au final votre parcours professionnel, vos carrières.

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Qu’en-pensez-vous ? Votre projet professionnel est-il défini ? cohérent, pertinent, en dynamique de questionnement ? Nous vous remercions de partager votre avis et vos expériences, il sont utiles à tous.

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Si ce sujet vous intéresse, découvrez ou relisez quelques autres articles :

L’orientation tout au long de la vie : entreprendre son travail

J’ai une bonne formation, l’expérience, des compétences éprouvées, la motivation … pourtant je ne trouve pas d’emploi !

Etre proactif dans le développement de sa carrière : entre désir, aptitude, volonté et action

Le Bilan de compétences : 6 id-repères sur la mise en oeuvre, les apports et les freins.

Devenir architecte du travail : un impératif aujourd’hui

Projet professionnel : Manager ou Expert ? (1)

Projet professionnel : Manager ou Expert ? (2)

Travailler un sport de haut niveau

Que faut-il déduire si votre employeur vous demande de réaliser un bilan de compétence ?

id-repères : offre d’emploi et candidature à une offre d’emploi, les 2 sont à valider.

Un projet professionnel est par ailleurs une cible personnelle évolutive.
Il évolue sous une multitude de facteurs : l’âge, la vie personnelle, les apprentissages, les expériences et les vécus professionnels, les rencontres… le marché de l’emploi, les caractéristiques structurelles et conjoncturelles des organisations…
Définir et valider un projet professionnel est une activité continue, une sorte de GPS dans lequel on inscrit à un instant T une destination cible. On peut changer la destination, prendre des chemins détournés, s’arrêter quelque part durant un temps…
Un projet professionnel, c’est à la fois un objectif, une stratégie, des tactiques qui peuvent à tout moment. Et qui doivent varier, s’ajuster, être questionnés notamment parce que nos environnements bougent et bougent vite.

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Auteur : Equipe id-carrieres
sept 19

Ne mettez pas votre CV sur votre profil social

Présentés comme une réelle évolution, voire une révolution des pratiques de recrutement, les réseaux sociaux ne nous semblent pas prendre le chemin d’une contribution majeure à une transformation des relations recruteurs/candidats actifs ou passifs, ni à une plus grande fluidité du marché du travail.

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Pourquoi ?

Principalement parce qu’ils sont en train de reproduire des processus rigides de recherche et de sélection de profils tels que nous les connaissons.

En recourant à l’utilisation de logiciels de sélection à partir de mots-clés pour identifier les profils potentiellement intéressants de leur point de vue, et ce sur une base d’informations plus larges que celles d’une CVthèque de jobboards, ils contribuent à renforcer le phénomène de copier-coller dans le recrutement ou si vous préférez ce clonage.

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Promesses non tenues !

Les bénéfices tant avancés de conversations et d’interactions entre recruteurs et recrutés qui répondraient aux attentes réciproques d’un recrutement plus qualitatif et « plus humain » sont-ils en train de s’évanouir sur les réseaux sociaux ?

On en prend le chemin. Massification des réseaux sociaux professionnels généralistes, valeur des bases de données et business modèle du recrutement obligent…

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Proposition aux plateformes de réseau social …

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Pourquoi ne pas aller plus loin dans le processus de mise en relation ?

Les membres du réseau auraient un profil social comportant des informations de base permettant de les identifier et rédigeraient comme ils le souhaitent une présentation d’eux-mêmes qui n’est pas l’équivalent du CV. Comme le précise Olivier Zara, notre identité professionnelle ne se limite pas aux entreprises pour lesquelles on travaille et on a travaillé, la fonction que l’on occupe et celles que l’on a occupées.

Sur la base de ce qu’on pourrait appeler « une introduction », les membres disposeraient d’un second volet comme un CV DoYouBuzz (plus complet et plus attractif qu’un CV traditionnel) dont ils ouvriraient l’accès lorsqu’ils se portent candidats ou qu’ils identifient directement ou via leur réseau une offre ou une opportunité intéressante, et dans tous les cas après un premier contact avec le recruteur favorisant une prise d’informations directes et qualitatives, réellement réciproques.

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Proposition aux candidats…

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Plutôt du branding que de la vitrinisation ! Vous ne voulez pas être contacté(e) par un recruteur pour travailler pour le même poste et dans le même secteur d’activité ? Ne mettez pas l’équivalent de votre CV en ligne.

Sur votre profil social, communiquez plutôt sur votre projet professionnel, vos compétences, vos aptitudes, vos motivations, les communautés auxquelles vous appartenez, les blogs que vous lisez ou le blog que vous animez, les thématiques que vous suivez… et animez votre présence en ligne en proposant du contenu, des informations, des réflexions, etc. et en interagissant avec les personnes de votre réseau.

Elaborez un CV DoYouBuzz, tenez le prêt et à jour pour le jour où vous serez contacté(e) par une entreprise ou un cabinet de recrutement ou si vous avez décidé de répondre à une offre.

Privilégiez les recruteurs qui prennent le temps de vous connaître au-delà de votre parcours, notamment ceux qui prennent le temps de vous rencontrer.

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S’inscrire dans une transformation durable du recrutement…

Vous allez dire que sur un marché du travail défavorable aux individus et présenté paradoxalement comme aussi difficile pour les recruteurs, ne pas suivre les règles et usages imposés par des acteurs majeurs ne rejoint pas vos intérêts. Oui probablement, à court terme.

Mais entrer en résistance et proposer d’autres voies de présence en ligne et de sourcing de profils est une alternative qui donnera toutes les chances de transformer réellement les méthodes et les mentalités dans l’intérêt des différents acteurs.

Les plateformes de réseau social professionnel elles-mêmes ont intérêt à maintenir les caractéristiques et les propositions de valeur qui ont fait leur attractivité et leur succès dans le domaine professionnel auprès des individus sans lesquels elles n’existeraient tout simplement pas.

La créativité du Web ne se démentira pas dans ce domaine également. Des initiatives (i.e.Worketer, Qapa, Yupeek, Jobtimizer…), notamment celles orientées sur la sélection par les compétences techniques et comportementales ou la qualification/recommandation par le réseau relationnel sont à encourager. D’autres innovations, technologiques et d’usages, viendront.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
sept 12

Intégrer les réseaux sociaux dans la gestion des parcours professionnels, nouveau service

La gestion de carrière, le management, le recrutement… ont toujours été concernés par la notion de réseau relationnel, une communauté réunit autour d’intérêts ou de centres d’intérêts communs qui interagit, coopère, échange, discute, influence, etc.

Le club des cinq se distingue

Les technologies de l’internet ont virtualisé la notion de réseau. Les plateformes de réseaux sociaux sont des espaces numériques d’interactions entre des individus, présents à titre personnel ou en représentation d’organisation (entreprise, association, etc.).

: http://www.atecsi.fr/

Le principal apport du Web au réseau relationnel tel que nous le connaissons dans le monde physique réside dans un accès élargi de tous à un potentiel de relations et d’interactions en réseau : entre individus, au sein de communautés, entre communautés, au sein d’organisation, entre organisations… et entre chacun d’entre eux…

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La principale rupture d’usage du Web en matière de réseau social est probablement l’émergence de la dimension individuelle.

De là à identifier un potentiel d’usages innovants pour/par chacune de ses parties prenantes dans différents domaines, il n’y avait et il n’y a qu’un pas que la créativité et les intérêts mais aussi les aspirations ont franchi et franchissent chaque jour… dans des logiques d’exploration ou d’adoption.

Appliqués à notre monde du travail : relation entreprise-salarié, individualisation des parcours professionnels, paradoxes du marché de l’emploi entre guerre des talents et chômage,  … les usages des réseaux sociaux numériques ne pouvaient que faire le plein de nouvelles propositions de valeur. Ils l’ont fait d’abord pour les individus, puis pour les entreprises dans une sorte de course d’adaptation à des évolutions sociales auxquelles elles ne peuvent échapper par nature et de fait.

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Dans une vision que nous essayons de maintenir équilibrée entre un réel enthousiasme à faire bouger les pratiques et les lignes en matière de Ressources Humaines et d’Emploi et un pragmatisme naturel qui nous pousse à évaluer ce qui est réellement créateur de valeur pour les individus et les entreprises et réalisables par le plus grand nombre, nous avons conçu deux accompagnements pour construire votre présence sur les réseaux sociaux professionnels :

Réseaux sociaux, premiers pas : vous hésitez sur votre présence sur LinkedIn, Viadéo … ou ne savez pas quoi faire avec le compte que vous avez créé… Nous vous conseillons et vous accompagnons dans vos premiers pas.

Réseaux sociaux en dynamique : nous vous accompagnons à optimiser la qualité et les impacts de votre présence sur les réseaux sociaux.

Dans tous les cas, nous validons ensemble préalablement à tout accompagnement deux points :

  • Votre projet professionnel et vos objectifs doivent être clairs.
  • Votre présence sur les réseaux sociaux est pertinente pour la concrétisation de vos objectifs.

La présence sur les réseaux sociaux peut constituer un levier complémentaire aux démarches que vous entreprenez pour rester acteur de votre parcours professionnel, de votre emploi et de votre employabilité. C’est aussi un investissement dont le retour se fait dans la durée.

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Vous avez des interrogations ou besoin d’un avis sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à utiliser le Conseil gratuit du site. Nous vous répondrons personnellement dans les 48 heures.


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Auteur : Equipe id-carrieres
sept 6

id-repères : ne m’appelez plus jamais CV ? et pourtant …

78488168Que vous soyez en poste mais à la fenêtre, ou en recherche active d’emploi, peut-être plus qu’avant, vous vous demandez quels outils utilisés pour communiquer sur votre parcours et votre projet professionnel dans le cadre des diverses actions que vous devez mener.

Peut-être plus qu’avant ? De nouveaux outils et usages sont proposés, leur accès à tous théoriquement facilité.

Tout ceci se mélange aussi avec des pratiques et des usages, des valeurs sures ou des résistants aux changements… encrés dans les habitudes ou pire les dogmes…

Dans la suite de nos id-repères qui ont pour objectif de vous donner quelques lignes directrices simples, nous avons choisi de vous parler tout simplement de votre CV.

les dogmes

Il y a aujourd’hui beaucoup de discussions sur le CV. A conserver en l’état, à jeter aux oubliettes ou à réinventer… Les hypothèses, les convictions ou les pratiques exploratoires font l’objet de nombreux écrits, de débats ou de partages d’expériences. Comment s’y retrouver ?

Une chose est à peu près certaine : Vous aurez toujours besoin de résumer votre parcours et votre projet professionnel. A l’occasion d’une recherche d’évolution ou d’emploi, d’un entretien réseau, d’une rencontre fortuite mais qui tombe à pic, d’un entretien de recrutement, d’un entretien annuel… Nous nous présentons et argumentons en utilisant nos actions et réalisations passées sans oublier nos projections et objectifs futurs.

Même quand cette présentation prend la forme d’une conversation (cf. le recrutement sans CV), d’une simulation ou d’un jeu, nous appuyons notre argumentation sur les expériences qui nous ont construits et sur les aspirations et les envies que nous projetons pour notre avenir professionnel.

En d’autres termes, apprendre à présenter et à argumenter son projet professionnel, à l’écrit comme à l’oral, en une page word ou web, en 10 lignes ou en 1 minute… nécessite de revisiter son parcours, de mettre des mots sur chaque poste, expérience, réalisation, compétence, aptitude … d’évaluer et sélectionner les plus signifiants pour concrétiser son projet d’évolution ou d’emploi, de les enrichir de ses aspirations, de ses envies et de les diminuer de ses « plus-envies » aussi !

Un travail personnel plutôt perçu comme difficile à réaliser quand il s’agit de soi. Il nécessite à la fois un effort de mémoire authentique (comme quand on y était…), une prise de recul objective et une projection tactique sur le futur.

Les technologies enrichissent presque chaque jour notre potentiel individuel de communication, mais aussi notre potentiel d’actions et d’interactions avec le monde du travail.

Que les pratiques de recrutement évoluent est une bonne chose, elles étaient sclérosées… Que les carrières s’individualisent et que les personnes soient davantage acteurs de leurs parcours professionnels constitue un état de fait auquel il faut individuellement et collectivement répondre.

Qu’un résumé de son parcours et de ses objectifs professionnels continue de s’appeler un CV, quel que soit son format, n’est pas un handicap pour transformer l’essentiel : des pratiques et des mentalités profondément renouvelées de recrutement, de management et de gestion des trajectoires professionnelles.

Il peut constituer aussi un repère dans une visée pédagogique pour réduire progressivement les écarts dans le savoir, écarts croissants générés entre autres par les technologies, bien malgré elles…

Et vous qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager votre avis ou vos expériences sur ce sujet.

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Auteur : Equipe id-carrieres
sept 6

Etre proactif dans le développement de sa carrière : entre désir, aptitude, volonté et action

En tapant “stratégie de recherche d’emploi”, “réaliser son CV”, “travailler son réseau” ou autres phrases en lien avec le développement de carrières, on évalue rapidement la richesse de la littérature existante.

Sous forme d’articles, de livres, l’accès aux ressources et conseils les plus intéressants est largement facilité avec les technologies web. Entre compréhension, appropriation, projection dans l’action… le chemin de la concrétisation personnelle peut être long ou sans issue.

Le “Comment faire” amène-t-il les personnes à passer à l’action ? Quels sont les éléments qui nous conduisent changer de posture ? Il existe des nuances nettes entre le désir, l’aptitude, la volonté et la prise d’action.

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Je souhaite. Je peux. Je veux. Je fais.

Il est clair que très souvent l’enjeu pour chacun d’entre nous est de passer à l’action pour obtenir le résultat visé.

Malgré l’urgence et la nécessité de l’action, celle de la motivation est importante. On a beau lire des articles, des livres, sans pourtant préciser le Pourquoi. On en vient très souvent à rechercher le Comment avant tout.

Cela fait penser au livre de Simon Sinek “Start With Why”, qui reprend la représentation de 3 cercles : le quoi, le comment et le pourquoi. Et selon sa vision, toute préparation d’initiative devrait débuter par le Pourquoi, par la cause-même.

C’est là aussi où la pratique du bon questionnement et de l’ouverture joue, où l’on va s’exposer à des déclencheurs allant dans le sens du renforcement ou de la découverte du Pourquoi.

Ainsi, l’idéal serait d’arriver à un “Je le fais parce que”, soit une action réfléchie et qui a du sens. Cela peut prendre du temps ou pas. Mais ce temps de réflexion et de construction est nécessaire pour aller au-delà du désir, de la mobilisation voire de l’adaptation de ses aptitudes, ou encore de la volonté.

En matière de parcours professionnel et d’emploi, qu’il s’agisse du projet professionnel, du CV, de la stratégie de recherche active, d’une mobilité interne ou externe, d’un projet d’évolution … il faut activer les 4 dimensions : être vigileant à ce que le désir ne vous maintienne dans une illusion d’action ou que l’action ne constitue pas un évitement des vraies questions (aussi complexes soient-elles) et des bonnes réponses.

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Auteur : Lilian Mahoukou