Articles avec le tag ‘Jeunes diplômés’

mai 1

Emploi-Chômage : des mots et des maux

18083557_s (1)_oeil.

Les médias sociaux ont repositionné la relation au coeur des actions conduites sur Internet (j’aime, je suis, je retweete, j’entre en relation, je converse, je partage, etc.). En publiant, en commentant, en relayant… nous produisons aussi une quantité astronomique d’informations.

Nos mots, photos, vidéos, relations, interactions… contribuent à notre identité numérique, à nous rendre visibles professionnellement, à nous informer, à développer nos connaissances, à développer ou à entretenir notre réseau relationnel… Ils alimentent aussi une veille d’opinions, de besoins, de comportements, de tendances. RegionsJob publie ce mois-ci son premier baromètre des sujets publiés et échangés sur le thème de l’Emploi, sur la base de mots clés qui expriment aussi les maux de l’Emploi.

.

Des outils de veille et de mesure

Des outils de veille et de mesure permettent aux professionnels du Web de suivre l’intensité et les tendances des conversations sur des sujets précis ou des marques. Les outils de veille spécialisés permettent aussi de suivre « l’humeur » des conversations : neutre, positive ou négative.

Les informations recueillies permettent aux Marques d’orienter leurs actions et d’anticiper éventuellement une crise, un bad buzz. C’est toute la gestion de la réputation, composée de ce que dit la Marque et ce qu’on dit d’elle.

Pour les internautes individuellement ou les petites structures, des outils comme Google Trends peuvent aussi donner quelques points de repères sur les mots clés les plus recherchés, sur une période, dans le monde, dans un pays…

Concernant le suivi de l’identité numérique et de la réputation individuelle, le moteur de recherche de Google reste l’outil le plus accessible (rappel : taper son nom directement sur le moteur de recherche). Il liste l’ensemble de vos présences sur Internet et vous informe aussi sur les personnes que vous devez rencontrer (recruteurs, relations professionnelles, etc.).

.

Les mots de l’emploi et du chômage

capture écran RegionsJobLe site d’emploi RégionsJob publie sur l’un des ses blogs, le blog du Modérateur animé par Flavien Chantrel, un premier baromètre mensuel des sujets relatifs à l’emploi les plus « discutés » sur les réseaux sociaux à travers un outil de suivi et d’analyse des conversations sur Facebook, Twitter, Google+, Tumblr, Instagram, YouTube et quelques autres.

6 thématiques concernant les sujets proches du site d’emploi ont été observées à partir de mots clés : Emploi, Recrutement Innovant, Vie de bureau, Contrat et Statut, Outils d’emploi et Formation.

L’actualité économique, sociale ou encore politique , de même que les contenus publiés par des supports leaders influencent sur un mois les informations relayées et commentées.

Le thème du chômage arrive largement en tête des conversations sur l’emploi. La publication chaque mois des chiffres du chômage ainsi que les interventions politiques soutiennent probablement le sujet sur Twitter, beaucoup moins sur Facebook.

Les stages arrivent en seconde position avec un volume d’échanges presque équivalent sur Facebook ou Twitter. Les entreprises sont présentes sur Facebook à travers leurs pages dédiées au recrutement de stagiaires ou de jeunes diplômés.

Parmi les sujets Emploi, la reconversion professionnelle et l’expatriation sont les 2 sujets les plus abordés aussi bien que Facebook que Twitter. Signes des questionnements sur l’emploi et de la recherche de solutions ou encore de la transversalité géographique et professionnelle des réseaux sociaux ?

.

Les maux de l’emploi et du chômage

Les sujets touchant directement au terme Recrutement innovant sont faiblement abordés sur le mois concerné. Les mots comme CV, lettre de motivation, identité numérique ou encore e-réputation (non préciser s’il s’agit d’individus ou d’entreprises) sont bien présents dans les contenus publiés et échangés les internautes ou poussés par les spécialistes de ces sujets (sociétés de conseils, entreprises, sites d’emploi, réseaux sociaux eux -mêmes…). Le besoin d’informations et de conseils en matière de recherche d’emploi et d’outils de recherche d’emploi, voire de modèles, a toujours été important. L’attention des internautes sur les basiques du recrutement est peut-être aussi révélatrice de la course que les chercheurs d’emploi ou les candidats passifs réalisent pour mieux s’informer sur de nouveaux leviers pour trouver un job.

.

En dépit d’une information qui foisonne, à des niveaux divers de pertinence, et des outils plutôt bien faits qui guident le candidat ( réseaux sociaux, CV DoYouBuzz ou autres), nous constatons à travers nos accompagnements personnalisés qu’élaborer son projet professionnel personnel, son propre CV, son profil Viadeo ou LinkedIn, une lettre de candidature à une offre d’emploi spécifique, etc. restent des exercices difficiles à réaliser individuellement, y compris pour les personnes expérimentées et qu’en dépit du format, c’est bien le contenu qui interroge le plus.

L’évolution souhaitable et souhaitée des pratiques de recrutement pour une plus grande ouverture sur les profils et une meilleure expérience des candidats renforce aujourd’hui les difficultés perçues d’une recherche d’emploi qui devient, pour les candidats aussi, multicanale, avec les moyens d’un individu, et non ceux d’une organisation

Et si on passait au slow recrutement ?

Recherche d’emploi sur Internet : Faire simple et utile

Le recrutement se transforme-t-il ?

Recrutement et Réseaux Sociaux : adaptation de la théorie à la pratique ?

Détail du baromètre du mois de RegionsJob : Baromètre RegionsJob/Bringr – Les sujets les plus discutés sur les réseaux sociaux

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
avr 25

La Marque Employeur s’affine !

15954653_s.

Les salariés et les candidats doivent rester au contact des évolutions de pratiques des entreprises en matière de recrutement et plus globalement de management des ressources humaines. C’est pourquoi nous traitons régulièrement sur le blog d’id-carrières de ces sujets.

Cette semaine, 2 initiatives sont à relever :

  • L’étude d’Althea Conseil et Digidust sur les stratégies digitales RH des sociétés du CAC 40
  • Le lancement du site My CoachingRoom de la Société Générale.

.

Comme le souligne Jean-Noël Chaintreuil, Directeur Associé de Digidust : en 2013les stratégies des entreprises s’affinent.

Habituellement confinée à un site Carrière orienté sur les offres d’emploi, aux journées Campus, aux quatre murs d’un entretien de recrutement, à une communication presse maitrisée ou aux rapports annuels, la politique RH et de Recrutement, les pratiques de management, la culture de l’entreprise sont progressivement devenus des contenus de communication centraux pour recruter, mais aussi pour vendre dans la droite ligne de la Responsabilité Sociale de l’entreprise.

NB : Si les réseaux sociaux constituent à titre individuel un changement majeur de pratique pour rechercher un emploi, il l’ont été tout autant pour les entreprises pour recruter, pour marketer leurs offres et les vendre.

La dimension publique et relationnelle des médias sociaux a été essentiellement prise en charge par les équipes communication et marketing des entreprises, à l’exception néanmoins de quelques professionnels des Ressources Humaines qui s’y sont engagés par intuition ou conviction…

Les entreprises font face à 3 enjeux clés dans ce domaine :

  • la réalité de leurs pratiques de recrutement et de management des ressources humaines qui est par nature imparfaite compte tenu de la diversité humaine et de la complexité du domaine, donc potentiellement soumise à des insatisfactions et des critiques,
  • la différenciation par rapport aux entreprises concurrentes en matière de recrutement, qui ne se limitent pas à celles du même secteur d’activité,
  • le développement d’une stratégie de Marque Employeur attractive qui se heurte à certains moments aux bas de l’actualité économique et sociale de l’entreprise.

.

Une des entreprises les plus matures en matière de stratégie digitale est La Société Générale.

Elle a été parmi les premières à initier une stratégie de présence et de recrutement sur les médias sociaux, très habilement complétée par des actions mixtes offline et online dont nous vous avions parlées l’an dernier comme l’initiative de recrutement et de coaching des candidats « PushMy Carreer«  Quand le recruteur fait équipe avec le jeune diplômé…

La Société Générale a creusé le sillon de l’accompagnement à l’emploi sous la houlette de son Responsable Marketing Web et RH 2.0, Franck La Pinta, et de ses équipes.

En complément du site Société Générale Carreers, la banque propose depuis quelques jours un site d’informations et de conseils dédiés aux métiers et à l’emploi du secteur Banque-Finance, My CoachingRoom.com. Les internautes intéressés par ce secteur peuvent personnaliser les informations qu’ils souhaitent recevoir sur des thématiques touchant à l’emploi.

Nous avions écrit il y a quelques mois un article : Et si la Marque Employeur contribuait à réduire le grand décalage de l’emploi. La Société Générale l’a fait.

Les banques sont régulièrement citées parmi les entreprises les plus matures en matière de stratégie digitale et de recrutement. Elles sont confrontées depuis plusieurs années à une problématique aigüe de recrutement pour faire face au nombre élevé de départs à la retraite. Elles ont été au centre d’une actualité chahutée depuis plusieurs années. Elles doivent aussi comme beaucoup d’entreprises faire évoluer leur culture pour l’adapter aux évolutions économiques, technologiques et sociales.

.

L’étude Althéa-Digidust pointe également la performance de la stratégie digitale RH de Michelin que nous souhaitions relever. Michelin, entreprise industrielle, offre des opportunités de carrière en France et à l’International dans des métiers variés. Très connue du grand public pour ces produits, elle l’est moins que d’autres en tant qu’Employeur. Voir Michelin Recrutement et les autres présences sur les réseaux sociaux comme Facebook.

.

Comme vous le savez peut-être, nous conseillons et nous accompagnons aussi les entreprises sur leur stratégie RH et recrutement à travers notre activité Canden RH. Nous maintenons en permanence une double vision des besoins et des évolutions des salariés et des entreprises. C’est ce qui nous permet de vous proposer individuellement des conseils et des appuis personnalisés en matière de Carrière et d’Emploi, centrés sur le pragmatisme des solutions proposées et la mise en oeuvre.

Pour terminer cet article sur ces différentes initiatives relatives au Recrutement et à la Marque Employeur, nous partagerons donc une dernière information relevée dans l’Etude Althéa-Digidust, importante pour vous, salariés, candidats, jeunes diplômés… Elle vous aidera à décrypter la communication des entreprises en matière de recrutement et à adapter votre propre stratégie.

Elle porte sur le degré de maturité et d’intégration des usages sociaux RH & Recrutement des entreprises avec leur politique en interne.

Plus l’entreprise parvient à relier et à mettre en cohérence l’externe et l’interne, plus elle réussit à interagir et à renforcer son attractivité par l’engagement perçu. Un éco-système RH social qui la renforce. Il faudra encore quelques années et dans un contexte d’innovation continue pour en retirer toute la valeur ajoutée.

Il en va de même pour chacun de nous individuellement. Il est indispensable de s’y intéresser, d’expérimenter, d’en évaluer les apports… les risques de l’approche Réseau sont plus faibles que les bénéfices potentiels.

capture schéma Digidust

A lire sur ces sujets :

Les médias sociaux un espace d’apprentissage pour tous

Vous aimez la Marque, aimerez-vous l’Employeur

e la montée
en compétences des entreprises : la prise de conscience
est générale, le niveau moyen augmente, les stratégies
s’affinent e
Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 11

Faire ses études à l’étranger : quel retour sur investissement ? Infographie

Les programmes d’études à l’étranger sont aujourd’hui très répandus dans les formations proposées par les universités ou les écoles, notamment dans les formations au management, mais pas que.

Comme le note l’infographie ci-dessous, étudier à l’étranger constitue une expérience personnelle riche. C’est aussi un investissement financier dont le coût varie en fonction du pays d’accueil.

Quel est le retour sur l’investissement ?

L’expérience personnelle, la formation suivie, les aptitudes développées, les connaissances et les compétences acquises sont-elles valorisées par le marché du travail ?

  • Etudier à l’étranger modifie et élargit les objectifs professionnels initiaux, notamment en ouvrant la perspective de pouvoir travailler dans un autre pays (52% des étudiants l’envisagent).
  • Pour 82% des étudiants, les études à l’étranger impactent favorablement leur carrière. Une formation et une expérience personnelle à l’étranger renforce l’employabilité sur le marché du travail et permet de se différencier.
  • Parmi les éléments valorisés par les entreprises : la maitrise d’une langue étrangère, la connaissance de la culture du pays. Pour 8 Responsables RH sur 10, des études à l’étranger favorisent le recrutement et les opportunités de carrière internationale.
  • 90% des entreprises estiment que ces étudiants détiennent des atouts en matière d’emploi relatifs à l’interculturel, l’autonomie, l’adaptation, l’ouverture et la maturité.

Ce que ne dit pas cette infographie :

- Au fur et à mesure que les possibilités d’études à l’étranger se multiplient, la différenciation ne se réduit-elle pas ?

Chaque étudiant ou jeune diplômé doit être attentif à valoriser pleinement cette expérience personnelle et professionnelle sur son CV, son profil en ligne ou lors d’un entretien, en réfléchissant au préalable et avec le recul sur les apports de ce séjour et de ces études dans un autre pays, sur leur articulation avec son objectif professionnel et ses aspirations personnelles.

- Un étudiant ayant réalisé une partie ou l’ensemble de ses études à l’étranger est-il mieux payé ?

Le diplôme et la réputation de l’université étrangère, la nature de l’emploi, l’entreprise et le pays dans lequel le jeune diplômé travaillera … sont autant d’éléments qui lui permettront ou pas de mieux valoriser financièrement l’expérience et les compétences associées.

- La France dispose du dispositif  VIE, Volontariat International à l’Etranger, qui peut constituer une expérience complémentaire à l’étranger et favoriser le recrutement. Tous les détails du dispositif sur le site UbiFrance

Po

11.12.28_ROI_Abroad1

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
jan 2

Recrutement et Réseaux sociaux : Intérêt de la démarche ? (2)

Les réseaux sociaux et le recrutement n’ont pas fait exploser les compteurs des différentes études conduites en 2012 !

La série d’articles ouverte en fin d’année sur le sujet a pour objectif de projeter une évolution sur 2013 pour les candidats et pour les entreprises.

Nous avons posé une première hypothèse à étudier au sujet de l’apparente résistance au changement en matière de recrutement et de recherche d’emploi utilisant les réseaux sociaux.

Hypothèse 1 :

La résistance au changement des recruteurs et des candidats est-elle justifiée par le peu d’intérêts que présente au final la démarche de recrutement ou de recherche d’emploi utilisant les réseaux sociaux ?

123RF_16498930_stête zoomPC_interêt

.

Besoins des recruteurs et des candidats…

… En résumé, globalement et à ce jour compte tenu des spécificités propres à chaque secteur, chaque entreprise, chaque métier :

Les principaux enjeux des recruteurs,

- La bataille des talents, justifiée ou pas, qui conduit à une forte concurrence pour recruter de futurs collaborateurs évalués comme les meilleurs ou rapidement opérationnels. C’est une bataille qui se joue essentiellement sur le front des jeunes plutôt bien diplômés et sur le front des professionnels disposant de 5 à 15 ans d’expérience ayant développé des expertises rares ou stratégiques ou détenant des aptitudes rares ou stratégiques les Talents de la version élitiste… Une bataille qui par ailleurs se joue peut-être trop sur le recrutement… autre sujet

- Plus généralement de futurs collaborateurs rapidement opérationnels et contributeurs .

L’optimisation Qualité/Coûts d’un recrutement avec la capacité à générer un flux de candidatures qualifiées en limitant les dépenses de communication auprès des cibles et avec une productivité satisfaisante dans le traitement des candidatures qui s’appuie sur des outils informatiques performants.

Le délai de recrutement, qui n’est pas toujours un délai court (même si très fréquent), davantage un délai adapté aux échéances des besoins.

.

Les principaux enjeux des candidats :

- Trouver rapidement l’emploi et les conditions souhaités ! Recrutement : Les attentes du candidat Réseaux sociaux et recrutement : le pouvoir de l’annonce

- Mieux vivre la période de recherche d’emploi avec de fortes attentes en matière d’informations et d’échanges sur le processus de recrutement, sur le poste, l’entreprise, sur les conclusions de la sélection… et aussi d’attention, de personnalisation et de respect de la part des recruteurs…

.

Résistance au changement et intérêt du changement ?

Les plateformes sociales ont fait valoir d’abord aux candidats leur proposition de valeur : développer leur réseau de contacts aux fins si besoin d’une recherche d’opportunité, une identité numérique valorisée et sécurisée, être plus facilement identifiés par les recruteurs et une mise en relation plus directe et personnalisée…

Une fois la base de données individus enrichie de CV renommés Profils, les plateformes sociales ont adressé leur proposition de valeur aux entreprises et cabinets de recrutement : des profils en ligne davantage à jour que les CV et plus riches d’informations utiles à la qualification et à la sélection, des professionnels en poste à chasser avec l’appui direct du réseau, une mise en relation immédiate facilitée…

.

Un recrutement de masse, celui des jeunes diplômés

L’essentiel du volume des recrutements s’opère auprès de jeunes diplômés, qui en dehors de Facebook ne sont pas très présents au départ sur les réseaux sociaux professionnels.

Des sites comme LinkedIn ou Viadéo y ont remédié ces deux dernières années avec des campagnes de communication et des fonctionnalités adaptés aux plus jeunes. Des réseaux sociaux dédiés aux étudiants et jeunes diplômés comme Yupeek ou Wizbii ont émergé. Les pages Entreprises de Facebook complété d’applications de recrutement. Tout ceci a débloqué la situation, mais avec une nouvelle théorie d’action adaptée au recrutement en masse de jeunes diplômés, la Marque Employeur.

Les processus initialement envisagés se modifient : les entreprises ne sourcent pas les jeunes diplômés sur les réseaux sociaux mais font converger vers elle des flux de candidatures grâce à l’attractivité de la Marque version RH. Les candidatures sont tout d’abord passées au filtre classique d’outils de gestion des candidatures, aujourd’hui les plateformes les proposent notamment pour les PME.

.

Un volume de profils à trier

La théorie d’usage liée à la dimension collaborative et communautaire du recrutement via les réseaux sociaux n’a pas tenu la montée en charge du recrutement de masse.

Les besoins des recruteurs relatifs à l’optimisation économique et la réactivité ont balayé la dimension « relationnelle » initiale.

Aujourd’hui, la principale tendance pour les entreprises est d’une part au retour des outils automatiques de sélection de profils comme pour les CVThèques des sites d’emplois et d’autre part à la Marque Employeur.

Avec néanmoins de nouveaux avantages pour les recruteurs :

  • des CV enrichis dont la mise à jour a été reportée sur les individus,
  • une communication des besoins en recrutement potentiellement relayés par le réseau auprès de profils qualifiés,
  • une communication de la Marque et des recrutements essentiellement concentrée sur les plateformes sociales et sur le site Carrière institutionnel s’il existe. L’investissement sur le mobile sera réalisé par la plateforme et non l’entreprise, à l’exception des grandes entreprises qui pourront et souhaiteront garder la main…

Mais cet ajustement du processus a pour l’entreprise des conséquences : de nouveaux apprentissages et investissements à faire notamment en matière de Marketing et de Communication RH dans un environnement qui bouge (réputation, gestion de crises internes et externes…) qui peuvent constituer un frein à l’adoption.

.

Une approche directe ou « social » réservée aux profils les plus qualifiés

L’approche dite « directe » de profils, soit réellement directe en lien avec la dimension média des plateformes (visibilité des plus actifs et de leurs expertises) soit avec l’aide du réseau de contacts existe mais représente un nombre faible de recrutement ainsi réalisé et finalisé.

Dans la majorité des cas, l’approche directe de profils sur les réseaux sociaux se fait avec l’aide en amont des outils de sélection de profils, les plateformes s’attelant à améliorer les outils et la pertinence des résultats des tris.

.

Quelle proposition de valeur en conséquence pour les individus ?

L’expression « en conséquence » n’est pas anodine. Très souvent ces dernières années, Internet et les pratiques des individus réunis en communauté ont réussi à imposer des changements de pratiques aux entreprises.

Or dans le cas du recrutement via les réseaux sociaux, les intérêts des plateformes et des entreprises ont davantage convergé, constituant ainsi une sorte de coalition dominante qui a orienté les usages vers ce que nous constatons aujourd’hui, le tout dans un contexte d’expérimentations et d’ajustements respectifs.

Les réseaux sociaux peuvent répondre à leur engagement auprès des candidats sur le réseau et le potentiel d’opportunités d’emploi qu’il peut apporter. On parle ici de recherche d’emploi et non directement de recrutement.

Concernant ce dernier, le besoin des candidats relatifs aux informations complémentaires sur les besoins en recrutement, l’entreprise, ses processus de recrutement, sa politique RH… sont partiellement couverts par la logique de la Marque Employeur, et plus authentiquement encore par la réputation numérique de l’entreprise sur Internet (authenticité de la démocratie parfois suspectée en raison des savoir-faire marketing des organisations…).

En revanche, la promesse d’une plus grande personnalisation de la relation dans le recrutement n’est pas tenue. Le rééquilibrage de la relation Recruteur-Recruté, dans la mesure où ce dernier peut s’exprimer publiquement sur sa qualité, ne compense pas le besoin d’individualisation, si ce n’est de personnalisation de la relation.

Un besoin d’individualisation ou de personnalisation qui exprime une attente majeure en matière de recrutement : une évaluation plus ouverte des attributs des candidats à l’heure où les entreprises réalisent de leur côté qu’elles recherchent des talents et non des compétences…

Les individus au même titre que les entreprises estiment l’investissement « social » important et risqué, la valeur potentielle du réseau pour une recherche d’emploi aujourd’hui, pour un autre objectif demain, étant davantage reconnue par les candidats…

.

Les changements opérés par certaines entreprises pour utiliser les réseaux sociaux pour recruter sont majeurs et ont fait l’objet d’un important travail de la part de leurs équipes RH et/ou Marketing. Il s’agit essentiellement de grandes entreprises recrutant massivement des jeunes diplômés ou d’entreprises plus petites culturellement en phase avec les pratiques du Web social.

L’approche par la Marque Employeur s’est révélée être la démarche la plus adaptée à leurs besoins et contraintes économiques et fonctionnelles.

Une adoption plus large par les entreprises nécessite de les rassurer. La confiance passe par une stabilisation des processus et une mesure objective des avantages créés au regard des changements induits, en comparaison des routines et normes connues des sites d’emploi (annonce, CVThèque), des avantages et inconvénients éprouvés. Ce qui n’est pas gagné compte tenu des innovations continues…

Pour les individus, si les jeunes diplômés et les professionnels les plus employables vont y trouver la dimension qualitative recherchée dans un contexte de guerre des talents et des processus acceptables, pour la majorité des chercheurs d’emploi ou des profils en souhait de changement, la proposition de valeur des entreprises sur les réseaux sociaux innovent peu au regard des attentes relatives à l’expérience Candidat et aux critères de recrutement, ou aux promesses de personnalisation annoncées initialement par les plateformes sociales.

Le phénomène d’ajustement de pratiques constaté sur la Marque Employeur va-t-il se répéter dans les mois ou années à venir pour une meilleure réponse aux besoins des parties prenantes, notamment en matière d’Expérience Candidat.

C’est la deuxième hypothèse que nous traiterons dans le prochain article.

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 29

Réseaux sociaux : leur dimension publique freine-t-elle leur utilisation par les candidats ?

123RF_13120505_s micro et rideau

Chaque canal de recrutement comporte des caractéristiques qui conditionnent son utilisation par les candidats et les profils recrutés (Quel lien entre le canal de recherche d’emploi et le canal d’accès à l’emploi ?)

Qu’en est-il pour les réseaux sociaux ?

Leur dimension publique constitue une des caractéristiques en rupture avec les pratiques classiques, plus feutrées et confidentielles de recherche d’emploi. Constitue-t-elle un frein à son utilisation par les candidats ?

L’évolution des plateformes sociales vers des fonctionnements proches des jobboards modifie-t-elle les profils des candidats qui les utiliseront et les profils qui seront recrutés ?

.

Une dimension publique : difficile ou risquée ?

L’étude réalisée par le Groupe Adecco « Trouver un emploi grâce aux réseaux sociaux » relève un frein majeur à leur utilisation dans la recherche d’emploi : « la méfiance à communiquer publiquement des informations personnelles ».

Derrière cette méfiance, on peut identifier :

1- Les aptitudes réelles ou présupposées des candidats à activer ce mode de recherche d’emploi  :

  • Communiquer publiquement sur eux-mêmes,
  • Intégrer des réseaux relationnels et animer une présence utile à leurs objectifs professionnels,
  • Le tout selon des formats nouveaux et encore instables qui relèvent plus de l’expérimentation que de la mise en application, en comparaison des usages connus et codifiés, i.e. une annonce, un CV, une lettre de motivation, etc.).

2- Les caractéristiques mêmes de la « toile » :

  • La difficulté à maitriser l’utilisation et l’interprétation par d’autres des informations communiquées et des présences développées ( les autres pouvant être des contacts acquis, des contacts à conquérir dont les recruteurs, sans oublier les profils concurrents…). On retrouve ici les enjeux liés à l’identité et à la réputation, avec leur conséquence directe sur la sélection amont en matière de recrutement (sourcing).
  • La mémoire d’Internet et les traces durables sur les données personnelles en ligne, crainte des candidats éventuellement renforcée par la confiance en leurs aptitudes et en l’acquisition des compétences à communiquer et à animer leur présence en ligne.

.

Un frein selon les profils des candidats ?

Si les plus jeunes rencontrent globalement moins de freins à l’utilisation du media Internet et à cette communication publique de par leurs usages à des fins privés des réseaux sociaux, ils sont en revanche moins confiants lorsqu’il s’agit de communiquer sur des sujets professionnels et de déployer une démarche réseau pour trouver un stage ou un emploi. Ils ont le sentiment d’avoir peu à raconter et à partager au regard de leurs expériences et de leurs compétences professionnelles et de ne pas disposer d’un socle de contacts sur lequel développé leur réseau professionnel.

Pour les plus expérimentés, c’est l’inverse. Ils disposent de plus de contenus et d’expériences à partager ainsi que d’un socle de contacts base d’une présence en ligne, mais ils sont moins à l’aise culturellement avec cette exposition publique.

Jeune ou expérimenté, toutes les études montrent que le niveau et la nature de la qualification professionnelle influencent le profils des candidats utilisateurs des réseaux sociaux (aujourd’hui, plutôt de formation supérieure, issus des métiers du marketing, de la communication, de l’informatique, plutôt des cadres…).

Les initiateurs des plateformes sociales et les premiers « adopteurs » ont nécessairement influencé les communautés de profils et d’activités qui s’y sont déployés. En logique directe des coopérations en réseau, le « social recruiting » est défini initialement comme un recrutement basé sur une mise en relation et des interactions Candidat-Recruteur développées à partir de d’informations et de centres d’intérêts communs au sein de groupes ou de communautés et de recommandations. Un recrutement participatif et communautaire…  Au fur et à mesure que les technologies et les usages sociaux se diffusent et s’élargissent à d’autres domaines d’activités, à d’autres secteurs d’activités… d’autres acteurs en transforment les usages et innovent. De nouveaux profils de clients, de candidats… les adoptent.

C’est le cas pour la recherche d’emploi et le recrutement. D’une logique de réseau pour recruter ou rechercher un emploi comme on la connaissait dans la vie réelle, c’est-à-dire des relations construites sur la personnalisation, la proximité, la recommandation et la confiance, les réseaux sociaux évoluent aujourd’hui très nettement vers des sites d’emplois pour consolider leur modèle économique et développer leur position concurrentielle face aux autres canaux de recrutement. Ils modifient ainsi leurs caractéristiques initiales de sélection et ouvrent l’accès à de nouveaux profils d’utilisateurs, candidats et entreprises.

.

Une dimension publique qui renforce les candidats ?

Des candidats vont y retrouver en grande partie les formats et les langages connus de recrutement.

La perception du risque, notamment celui d’une exposition publique, va être compensée par 2 avantages : identifier des opportunités et candidater selon des codes connus. Avec tout de même une valeur ajoutée sans laquelle le mouvement en faveur des réseaux sociaux n’aurait pas lieu : recueillir plus d’informations sur le recruteur, l’entreprise, son fonctionnement, etc. via des communautés de confiance… sans oublier les efforts déployés par les entreprises elles-mêmes pour faire valoir leur Marque Employeur…

Cette évolution des réseaux sociaux ou plutôt ce retour vers des formats et des langages plus classiques de recherche d’emploi et de recrutement va contribuer à élargir les profils de candidats présents sur les réseaux sociaux.

On peut regretter (et nous en faisons partie) que les usages sociaux n’aient pas contribué à renouveler plus en profondeur les pratiques de recrutement, notamment en matière de critères de sélection pour une meilleure fluidité et ouverture du marché du travail. On peut regretter ce retour au format jobboards très normés. Cette évolution peut être néanmoins vue comme bénéfique pour l’accès du plus grand nombre à ces plateformes d’informations, de veille professionnelle et de réseautage, activités et compétences indispensables à une gestion individuelle de carrières et d’emploi, d’autant plus sur un marché du travail difficile et complexe.

Les réseaux sociaux ont déjà contribué à faire évoluer la relation Recruteur-Candidat et l’expérience de recrutement des candidats. Les retours d’expérience des candidats conduisent les entreprises à améliorer leurs pratiques de recrutement pour améliorer leur image et leur attractivité d’Employeur, et plus globalement leur politique RH (Le recrutement, cheval de troie du 2.0 au pas de la GRH). C’est justement la dimension publique des réseaux sociaux qui y contribue progressivement.

.

L’information et la formation des candidats sont nécessaires pour lever les à priori, valider l’utilité ou non pour chacun d’activer ce canal et acquérir les savoir-faire nécessaires à une utilisation réussie des réseaux sociaux pour une recherche d’emploi, et plus globalement pour construire et développer un réseau professionnel utile à la gestion de sa carrière et de son employabilité.

Les candidats peuvent se décomplexer en intégrant que les entreprises sont aussi au stade de l’apprentissage et de l’expérimentation dans ce domaine. Les médias sociaux, un espace d’apprentissage quel que soit leur devenir ? Le recrutement se transforme-t-il ?

.

Vous souhaitez être accompagné(e) individuellement dans vos premiers pas sur les réseaux sociaux ou apprendre à animer votre présence en ligne dans le cadre de votre recherche d’un emploi ou d’une évolution professionnelle ?

Contactez-nous pour un accompagnement personnalisé ou pour participer aux ateliers pratiques d’id-carrieres : id-Live&Learn

.

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 8

Quels liens entre le mode de recherche d’emploi et d’accès à l’emploi ?

123RF_6523522_s_pomme

Nous partageons aujourd’hui une analyse du CEE (centre d’études de l’emploi) que nous avons trouvé particulièrement intéressante parce qu’elle distingue le canal de recherche d’emploi activé par les chercheurs d’emploi et le canal effectif d’accès à l’emploi.

L’autre point intéressant de cette étude réside dans la corrélation recherchée entre le mode de sélection propre à chaque canal, le profil des personnes qui l’activent ou pas et son efficacité ou pas en matière d’accès à l’emploi.

L’étude est riche en chiffres. Nous en avons retenu les éléments suivants.

Les méthodes de recherche déclarée et les modes d’accès à l’emploi pris en compte sont :

  • La candidature spontanée
  • Le réseau relationnel (personnel et professionnel)
  • Les intermédiaires publics (Pôle Emploi)
  • Les intermédiaires privés
  • Les annonces

avec un canal d’accès particulier à noter que constitue la réembauche (à mettre probablement en perspective de la précarité et de la flexibilité, sujet à l’ordre du jour !)

.

Des canaux d’accès à l’emploi très segmentés

.

Selon le profil

  • Pour les plus de 30 ans, l’annonce et les intermédiaires publics sont plus efficaces. Idem pour les femmes.
  • Pour les jeunes, la candidature spontanée est plus efficace. En revanche, elle l’est beaucoup moins pour les seniors et les femmes.
  • Les étrangers trouvent leur emploi majoritairement par réseau (communautés)
  • En zone rurale, les démarches directes auprès des entreprises favorisent l’accès à l’emploi.
  • La mobilité du lieu de résidence affaiblit le réseau relationnel et donc son efficacité en matière de retour à l’emploi.

Par type d’emploi

  • Le canal des annonces sélectionne le plus sur l’expérience et le diplôme et débouchent sur des emplois en CDI et des emplois à temps plein.
  • Le canal des intermédiaires publics est plus spécialisé dans le placement de chômeurs et donnent plus souvent accès à des emplois en CDD et des emplois à temps partiel.

Par secteur

  • Le commerce et le transport recourent davantage aux candidatures spontanées.
  • L’industrie fonctionne plus par relation et par réembauche (variabilité des charges et réactivité).

Selon la conjoncture du marché de l’emploi

  • Lorsque le chômage est élevé, la candidature spontanée ou la réembauche dont la mise en relation directe sont plus efficaces.
  • Lorsque l’offre d’emplois est plus forte, le réseau et les organismes de placement donc les intermédiaires sont plus efficaces.

.

Les canaux sans intermédiation
(candidatures spontanées et réembauches) sont corrélés avec un taux de chômage croissant,
tandis que la présence d’un intermédiaire est associée à une conjoncture plutôt favorable

Une sélection opérée par les canaux eux-mêmes

.

La candidature spontanée : conjoncture, seniors et femmes.

  • La conjoncture et en corollaire les pratiques adoptées par les entreprises conditionneraient l’efficacité des candidatures spontanées. En période de difficultés économiques, la réactivité et le faible coût des candidatures spontanées expliqueraient sa plus forte utilisation par les recruteurs.
  • Les TPE y auraient moins recours en raison du nombre plus faible de candidatures reçues.
  • Les cadres par usage et en raison de la formalisation de la candidature spontanée (CV et lettre de motivation) y ont plus recours que les autres catégories.
  • Le recoupement des données selon le profil démontre qu’il n’y a pas plus de discriminations liée au statut, diplôme ou origine dans la sélection par candidature spontanée à l’exception des seniors et des femmes qui semblent davantage pénalisées ou des jeunes qui semblent être davantage favorisés.
  • Si certaines catégories sont moins recrutées par ce canal, c’est le plus souvent parce qu’elles ne l’activent pas (formalisation, connaissance des entreprises, etc.)

L’annonce : très sélective

Elle opère une double sélection :

  • une sélection en amont en raison de son format écrit et du format des candidatures exigées. Celle-ci accentue la sélectivité des critères affichés => auto-sélection par le chercheur d’emploi qui ne se porte pas candidat aux vues des critères demandés (diplôme, expérience, etc.),
  • la sélection des candidats par le recruteur.

Le profil des personnes qui consultent les annonces diffère du profil des candidats qui postulent, le profil des recrutés diffèrent du profil des candidats. Les plus diplômés consultent autant que les autres les annonces, ils y répondent en revanche davantage et ils sont les plus embauchés par ce canal.

  • Les moins de 30 ans consultent plus les annonces mais y répondent moins en raison de l’expérience requise. Les profils entre 30 et 49 ans trouvent un emploi davantage par annonce.
  • Les profils mobiles trouvent davantage par annonce pour une double raison : moins ancrés, ils ont moins de réseau. Etant mobiles, ils répondent à plus d’annonces, ils recherchent un poste, pas un poste dans un lieu donc plus d’opportunités.
  • En période de fort chômage, il y a à la fois moins d’annonces et les critères se resserrent. il y a donc moins de chance d’être recruté par annonce.

Le réseau : déterminisme social et proximité

  • L’échange oral d’informations, la communication écrite moins codifiée et la proximité relationnelle ouvrent à priori l’utilisation de ce canal de recherche d’emploi à un plus grand nombre de personnes.
  • En revanche, la qualité des emplois trouvés par le réseau étant directement liée à la qualité du réseau, le déterminisme socioprofessionnel est fort mais également celui de l’environnement plus large du chercheur d’emploi (par exemple, dans un bassin d’emploi sinistré, les relations sont aussi touchées par le chômage et elles sont donc moins mobilisables).
  • Si les plus diplômés mobilisent plus leur réseau, l’étude révèle qu’ils ne trouvent pas plus un emploi par ce canal que par un autre.
  • Les femmes auraient moins de réseau à mobiliser lors d’une recherche d’emploi en raison de leurs parcours professionnels (vie familiale, maternité, congés parental). Elles développent davantage un réseau de relations en lien avec leur vie personnelle.
  • Les étrangers sont sur-représentés dans la recherche d’emploi et l’accès à l’emploi par le réseau (communauté, secteur d’activité, sélection moins formelle cf. CV ou annonce).
  • Les personnes en mobilité récente recherchent moins et retrouvent moins un emploi par réseau (cf. proximité).

L’étude fait un constat particulièrement intéressant à projeter aujourd’hui sur les réseaux sociaux numériques sur lequel nous reviendrons : l’information au sein d’un réseau est fragile parce qu’elle circule par voix orale. La proximité avec les relations susceptibles de la communiquer joue un rôle essentiel.

La réembauche est moins à associer à la force du réseau qu’à la flexibilité des activités et au développement des emplois précaires.

Les intermédiaires de placement publics moins performants

  • Le traitement administratif et l’évaluation de l’employabilité des chercheurs d’emploi opérés par les organismes publics de placement ne favorisent pas le retour à l’emploi. Plus le chômage augmente, moins le service public de l’emploi est un canal efficace de retour à l’emploi.
  • Les jeunes et les plus diplômés activent moins les intermédiaires de placement publics.
  • Le recours aux annonces par les intermédiaires publics (et privés) formatent l’offre et la demande et sont un frein à l’efficacité de la mise en relation.

.

Nous aborderons dans notre prochain billet certains points plus précisément.

En recherche d’emploi, que pouvez vous retenir de ces éléments pour vos démarches ?

La recherche d’emploi est une démarche personnelle expérimentale et itérative. Elle est aussi un apprentissage très personnalisé.

Ce qui a marché pour les uns ne marchera pas pour les autres. Il n’y a pas de formule magique, ni de mode d’emploi infaillible.

Il y a en revanche des modes opératoires à maitriser (répondre à une annonce, rédiger un CV ou une lettre de motivation, réaliser un entretien réseau…) et qui sont à personnaliser en fonction de son profil, de ses objectifs et de ses environnements.

Les différents modes de recherche d’emploi sont à activer. Certains canaux se révèleront plus efficaces que d’autres, plus faciles (ou moins difficiles) à mettre en oeuvre que d’autres.

Les résultats de chaque mode de recherche d’emploi sont à analyser individuellement et à confronter aux analyses de son réseau, afin de porter son attention, son énergie et son temps sur les canaux potentiellement plus efficaces, procéder aux ajustements nécessaires à la stratégie de recherche et ce tout au long de la recherche d’emploi, sans oublier de rester pleinement en veille pour s’informer, repérer, saisir les mouvements qui peuvent s’opérer dans son environnement au sens large.

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
sept 21

Les entreprises où les stagiaires sont satisfaits, heureux même !

Meilleures.Entreprises.com en partenariat avec le Ciffop a évalué le ressenti des stagiaires envers les entreprises qui les ont accueillis.

6 dimensions sont prises en compte : le développement professionnel, le management, l’environnement de travail, la fierté, la motivation, le plaisir.

Voici le classement des entreprises où les stagiaires sont satisfaits, voire heureux !

Stagaires et entreprises de moins 5000.

Stagaires et entreprises de plus 5000

Le détail de l’étude peut être recueilli sur le site Meilleures.Entreprises.com

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
sept 5

Réseaux Sociaux et Recherche d’Emploi Où en est-on ?

Plusieurs conférences et rencontres centrées sur le Management Ressources Humaines, le Recrutement et les Médias Sociaux auront lieu dans les prochaines semaines.

En tant que chercheur d’emploi ou salarié en souhait d’évolution, il est utile de suivre les initiatives, les pratiques et les analyses des entreprises, c’est pourquoi nous les relaierons dans les prochains jours sur le blog id-carrieres.

En attendant, nous avons souhaité partager nos observations sur la recherche d’emploi et les médias sociaux, leur utilisation et leur efficacité. Réseaux sociaux et Recherche d’Emploi : Où en est-on ?

Yoan Miro

Joan Miro

..

Réseaux sociaux et Recherche d’emploi : quelle utilisation par les candidats ?

Nous observons les comportements suivants chez les candidats :

  • bloquent sur les outils (de moins en moins) et sur l’approche Réseau (nombreux)
  • ont entendu parlé des réseaux sociaux et se demandent s’ils seront réellement utiles à leur propre recherche d’emploi (nombreux)
  • ont créé leur profil mais ne savent pas quelles actions conduire au service de leur recherche d’emploi (de plus en plus nombreux)
  • les découvreurs enthousiastes qui y passent un temps certain en oubliant parfois leurs objectifs d’emploi (un petite poignée)
  • se détournent des réseaux sociaux en raison de l’absence de résultats concrets pour leur travail (ça commence y compris parmi des jeunes).

Nous constatons aussi :

  • Une plus grande attention des candidats sur la communication de leur profil et leur image ainsi que sur les règles de confidentialité des réseaux sociaux, même si la mise en pratique est encore difficile. Les craintes et les interrogations sont nombreuses.
  • L’océan d’informations et de conseils, parfois contradictoires, ne rassure pas sur les meilleures pratiques d’une recherche d’emploi qui porte un objectif vital, travailler. Les apprentissages se poursuivent lentement, en décalage avec l’effervescence du web mais aussi le conservatisme des pratiques de recrutement.
  • Le décalage culturel entre la dimension ouverte et relationnelle du réseau social lors du contact (voire ludique) et les critères et pratiques de sélection des recruteurs très mécaniques déstabilisent les candidats. Le sentiment de déception est fort entre le début et la fin de la démarche de sélection.
  • Le rythme des innovations décourage aussi (toujours plus de sites emploi, de fonctionnalités, de règles du jeu…). L’investissement à réaliser est important avec le sentiment in fine de n’être jamais à la page. Ce qui a pour conséquence une atitude de retrait définitif ou de présence minimaliste, peu contributive au final à l’objectif de développer sa visibilité et son réseau de contacts.
  • Le développement du recrutement par annonce sur les réseaux sociaux conduisent les candidats à les utiliser à minima, comme des sites d’emploi et dans un processus classique : annonce/candidature.
  • Le caractère publique, virale et indélébile des actions questionne la légitimité, les expertises métiers, les compétences de communication, génère de nombreuses hésitations et blocages. Les profils en poste mais en recherche ont plus d’assurance que les chercheurs d’emploi.
  • La communication écrite est un frein à l’adoption. La communication par l’image ou la vidéo n’est pas assimilée à des démarches et à une communication professionnelles.
  • La mise en pratique personnelle est difficile.
  • Une attitude en retrait par rapport à la recommandation auprès de recruteurs de personnes de leur réseau que nous expliquons par la concurrence vécue sur l’emploi, la méfiance vis à vis des recruteurs et de leurs pratiques, le manque d’intérêt à le faire sauf pour aider des demandeurs d’emploi…

.

Réseaux sociaux et Recherche d’emploi : quelle efficacité pour les candidats ?

Pour les candidats, l’efficacité des réseaux sociaux en matière de recherche d’emploi se mesure tout d’abord par le recrutement, puis par le niveau d’activité qu’ils génèrent (contacts qualifiés, candidatures envoyées, entretiens passés…) , et ce en comparaison des autres canaux : annonces, réseau de proximité, candidatures spontanées…

L’efficacité constatée par chacun est bien évidemment influencée par la nature des secteurs et le profil des entreprises qui recrutent.

En cette période de baisse du niveau d’emploi, l’efficacité globale en matière de recherche d’emploi est logiquement perçue comme faible au regard de l’investissement réalisé ou à réaliser comme pour les autres canaux.

  • Les candidats « à la fenêtre » y trouvent un moyen efficace de développer leur réseau et de rester en veille par rapport à des opportunités.
  • Les candidats sans emploi constate la même discrimination et les mêmes à priori défavorables au profit des profils en poste.
  • Les jeunes « bien diplômés », débutants ou disposant de 3 à 5 ans d’expérience, plus convoités, y trouvent plus d’opportunités d’emploi que les plus expérimentés, des process de recrutement davantage orientés sur leur personnalité, des modalités de recrutement ludiques… Ils les jugent attractifs mais pas pour autant efficaces, la concurrence est rude…

Faute de leur apporter des opportunités d’emploi et de recrutement, les réseaux sociaux apportent-ils autres choses aux candidats ?

  • Ils réduisent l’isolement du demandeur d’emploi. Les informations à veiller et à partager, les conversations mêmes courtes, les sourires exprimées par les mots et les signes, les vidéos et les images qui amusent, les occasions de rencontres… recréent ponctuellement ou durablement des liens sociaux et de l’attention, bénéfiques au moral, à l’estime et à la confiance des candidats.
  • Ils stimulent une dynamique et favorisent les apprentissages : le marché de l’emploi, le suivi de l’actualité dans leur métier, leur secteur mais aussi l’entretien des connaissances, la découverte d’autres expériences et parcours professionnelles,, l’expression écrite, le perfectionnement de la communication ou de l’approche du réseau, l »idée ou l’envie de se former dans un domaine…

Les entreprises se questionnent sur le retour sur Investissement (ROI) sur les médias sociaux (nous en reparlerons prochainement dans le blog Canden orienté vers les RH et le management en entreprise). Et les candidats à un emploi aussi.

La nature de l’utilisation et le niveau d’efficacité va dépendre pour chacun de nombreux paramètres, certains sont dans les mains des candidats, d’autres leur échappent.

.

Dans un précédent billet, nous avions titré : Les réseaux sociaux : un espace d’apprentissage quel que soit leur devenir ?.

Nous observons que leurs apports résident principalement dans les compétences qu’ils permettent d’acquérir et qui sont utiles, et le seront demain, à chaque professionnel, compte tenu des caractéristiques de nos environnements de travail.

Si vous avez besoin de conseils personnalisés et concrets sur l’utilisation des réseaux sociaux dans votre recherche d’emploi ou la gestion de votre parcours professionnel, nous pouvons vous y aider :
Réseaux sociaux, premiers pas
Réseaux sociaux en dynamique

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
sept 4

Situation de l’emploi et attitude

vi-home-teaser-2

Les chiffres du chômage renforcent le sentiment d’incertitude et de risque pour les personnes en recherche active d’emploi ou pour celles en souhait ou besoin de changement d’emploi, après la période estivale qui organise une pause à la faveur du temps et des temps économiques et sociaux.

Les chercheurs d’emploi de longue durée ont opté pour la débrouille, recherche de petits boulots et de ressources de toute nature.Ceux en recherche depuis plusieurs mois mais encore allocataires voient avec inquiétude les mois de prise en charge s’égrener trop vite. Ceux sans emploi depuis le printemps ont apprécié de s’accorder un bonus de décompression pour mieux relancer leur recherche d’emploi à la rentrée, se demandant aujourd’hui s’ils ont bien fait et entrant à reculons dans le tunnel peu éclairé de l’emploi…

Quelles attitudes adoptées face à ce marché du travail fortement dégradé et incertain ?

Il est toujours difficile de généraliser les recommandations. De la personnalité à la compétence en passant par la mobilité, les leviers ou les obstacles s’identifient individuellement.

Nous identifions cependant quelques attitudes face à l’emploi qui favorisent le rebond :

- Les repères habituels relatifs à ses environnements ou à soi-même étant chamboulés, il est nécessaire d’ouvrir l’horizon de réflexions afin d’envisager (s’autoriser) toutes les pistes potentielles qu’elles constituent ou non un changement radical (mobilité géographique ou reconversion par exemple), identifier les actions à mettre en oeuvre pour les concrétiser et les ressources à mobiliser. L’heure de la rationalisation et des choix viendra après, il est utile de faire cet exercice de « tous les possibles, de toutes les envies ».

- Au moins au départ, rester centrer sur les axes les plus cohérents et pertinents, être créatifs sur la mise en oeuvre et travailler sur l’efficacité des actions, ne pas griller trop de cartouches, ce qui peut passer par un travail sur soi, son réseau relationnel ou sur l’acquisition de nouvelles compétences… Exploiter le potentiel disponible et le renforcer, creuser le sillon jusqu’au bout tout en s’enrichissant des hasards ou des découvertes qui nourriront de nouvelles pistes ou génèreront des opportunités à remarquer…

- Réunir une communauté d’alliés et d’inspirateurs afin d’y trouver de l’énergie, du soutien, des ressources… la capacité à les réunir reposant largement sur ses qualités humaines et relationnelles…

- Préserver sa santé en s’octroyant des temps et des activités plaisirs, en commençant par les plus simples…

.

Ouvert et créatif sur les idées, les valeurs et les contacts. Focalisé et professionnel dans les actions réalisées.

Définir des objectifs d’exploration et d’actions, même à court terme, réduit le sentiment d’incertitude et nous aide à avancer.

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
sept 3

Les bons réflexes de votre recherche d’emploi – Partie 2

La notion de « bons réflexes » permet de mieux intégrer qu’une recherche d’emploi est une activité très personnalisée et un apprentissage continu et qu’il n’y a pas de recettes toutes faites qui ont marché pour les autres et qui marcheront pour chacun et pour tous.

Petit rappel : La notion de « bons réflexes » permet de mieux intégrer qu’une recherche d’emploi est une activité très personnalisée et un apprentissage continu et qu’il n’y a pas de recettes toutes faites qui ont marché pour les autres et qui marcheront pour chacun et pour tous.
.
Nous avons abordé dans la première partie de cette série d’articles sur « Les bons réflexes de votre recherche d’emploi » celui de préparer le Quoi et le Pourquoi.
.
Nous aborderons aujourd’hui la communication.

10509443_s ballon de basket

Efficace et révélatrice

La communication est présente dans toutes les étapes de la recherche d’emploi. Ecrite ou orale, la communication joue un rôle prépondérant dans l’efficacité de la recherche d’emploi.
Il n’est pas question ici de dire que nous devons tous être des pros de la communication avec comme conséquence de semer le doute ou de complexer.

Juste un point d’attention, un bon réflexe :  le contenu et la forme de la communication reflètent pour l’évaluateur le professionnalisme, la personnalité, les motivations du candidat… Pour le chercheur d’emploi, ils contribuent à valoriser sa candidature, à retenir l’attention et l’écoute du recruteur.

.
La communication « Clavier »

Concernant la communication écrite, aujourd’hui plutôt clavier, qui touche essentiellement au CV, lettre de motivation, e-mail, expression sur les réseaux sociaux numériques, ou présentation powerpoint de projets réalisés… l’efficacité se mesure avant tout par l’adéquation des propos, la clarté de l’expression, par l’orthographe bien évidemment.

L’attention du candidat doit avant tout porter sur ces éléments. La créativité du style ou de la forme est un bonus, seulement si les premières conditions sont remplies. Nous voyons beaucoup de CV pour lesquels les candidats ont passé plus de temps à travailler la forme que le fond avec l’objectif de communiquer une image originale, dynamique, etc. de faire une première bonne impression ! qui ne résistera pas à la lecture…
Vous ne disposez pas d’aptitude ou de compétence particulière pour la rédaction ou la mise en forme, optez pour une simplicité « professionnelle » et de bon goût, le lecteur se concentrera sur le contenu de vos propos.

.

Bien préparer pour mieux improviser …

En matière de communication orale, le fond et la forme cohabitent aussi.
Pour des raisons philosophiques « je me montre tel que je suis », ou de confiance   »je sais que je communique bien, on m’ l’a dit », par manque de connaissance ou bien encore de motivation à y consacrer du temps et de la réflexion, notamment après plusieurs mois de recherche d’emploi, les candidats sont toujours partagés entre la préparation et l’improvisation.
Notre recommandation : bien préparer pour mieux improviser puisque par nature il y a découverte et incertitude…

Lorsque le contenu de la présentation, les arguments et contre-arguments ont été réfléchis, structurés, déjà formulés, exprimés voire simulés, l’exercice de communication est facilité, même si les démarches d’évaluation ne sont jamais les mêmes. Toutes les personnes que nous accompagnons dans la préparation d’entretiens le disent. La forme est plus fluide lorsque le fond est maitrisé. L’effet d’une confiance renforcée. Certains le constatent dès le premier entretien, d’autres après les deux ou trois premiers entretiens. Lire aussi Un entretien de recrutement vise à vous évaluer sur 4 dimensions : préparez les !
Il n’est pas non plus question de faire le perroquet à chaque entretien et de répéter le même discours à tous les entretiens, même s’il existe un socle commun qu’on ne peut réinventer : ce que vous avez fait, ce que vous êtes.
Chaque entretien nécessite en revanche de préparer une tactique spécifique, en réfléchissant au contexte, aux objectifs poursuivis et à vos meilleurs arguments et à ce qui peut intéresser vos interlocuteurs.
Sans oublier, la recherche d’informations sur vos interlocuteurs, l’entreprise qui recrute ou dans laquelle travaille votre contact réseau, etc. et leur analyse là aussi en lien avec votre objectif Ou encore le support de cette communication : face à face, téléphone, visioconférence de plus en plus.

La communication orale passe aussi par la communication non verbale : la voix, les gestes, les attitudes, les comportements, l’habillement…. Elle révèle une partie de votre personnalité à votre interlocuteur, vous permet de recueillir l’écoute, l’attention et l’adhésion de votre interlocuteur.

.
La maitrise du contenu à communiquer par l’analyse et la préparation, la simplicité et la fluidité de son professionnalisme ainsi que l’écoute sont les meilleurs atouts d’une communication réussie.

.

A lire sur le même sujet :

Offre d’emploi et candidature, les 2 sont à valider

id-repères : n’hésitez pas à faire savoir que vous êtes en recherche d’emploi

Comment identifier et communiquer ses compétences comportementales ?

Comment identifier et communiquer ses compétences techniques ?

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY