Articles avec le tag ‘Management’

juil 4

DRH en actions : parlons concrètement de la fonction de DRH !

« DRH en actions » est une nouvelle thématique du blog Emploi et RH d’id-carrieres, consacrée à la fonction de Directeur ou Directrice des Ressources Humaines en entreprise.

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Les livres et le web sont plein d’informations, de concepts, de théories et d’avis sur les fonctions RH, le métier de DRH, le management des ressources humaines…

C’est à travers les réalisations de DRH en activité que nous avons souhaité illustrer les différentes facettes de ce métier, sa raison d’être, ses enjeux stratégiques et opérationnels, ses évolutions à venir…

« DRH en actions » s’adresse notamment :

  • Aux dirigeants d’entreprise et aux DRH en logique de partage d’expériences et de pratiques face aux évolutions,
  • Aux salariés sur lesquels la fonction porte toute son attention,
  • Aux managers qui sont les interlocuteurs privilégiés de la fonction RH,
  • Aux étudiants qui envisagent de s’orienter vers les métiers des Ressources Humaines,

Et à tous ceux qui s’intéressent, s’interrogent aussi, sur cette fonction de DRH, tantôt choyée, tantôt chahutée…

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Nous sommes heureux d’inaugurer « DRH en actions » avec une interview de Didier Baichère, DRH d’Alcatel-Lucent France.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mai 2

La notion de talent fait-elle évoluer le management dans les entreprises ? (3)

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L’utilisation du mot Talent exprime à mon sens tout l’enjeu pour les entreprises d’une performance économique qui repose notamment sur l’excellence professionnelle, la capacité continue d’innovation et d’adaptation des salariés.

La notion de Talent, c’est aussi au final la définition des nouveaux salariés dont ont besoin les entreprises !

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Recruter, former, rémunérer, manager, fidéliser … des Talents impliquent aussi pour les entreprises de nouvelles politiques de gestion des ressources humaines, de nouveaux modes d’organisation et de fonctionnement.

Ce qui est remarquable en parallèle, ce sont les évolutions sociétales et l’émergence aussi de nouvelles attentes des salariés envers les entreprises.

Le tout vient donc renforcer la nécessité de revoir en profondeur les politiques RH affichées, les pratiques mises en oeuvre et le modèle social proposé. Une transformation en profondeur des politiques de gestion des ressources humaines, de la fonction RH elle-même et de ses pratiques, du style de management des dirigeants et de l’encadrement.

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Gestion des Talents et Gestion des Ressources Humaines, est-ce la même chose ?

Le management des Talents comporte notamment les actions suivantes :

  • Définir les besoins en Talents de l’entreprise
  • Recruter des Talents et des potentiels de Talents à faire éclore,
  • Identifier en interne les Talents et les potentiels de Talents,
  • Réussir l’intégration dans l’entreprise et créer un sentiment d’appartenance à l’entreprise et à sa culture,
  • Concevoir des parcours d’apprentissage et de formation,
  • Evaluer et expliciter l’excellence et la performance pour la valoriser mais aussi pour comprendre les moyens et les modèles relatifs au développement des talents qui génèrent de la performance,
  • Motiver et fidéliser par différents leviers dont la rémunération.

Quand on regarde de près, ce sont les mêmes actions qu’en matière de Gestion des Ressources Humaines ! définir les besoins en personnel de l’entreprise, les recruter, les intégrer, les former, organiser les mobilités, les rémunérer, les fidéliser…

Le parallèle est un brin trompeur ! si l’on oublie qu’on gère des « Talents » et non des Ressources Humaines dans un contexte stratégique et organisationnel qui s’est profondément modifié : excellence métier, individualisation des carrières, ouverture sur le monde, apprentissage continu, etc.et hypercompétitivité, incertitude, innovation continue, …

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En fait, toute Gestion des Ressources Humaines devrait être une Gestion des Talents :

  • apte à traduire la stratégie de l’entreprise dans une politique RH,
  • engagée dans la définition et la mise en oeuvre de la stratégie organisationnelle,
  • centrée sur le développement de l’excellence métier avec des processus d’apprentissage continus et de formation variés,
  • apte à attribuer les rôles adéquats même dans une relation à durée déterminée, à proposer des opportunités de parcours variés et à les accompagner,
  • entrepreneuriale, capable de prendre des risques sur les personnes,
  • contributive à déployer un style de management favorisant l’intelligence collective et le développement individuel,
  • ouverte sur le monde extérieur pour comprendre ce qui s’y passe,
  • agile, apte à s’ajuster aux évolutions économiques, sociales, sociétales,
  • cohérente entre les objectifs poursuivis et les pratique
  • attractive par ses engagements explicites et tenus ….

Une gestion du « Personnel » ;-) stratégique, qualitative, en dynamique, cohérente, proclamée et mise en oeuvre…qui favorise l’expression et le développement de talents et de Talents.

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Tous les salariés ne seraient pas au final des « key talents », stratégiques et rares, expert de haut vol, potentiel leader de demain, ou dirigeant talentueux … mais l’entreprise bénéficierait d’une excellence collective et d’une dynamique de l’excellence, garantes de sa performance.

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Imaginez un instant, ce que serait pour les salariés comme pour l’entreprise, le recrutement, la formation, la gestion de carrières, la gestion des seniors, le management … à la sauce du talent !

Quand les entreprises parlent aujourd’hui de management des Talents, elles semblent exhorter les salariés à l’excellence et à l’agilité du talent en oubliant trop souvent qu’elles doivent aussi créer les conditions de son expression en transformant radicalement leurs politiques RH et surtout leurs pratiques.

Une question peut-être de DRH talentueux, et il y en a ! De dirigeants, aussi, qui auront compris que le management des Talents, tel que défini ici, est une occasion unique pour mettre fin au grand écart entre la politique RH proclamée et les pratiques RH, pour être concrètement « People centrics ». Pour renforcer leur performance économique. Leur performance sociale aussi … qui a également changé de paradigme en devenant une composante à part entière de leur performance économique (Responsabilité Sociale des Entreprises, Réputation employeur, web 2.0, etc.).

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Salarié ou DRH, n’hésitez pas à donner votre avis et à partager vos avis et expériences sur ce sujet.

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Autres articles du blog id-carrieres à lire sur la notion de Talent :

Comment la notion de Talent s’est imposée … (1)

Qu’est-ce qu’un Talent ? La notion de Talent a-t-elle évolué ? (2)

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 27

Emploi des Seniors, des générations sacrifiées. Au-delà des Seniors, des représentations et des pratiques à transformer.

La perspective d’un cycle démographique favorable à l’emploi des seniors s’est évanouie avec la crise de 2008. Dans le contexte d’un chômage massif 2008/2009 ou de stabilisation de la dégradation 2010, le taux d’emploi des seniors, structurellement faible en France, continue à se dégrader en dépit des obligations légales ou des incitations financières de 2010, essentiellement motivées par ailleurs pour préserver l’équilibre des systèmes de protections sociales.

Si les objectifs à atteindre en matière d’emploi des seniors font l’objet d’un relatif consensus :

  • favoriser le maintien dans l’emploi des seniors,
  • favoriser le recrutement des seniors,
  • améliorer la qualité de vie et la santé au travail.

En revanche, l’évolution des représentations et des pratiques nécessitent du temps. Temps que n’ont pas eu les seniors des années 90 et que n’ont pas non plus les seniors de 2011.

Des générations de seniors sacrifiées : génération de l’après préretraite, de la retraite à 60 ans ou à 67 ans.  Les causes sont multiples et la mise en œuvre des solutions en conséquence complexes, entre choix politiques, contextes économiques, évolutions démographiques, aspirations sociales, modèle social des entreprises et pratiques RH …

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Du temps pour faire évoluer les représentations des entreprises et des salariés.

Ces représentations sont notamment conditionnées par notre modèle social fondé sur la progression de carrière et donc de salaire, sous entendu pour certains experts par une logique de mérite ou pour d’autres par une logique de compensation avec une juniorité moins rémunérée.

Ce qui conduit, notamment, les entreprises à argumenter sur le coût du travail d’un salarié senior trop élevé en parallèle d’une productivité estimée en baisse, argument qui reste néanmoins à démontrer précisément.

Par ailleurs, les entreprises et salariés sont toujours culturellement imprégnés par la retraite à 60 ans et les préretraites. Les entreprises continuent à limiter l’investissement sur les salariés de plus de 45 ans (mobilité professionnelle, formation …) en se disant qu’elles n’auront pas de retour sur investissement.  Et les préretraites existent toujours financés sur les fonds propres des entreprises.

Les salariés eux-mêmes continuent à aspirer à une retraite vers 60 ans pour profiter encore en bonne santé d’une dernière étape de vie sans intégrer psychologiquement la progression de l’espérance de vie et l’amélioration de la santé des personnes les plus âgées. Cette aspiration à quitter l’entreprise est par ailleurs entretenue par la dégradation générale des relations et des conditions de travail dans les entreprises.

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Du temps pour transformer les pratiques RH

Pour favoriser le maintien dans l’emploi des seniors, un entretien de seconde partie de carrières a été imposé aux entreprises pour les salariés de plus de 45 ans dans le cadre du Plan senior devant s’intégrer dans la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Nous pensons que cet entretien sera inefficient pour répondre à l’objectif visé du maintien dans l’entreprise. D’une part, les managers ne sont pas qualifiés et suffisamment préparés pour cet entretien. Les bilans de compétences et des programmes de formation peuvent pleuvoir mais s’ils ne sont pas ni bine orientés, ni exploités, ils ne serviront à rien.

D’autre part, et ce point nous paraît majeur, le paramètre de l’âge qui lui est associé n’est pas pertinent. L’accompagnement des trajectoires professionnelles dans l’entreprise devrait être un processus continu afin d’éviter de constater à 45 ans les voies sans issue ou les déraillements. Il devrait aussi être déconnecté de l’âge pour prendre davantage en compte les compétences et les contributions.

Dès le début de la relation contractuelle, l’entreprise et le salarié devraient se projeter comme 2 partenaires responsables du développement des compétences et de l’animation de la motivation le temps de leur collaboration. Cette collaboration contribuerait à améliorer la performance individuelle et collective, à sécuriser le parcours professionnel du salarié dans l’entreprise et demain sur le marché de l’emploi, quel que soit l’âge. Un dialogue renouvelé entre employeur et salarié sur ces sujets renforcerait par ailleurs le sens de leur collaboration et la clarté de leurs engagements réciproques.

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N’est-ce pas là l’engagement Employabilité qui devait se substituer à l’Engagement Emploi ?

Un engagement sur l’employabilité qui viendrait enfin concrétiser une réelle flexi-sécurité.

Une flexi-sécurité effective qui concernerait les salariés de tout âge, au-delà des seniors.

Une flexi-sécurité qui ne serait pas seulement vu à travers des formes contractuelles et un système social de compensation, qui ne parvient plus à l’être, tant le nombre de salariés concernés est croissant.

Une flexi-sécurité conçue comme un partenariat engageant et effectif ?

  • Des entreprises impliquées dans l’orientation et la construction des trajectoires professionnelles de leurs salariés, quels que soient l’expérience professionnelle, le statut, le métier, la durée du contrat … en les déléguant partiellement dans les phases les plus expertes.
  • Des jeunes formés à la compétence à s’orienter, des salariés davantage conscients des enjeux et pro-actifs, plus agiles dans la gestion de leurs parcours professionnels et de leur employabilité, apte à rebondir si nécessaire …
  • Dans une relation non plus d’emploi mais de travail en dynamique qui bénéficie aussi à la performance économique et sociale de l’entreprise,
  • Sur un marché du travail, y compris la formation, éduqué à la flexibilité, davantage apte à absorber les évolutions continues des besoins en compétences.

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A redécouvrir nos articles sur les mêmes sujets :

Nous serons tous un jour des seniors …

Plan d’actions pour les seniors : une obligation pour les entreprises

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences : de 1945 à nos jours … une nouveauté qui commence à dater.

GPEC, emploi des seniors, individualisation des parcours, il faut repenser le modèle social et anticiper les prochaines évolutions structurantes

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 16

Demandez un Bilan de compétences ! Votre employeur a tout à gagner.

Suite de notre série d’articles sur votre Bilan de Compétences et votre employeur en lien avec les interrogations de Cassiopée sur le site interim-emplois.

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Les réponses aux enjeux et défis des entreprises reposent essentiellement sur les compétences, talents et engagement des salariés ainsi que sur les coopérations des équipes … Et dans une relation au travail qui se transforme : peut-être réciproquement moins engageante dans le temps, mais davantage personnalisée pour être « optimisée ».

Un objectif de performance que les entreprises entendent.

L’entreprise a tout à gagner à bien connaître ses salariés, leurs compétences mais aussi les éléments de leur motivation.

L’entreprise a aussi tout à gagner à manager des salariés qui auront réfléchi à leurs objectifs, leurs compétences, leurs attentes à l’occasion d’un Bilan de compétences. Ils seront davantage proactifs dans les dispositifs RH (formation, GPEC, etc.) ou forces de propositions lors d’une réorganisation ou d’un changement …

Si tous les salariés d’une entreprise réalisaient un bilan de compétences, de qualité ! , les actions de management pourraient être mieux qualifiées et donc plus efficaces :

  • Une communication dans les deux sens, un dialogue fondé et un dialogue utile autant pour l’entreprise que le salarié.
  • Des missions (emploi ou projet) en adéquation avec le profil de compétences et les savoir-être.
  • Des contenus et des modalités de formation ou d’apprentissage adaptés.
  • Une organisation mieux qualifiée des équipes et des collaborations.
  • Des actions de motivation, voire de fidélisation mieux ciblées.

Des objectifs d’efficacité de leur management des ressources humaines que les entreprises entendent également.

Arguments entendus par l’entreprise certes, mais au combien difficiles à mettre en pratique quotidiennement. Les priorités économiques, la complexité des relations humaines, …  handicapent cette vision idéale, j’en conviens… Mais le saut qualitatif n’est pas aussi grand qu’il y paraît. L’investissement que font déjà les entreprises pour gérer leurs ressources humaines est important, souvent mécanique sous le poids des obligations légales. Il manque prioritairement à cet investissement RH trois choses : du sens, de la dynamique d’actions et de l’humain.

Des entreprises font actuellement des efforts pour aligner leur discours et leurs pratiques RH. Leur réputation Employeur, qui impacte leur réputation tout court, est en jeu … Pour que cet effort ne soit pas réduit à du marketing clients, le Bilan de compétences largement déployé peut être un outil simple et efficace pour initier un management des ressources humaines plus qualitatif, plus en dynamique, plus humain.

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Lire aussi sur le Bilan de compétences :

Le cadre légal du bilan de compétences

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

Comment se déroule votre Bilan de compétences avec les consultants d’id-carrières ?

Ne faites plus l’autruche, faites un bilan de compétences !

Vous êtes responsable de votre employabilité et de votre parcours professionnel. Oui, j’ai bien compris mais comment faire ?

Bilan de compétences : un bilan, c’est intéressant mais l’essentiel est dans la dynamique d’actions.

La GPEC : une opportunité à saisir par les salariés pour mieux piloter leur évolution professionnelle ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 15

Les nouvelles relations Salariés-Entreprises et le Bilan de compétences.

Les salariés entendent, constatent et intègrent progressivement les nouvelles règles de l’emploi qui se sont imposées à eux : une vie professionnelle sera désormais faite de changement d’emplois, de formes d’emploi et de statuts, de métiers … l’entreprise ne s’engage plus sur l’emploi … Même si le contrat est à durée indéterminée, le contrat aura un terme … Il ne faut plus compter (seulement) sur son employeur pour développer ses compétences et entretenir son employabilité mais il faut apprendre individuellement à renforcer ses compétences, à s’orienter et rebondir.

Sans pousser très loin l’analyse sur l’impact de l’éducation donnée par la génération précédente (génération X) qui a subi ces évolutions de l’emploi ou l’analyse sur l’impact des usages du web et les évolutions sociétales en cours, il est reconnu que la nouvelle génération intègre davantage ces nouveaux paradigmes de l’emploi et développe de nouveaux comportements et de nouvelles attentes face à l’emploi : diversité des missions, avantages à court terme, ressources à engranger…

Ce qui relance les défis RH des entreprises, même si le marché de l’emploi leur semble favorable : attirer, motiver, fidéliser, retenir …

Je ne sais pas si les plus jeunes ont intégré l’idée de la nécessaire construction ou cohérence de leurs projets professionnels pour éviter de se retrouver en « flexi-insécurité » ou dans une impasse à l’heure de la séniorité …

Je ne sais pas si les modèles économiques et sociaux se transformeront en profondeur pour que des déséquilibres actuels naisse un nouvel équilibre du travail avec des modalités fondamentalement différentes où les individus et les organisations trouveront leur compte …

Mais dans tous les cas des changements sont en marche. Ils impactent le management des ressources humaines dans l’entreprise … et nécessitent d’appréhender autrement les démarches individuelles et collectives d’évaluation, d’orientation, d’accompagnement … dont le Bilan de compétences.

N’hésitez pas à inscrire votre demande de Bilan de compétences dans ces évolutions. Si votre entreprise les a intégrés, votre argumentation sera plus facile. Si elle ne l’a pas encore fait, vous ouvrirez peut-être des voies !

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Lire aussi sur le sujet :

Le cadre légal du bilan de compétences

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Bilan de compétences : un bilan, c’est intéressant mais l’essentiel est dans la dynamique d’actions.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 3

Le management ou la GRH ont des modes que l’entreprise et les salariés ne connaissent pas …

Fini le focus sur la gestion des équipes et ses multiples métaphores avec le sport ou encore l’orchestre symphonique … Bonjour et au revoir à l’individualisation des parcours et des performances … Bonjour à la collaboration ouverte en mode 2.0.

Le management n’en finit pas de défiler sous nos yeux revêtu de différents concepts tout aussi enthousiasmants lorsqu’ils paradent que déceptifs lorsqu’on veut les mettre en oeuvre. Pourquoi ?

Peut-être parce que l’entreprise et toutes ses parties prenantes sont sur un tempo différent, une notion de durée que la mode ne connait pas : allégés ou freinés par leurs histoires. Engagés opérationnellement dans le présent. En observation, en questionnement ou en option par rapport à l’avenir …

Peut-être parce que la diversité des entreprises et des individus, des enjeux collectifs et individuels, des attentes aussi, se heurte à des approches trop globales, des méthodologies uniques, des conseils sans accompagnement sur le terrain…

Je crois que les théories du management se trompent d’objectif. Elles ne doivent pas créer un besoin mais répondre à des Comment. Des « comment » économiques et sociaux, individuels et collectifs. Des « comment » modulaires en fonction des objectifs et des contextes. S’en oublier des « comment » dits basiques pour des pratiques qui sont loin d’être connues, maitrisées et pratiquées partout. On se demande bien pourquoi ? La vraie réflexion est peut-être là ?

La Haute-Couture inspire « les » Prêt-à-Porter comme les évolutions sociétales, la culture ou l’histoire inspirent la Haute-Couture. Les nouveaux concepts de management et de GRH ne doivent-ils pas servir à inspirer les actionnaires, les dirigeants, les salariés … en admettant parfois qu’ils ne servent qu’à faire progresser ses acteurs sur les basiques, leviers incontournables d’une performance pérenne : donner du sens, animer les équipes, développer et motiver les personnes, stimuler la coopération …

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 13

Le management 2.0 au filtre des attentes des salariés et des employeurs

Pour tenter d’identifier l’impact d’un management 2.0 en matière de motivation des salariés mais aussi de performance d’une entreprise, nous avons passé au filtre du diagramme de Kano les attentes et les éléments respectifs de satisfaction des salariés et de l’entreprise.

Le diagramme de Kano est généralement utilisé en marketing ou en gestion de la qualité.  Il nous a cependant paru intéressant de tester si ce modèle pouvait s’appliquer dans le domaine de la gestion des ressources humaines. Et d’analyser comment pouvait s’appliquer au management 2.0 la principale conclusion de ce modèle, à savoir : « la satisfaction et l’insatisfaction d’un client (salarié, employeur) ne sont pas symétriquement opposées ».

En d’autres termes, à quelle nature d’attentes peut répondre le management 2.0 et quelle satisfaction un salarié et un employeur peuvent en retirer.

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L’approche de Kano distingue 3 natures d’attentes

1- Ce n’est pas parce qu’on exprime rien qu’on n’est pas satisfait. En général, cela s’applique à des attentes de base, souvent non explicites, « elles vont de soi », des attentes auxquelles dans notre exercice l’entreprise ou le salarié doit obligatoirement répondre. Ce qui induit aussi que s’ils n’y répondent pas, ils génèrent une insatisfaction envers l’autre partie.

2- Pour certaines attentes, la satisfaction est proportionnelle à la réponse apportée aux attentes.

3- Il y a des aspirations non explicitées auxquelles des réponses « bonus », attractives, génèrent une forte satisfaction. A l’inverse, l’absence de réponses « bonus » ne génère pas d’insatisfaction dans la mesure où on ne les attendait pas.

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L’application du diagramme de Kano nous conduirait à la classification suivante des attentes des salariés et des employeurs

Nous n’avons pas souhaité distinguer les catégories d’emploi ou d’entreprise afin d’appréhender, si possible, une logique généralisable. Il est évident qu’en fonction des emplois ou de la nature de l’activité de l’entreprise, les attentes peuvent être déplacées d’une nature à l’autre ou complétées. N’hésitez pas à nous suggérer des éléments complémentaires omis ou un reclassement dans cette même logique globale.

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Les attentes d’un salarié envers son employeur

schema kano salarié

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Les attentes d’un employeur envers son salarié

schema 2 Kano 3

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A quelles attentes peut répondre le Management 2.0 ?

A partir de la définition du management 2.0 donnée par Bertrand Duperrin en 2006 : « pratiques qui favorisent l’émission et le partage de tout type d’information par tout type d’acteur à destination de tout type de récepteur en s’appuyant sur le potentiel de l’ensemble des collaborateurs pris individuellement, dans l’optique de les amener à constituer une entité intelligente dont ils sont acteurs sans pour autant se fondre en elle ».

Le management 2.0 pourrait répondre ainsi aux différentes natures d’attentes du salarié et de l’entreprise :

tableau Kano 3

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Cette analyse est probablement incomplète ou trop généraliste, mais elle appelle les réflexions suivantes :

1- La mise en place d’un management participatif (management 2.0) est à la fois un levier de performances pour l’entreprise et un levier de satisfactions pour ses salariés.

Il peut contribuer à répondre aux attentes proportionnelles des salariés et de l’entreprise dans de nombreux domaines.

L’enjeu pour chaque entreprise est bien de définir les objectifs prioritaires visés et le périmètre afin de déterminer les modalités les plus appropriées à sa mise en œuvre, dans une approche graduelle ou modulaire qui favorise son adoption et sécurise son efficacité économique et sociale.

2- L’insatisfaction sur les éléments basiques telle que l’administration du personnel (contrat, paie, processus d’intégration, de recrutement, …) ou le management opérationnel (définition des objectifs, feedback, soutien de proximité, organisation du poste, moyens alloués, qualité des relations humaines au sein d’une équipe,…) ne sera pas compensée par la mise en place d’un management 2.0.

En revanche, la mise en œuvre d’un management 2.0 peut constituer une opportunité d’adapter ou de refondre l’ensemble des pratiques de GRH et de management pour les rendre plus performantes et plus satisfaisantes. Le management 2.0 est souvent assimilé à une désorganisation et à une autorégulation spontanée en comparaison avec les usages sociaux du web. C’est faux. Le management 2.0 répond aussi à des processus (une suite logique d’activités qui crée de la valeur pour le client externe ou interne), mais à des processus adaptés qui opérationnalisent et soutiennent la philosophie et l’efficacité participative (définition des objectifs opérationnels, des responsabilités, des groupes, des méthodes d’élaboration des solutions/propositions, des processus de décisions, etc.).

3- Les éléments d’attractivité et donc de satisfaction du management 2.0 communs aux salariés et à l’entreprise nous semblent résider dans :

- son utilité opérationnelle : support à la réalisation opérationnelle des missions de l’emploi confié (outils simples, ergonomiques et performants d’accès à l’information, de contribution, d’échange… structuration pertinente des savoirs et savoir-faire …)

- sa capacité à générer un processus d’apprentissage continu, presque « indolore »

- la structuration dynamique d’un collectif / de collectifs et de coopérations qui se recomposent au gré des besoins,

- la création de valeur pour les salariés (réputation, réseau, ressources engrangées …) et pour les entreprises (innovation, capitalisation et opérationnalisation des savoirs et des compétences, agilité, fluidité…).

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Heureux ? Les salariés ne le savent pas encore car c’est un changement de paradigme majeur. Inquiets, probablement car les repères sociaux et culturels sont bousculés à tous les niveaux. Gagnants, peut-être, dans un équilibre qui reste à façonner entre une revalorisation du rôle et de nouvelles exigences individuelles.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 29

Pourquoi serai-je un salarié 2.0 ?

Les usages participatifs du Web questionnent avec une intensité croissante l’approche collaborative des entreprises notamment au travers des pratiques sociales des plus jeunes.

Effets de mode ou tendance lourde, comment concilier le désengagement des entreprises face à l’emploi, la l’individualisation des parcours professionnels avec des pratiques participatives, qui peuvent dans certains cas dépasser le cadre même de l’entreprise, voire du contrat de travail ?

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Rejoignant, pour partie, les objectifs du Knowledge Management (Gestion des connaissances), très en vogue au début des années 2000, les directions d’entreprise s’interrogent aujourd’hui sur comment proposer auprès des plus jeunes salariés (les autres aussi en ont besoin !) des démarches de coopération et de partage, dont on redécouvre les bienfaits en matière de créativité, de capitalisation des savoir, de motivation, de lien social…

Comment engager, motiver des salariés à formaliser pour l’entreprise ses connaissances et ses compétences, à représenter ou relayer l’entreprise dans ses actions de promotion ou de recrutement sur des réseaux sociaux alors que tous les salariés savent qu’ils ne sont que de passage dans l’entreprise, une boîte dont le couvercle reste désormais ouvert…

Comment pourrais-je promouvoir une image employeur ou un produit sur LinkedIn en 2010 pour Coca Cola et en 2012 pour Pernod Ricard, sachant que tout ce que j’aurai écrit sera retenu par les moteurs de recherche ? Sauf à être ou à jouer à Alexandre le bien heureux… « C’était bien, je suis toujours resté(e) en bon terme avec mon employeur et mes collègues ».

Que faire d’un blog individuel soutenu par mon entreprise et vaisseau de sa stratégie de visibilité sur le web, voire de veille, dont les contenus sont alimentés par mes missions quotidiennes formalisées par un contrat de travail, si demain je travaille pour une autre entreprise ?

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Pas simple !

Voilà quelques idées en vrac pour tenter de répondre à ces questions et engager le débat :

Je me suis d’abord dit qu’il fallait que l’entreprise élabore une charte interne de communication et de coopération prévoyant comme d’habitude toutes les modalités cas, et les cas plus tordus… peut-être aussi intégrer dans les contrats de travail individuel des clauses spécifiques pour les fonctions les plus concernées.

Encore un exercice juridique pas simple, me direz-vous. Il est difficile d’y échapper dans une relation par nature contractuelle. La problématique peut rejoindre dans certains cas celles de la propriété intellectuelle ou des brevets élaborés par des salariés sous contrat de travail avec les moyens de l’entreprise.

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Je me suis ensuite rappelée de la maxime de mon premier directeur chez Schneider qui me disait, « il n’y a pas de problème technique, il n’y a que des problèmes humaines »… J’ai donc creusé la thèse des intérêts « sociaux » réciproques, pas simple non plus…

Pourquoi en tant que salarié aurais-je envie de partager mes connaissances et mes expériences, les inscrire durablement dans un système d’information interne ou externe, prendre du temps à échanger sur des sujets professionnels avec d’autres personnes internes ou externes au-delà de mon périmètre d’équipe et d’action, recruter pour mon employeur dans mon réseau personnel direct ou élargi donc susciter l’engagement d’une autre personne dans une entreprise dont je connais les avantages et les inconvénients ? etc, etc.

Le paradis « Entreprise » doit aussi exister … et ces questions ne se posent pas si je suis pleinement heureux(se) et serein(e) dans mon entreprise (job intéressant, bien rémunéré, de bonnes conditions de travail, des perspectives d’évolution, un management motivant, etc.). En revanche, si j’ai quelques rancœurs, amertumes, déceptions accumulées … la démarche sera plus difficile.

Et si les salariés n’avaient plus le choix pour des raisons formelles ou informelles. Pour des raisons formelles, on rejoindrait le contenu du poste avec le contrat de travail ou les pratiques internes avec la charte…

Pour des raisons informelles ?

Les salariés auraient intégré le « Personal Branding » Effet de mode ou tendance lourde, c’est à la fois une tendance positive de réaffirmation de l’individu face au collectif donc de pouvoir rééquilibré (surtout dans l’entreprise, car dans notre société l’individualisme est déjà de mise depuis longtemps…) mais aussi une tendance exigeante voire risquée qui nécessite d’acquérir de nouveaux savoir-faire …

Les salariés auraient aussi intégré que dans une économie de la connaissance et mondialisée, les compétences et l’identité professionnelle se construisent sur un terrain de jeu élargi, dans l’échange, la coopération, le partage de connaissances et d’expériences, un apprentissage de personne à personne… mais aussi que les compétitions individuelles sont désormais dépassées …. Difficile à croire quand on évoque en parallèle l’individualisation des parcours professionnels ou la guerre des talents…

Sans en retenir les difficultés et les contradictions, on peut aussi conclure que le nouveau paradigme professionnel n’est certainement pas vrai pour tous les métiers … que la tendance du Personnal Branding peut renforcer la fracture numérique entre ceux qui savent faire un peu, beaucoup et les autres…

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Faut-il alors rechercher du côté des directions d’entreprise les dispositifs crédibles qui motiveront les salariés à jouer le jeu de l’entreprise participative ? Plus de lien social, plus de sens au travail, plus de valorisation, plus de reconnaissance, un package de départ plus volumineux… pour un engagement participatif individuel infaillible même si le contrat est à durée déterminée ?

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L’entreprise 2.0 est un concept motivant et qui a du sens, comme dans une moindre mesure le Knowledge management a pu l’être en son temps. Trop outillé, trop productiviste, il a probablement manqué au KM la dimension humaine et le contexte sociologique qui pousse, éléments dont bénéficient aujourd’hui le concept de l’entreprise 2.0.

Si les entreprises ne réforment pas en profondeur leurs gestions des ressources humaines et leurs modes de management divers, si tant est qu’elles puissent le faire dans la bataille économique et financière qu’elles livrent par ailleurs, le concept de l’entreprise 2.0 se résumera peut-être à l’entreprise avec un saupoudrage de 2.0 … que la moindre tempête économique ou un nouveau concept balaieront …  D’autres ont déjà connu le même sort.

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Etes-vous un salarié 2.0 ou souhaitez-vous l’être ? Qu’est-ce qui vous motive ou vous motiverait à le devenir ?

N’hésitez pas à partager votre vécu ou vos réflexions en commentant cet article.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 18

L’entreprise, c’est qui ? Les dirigeants sont-ils les animateurs d’une communauté ? Les DRH, les directeurs de l’Organisation Sociale ?

A plusieurs reprise lors de la rédaction d’un article sur l’emploi, des ressources humaines, le management, etc.  je me suis surprise à me demander : tu parles en permanence de l’entreprise qui devrait faire çi ou ça, mais de qui finalement parles-tu, c’est qui ?

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Les différentes théories économiques appréhendent l’entreprise comme un agent économique autonome qui produit et vend des produits/services ou comme un mode de coordination économique alternatif au marché ou bien encore un territoire de relations contractuelles entre agents économiques …

La propriété du capital et le pouvoir qu’elle octroie sont toujours questionnés notamment par la crise financière récente ou par le développement de l’actionnariat salarié. Ou encore la part croissante des actifs immatériels et mouvants que constituent la connaissance et la compétence, capital immatériel des salariés individuellement à priori (groupe aussi).

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En tournant la notion dans tous les sens, je reviens toujours à me dire que l’entreprise, c’est toujours au final des hommes et des femmes.

Qu’ils s’agissent des actionnaires (qui peuvent être pour partie des salariés directement ou indirectement représentés), des dirigeants (aujourd’hui très souvent salariés) ou d’autres parties prenantes, les fameux stakehoders), quand on parle de l’entreprise, on parle avant tout des femmes et des hommes qui la dirigent, animés par des attentes, des valeurs, des enjeux personnels aussi …

Aujourd’hui principalement salariés, ces dirigeants ont connu et connaissent comme tous les salariés la logique du contrat de travail, les réalités du marché de l’emploi (licenciement, séniorité, incertitudes…), les enjeux de développement de leurs compétences, la négociation de leur salaire, une évaluation annuelle de leurs réalisations … Certes dans un contexte de responsabilités, de prise de décisions, de ligne hiérarchique ou de rareté de leaders qui est spécifique mais qui leur confèrent un rôle d’animateurs d’une « communauté » de femmes et d’hommes à laquelle ils appartiennent de fait, même si cette appartenance à la communauté Entreprise devient pour tous de plus en plus ponctuelle ou éphémère.

Si l’on retient la définition synthétique de la communauté donnée par Bertrand Duperrin dans son excellent article Le web 2.0 a-t-il tué les communautés ? , « une communauté nécessite un centre d’intérêt, un but commun et la volonté d’interagir ensemble ». On pourrait dire que l’entreprise est une communauté : le centre d’intérêt et le but commun existent, même s’ils peuvent se réduire à un objectif strictement économique et financier à deux niveaux différents. La volonté d’interagir ensemble n’est quant à elle pas spontanée. N’est-ce pas aux dirigeants en tant qu’animateur de cette communauté de créer les conditions de la motivation, de la participation et la coopération ? D’identifier comment la communauté fonctionne et pourra fonctionner demain, de créer les conditions d’une transformation socioculturelle qui sera désormais continue compte tenu de l’environnement…

Les évolutions sociétales et sociologiques actuelles autour de la participation individuelle et qui tendent à replacer les salariés au cœur des enjeux de compétitivité des entreprises sont une formidable opportunité pour les dirigeants de se repositionner sur ce rôle d’animateur d’une communauté, composée par ailleurs elle-même de communautés au sens du 2.0, et de redonner du sens à l’appartenance et à l’engagement à l’entreprise dans un paradigme socioculturel nouveau.

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Je n’utiliserai plus « l’entreprise » pour désigner ses dirigeants et peut-être même devrions-nous renommer les directeurs/trices des ressources humaines Directeurs/trices de l’Organisation Sociale… On va peut-être réussir à mettre fin à l’usage de la notion de ressources humaines et de capital humain !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 24

GPEC, emploi des seniors, individualisation des parcours, il faut repenser le modèle social et anticiper les prochaines évolutions structurantes

La décennie 90 avec la crise de 93 a amorcé des changements de paradigmes majeurs pour les salariés et les entreprises sans modifier en profondeur les politiques et les pratiques de gestion des ressources humaines ou les attitudes individuelles des salariés face à l’emploi.

Les évolutions démographiques et les nouveaux équilibres économiques à construire enfoncent le clou.

Les individus et les entreprises doivent désormais sortir d’une attitude défensive face à ses changements pour adopter des comportements pro-actifs, co-construire un nouveau modèle social adapté à leurs enjeux respectifs et très souvent partagés, et anticiper ceux de demain.

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Des changements profonds non pris en compte

La crise économique des années 90 dans un contexte de mondialisation désormais effective a révélé, comme souvent quelques années après, que des changements majeurs et irreversibles s’étaient opérés :

  • L’agilité des entreprises passe par la flexibilité,
  • Leur besoin de flexibilité les désengagent de la garantie d’emploi vis à vis de leurs salariés,
  • A l’engagement Emploi des entreprises s’est substitué par la règlementation l’engagement Maintien de l’employabilité des salariés,
  • L’employabilité de chaque salarié relève désormais de sa responsabilité individuelle sur un marché du travail incertain.

Ni les entreprises, ni les salariés, ni les syndicats n’ont réellement mesuré et pris en compte ces évolutions profondes.

Dans les entreprises, les nouvelles obligations légales (notamment la formation tout au long de la vie) et parfois quelques expérimentations (référentiel de compétences) ont été le plus souvent rajoutées aux boîtes à outils RH sans réflexion sur les transformations économiques et sociales.

La majorité des salariés n’a retenu que la possibilité de se former davantage sans toutefois y recourir. Ils ont constaté les difficultés d’emploi des plus jeunes, des plus âgés, des plus diplômés… en pensant que ce n’était que conjoncturel ou réservé à des personnes peu performantes ou peu motivées. Une part de plus en plus importante de salariés ont ensuite vécu la permanence des difficultés d’emploi et la précarité (intérim, cdd, période d’inactivité de plus en plus longue, etc.) tout en restant dans l’attente de solutions émanant de l’entreprises.

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Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix

La crise financière actuelle conjuguée aux évolutions de la société, notamment la démographie, le développement durable et les nouvelles technologies constitue pour les directions entreprises et pour les salariés une opportunité de construire un nouveau modèle social qui devra probablement être à la fois plus engageant à court terme (transparence de la relation), davantage individualisé (personnalisation du management et des trajectoires) et plus flexible à long terme (désengagement sécurisé).

Les actionnaires et les dirigeants d’entreprise doivent désormais intégrer la GPEC, la formation, les plans seniors, la réforme des retraites, les nouvelles technologies … dans la réflexion et les décisions stratégiques. Quelque soit leurs choix stratégiques et sociaux (qu’ils devront assumer dans tous les cas), l’essentiel réside économiquement dans la pertinence des options choisies et socialement dans leur transparence des règles de collaboration, les salariés eux apprécieront l’attractivité ou non de l’entreprise… Dans le contexte d’un monde aussi ouvert et en mouvement, il est difficile d’imaginer qu’une entreprise puisse penser sa performance économique sans revoir en profondeur son modèle social, sans articuler les enjeux de compétences avec les enjeux démographiques, sans articuler management et individualisation.

Pour les salariés quel que soit leur statut, la responsabilité individuelle est un enjeu de taille car leur dépendance économique à l’entreprise est un fait. C’est en s’appuyant sur leur indépendance culturelle et sociale qu’ils devront, davantage que dans le passé, engranger des ressources (formation, réseau, etc.), développer leur capacité d’adaptation et à rebondir (mobilité professionnelle et géographique), rester en veille, recourir à des accompagnants individuels pour maintenir une vision objective de leurs atouts et des opportunités de travail, et peser sur les politiques RH des entreprises.(par ailleurs, des savoir-faire transversaux auxquels le système éducatif doit aussi former).

La prise en compte du développement durable ou des nouveaux usages des technologies, non pas comme des phénomènes de mode utile au marketing ou des phénomène sociaux déconnectés du monde économique, mais comme des éléments structurants de notre société de demain peuvent constituer une source d’inspiration pour renouveler ce contrat social et répondre à la fois aux enjeux des entreprises et des salariés.

Il serait dommage de s’en apercevoir qu’en 2030…

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY