Articles avec le tag ‘Formation’

jan 17

Quelle est la valeur d’un diplôme ou d’une certification ?

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Tout papier officiel certifiant une formation est un repère fort dans notre société pour les personnes individuellement comme pour les entreprises.

Cependant si détenir ce papier officiel est vu comme une condition majeure d’accès à l’emploi, le niveau d’éducation croissant de la population, les tensions du marché du travail ou la plus grande complexité des organisations ont rendu cette condition peut-être nécessaire mais aussi insuffisante.

Le papier officiel peut paraître aujourd’hui remis en question au profit de la formation tout au long de la vie ou de la validation des acquis de l’expérience qui permet l’obtention d’un diplôme/ d’une certifcation sans formation et dans une certaine mesure par la notion de Talent…

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La valeur Emploi/Salaire ?

La valeur : « ce que vaut un objet susceptible d’être échangé, vendu, et, en particulier, son prix en argent » (dictionnaire).

Le diplôme ou une certification de qualification professionnelle inscrite au RNCP est une reconnaissance officielle d’un parcours de formation, matérialisée par un document. Il/Elle certifie l’acquisition de savoirs et de compétences dans une spécialité professionnelle. Il/Elle traduit aussi un potentiel de compétences et d’aptitudes à travers le parcours de formation réalisé.

La valeur d’un diplôme ou d’une certification pourrait alors s’entendre de l’emploi, et donc du statut et du salaire que le marché du travail, donc les entreprises et autres organismes, reconnaissent à leurs détenteurs. Il constitue tout particulièrement un repère réciproque pour les jeunes diplômés et pour les entreprises qui les recrutent.

Cependant comme évoqué dans notre article « Quelle différence entre un diplôme et une certification ? », la multiplication de ces dernières a donné une dimension commerciale et concurrentielle, un marché mondial de l’Education et de la Formation, publique et privé, a été créé.La logique de Marque est aujourd’hui aussi présente que dans les entreprises.

La valeur d’un diplôme/ d’une certification n’est pas seulement lié au contenu de la formation, aux compétences et savoirs acquis, mais aussi à la réputation de l’organisme qui le délivre. En parallèle, ces organismes deviennent des groupes d’Education et de Formation mêlant diplômes homologués par l’Etat, certifications reconnues par le RNCP, certifications d’établissement… ces derniers n’yant pour valeur d’usage que la réputation de l’organisme qui le délivre. D’où aussi les classements d’établissement, les salons dédiés aux formations, etc.

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La valeur productive

Cependant après quelques années, l’expérience professionnelle vient forger des compétences et des savoirs différents de ceux acquis durant la formation initiale. La valeur d’usage du papier, officiel ou non, s’estompe au bénéfice de la valeur productive de chaque individu dans l’entreprise tout d’abord, puis sur le marché de l’emploi. Le salaire s’évalue individuellement et selon un référentiel interne à l’entreprise, formel ou informel (cf. Convention Collective). Le management des jeunes talents ou des hauts potentiels illustre cette évolution de la valeur « diplôme » à la valeur « productive » dans l’entreprise et sur le marché de l’emploi.

NB : Dans certaines organisations, le diplôme reste néanmoins culturellement un sésame en matière de promotion interne. Qui ne connait pas d’entreprises où les cadres dirigeants sont nécessairement diplômés des meilleures universités, écoles d’ingénieurs ou de commerce, quite à aller chercher un diplôme en une année ou deux en formation continue… (cf. le marché des MBA et autres formations professionnelles continues diplômantes).

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La valeur Employabilité ?

Les environnements des entreprises (changements continus, innovation, etc.) et l’évolution du marché du travail (chômage structurel, précarité, etc.) ont fait évoluer les conditions d’emploi.

Le développement des compétences et la formation tout au long de la vie ont été identifiées comme les nouvelles conditions de l’employabilité et de la mobilité professionnelle. La mise en place de certifications multiples accessibles par la formation ou la VAE répond à cet enjeu comme il répond à la nécessaire adaptation continue des formations aux besoins économiques.

Le rétrécissement actuel du marché de l’emploi en dépit des tendances démographiques favorables vient chahuter ces options, de nombreuses personnes qualifiées ne trouvant pas d’emploi et les entreprises ayant des difficultés à recruter.

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La valeur Réseau ?

De nombreux établissements de formation valorisent, en complément de la formation délivrée et du diplôme/certificat, le réseau de diplômés auquel ils donnent accès.

Valeur reprise aujourd’hui par les réseaux sociaux avec une démultiplication des relations potentielles… qu’il faut dans les deux cas construire, consolider et animer.

Le réseau issu de l’appartenance à une communauté de « diplôme » peut contribuer à la valeur Emploi et Employabilité du « diplôme » pour chaque individu. La performance professionnelle de chaque diplômé, la cooptation, la veille sur les opportunités… y contribuent, avec néanmoins un processus sélectif. Cette communauté de « diplôme » pouvant elle-même ouvrir les portes d’une communauté professionnelle élargie, plus ou moins diversifiée…

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La valeur du « diplôme » est ancrée dans notre culture et nos pratiques, c’est un repère d’emploi mais également de formation, un diplôme ouvrant la voie à un autre diplôme.

Le diplôme d’Etat délivré définitivement sera-t-il revalorisé d’un marché hétérogène et mouvant des certifications ? Ou bien la valeur productive de formations tout au long de la vie sera-t-elle davantage reconnue par le marché du travail ?

Dans un monde aussi ouvert que le notre, les savoirs et les compétences se forgent aussi dans la vie sociale… Faudra-t-il aussi des certifications pour les faire reconnaître ?

Quel est votre avis ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 16

Quelle différence entre un diplôme et une certification ?

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Au terme de la formation suivie, avez-vous obtenu un diplôme ou une certification ? Qu’il s’agisse d’une formation initiale ou continue, est-ce une formation diplômante ou certifiante ?

Difficile de s’y retrouver depuis quelques années avec la multiplication des offres de formation et l’utilisation du mot  »Certification » pour désigner aussi bien un diplôme d’Etat qu’une certification de qualification professionnelle (CQP) inscrite ou non au Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles (RNCP).

Dans cette période de choix d’orientation et de salons pour les lycéens et les étudiants, il nous est apparu utile de repréciser certains points.

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Du diplôme à la certification de qualification professionnelle

Les « diplômes » sont délivrés par l’Etat notamment à travers les différents ministères (Ministère de l’Education National, de l’Agriculture, de l’Industrie, etc.).

Le diplôme d’Etat atteste d’une formation initiale ou professionnelle selon un processus structuré de validation. La validité du diplôme est permanente.

Chaque diplôme supérieur d’Etat délivré par une université s’accompagne automatiquement d’un grade : licence, master, doctorat.

Le grade est une autre notion qui correspond à un niveau de diplôme dans le cadre de l’harmonisation européenne LMD souhaitée depuis les accords de Bologne afin de faciliter la mobilité dans la formation (i.e. réaliser une licence en France et un master en Allemagne) et la mobilité professionnelle. Un diplôme peut ne pas avoir de grade (i.e. BTS ou DUT).

Tous les diplômes d’Etat sont inscrits de droit au RNCP.

Les établissements de formation supérieure comme les écoles peuvent créer des programmes pour lesquels ils peuvent demander une habilitation à l’Etat. Ils délivrent alors un « diplôme » d’établissement reconnu par l’Etat qui confèrent un grade L,M ou D.

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La certification de qualification professionnelle (CQP) atteste comme le diplôme d’une formation.

Lorsqu’une formation est inscrite au RNCP, c’est qu’elle a été évaluée, reconnue et donc certifiée par la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) composée des représentants des employeurs et des salariés. Les certifications de qualification professionnelle sont classées dans le RNCP par domaine d’activité et par niveau.

La certification d’une formation et son inscription au RNCP s’accompagne de la mention d’un niveau qui n’est pas un grade au sens LMD. Par exemple, une certification de niveau 1 du RNCP n’est pas un diplôme Master, ni un grade Master. Pour qu’elle le soit, il faudrait que l’établissement obtienne une habilitation de l’Etat à conférer le grade Master pour cette formation.

Il est important de noter que l’inscription au RNCP d’une certification de qualification professionnelle n’est jamais définitive. La reconnaissance d’une certification est obtenue pour une durée déterminée et doit être renouvelée, sans garantie qu’elle le soit.

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Il est donc nécessaire avant toute inscription dans une formation d’un établissement de vérifier son statut dans le RNCP.

De vérifier également la valeur du diplôme ou de la CQP en termes d’emploi, valeur qui peut relever de la reconnaissance de la formation par les entreprises à travers leur politique de recrutement ou de formation professionnelle continue, valeur qui peut aussi relever de la notoriété de l’établissement de formation qui délivre la certification. Une vigilance s’impose compte tenu de la multiplication des offres et de la marchandisation croissante de la formation initiale ou continue…

Dans notre prochain billet nous reviendrons sur la valeur d’une certification en matière d’emploi.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mai 18

Evaluez les prestations du marché du travail, partagez votre expérience et informez-vous

Dans notre vie professionnelle, nous sommes tous amenés à utiliser, choisir ou subir ! des prestations en lien avec notre emploi ou notre orientation : recrutement, formation, placement, intérim, assurances, etc.

Le droit d’être conseillé passe aussi par le partage d’expériences, c’est pourquoi nous vous proposons d’évaluer des prestations que vous avez utilisées, choisies, subies dans votre parcours professionnel.

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Vous donnez votre avis, vous recueillez d’autres avis.

Vous faites bénéficier notre communauté de votre expérience et vous bénéficiez aussi des expériences des autres.

C’est simple, anonyme et utile à tous.

N’hésitez plus. Contribuez et informez-vous. Donnez votre avis !

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Auteur : Equipe id-carrieres
sept 29

id-carrieres Actu : projet d’une Allocation d’autonomie pour les jeunes – Revenu Contractualisé d’Autonomie (RCA)

Les jeunes peu qualifiés en grande difficulté d’insertion et les jeunes diplômés détenteur à minima d’une licence au chômage depuis au moins six mois vont expérimenter un nouveau dispositif : le Revenu Contractualisé d’autonomie (RCA). Plusieurs autres mesures pour les 16-25 ans devraient être également annoncées.

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Principe

Un nouveau dispositif à destination des jeunes devrait être mis en place dans les prochaines semaines. Expérimental dans un premier temps, ce dispositif devrait concerner 5 500 jeunes, pour un coût estimé à 20 millions d’euros.

Le principe est de proposer un revenu d’autonomie de 250 euros par mois (le Revenu Contractualisé d’Autonomie – RCA) aux jeunes, en contrepartie d’un engagement devant favoriser leur insertion professionnelle.

Deux catégories de jeunes sont concernées par ce nouveau dispositif : les jeunes peu qualifiés en grande difficulté d’insertion et les jeunes diplômés à minimum Bac+3 au chômage depuis au moins six mois.

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Les jeunes peu qualifiés en grande difficulté d’insertion

Les jeunes peu qualifiés en grande difficulté d’insertion bénéficieraient d’un Revenu Contractualisé d’Autonomie (RCA), s’ils s’engagent :

  • soit à rechercher activement un emploi,
  • soit à suivre une formation.

Fixé à 250 euros par mois, le RCA serait versé pendant 2 ans. Son montant serait toutefois dégressif la deuxième année mais il serait cumulable partiellement avec un salaire si celui-ci ne dépasse pas le SMIC.

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Les jeunes diplômés de licence

Les jeunes diplômés à minimum Bac+3 au chômage depuis au moins 6 mois pourraient bénéficier du RCA pendant un an s’ils s’engagent dans le « parcours d’accompagnement renforcé » mis en œuvre par l’Apec.

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Autres mesures

Par ailleurs, le ministère de la jeunesse a précisé que 25 millions d’euros seraient débloqués afin de développer des « laboratoires » pour les jeunes. Ceux-ci devraient expérimenter des projets pour la jeunesse.

De plus, 26 millions d’euros devraient être alloués à la mise en place de plates-formes régionales, dont l’objectif est d’éviter le décrochage scolaire.

Enfin, un « observatoire de la jeunesse » devrait très prochainement être créé.

Si des décrets d’application doivent encore préciser les modalités de mise en œuvre de ces nouvelles mesures, l’ensemble du dispositif devrait être opérationnel avant la fin de l’année.

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Auteur : Equipe id-carrieres
sept 14

La clause de dédit formation : obligations du salarié et de l’employeur

Une entreprise peut faire signer une clause de dédit formation à un salarié qui réalise une formation onéreuse afin de bénéficier des nouvelles compétences acquises pendant une période à déterminer entre les deux parties.

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Définition

La clause de dédit formation est une clause par laquelle un salarié s’engage, en contrepartie d’une formation financée par son entreprise, à rester au service de celle-ci pendant une certaine période.

En cas de départ imputable au salarié (démission ou licenciement pour faute grave), la clause de dédit formation prévoit le remboursement d’une somme convenue par avance et correspondant aux frais de formation engagés par l’entreprise, éventuellement majorés des frais de transport et d’hébergement.

Remarque :

La clause de dédit formation est également applicable durant la période d’essai.

Il n’est pas possible de conclure des clauses de dédit formation dans le cadre d’un contrat de professionnalisation.

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Conditions d’application

La clause de dédit formation doit respecter un certain nombre de conditions :

  • Elle ne doit pas constituer une entrave à la liberté de démissionner ;
  • La clause doit être conclue préalablement au début de la formation.
  • Les frais engagés doivent dépasser l’obligation légale (1,6% de la masse salariale) ou conventionnelle de l’employeur au développement de la formation professionnelle et ne doivent pas faire l’objet d’un remboursement par un organisme paritaire ou par l’Etat.
  • Les frais de formation pris en compte pour le calcul de l’indemnité de dédit formation (somme due par le salarié en cas de départ avant le terme fixé par la clause de dédit formation) doivent être proportionnés aux frais engagés par l’employeur, au-delà de son obligation légale ou conventionnelle ;

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Mentions obligatoires

Pour être valable, la clause de dédit formation doit faire l’objet d’une convention particulière, précisant :

  • La date de début de la formation, ainsi que sa durée ;
  • La nature de la formation ;
  • Le coût réel de la formation pour l’employeur ;
  • Le montant et les modalités de remboursement éventuel par le salarié.

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Durée

La jurisprudence précise que la durée de l’engagement doit être proportionnelle au frais engagés par l’entreprise et à la durée de la formation. En pratique, elle est généralement conclue pour une période comprise entre six mois et quatre ans.

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Remboursement

Les modalités de remboursement des frais de formation en cas de départ volontaire du salarié sont négociées préalablement au début de la formation.

La négociation porte sur la durée de l’engagement de présence dans l’entreprise ainsi que sur les modalités de remboursement. Celui-ci est généralement dégressif avec le temps.

Si la démission résulte d’une faute de l’employeur ou en cas de licenciement non imputable au salarié, la clause de dédit formation ne s’applique pas.

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Textes de référence

Loi n°2004-391 du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social.

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Auteur : Equipe id-carrieres
août 9

Droit du travail : la Validation des Acquis de l’Expérience, VAE.

La Validation des Acquis de l’Expérience, V.A.E., permet de faire reconnaître les compétences acquises par l’expérience professionnelle au même titre que si elles avaient été acquises par une formation initiale ou continue.

La VAE permet d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle, en rapport avec son expérience.

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Bénéficiaires

La VAE est un droit ouvert à tous (salariés, non-salariés, demandeurs d’emploi, …), sous réserve de justifier de 3 ans d’expérience, continue ou non, dans le domaine du diplôme ou du titre visé. L’expérience peut être acquise dans l’exercice d’une activité salariée, non salariée, bénévole ou de volontariat.

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Diplômes visés

En principe, tous les diplômes, titres, qualifications et certifications professionnelles sont accessibles via le dispositif de la VAE, dès lors qu’ils sont répertoriés au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). La liste est accessible sur le site de la CNCP (Commission Nationale de la Certification Professionnelle).

A noter que certaines qualifications ne sont pas accessibles par la VAE pour des raisons liées à la sécurité, à la Défense Nationale ou à la santé (la médecine, par exemple).

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Démarches

Avant toute démarche de VAE, il est conseillé de préciser son projet professionnel afin de choisir la certification la plus appropriée. Cette démarche n’est pas obligatoire.

Les Points d’Information Conseil (PIC) sont des organismes d’Etat chargés de vous conseiller dans vos démarches. Il est également possible de faire appel à des organismes privés pour être conseillé tels que id-carrieres, par exemple !

La VAE peut être réalisée à titre personnel et donc financée par le bénéficiaire directement.

Les actions de VAE peuvent être prises en charge par le plan de formation, ou être réalisées dans le cadre du DIF* ou encore d’un congé VAE.

* Il est recommandé de se renseigner sur les accords de branche dont dépend votre entreprise.

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Plan de formation

La démarche de VAE peut être organisée dans le cadre du plan de formation de l’entreprise, sous réserve de respecter les conditions suivantes :

  • Le salarié doit être consentant ;
  • Une convention doit être signée entre l’employeur, le salarié et l’organisme chargé des actions de VAE.

Les frais liés à la VAE sont alors financés par le budget formation de l’entreprise ou pris en charge par l’OPACIF.

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Congé pour Validation des Acquis de l’Expérience (CVAE)

Le CVAE est un congé limité à 24 heures de travail, consécutives ou non, permettant de réaliser les actions de VAE.

Les salariés en CDD doivent toutefois justifier de 24 mois, consécutifs ou non, d’activités salariées au cours des 5 dernières années, dont 4 mois minimum, consécutifs ou non, sous CDD, au cours des 12 derniers mois, dans une ou plusieurs entreprises.

Ils perçoivent une rémunération calculée selon des règles identiques à celles prévues pour le CIF-CDD.

Le salarié doit faire une demande d’autorisation d’absence auprès de son employeur au moins 60 jours avant le début des actions de VAE.

L’employeur doit répondre dans les 30 jours. Il ne peut refuser le bénéfice du CVAE mais peut le reporter de 6 mois pour raisons de service. Dans ce cas il doit justifier sa réponse.

Un délai de franchise d’un an doit toutefois être respecté entre deux demandes d’autorisations d’absence pour même motif.

Afin de bénéficier d’un maintien de la rémunération (voir condition ci-dessous) et de la prise en charge des frais de VAE, une demande de prise en charge doit être adressée préalablement par le bénéficiaire à l’OPACIF dont relève l’entreprise.(formulaire Cerfa).

En cas d’acceptation, les dépenses liées à la démarche de VAE seront prises en charge, la rémunération étant maintenue dans la limite d’une durée maximale de 24 heures.

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Aide spécifique pour les demandeurs d’emploi

Les demandeurs d’emploi, indemnisés ou non, peuvent bénéficier d’une VAE.

La démarche doit être validée par le conseiller Pôle emploi du bénéficiaire. Ce dernier sera alors renvoyé vers les points conseil Pôle emploi qui l’accompagneront dans sa démarche.

Les modalités d’attribution ainsi que l’étendue de l’aide peuvent varier selon la région, le niveau de qualification, etc. L’aide peut comprendre les prestations d’accompagnement, les droits d’inscription, les actions de validation, ainsi que les actions de formation prescrites en vue de la certification.

Remarque : l’aide spécifique pour les demandeurs d’emploi à la VAE est exclue de l’assiette des cotisations de sécurité sociale, de la CSG et de la CRDS. Elle est également exonérée d’impôts sur le revenu.

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Procédure de validation

Dossier

L’obtention de la certification est soumise à validation, par un jury, d’un dossier retraçant les expériences du candidat. Ce dossier est à retirer auprès de l’organisme de formation chargé de délivrer les certifications et à renvoyer auprès de ce même organisme.

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Jury

Le dossier est étudié par un jury composé d’enseignants-chercheurs et de professionnels nommés par le chef d’établissement.

Une mise en situation réelle ou reconstituée peut être demandée si une telle procédure est prévue par l’autorité qui délivre la certification.

Le jury peut prononcer une validation totale, partielle ou la refuser. Dans le cas d’une validation partielle, le jury doit préciser la nature et l’étendue des connaissances devant faire l’objet d’un contrôle complémentaire. Le bénéficiaire dispose d’un délai de 5 ans pour passer le contrôle complémentaire.

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Textes de référence

Loi n°2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale

Article L. 6411-1 et suivants du code du travail.

Articles L. 335-5, L. 335-6, L. 613-3 et L. 613-4 du code de l’éducation.

Décret n°2002-590 du 24 avril 2002 relatif à la validation des acquis de l’expérience par les établissements d’enseignement supérieur.

Instruction Pôle Emploi n° 2008-30 du 23 décembre 2008

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Auteur : Equipe id-carrieres
août 4

L’emploi et la formation sont pris en compte dans la stratégie nationale de développement durable 2010-2013.

Le Comité Interministériel pour le Développement Durable (CIDD), présidé par Jean Louis BORLOO, a adopté le 27 juillet 2010 la nouvelle Stratégie Nationale de Développement Durable pour la période 2010-2013 (SNDD).

« La SNDD pose les bases d’un mode de développement durable organisé autour d’une économie verte et équitable, à la fois sobre en ressources naturelles (énergie, matières premières, eau, espace, biodiversité…) et décarbonnée mais intégrant aussi les dimensions humaines et sociales« . source Ministère du développement durable

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Le plan d’actions stratégiques (SNDD) est structuré autour de 9 défis clés.

L’équipe id-carrières s’est tout particulièrement intéressée aux sujets relatifs à l’emploi, l’éducation et la formation.

  • défi 1 : Consommation et production durable,
  • défi 2 : Société de la connaissance / éducation et formation / recherche et développement.
  • défi 3 : Gouvernance,
  • défi 4 : Changement climatique et énergies,
  • défi 5 : Transport et mobilité durables,
  • défi 6 : Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles
  • défi 7 : Santé publique, prévention et gestion des risques,
  • défi 8 : Démographie, immigration, inclusion sociale,
  • défi 9 : Défis internationaux en matière de développement durable et de pauvreté dans le monde.

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Enjeux clés liés à la société de la connaissance / éducation et formation / recherche et développement.

Les actions doivent poursuivre les objectifs suivants :

  • des formations renforcées dans les secteurs économiques clés,
  • une orientation professionnelle efficace,
  • le développement de nouvelles formes d’apprentissage,
  • une meilleure gestion de la transition entre anciennes et nouvelles activités,
  • une plus grande adaptabilité des compétences individuelles,
  • davantage de créativité collective pour anticiper et accompagner les changements,
  • une formation professionnelle initiale et continue qui permette à chaque individu d’acquérir, d’actualiser et de développer régulièrement ses connaissances et ses compétences,
  • une formation continue qui rend l’individu maître de son évolution professionnelle,
  • l’éducation au développement durable qui contribue à la formation citoyenne,
  • un accès facilité à la connaissance notamment au travers des technologies de l’information et de la communication.

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Même s’il n’y a rien vraiment de nouveau, il nous semble intéressant de relever l’insistance à démontrer l’individualisation des parcours professionnels et la responsabilité individuelle face à l’employabilité et à l’emploi. Nous échangeons chaque jour avec beaucoup de personnes qui n’en ont pas encore pris conscience et qui ne l’intègrent pas suffisamment dans leurs décisions ou leurs modes de fonctionnement.

Puis au-delà de ces constats et de ces objectifs aujourd’hui partagés par des acteurs de tout horizon, il nous semble désormais majeur de concrétiser les réponses à ces enjeux individuels qui sont apparus il y a plus de 15 ans maintenant … Majeur aussi de contribuer, depuis la formation initiale et durant toute la vie professionnelle, à sensibiliser et à former chaque individu, à mettre à sa disposition des appuis afin qu’il réussisse à être acteur de son parcours professionnel sur un marché du travail qui restera complexe encore longtemps, si ce n’est éternellement ! mondialisation oblige.

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Enjeux liés à l’inclusion sociale qui auraient pu aussi être « inclus » dans le précédent défi …

  • Faciliter l’accès, le maintien et le retour à l’emploi des personnes qui en sont les plus éloignées ou qui risquent de l’être.
  • Anticiper les effets des changements démographiques et développer la solidarité intergénérationnelle.
  • Amélioration de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle : incitation des entreprises à développer les services aux familles (ex. : crèches, garderies…) ; valorisation du bénévolat, facteur de lien social intergénérationnel et de responsabilisation.

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La SNDD définit par ailleurs des indicateurs destinés à mesurer les effets des actions conduites. Nous en avons sélectionné quelques uns :

  • Sorties précoces du système scolaire : 11,8 %  des 18-24 ans sortent de façon précoce du système scolaire contre 14,9% en moyenne en Europe. L’objectif est de favoriser l’insertion sociale et l’employabilité par l’éducation et la formation.
  • Part des jeunes hors emploi et hors formation : les 16 à 25 ans sans emploi et  qui ne suivent pas de formation est de 13,1 %, en nette augmentation par rapport aux années antérieures, retrouvant le niveau de 1990.
  • Taux d’emploi des seniors : le taux d’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans est de seulement 38,9 % (2009). Il reste faible, inférieur à celui de l’Union européenne à 27 (46,0 %) et éloigné de l’objectif de 50 % en 2010 fixé par la stratégie de Lisbonne.
  • Participation des femmes aux instances de gouvernance : elle reste plus faible que celle des pays les plus avancés.
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Un rapport présenté chaque année au Parlement doit permettre de suivre les actions menées et de mesurées les contributions à ces défis.
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Vous avez peut-être l’impression, un peu comme nous, que ce plan d’actions remet le couvert sur des problématiques déjà énoncées, pour lesquelles il y a eu déjà des dispositifs mis en place ou aucune décision prise. L’intérêt que nous y avons trouvé relève davantage de l’approche systémique en lien avec la notion de développement durable et donc de responsabilité sociale. Approche qui potentiellement peut renouveler la vision de ces problématiques par les acteurs majeurs et être source d’innovation dans les actions concrètes qui seront conduites … à condition qu’on ne reste pas sur un exercice de communication dont beaucoup d’hommes politiques sont friands, notamment en matière de politique d’emploi.
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A découvrir ou à relire sur ces sujets :

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
août 3

id-actualité : l’Union Européenne veut relancer l’emploi en soutenant l’internationalisation des PME et la création d’entreprise.

L’Union Européenne entend relancer l’emploi en Europe en proposant notamment des dispositifs qui favorisent l’internationalisation des PME et la création d’entreprise.

Une étude réalisée par l’UE révèle que les entreprises ayant une activité internationale ont augmenté le nombre d’emplois salariés de 7%, tandis que celles qui sont concentrées sur les marchés locaux n’ont augmenté que de 1%. Hors seulement 4% des PME européennes prévoient d’étendre leurs activités à l’international selon l’étude.

L’Union Européenne travaille sur un plan pour la Recherche et l’Innovation dont la communication est prévue à l’automne. Elle vise à travers ce plan à stimuler la création d’emplois, notamment en aidant les PME dans leur internationalisation : les informer des dispositifs de soutien public, financer de nouveaux centres d’aide à travers le monde (actuellement en Chine et en Inde) et en facilitant la création d’entreprise faisant pression sur les états pour limiter les formalités administratives demandées aux entrepreneurs.

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La situation en France :

Les statistiques européennes révèlent que les PME représentent 62% de l’emploi en France à comparer à la moyenne européenne de 67%.

Bien que le  système éducatif français intègre davantage l’entrepreneuriat dans les formations, que le nombre d’entrepreneurs qui créent par opportunité et pas seulement sous la contrainte du chômage soit supérieur à la moyenne européenne, la création d’entreprise en France et donc le poids des PME dans l’économie et l’emploi restent néanmoins en dessous de la moyenne européenne.

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Rendez-vous donc à l’automne pour connaître l’ensemble des mesures (concrètes ?) relatives au Plan européen pour la Recherche et l’Innovation … A suivre.

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Sources : European Commission Entreprise & Industry / Euractiv

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
avr 14

L’emploi des jeunes en 2010 et les enjeux d’une professionnalisation précoce à réinventer

La crise financière et économique aura fait feu sur la démographie favorable aux actifs et aux nouveaux arrivants sur le marché de l’emploi, de même sur la guerre annoncée des talents qui bien que réelle s’est faite plus discrète.

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La crise économique pèsera encore lourdement sur le marché de l’emploi en 2010 et d’après l’INSEE, cette année ne devrait marquer que le début de la fin de la récession. Autrement dit, un niveau encore bas d’ embauches, des licenciements encore très présents, et un retour possible à la croissance à partir de 2011.

Les jeunes diplômés seront touchés par cette conjoncture morose. Il faut dire que même quand la conjoncture était favorable, l’accès à un premier job était déjà difficile (1 jeune sur 4 en chômage de longue durée).

Pour vous aider à conduire une recherche d’emploi efficace, nous avons souhaité partager quelques perspectives, analyses et recommandations :

NB : nous intégrons au pied levé les données de l’enquête de Pôle Emploi publiée ce jour par Les Echos sur les besoins de mains d’œuvre pour 2010.

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1- L’alternance constitue une voie à explorer quelles que soient vos qualifications

Malgré les difficultés réelles rencontrées pour trouver un « patron », l’alternance via les contrats d’apprentissage ou les contrats de professionnalisation restent des portes d’entrée efficaces vers un premier emploi.

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2- Les départs à la retraite restent à compenser

La crise financière et économique n’a pas modifié les flux de départ à la retraite, même si de nombreux seniors ont été mis sur la touche avant même l’âge de la retraite ! ), peut-être que les prochaines dispositions sur le financement des retraites auront un impact à partir de l’année 2011 ?

Dans tous les cas, même avec un niveau d’activité bas, les entreprises auront besoin de compenser à minima des départs et donc des compétences et/ou à les renouveler.

C’est notamment le cas de banques qui embauchent de bac +2/3 à bac +5. BNP Paribas, la Société Générale (1500 embauches de jeunes diplômés prévues en 2010), Crédit du Nord (près de 100 embauches prévues en 2010), la Banque Populaire, le Crédit Agricole ou encore HSBC. Les principaux postes recherchés concernent le front office, les conseillers clientèle, les gestionnaires de patrimoine ou encore le back office (techniciens d’opérations et contrôleurs financiers).

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3- Tous les secteurs d’activité n’ont pas été touchés de la même façon par la crise

Les secteurs suivants présentent toujours des opportunités d’emploi pour les jeunes diplômés :

  • Les assurances, l’un des secteurs qui recrute le plus. Axa ou Agrica, par exemple, recrutent de jeunes diplômés, de bac+3 à bac +5. Alten compte également recruter 750 jeunes diplômés en France en 2010. Les ingénieurs en informatique et en électronique restent les plus sollicités.
  • La grande distribution, qui malgré une baisse significative du pouvoir d’achat et de la consommation, a maintenu un taux de recrutement élevé, entraîné par les grandes enseignes telles que Attac, Carrefour ou Auchan.
  • L’informatique s’est également maintenue malgré une diminution des embauches dans les grandes structures et un nombre croissant de candidats, compensés par un recrutement constant des petites SSII.
  • L’hôtellerie-restauration a également été relativement épargnée, les plats à emporter ou la livraison à domicile s’étant développés. La forte saisonnalité des activités et donc la précarité des contrats complétées par les contraintes d’exercice de ces métiers en font un secteur peu attractif et sous tension de recrutement depuis plusieurs années. Selon, l’enquête Pôle Emploi plus de 76 000 postes à pourvoir.
  • Les télécoms sont portés par les innovations technologiques et l’élargissement des usages (mobilité). Les centres d’appels avec un turnover important restent des recruteurs réguliers de jeunes (le dossier France Télécom et les témoignages qui affluent ne redorent pas l’image des centres d’appels).
  • Le BTP reste actif en terme d’embauches grâce au soutien du plan de relance mais aussi en raison des difficultés structurelles à pourvoir les postes de tout niveau (ouvriers, techniciens, encadrement).
  • Les secteurs technologiquement pointus (électronique, biotechnologies, etc.) continuent à investir pour rester compétitifs, notamment en Recherche et Développement.

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4- De nouveaux secteurs émergent

Les énergies, dopé par les lois Grenelles. Des entreprises comme Total, EDF ou encore AREVA doivent non seulement remplacer les nombreux départs à la retraite prévus, mais également recruter sur de nouveaux secteurs porteurs tels que les énergies vertes. Total compte ainsi recruter 1800 personnes en France dont 300 jeunes diplômés. (article sur le verdissement de l’économie)

Des marchés de niche sont également apparus ou se sont développés. L’APEC insiste ainsi sur le marché ferroviaire qui connaît une forte croissance et un besoin de compétences en lien avec les projets de développement et entretien du réseau, camions sur les trains, développement des tramways,. A noter que l’APEC présente également l’administration française (CAF, URSSAF) comme consommateur de jeunes diplômés, malgré la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite !

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5- Certaines compétences sont toujours recherchées

  • Les recrutements de compétences commerciales sont très actifs, cet élément est constant quelque soit la conjoncture économique.
  • Les métiers de la comptabilité sont toujours en difficultés de recrutement de profils : du comptable à l’expert-comptable.
  • Les métiers liés aux fonctions sanitaires et sociales (infirmières, puéricultrices, aides-soignantes)
  • Et bien évidemment ceux liés aux services à la personne.

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Au travers des accompagnements individuels que nous réalisons, nous faisons à notre petit niveau , sur le terrain, notamment les constats suivants :

  • Beaucoup de postes sont proposés en contrat à durée déterminée plus ou moins longs : position d’attente ou réalité des motifs de surcroît ou de remplacement ? (Pole Emploi annonce 37,5% des embauches liées à des activités saisonnières). Nous rencontrons des personnes qui a 35 ans n’ont quasiment pas eu de CDI.
  • Le tassement des rémunérations proposées se poursuit même pour les profils les plus qualifiés, hormis les profils bien évidemment rares : un phénomène enclenché depuis quelques années déjà.
  • Les conditions d’emploi sont pour les plus jeunes comme pour tout le monde dégradées : ambiance de travail,  encadrement, …
  • Les formations des jeunes présentent d’importants décalages par rapport aux besoins énoncées des entreprises.

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Dans ce contexte d’un marché de l’emploi structurellement déséquilibré et conjoncturellement déprimé, les jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi mais aussi les jeunes encore en formation vont devoir développer des tactiques et des savoir-faire de recherche d’emploi et de gestion de parcours.

Pour la formation ou la recherche d’emploi, l’investissement  ne sera pas perdu car tout au long de leur vie professionnelle, ils auront à les utiliser et à les améliorer (argumentation, outils de recherche et de communication, stage, apprentissage, ….).

Pour la gestion de parcours, cela nécessitera une forte capacité à s’adapter, engranger des ressources (formation, expérience, rémunération, …), être en veille pour saisir les opportunités de son environnement, … en somme, une professionnalisation précoce des jeunes qui pourrait venir heurter leur spontanéité naturelle et leurs idéaux.

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Mais leur laisse-t-on vraiment le choix ? A moins que les jeunes (la génération Y ?) soutenus par quelques énergumènes des générations précédentes parviennent par leur créativité et leurs aspirations exprimées à réinventer les règles de cette professionnalisation précoce inéluctable … un ballon d’oxygène !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 25

Nous serons tous un jour des seniors …

Que nous définissions le « senior »

  • par rapport à l’âge (? plus de 55 ans ? plus de 45 ans ?),
  • par rapport à l’expérience (variable selon les métiers),
  • ou par rapport aux deux (l’âge n’étant pas toujours révélateur de l’expérience acquise),

ce qui est certain c’est que notre société  a stigmatisé pour le meilleur et pour le pire cette catégorie de personnes : fière dans les années 80 de pouvoir offrir aux plus âgés un départ pour une retraite dorée (suffisamment jeunes pour en profiter) dans un contexte de partage du travail peu explicité; soulagée dans les années 90 de disposer d’une variable d’ajustement face à la crise économique tout en arguant de l’avancée sociale de la retraite à 60 ans des années 80.

Et ce jusqu’à ces dernières années, où

  • les déséquilibres financiers accrus du système de protection sociale,
  • les difficultés structurelles du marché du travail en pleine mutation industrielle,
  • les différentiels de coût de main d’oeuvre dans une économie globalisée,
  • l’évolution démographique annonciatrice d’une pénurie de main-d’oeuvre,
  • les mutations organisationnelles et technologiques profondes et permanentes dans de nombreux secteurs
  • et enfin la crise financière et économique de 2008 …

ne viennent qualifier de cruciale la question de l’emploi des salariés les plus âgés : une question économique, sociale, culturelle et donc politique.

Les entreprises ont suivi sur ce sujet l’évolution globale de la société en y ajoutant le pragmatisme qui leur est propre : les salariés expérimentés coutent plus cher, ils sont vus comme moins productifs et moins adaptables que les plus jeunes dans un contexte d’évolutions rapides.

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Pour moi, la crise du début des années 90 nous a fait basculé dans des pratiques excessives et des représentations déséquilibrées comme si affolés de ne pas trouver les leviers de la croissance, nous avions sorti la machette. J’ai rencontré à partir de cette période des salariés qualifiés de trop vieux, trop chers à partir de 43 ans ! j’ai constaté le clonage systématique des recruteurs, entreprises ou cabinet de recrutement, qui a fortement contribué depuis le milieu des années 80 à rigidifier le marché du travail ou encore l’intensification des formations inutiles sous le mot d’ordre du développement des compétences, etc.

Depuis le milieu des années 2000, les mutations économiques sont d’un autre ordre ( notamment économie des services à forte valeur ajoutée et économie de la connaissance) et nécessitent de faire évoluer des modes de fonctionnement à tous les niveaux et des représentations à l’échelle de la société française toute entière. Les décisions politiques doivent certes y contribuer notamment pour impulser les changements, poser les conditions de leur déploiement à la société toute entière, pour soutenir et orienter les personnes les plus fragilisées, etc.

Mais chacun d’entre nous doit également faire évoluer ses propres représentations et comportements personnels et professionnels car le cycle de la vie étant ainsi fait, nous sommes tous un jour des juniors, des confirmés, des seniors, des retraités … (y compris les directeurs généraux, les DRH, les consultants en recrutement).

La représentation d’un partage du travail entre générations est révolue, elle n’a pas répondu aux défis de la croissance ou de la crise des dernières décennies et a contribué à créer une société « silotée » qui est en total décalage avec les évolutions transversales portées par les technologies et la mondialisation.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY