Articles avec le tag ‘Jeunes diplômés’

jan 17

Quelle est la valeur d’un diplôme ou d’une certification ?

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Tout papier officiel certifiant une formation est un repère fort dans notre société pour les personnes individuellement comme pour les entreprises.

Cependant si détenir ce papier officiel est vu comme une condition majeure d’accès à l’emploi, le niveau d’éducation croissant de la population, les tensions du marché du travail ou la plus grande complexité des organisations ont rendu cette condition peut-être nécessaire mais aussi insuffisante.

Le papier officiel peut paraître aujourd’hui remis en question au profit de la formation tout au long de la vie ou de la validation des acquis de l’expérience qui permet l’obtention d’un diplôme/ d’une certifcation sans formation et dans une certaine mesure par la notion de Talent…

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La valeur Emploi/Salaire ?

La valeur : « ce que vaut un objet susceptible d’être échangé, vendu, et, en particulier, son prix en argent » (dictionnaire).

Le diplôme ou une certification de qualification professionnelle inscrite au RNCP est une reconnaissance officielle d’un parcours de formation, matérialisée par un document. Il/Elle certifie l’acquisition de savoirs et de compétences dans une spécialité professionnelle. Il/Elle traduit aussi un potentiel de compétences et d’aptitudes à travers le parcours de formation réalisé.

La valeur d’un diplôme ou d’une certification pourrait alors s’entendre de l’emploi, et donc du statut et du salaire que le marché du travail, donc les entreprises et autres organismes, reconnaissent à leurs détenteurs. Il constitue tout particulièrement un repère réciproque pour les jeunes diplômés et pour les entreprises qui les recrutent.

Cependant comme évoqué dans notre article « Quelle différence entre un diplôme et une certification ? », la multiplication de ces dernières a donné une dimension commerciale et concurrentielle, un marché mondial de l’Education et de la Formation, publique et privé, a été créé.La logique de Marque est aujourd’hui aussi présente que dans les entreprises.

La valeur d’un diplôme/ d’une certification n’est pas seulement lié au contenu de la formation, aux compétences et savoirs acquis, mais aussi à la réputation de l’organisme qui le délivre. En parallèle, ces organismes deviennent des groupes d’Education et de Formation mêlant diplômes homologués par l’Etat, certifications reconnues par le RNCP, certifications d’établissement… ces derniers n’yant pour valeur d’usage que la réputation de l’organisme qui le délivre. D’où aussi les classements d’établissement, les salons dédiés aux formations, etc.

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La valeur productive

Cependant après quelques années, l’expérience professionnelle vient forger des compétences et des savoirs différents de ceux acquis durant la formation initiale. La valeur d’usage du papier, officiel ou non, s’estompe au bénéfice de la valeur productive de chaque individu dans l’entreprise tout d’abord, puis sur le marché de l’emploi. Le salaire s’évalue individuellement et selon un référentiel interne à l’entreprise, formel ou informel (cf. Convention Collective). Le management des jeunes talents ou des hauts potentiels illustre cette évolution de la valeur « diplôme » à la valeur « productive » dans l’entreprise et sur le marché de l’emploi.

NB : Dans certaines organisations, le diplôme reste néanmoins culturellement un sésame en matière de promotion interne. Qui ne connait pas d’entreprises où les cadres dirigeants sont nécessairement diplômés des meilleures universités, écoles d’ingénieurs ou de commerce, quite à aller chercher un diplôme en une année ou deux en formation continue… (cf. le marché des MBA et autres formations professionnelles continues diplômantes).

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La valeur Employabilité ?

Les environnements des entreprises (changements continus, innovation, etc.) et l’évolution du marché du travail (chômage structurel, précarité, etc.) ont fait évoluer les conditions d’emploi.

Le développement des compétences et la formation tout au long de la vie ont été identifiées comme les nouvelles conditions de l’employabilité et de la mobilité professionnelle. La mise en place de certifications multiples accessibles par la formation ou la VAE répond à cet enjeu comme il répond à la nécessaire adaptation continue des formations aux besoins économiques.

Le rétrécissement actuel du marché de l’emploi en dépit des tendances démographiques favorables vient chahuter ces options, de nombreuses personnes qualifiées ne trouvant pas d’emploi et les entreprises ayant des difficultés à recruter.

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La valeur Réseau ?

De nombreux établissements de formation valorisent, en complément de la formation délivrée et du diplôme/certificat, le réseau de diplômés auquel ils donnent accès.

Valeur reprise aujourd’hui par les réseaux sociaux avec une démultiplication des relations potentielles… qu’il faut dans les deux cas construire, consolider et animer.

Le réseau issu de l’appartenance à une communauté de « diplôme » peut contribuer à la valeur Emploi et Employabilité du « diplôme » pour chaque individu. La performance professionnelle de chaque diplômé, la cooptation, la veille sur les opportunités… y contribuent, avec néanmoins un processus sélectif. Cette communauté de « diplôme » pouvant elle-même ouvrir les portes d’une communauté professionnelle élargie, plus ou moins diversifiée…

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La valeur du « diplôme » est ancrée dans notre culture et nos pratiques, c’est un repère d’emploi mais également de formation, un diplôme ouvrant la voie à un autre diplôme.

Le diplôme d’Etat délivré définitivement sera-t-il revalorisé d’un marché hétérogène et mouvant des certifications ? Ou bien la valeur productive de formations tout au long de la vie sera-t-elle davantage reconnue par le marché du travail ?

Dans un monde aussi ouvert que le notre, les savoirs et les compétences se forgent aussi dans la vie sociale… Faudra-t-il aussi des certifications pour les faire reconnaître ?

Quel est votre avis ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 16

Quelle différence entre un diplôme et une certification ?

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Au terme de la formation suivie, avez-vous obtenu un diplôme ou une certification ? Qu’il s’agisse d’une formation initiale ou continue, est-ce une formation diplômante ou certifiante ?

Difficile de s’y retrouver depuis quelques années avec la multiplication des offres de formation et l’utilisation du mot  »Certification » pour désigner aussi bien un diplôme d’Etat qu’une certification de qualification professionnelle (CQP) inscrite ou non au Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles (RNCP).

Dans cette période de choix d’orientation et de salons pour les lycéens et les étudiants, il nous est apparu utile de repréciser certains points.

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Du diplôme à la certification de qualification professionnelle

Les « diplômes » sont délivrés par l’Etat notamment à travers les différents ministères (Ministère de l’Education National, de l’Agriculture, de l’Industrie, etc.).

Le diplôme d’Etat atteste d’une formation initiale ou professionnelle selon un processus structuré de validation. La validité du diplôme est permanente.

Chaque diplôme supérieur d’Etat délivré par une université s’accompagne automatiquement d’un grade : licence, master, doctorat.

Le grade est une autre notion qui correspond à un niveau de diplôme dans le cadre de l’harmonisation européenne LMD souhaitée depuis les accords de Bologne afin de faciliter la mobilité dans la formation (i.e. réaliser une licence en France et un master en Allemagne) et la mobilité professionnelle. Un diplôme peut ne pas avoir de grade (i.e. BTS ou DUT).

Tous les diplômes d’Etat sont inscrits de droit au RNCP.

Les établissements de formation supérieure comme les écoles peuvent créer des programmes pour lesquels ils peuvent demander une habilitation à l’Etat. Ils délivrent alors un « diplôme » d’établissement reconnu par l’Etat qui confèrent un grade L,M ou D.

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La certification de qualification professionnelle (CQP) atteste comme le diplôme d’une formation.

Lorsqu’une formation est inscrite au RNCP, c’est qu’elle a été évaluée, reconnue et donc certifiée par la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) composée des représentants des employeurs et des salariés. Les certifications de qualification professionnelle sont classées dans le RNCP par domaine d’activité et par niveau.

La certification d’une formation et son inscription au RNCP s’accompagne de la mention d’un niveau qui n’est pas un grade au sens LMD. Par exemple, une certification de niveau 1 du RNCP n’est pas un diplôme Master, ni un grade Master. Pour qu’elle le soit, il faudrait que l’établissement obtienne une habilitation de l’Etat à conférer le grade Master pour cette formation.

Il est important de noter que l’inscription au RNCP d’une certification de qualification professionnelle n’est jamais définitive. La reconnaissance d’une certification est obtenue pour une durée déterminée et doit être renouvelée, sans garantie qu’elle le soit.

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Il est donc nécessaire avant toute inscription dans une formation d’un établissement de vérifier son statut dans le RNCP.

De vérifier également la valeur du diplôme ou de la CQP en termes d’emploi, valeur qui peut relever de la reconnaissance de la formation par les entreprises à travers leur politique de recrutement ou de formation professionnelle continue, valeur qui peut aussi relever de la notoriété de l’établissement de formation qui délivre la certification. Une vigilance s’impose compte tenu de la multiplication des offres et de la marchandisation croissante de la formation initiale ou continue…

Dans notre prochain billet nous reviendrons sur la valeur d’une certification en matière d’emploi.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 29

Non-conférence des étudiants de Polytech Lyon : Recrutement et médias sociaux -22 nov. 2011

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Polytech Lyon, école d’ingénieur avec plusieurs structures réparties un peu partout en France, organisait son forum annuel mardi dernier. L’idée était de connecter les étudiants avec le monde de l’entreprise. Nous avons été sollicité par une étudiante directement sur Linkedin et au fil des échanges, l’idée d’une non-conférence fut consolidée.

Un grand merci aux organisateurs et aux étudiants pour l’accueil !

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Les objectifs étaient de parler recrutement et médias sociaux, et surtout d’amener les étudiants à prendre la parole et à donner leur opinion.

Trois sessions de 45 minutes (30 minutes d’échange en petits groupes, suivis de 15 minutes pour les restitutions) ont été organisées avec 4 espaces d’échange. Pour chaque session, il y avait 12 à 30 étudiants.

Ce qui est intéressant fut également les thèmes abordés par chacun d’eux. Voici quelques exemples de sujets abordés :

- le recrutement à distance
- twitter (principes et possibilités d’usages professionnels)
- comment gérer le multilinguisme pour les profils professionnels
- les réseaux sociaux professionnelles à disposition (écosystème)
- les réseaux sociaux : une nécessité ou une option ?
- télécommunication et addiction aux univers digitaux
- quels usages des médias sociaux côté recruteurs ?
- comment tisser son réseau relationnel au sortir de Polytech Lyon ?
- le CV vidéo

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De manière générale, la participation des étudiants a été importante avec pas mal de questionnements et de prises de position. Voici quelques constats :

- une compréhension des enjeux en termes de carrière
- il y a une nécessité de changer de posture (de passif/réactif à proactif) pour aller chercher les informations soi-même et prendre position
- la connaissance de l’écosystème en place et d’exemples d’usage ne concerne qu’une minorité
- certains étudiants se sont essayés à Linkedin ou Viadeo pour entrer en contact avec des personnes et trouver des stages
- un sentiment de déconnexion au milieu de profils plus expérimentés sur les réseaux sociaux professionnels
- Facebook peut être une source riche d’informations en suivant quelques espaces de discussions scientifiques (à ne pas négliger)
- une aversion au risque pour une partie du groupe (accès aux éléments personnels en ligne, e-profilage abordés et négativement perçu).

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Les étudiants d’aujourd’hui sont les professionnels de demain. Quelques suggestions pour la suite :

- développer l’approche participative pour partir des préoccupations des étudiants
- très régulièrement informer les étudiants sur les médias sociaux, l’écosystème et les évolutions diverses
- des études de cas succincts issus d’un groupe de veille étudiants
- une exploration des objectifs possibles avec des mises en situation permettrait d’aller dans le sens de l’immersion
- au fur et à mesure que le niveau de maturité des usages évolue, pourquoi pas encourager à la création de projets ayant pour but de plus ou moins utiliser les médias sociaux
- des interventions régulières sur le thème de la carrière et des médias sociaux, et bien en amont.


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Auteur : Equipe id-carrieres
oct 3

La coopération entre générations ne pourrait-elle pas commencer sur les réseaux sociaux ?

Ces derniers mois ont fleuri plusieurs « réseaux sociaux » dédiés aux étudiants et jeunes diplômés et aux entreprises qui souhaitent les recruter.

Etonnant peut-être à l’heure où de nombreuses entreprises cherchent à manager avec efficacité les différentes générations de collaborateurs, à les faire coopérer, à organiser les échanges de savoirs et de pratiques ?

Au-delà de souligner les initiatives de ces entrepreneurs, souvent jeunes et talentueux, la principale question en matière de gestion de carrières au sujet de ces nouvelles plateformes réside dans l’intérêt pour les étudiants et les jeunes diplômés d’être présents sur des sites dédiés plutôt que sur les réseaux sociaux professionnels existants, ces derniers devant aussi faciliter l’accès aux plus jeunes au risque de se couper de leurs futurs membres (Premium).

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Pourquoi maintenant ?

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Les (jeunes) fondateurs de ces sites justifient leurs propositions de services par le fait que les étudiants et les jeunes diplômés ne se sentent pas à l’aise sur les réseaux sociaux professionnels. En synthèse, ils seraient complexés de ne pas disposer d’un réseau de relations ou d’un profil aussi riche que des professionnels confirmés, ne sauraient pas comment les utiliser pour répondre à leurs objectifs : trouver un stage, une alternance, un premier emploi.

Argumentation logique ! Pas tout à fait. Nous rencontrons chaque jour des salariés jeunes, moins jeunes ou seniors qui n’ont pas ou peu de relations professionnelles, qui ne savent comment se présenter professionnellement ou comment entrer en relation avec d’autres professionnels et des recruteurs, qui craignent de pénaliser leurs démarches d’emploi, etc.

Toutes les générations sont aujourd’hui concernées par les apprentissages non réalisés durant la formation initiale ou dans l’emploi pour acquérir la compétence à s’orienter et à rebondir, les savoir-faire et les savoir-être nécessaires aux démarches d’emploi. Dans ce domaine, les services d’id-carrieres pour les étudiants ou les jeunes diplômés, ou les services Carrière de DoYouBuzz dédié à la création de CV nouvelle génération nous semblent davantage répondre aux besoins de conseil et d’accompagnement personnalisé de tous en matière d’orientation et d’emploi.

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Autre argument avancé, les difficultés des entreprises, et surtout les PME et TPE, à recruter des stagiaires ou des jeunes diplômés, notamment plus attirés vers les grandes entreprises à plus fortes notoriétés.

Ces plateformes offrent aux recruteurs la possibilité de contacter directement les étudiants pour des stages et les jeunes diplômés pour un premier emploi. Certains sites privilégient le « push » de l’offre vers des profils* d’étudiants pré-sélectionnés par le recruteur à partir d’outils dits de matching profil recherché/profil candidat, d’autres maintiennent en parallèle les approches classiques de communication d’une offre et de dépôt de candidatures.

Si l’entreprise peu connue pourra être certaine que son offre sera vue/lue par le public visé, et notamment grâce à la fonction « push », son pouvoir d’attractivité en tant qu’Employeur n’en sera pas pour autant renforcé et le recrutement assuré d’être finalisé. Si l’entreprise constitue par ailleurs un choix par défaut de l’étudiant ou du jeune diplômé faute d’autres choses, les 2 parties pourraient ne rien y gagner.

* Je tiens à ce sujet à mentionner spécialement Yupeek pour son approche pertinente en deux temps : une présentation globale du profil et si l’annonce intéresse l’étudiant, il ouvre l’accès à son CV complet au recruteur. Une approche que nous soutenons : Ne mettez pas votre CV sur votre profil social.

Ces nouvelles plateformes paraissent, au stade actuel de leur développement, constituer davantage des job boards que des réseaux sociaux. Les étudiants vont peut-être pouvoir échanger entre eux sur les bons plans, se relayer des informations utiles… mais ne le font-ils déjà pas de vive voix à la Kfet, sur les nombreux forums généralistes ou spécialisés existants sur Internet, au sein de leurs intranets d’université ou d’école ou sur Facebook ?

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Enfin, l’argument du prix. Les nouveaux sites spécialisés argumentent à juste titre sur le montant élevé des abonnements Premium des 2 grands réseaux sociaux professionnels pour les étudiants et les jeunes diplômés qui leur permettraient d’accéder aux fonctionnalités les plus intéressantes.

Comme le font de nombreuses entreprises dans les universités et les écoles pour fidéliser très tôt leurs clients ou leurs collaborateurs de demain, LinkedIn ou Viadéo tentent aussi de capter les étudiants sur leurs plateformes. Ils ont pris un certain nombre d’initiatives dans ce sens ces derniers mois (concours étudiants, fonctionnalités adaptées, etc.). Facebook, qui les a initiés à l’utilisation d’un réseau numérique amical, tente aujourd’hui de son côté de prolonger l’utilisation de sa plateforme dans les domaines professionnels … à suivre en matière d’adoption.

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Quid des apports entre générations ?

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Les réseaux sociaux professionnels ciblés que ce soit pour les étudiants, les jeunes diplômés ou les seniors prolongent les silos qui existent un peu partout.

Ils ne capitalisent pas sur les réels apports et les potentialités d’Internet et des réseaux en matière de mises en relations et de conversations élargies, de partages d’informations et d’expériences diverses…

N’est-il pas aussi ou plus enrichissant pour un étudiant qui veut faire un stage dans l’agroalimentaire ou dans l’industrie de l’énergie de pouvoir échanger avec des collaborateurs confirmés de Danone ou d’Air Liquide ou de pouvoir identifier des entreprises moins connues, en particulier des PME, par une sélection sectorielle des interlocuteurs ?

Certes, le point de vue ne sera pas le même que celui d’un étudiant de la promo précédente qui aurait fait son stage dans l’une de ces entreprises (contenu du stage, ambiance, etc.).

L’échange avec des professionnels plus expérimentés le complétera et contribuera à recueillir une vision plus large de l’entreprise, de son évolution, de ses métiers, des conseils sur les filières d’emploi, la culture et les valeurs de l’entreprise, et potentiellement des mises en relations avec d’autres collaborateurs en poste.

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Les entreprises, surtout les plus grandes, investissent aujourd’hui le Web via des collaborateurs-ambassadeurs ou des community managers… pour renforcer leur réputation et leur attractivité notamment en matière de recrutement.

C’est une opportunité supplémentaire pour les plus jeunes comme pour les autres d’engager un contact, un échange, de solliciter des informations… Toutes les entreprises présentes sur le Web et leurs collaborateurs ne sont pas encore tout à fait dans la logique conversationnelle des médias sociaux, les PME sont encore peu présentes et actives. Mais la tendance est en marche…

Le management des différentes générations au sein des entreprises, induit notamment par le prolongement de l’âge du départ à la retraite et l’évolution des attentes des salariés, les plus jeunes mais pas que… , pourrait s’initier avant l’intégration dans l’entreprise en particulier via les média sociaux et dans tous les deux sens : les plus jeunes envers les plus âgés, des professionnels plus expérimentés envers les étudiants et les jeunes diplômés. Des initiatives de parrainage ou de mentorat sont déjà proposées dans ce sens sur Twitter.

Comme vous l’aurez compris, je ne suis pas favorable à la segmentation en matière de réseau social, la richesse provenant ici comme ailleurs de la diversité. Je souhaite néanmoins aux nouveaux sites et à leurs dirigeants qui ont choisi l’option de la segmentation de réussir dans leurs initiatives. Peut-être évolueront-ils en intégrant des modalités innovantes de mise en relation et de coopération entre les différentes générations, répondant aux besoins de tous individuellement et des entreprises ? Bonne chance à eux :-)

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Source photo : Le coucou qui tweete aussi Fiat

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
août 9

LinkedIn en fait plus pour guider les étudiants & jeunes diplômés !

Les réseaux sociaux professionnels ont pour vocation de permettre aux professionnels avec expérience comme aux étudiants et jeunes diplômés d’élargir leur réseau relationnel au-delà des amis du lycée, des anciens de la fac ou de l’école, des ex- collègues et des nouveaux,… et de gagner en visibilité sur la Toile, notamment auprès des recruteurs, par la logique de conversation et d’engagement.

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Des réseaux sociaux professionnels qui offrent de multiples opportunités.

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La construction d’un profil sur le réseau LinkedIn est un exemple d’une pratique qui, si elle est maîtrisée, servira la construction d’une identité numérique positive pour le professionnel débutant ou expérimenté. Les réseaux sociaux professionnels et les interactions rendues possibles favorisent une exhaustivité et une mise en valeur des expériences, des compétences et de la personnalité que le CV papier par essence figé ne peut réaliser. Un profil plus exhaustif, plus vivant, plus humain aussi, si la présence en ligne est bien animée.

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Une adoption encore limitée ?

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Cependant, les étudiants, pourtant natifs d’une jeune génération dite Y ou Z, habitués à maîtriser les nouvelles pratiques du Web, semblent encore fébriles à recourir aux réseaux sociaux quand il s’agit de conduire leur recherche d’emploi.

On peut voir plusieurs hypothèses derrière ce comportement, mais aussi envisager les difficultés qu’ont certains étudiants à bâtir une image valorisante de leurs compétences, en particulier ceux qui ont peu d’expérience professionnelle.

De surcroît, savoir gérer son profil, sa visibilité, sa présence sur un réseau social professionnel est un exercice qui peut paraître périlleux pour ceux qui n’en connaissent pas les codes. Cela explique une tendance à bouder le profil 2.0 au profit du CV, plus rassurant, plus formalisé, plus institutionnel, plus habituel … même si le CV constitue encore pour beaucoup un exercice difficile  (Le casse-tête du CV – jeunes diplômés).

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LinkedIn guide les étudiants ?

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LinkedIn favorise l’arrivée des étudiants sur son réseau en proposant de nouvelles options pour les aider à créer leur profil.

Ces nouvelles fonctionnalités permettent aux internautes étudiants ou jeunes diplômés de rajouter de nouvelles sections à leur profil, pour aider ainsi la mise en valeur de leurs accomplissements scolaires, de leurs expériences associatives, des cours suivis aussi ou bien encore des résultats des examens. L’étudiant, guidé, peut compléter ainsi son profil.

A défaut d’étayer les expériences et compétences acquises lors de la formation, les futurs et nouveaux entrants dans le monde du travail pourront mieux souligner leur potentiel et s’intégrer plus facilement sur des réseaux sociaux qui leur apparaissent souvent comme trop lointains réservés aux professionnels disposant d’une expérience et déjà d’un réseau.

Pour plus d’informations sur les fonctionnalités dédiées aux étudiants et jeunes diplômés : Blog LinkedIn

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Auteur : Lucas Riou
juin 15

Apéro RH à Lyon aujourd’hui mercredi 15 juin, 19h-21h

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Premier Apéro RH organisé aujourd’hui à Lyon de 19h à 21h30 à l’initiative de Lilian Mahoukou.

Une occasion sympa et détendue pour échanger sur l’emploi, le management et les ressources humaines que vous soyez étudiants, jeunes diplômés, salariés en poste ou en recherche d’emploi.

Venez nombreux, inscrivez-vous sur la page Facebook dédiée à cette rencontre => Apéro RH

Au plaisir de vous rencontrer ou de vous revoir ce soir :-)

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 9

Plus de jeunes en activité, moins d’emplois pour les jeunes

La DARES a publié en octobre 2010 une enquête sur l’emploi et le chômage des jeunes portant sur l’année 2009. Nous avons sélectionné quelques chiffres et tendances concernant l’emploi et le chômage des jeunes qu’il est intéressant de retenir et éventuellement de suivre.

tableau des 15 à 29 ans

  • La durée de scolarisation entre 15 et 29 ans est de 6,1 années. L’allongement de la durée des études est stable depuis 1995. La crise de 2008 n’ a pas incité plus de jeunes à poursuivre leurs études et à retarder leur entrée sur le marché de l’emploi. D’où un taux d’activité en hausse.
  • L’emploi des jeunes a été plus fortement touché par la crise, le taux de chômage de la population totale a augmenté de 2,2% , celui des jeunes de 5,6%.
  • 17% des jeunes entre 15 et 29 ans sont au chômage et les jeunes hommes sont plus fortement touchés que les jeunes femmes. Le pourcentage s’élève à 29,5% dans les zones urbaines sensibles. Les contrats aidés ou les mesures relatives à l’apprentissage n’ont pas suffi à amortir les effets de la crise sur l’emploi des jeunes.
  • Les jeunes sont plus touchés par la précarité : 30% jeunes qui occupent un emploi dans le secteur privé ont un contrat temporaire (12% pour l’ensemble des salariés). 38% des jeunes qui travaillent dans le secteur public ne sont pas titulaires (14% pour l’ensemble des salariés).
  • 1 emploi sur 4 bénéficie de l’aide de l’Etat, 700 000 jeunes concernés.
  • Il est souvent question de la fin du salariat pourtant moins de 4% des jeunes entre 15 et 29 ans travaillent en statut non salarié.

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Notre commentaire

La professionnalisation et l’insertion sont en panne :

  • Les entreprises ne forment plus les jeunes et préfèrent recruter directement sur le marché les compétences dont elles ont besoin (d’où découlent aussi bien les tensions sur les mêmes profils que le clonage qui rigidifie un marché du travail structurellement et conjoncturellement tendu).
  • La professionnalisation des jeunes pendant la formation initiale est encore insuffisante et insuffisamment pratiquée pour faciliter l’insertion professionnelle et l’adaptation des compétences aux besoins des entreprises.
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Auteur : Equipe id-carrieres
nov 8

Les carrières internationales : un discours dominant mais une réalité plurielle.

A en croire le discours « idéal » des dirigeants des multinationales ou des grandes écoles, pour sécuriser sa carrière professionnelle, il faut être cosmopolite, mobile à souhait, flexible aux cultures, citoyen du monde, universel en somme… un discours élitiste et uniforme de carrière internationale qui ne prend pas en compte la réalité des activités internationales des entreprises et des postes qu’elles offrent ainsi que les rythmes naturels de vie ou la diversité des modes d’ acculturation.

Si la mondialisation de l’économie et des entreprises (pour la majorité une internationalisation) nécessite de disposer effectivement de salariés aptes à travailler et à collaborer dans un espace élargi et beaucoup plus diversifié qu’on ne le dit, « le monde », le modèle du jeune cadre haut potentiel ou du cadre/ de l’expert de haut niveau passant d’un pays à un autre, d’une culture à une autre, avec aisance et sans état d’âme, est érigé en modèle à tord.

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Nous serons tous d’accord pour dire que les capacités à travailler dans un contexte mondialisé passe nécessairement par la maîtrise d’au moins une ou deux langues étrangères, par des expériences d’immersion et d’apprentissage dans d’autres pays, par des séjours et voyages professionnels réguliers à l’étranger, par une ouverture et une curiosité au monde…

En revanche, il est absurde de continuer à véhiculer un schéma dont on sait pertinemment qu’il ne concerne ou ne correspond qu’à une minorité de personnes, quelques centaines de cadres ou experts internationaux de haut niveau, quelques milliers de salariés qui ont fait le choix pour des raisons personnelles de s’expatrier durablement ou définitivement dans un seul ou plusieurs lieux… Un modèle idéal de carrière internationale que de nombreux étudiants se croient par ailleurs obliger d’intégrer dans leur projet professionnel pour être sélectionnés par les meilleures écoles, alors qu’ils savent que passer 35 ans ils aspireront comme beaucoup avant eux à une vie ancrée sur un territoire choisie ou que cet état de fait s’imposera à eux. Et c’est encore plus vrai pour les femmes…

Par ailleurs, l’expatriation n’est plus aujourd’hui la voie privilégiée par les entreprises. Elle a été longtemps perçue par les salariés et présentée par les entreprises comme un accélérateur des carrières, un levier de réussite professionnelle, un passage obligé aussi : acquisition de compétences, preuve d’adaptation, ouverture culturelle et professionnelle, avantages financiers, promotion au retour … Mais s’est accompagnée aussi de déceptions individuelles et des difficultés de réintégration pour les entreprises, justement au retour. Des difficultés à utiliser et à valoriser les compétences acquises, des spécialisations géographiques restrictives, un décalage de pratiques professionnelles et de culture, une reconnaissance professionnelle et financière plus à l’extérieur de l’entreprise … Un investissement au final difficile à valoriser pour les deux parties… L’expatriation s’avère à la fois coûteuse et aléatoire et ne correspond plus au double enjeu d’une mondialisation qui se joue aussi en local avec le recrutement de collaborateurs et de compétences dans les pays concernés.

A côté de l’expatriation, il y a de plus en plus des carrières internationales conduites à partir de la « maison-mère », construites autour de projets ou de missions de coordination et d’acculturation à l’entreprise, plus ou moins longues ou au sein d’entreprises internationalisées de l’intérieur avec des équipes multiculturelles …

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Les véritables enjeux des entreprises pour attirer et fidéliser les profils internationaux dont elles ont besoin et pour diffuser une réelle culture internationale se situent davantage dans la définition des stratégies pertinentes et des plans d’actions qu’elles doivent mettre en oeuvre et en corollaire dans l’adaptation de la gestion des trajectoires, diversifiée voire personnalisée.

Pour les personnes individuellement, étudiants ou salariés, il est important de construire un projet de mobilité internationale qui s’intègre dans un objectif de carrière et dans un projet de vie et qui ne mise pas uniquement sur une accélération potentielle qui reste aléatoire.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 2

Etudiants, ne confondez pas répondre à des offres de stage et réaliser un e-mailing.

L’équipe d’id-carrieres recherche depuis quelques semaines 2 stagiaires, l’un en RH, l’autre en Marketing pour prendre en charge deux projets durant 6 mois. Nous recevons chaque semaine des lettres de motivation.

9 sur 10 sont des lettres standards, de toute évidence écrites sans prendre en compte le contenu des stages proposés ! Une occasion perdue pour ces étudiants de professionnaliser leur recherche de stage qui se transformera demain en recherche d’emploi.

La plateforme id-carrieres a été lancé en janvier 2010. Notre annonce précise que nous sommes une start up des RH et de l’internet. Voici quelques extraits de lettres de motivation reçues : « je souhaite découvrir la branche des Ressources Humaines au sein d’une grande entreprise » ou encore « je souhaiterais en découvrir d’autres aspects tels que la GPEC, la formation et les élections professionnelles ». Nous sommes actuellement moins de 10 personnes !

95012091_8Peu d’étudiants présentent leurs connaissances ou leur compétences en lien avec leur formation et le descriptif du poste.  Les élèves d’une même école de commerce utilisent le même modèle de lettre avec les mêmes qualités : motivée, dynamique, etc.

Nous avons plutôt eu l’impression d’être les destinataires parmi d’autres d’un e-mailing de la part des candidats.

Pourquoi ?

Peut-être parce qu’on leur dit qu’il y a plus de 10 offres de stage proposées par étudiant. C’est oublier que les entreprises communiquent la même offre de stage aux universités et aux écoles et que la concurrence existe. Peut-être parce qu’ils anticipent aussi la réponse automatisée. A quoi bon faire l’effort de personnaliser sa lettre de motivation, si les entreprises communiquent une réponse industrialisée…

Peut-être  aussi parce qu’ils oublient  ou à moins qu’on est oublié de leur dire que le caractère formateur du stage est dans l’identification d’une opportunité cohérente avec la formation suivie comme dans la réalisation des missions confiées. Et aussi dans la recherche de l’opportunité elle-même, acquérir une première expérience de recherche d’emploi : analyser l’offre, faire un CV, présenter ses motivations, passer des entretiens, …. Peut-être aussi que leur université ou leur école ne les sensibilise pas ou pas assez ?

Les étudiants peuvent non seulement passer à côté de premiers apprentissages utiles : orienter leur projet de formation, initier un premier projet professionnel, mais en tant que jeunes diplômés quelques années plus tard se trouver en difficultés pour valoriser leurs stages comme de premières expériences professionnelles crédibles (stage de complaisance, stage par défaut, etc.).

Les étudiants ne doivent pas manquer, même si c’est difficile, l’occasion de se préparer à conduire une recherche d’emploi, démarche qu’ils devront refaire plusieurs fois dans leur vie professionnelle et compétence qu’ils doivent aussi acquérir.

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Nos recommandations

Nous vous suggérons tout d’abord de définir les objectifs de votre stage par rapport à votre cursus de formation, d’établir une liste des secteurs et/ou des missions correspondants, d’établir une structure de lettre de motivation personnalisée présentant les objectifs, vos motivations, vos qualités personnelles sans oublier les modalités pratiques du stage (durée, période). Vous l’adapterez ensuite. Et de passer à la moulinette les offres de stage ou les opportunités qui vous arrivent par votre réseau relationnel pour vérifier qu’elles sont réellement pertinentes pour vous. En dépit du nombre de candidats, la personnalisation, la cohérence et la pertinence de vos arguments feront la différence pour décrocher un entretien. Comme pour votre première recherche d’emploi.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 28

La Génération Y fera-elle évoluer le modèle de carrière ?

La Génération Y est décrite comme une génération méfiante vis à vis de l’entreprise, rapide dans l’action, tournée vers l’auto apprentissage et les réseaux de pairs, etc.

Ces nouveaux comportements annoncent-ils la fin du parcours professionnel « classique » en entreprise caractérisé par le salariat, la promotion verticale et la position managériale ?

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Du manager à l’expert. Du salariat à la prestation de service.

La Génération Y a bien observé et entendu la génération X : les difficultés économiques, les tensions du marché de l’emploi, les évolutions du contra social, la précarité, la succession d’emploi et de statuts, l’individualisation des parcours, etc.

Guidés par une poignée de X qui a ouvert la voie, la Génération Y arrive sur le marché de l’emploi et dans les entreprises avec de nouveaux comportements et de nouvelles attentes. Les collaborateurs de la Génération Y sont décrits comme des jeunes dotés d’une forte capacité à apprendre vite et seul, à expérimenter aussi, connectés en permanence à l’information et à leurs réseaux … Ils répondent à la précarité par l’adaptation, par l’immédiateté y compris par la recherche d’avantages à court terme, par un goût pour l’entrepreneuriat, etc. Ils répondent à l’individualisation des carrières par l’auto apprentissage, l’adhésion à de nouvelles communautés d’intérêts et d’expertises, plus larges et diversifiées que les réseaux amicaux et les réseaux professionnels traditionnellement liés à l’employeur.

La Génération Y porte les germes d’un nouveau modèle de carrière professionnelle qui s’est partiellement imposée à elle sous la contrainte et qu’elle refaçonne aujourd’hui par choix. Un modèle de carrière qui privilégie :

  • l’exécution d’une prestation à la place d’un contrat de travail,
  • la gestion de projets à la place d’une fonction,
  • l’acquisition de compétences dans une logique d’expertises reconnues au sein de son réseau social et valorisables économiquement à la place de promotions successives dont l’étape ultime est la responsabilité d’encadrement, le manager.

Les directions d’entreprise (des pays les plus avancés …) commencent à se poser la question de l’intégration de cette génération, en lien ou non avec leur stratégie marketing qui doit elle aussi s’adapter à l’évolution culturelle de leurs propres clients/consommateurs. Tiraillées entre le besoin de sécuriser l’engagement de compétences « talentueuses » et leur recherche de flexibilité (sous-traitance, externalisation), comment réagiront-elles ?

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Quels pourraient-être les freins à la généralisation du modèle Y de carrière ?

Tout d’abord, tous les jeunes ne sont pas Y dans leurs comportements et leurs attentes face aux entreprises (cf. réforme des retraites où les jeunes demandent de la sécurité et/ou de la sécurisation). Si la prise de conscience de la précarité est de mise, tout le monde n’aspire pas à l’insécurité. Et il en est de même pour les autres caractéristiques le plus souvent citées concernant la Génération Y : l’auto apprentissage, l’entrepreneuriat, la participation à des réseaux et communautés virtuelles et réelles, etc.

Ensuite, toutes les fonctions de l’entreprise ne se prêtent pas à la logique de la compétence experte ou de la gestion par projets.

Enfin, si la dépendance sociale et culturelle a évolué entre l’entreprise et les personnes, la dépendance économique demeure avec un rapport de forces défavorable aux individus, si on prend en compte la situation structurelle du marché de l’emploi.

Quand on ajoute à la réalité de cette dépendance économique, l’organisation et  la structuration propre à l’entreprise, on peut se demander si ce n’est pas la Génération Y qui rentrera progressivement dans le moule, les années passant !

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Dans 10 ou 15 ans, les parcours professionnels individuels construits sur l’expertise seront probablement plus répandus, assis sur un capital humain et un capital social personnel. Une évolution portée par des choix individuels mais aussi par la typologie des métiers (cf. économie de la connaissance, de l’information, de l’ingénierie, etc.).

Du côté des entreprises, les directions expérimenteront et adapteront leurs modes d’organisation et leurs pratiques de management dans le sens de l’individualisation, de l’agilité, de la création de communautés internes, etc. pour attirer et fidéliser les compétences dont elles ont besoin mais aussi pour stimuler l’innovation et répondre aux aspirations de leurs nouveaux consommateurs,

Et puis d’ici là, la Génération Y sera « aux affaires ». Et si elle n’a pas trop perdu de ses aspirations, de ses valeurs et de ses comportements agiles, elle initiera peut-être un nouveau modèle de carrière avec l’aide la génération suivante.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY