Articles avec le tag ‘Entreprises’

juin 6

Salarié et Employeur passés au filtre de la réputation…

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La notion de e-réputation a envahi aussi bien les stratégies marketing-commerciales que les stratégies de recrutement ou de recherche d’emploi. La réputation tout court aussi.

Les salariés en poste ou en recherche d’emploi comme les entreprises ont une réputation à construire et à animer à l’heure où le web met la conversation, la coopération, la recommandation, l’intelligence collective, la transparence (peut-être) … au coeur des pratiques « sociales », individuelles et collectives.

L’e-réputation est en synthèse « ce que l’on dit de vous » sur internet et surtout les media sociaux : ce que vous dites vous-même, vos conversations avec les autres ou encore ce que les autres disent de vous.

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La réputation est un indicateur, une valeur.

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Le site meilleures-entreprises.fr a créé un indicateur en collaboration avec le très sérieux Ciffop : l’EDV, Employee Development Value, la valeur humaine attribuée par les collaborateurs à leur entreprise sur 6 critères : reconnaissance, management, culture, environnement de travail, réputation, développement professionnel. Laurent Labbé, le fondateur de meilleures-entreprises.fr a élaboré également le concept de la Transparence de l’entreprise, une page Employeur où sont reprises les informations provenant de l’entreprise elle-même y compris des offres d’emploi, de l’évaluation des salariés et du web, concernant notamment sa politique et ses pratiques RH.

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Sur le plan de l’emploi, du recrutement et de la gestion des ressources humaines, Internet et les media sociaux ont redonné aux individus un pouvoir d’informations, d’expression et de mises en relation dans un marché de l’emploi qui leur est encore défavorable. Pour chaque personne, les transformations en cours en matière de recrutement et de gestion de carrière sont aussi synonymes de nouveaux apprentissages et de nouvelles compétences à acquérir. Les pratiques d’aujourd’hui (CV, lettre de motivation, entretien en face à face, formation dans l’entreprise, évolution d’emploi…) peuvent paraître simples en comparaison de ce qui sera demandé demain, alors que nous constatons sur id-carrieres qu’elles ne sont pas bien maitrisées, y compris par les cadres à priori mieux lotis.

Cela signifie-t-il, comme nous le pensons, que face à des entreprises qui se désengagent des carrières, à un service public dépassé et à l’individualisation des parcours, la logique de « l’impressario » dans le sens d’un accompagnement individuel et personnalisé de la vie professionnelle et de la réputation serait nécessaire pour tous ?

Pour les entreprises, la notion de réputation Employeur s’intègre dans un contexte où il faut recruter et fidéliser les salariés les plus talentueux pour faire la différence dans un contexte de concurrence aigüe, mais aussi dans un contexte où les clients, les salariés et toutes les parties prenantes de l’entreprise communiquent sur elle. La gestion de sa réputation passe là aussi par de nouvelles relations internes et externes (voir le blog de Frédéric Gilbert sur la notion de Customer Centricity) mais surtout par un effort accru pour mettre en cohérence les politiques et les discours avec les pratiques et les actes…

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Auteur : Equipe id-carrieres
mai 2

La notion de talent fait-elle évoluer le management dans les entreprises ? (3)

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L’utilisation du mot Talent exprime à mon sens tout l’enjeu pour les entreprises d’une performance économique qui repose notamment sur l’excellence professionnelle, la capacité continue d’innovation et d’adaptation des salariés.

La notion de Talent, c’est aussi au final la définition des nouveaux salariés dont ont besoin les entreprises !

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Recruter, former, rémunérer, manager, fidéliser … des Talents impliquent aussi pour les entreprises de nouvelles politiques de gestion des ressources humaines, de nouveaux modes d’organisation et de fonctionnement.

Ce qui est remarquable en parallèle, ce sont les évolutions sociétales et l’émergence aussi de nouvelles attentes des salariés envers les entreprises.

Le tout vient donc renforcer la nécessité de revoir en profondeur les politiques RH affichées, les pratiques mises en oeuvre et le modèle social proposé. Une transformation en profondeur des politiques de gestion des ressources humaines, de la fonction RH elle-même et de ses pratiques, du style de management des dirigeants et de l’encadrement.

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Gestion des Talents et Gestion des Ressources Humaines, est-ce la même chose ?

Le management des Talents comporte notamment les actions suivantes :

  • Définir les besoins en Talents de l’entreprise
  • Recruter des Talents et des potentiels de Talents à faire éclore,
  • Identifier en interne les Talents et les potentiels de Talents,
  • Réussir l’intégration dans l’entreprise et créer un sentiment d’appartenance à l’entreprise et à sa culture,
  • Concevoir des parcours d’apprentissage et de formation,
  • Evaluer et expliciter l’excellence et la performance pour la valoriser mais aussi pour comprendre les moyens et les modèles relatifs au développement des talents qui génèrent de la performance,
  • Motiver et fidéliser par différents leviers dont la rémunération.

Quand on regarde de près, ce sont les mêmes actions qu’en matière de Gestion des Ressources Humaines ! définir les besoins en personnel de l’entreprise, les recruter, les intégrer, les former, organiser les mobilités, les rémunérer, les fidéliser…

Le parallèle est un brin trompeur ! si l’on oublie qu’on gère des « Talents » et non des Ressources Humaines dans un contexte stratégique et organisationnel qui s’est profondément modifié : excellence métier, individualisation des carrières, ouverture sur le monde, apprentissage continu, etc.et hypercompétitivité, incertitude, innovation continue, …

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En fait, toute Gestion des Ressources Humaines devrait être une Gestion des Talents :

  • apte à traduire la stratégie de l’entreprise dans une politique RH,
  • engagée dans la définition et la mise en oeuvre de la stratégie organisationnelle,
  • centrée sur le développement de l’excellence métier avec des processus d’apprentissage continus et de formation variés,
  • apte à attribuer les rôles adéquats même dans une relation à durée déterminée, à proposer des opportunités de parcours variés et à les accompagner,
  • entrepreneuriale, capable de prendre des risques sur les personnes,
  • contributive à déployer un style de management favorisant l’intelligence collective et le développement individuel,
  • ouverte sur le monde extérieur pour comprendre ce qui s’y passe,
  • agile, apte à s’ajuster aux évolutions économiques, sociales, sociétales,
  • cohérente entre les objectifs poursuivis et les pratique
  • attractive par ses engagements explicites et tenus ….

Une gestion du « Personnel » ;-) stratégique, qualitative, en dynamique, cohérente, proclamée et mise en oeuvre…qui favorise l’expression et le développement de talents et de Talents.

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Tous les salariés ne seraient pas au final des « key talents », stratégiques et rares, expert de haut vol, potentiel leader de demain, ou dirigeant talentueux … mais l’entreprise bénéficierait d’une excellence collective et d’une dynamique de l’excellence, garantes de sa performance.

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Imaginez un instant, ce que serait pour les salariés comme pour l’entreprise, le recrutement, la formation, la gestion de carrières, la gestion des seniors, le management … à la sauce du talent !

Quand les entreprises parlent aujourd’hui de management des Talents, elles semblent exhorter les salariés à l’excellence et à l’agilité du talent en oubliant trop souvent qu’elles doivent aussi créer les conditions de son expression en transformant radicalement leurs politiques RH et surtout leurs pratiques.

Une question peut-être de DRH talentueux, et il y en a ! De dirigeants, aussi, qui auront compris que le management des Talents, tel que défini ici, est une occasion unique pour mettre fin au grand écart entre la politique RH proclamée et les pratiques RH, pour être concrètement « People centrics ». Pour renforcer leur performance économique. Leur performance sociale aussi … qui a également changé de paradigme en devenant une composante à part entière de leur performance économique (Responsabilité Sociale des Entreprises, Réputation employeur, web 2.0, etc.).

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Salarié ou DRH, n’hésitez pas à donner votre avis et à partager vos avis et expériences sur ce sujet.

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Autres articles du blog id-carrieres à lire sur la notion de Talent :

Comment la notion de Talent s’est imposée … (1)

Qu’est-ce qu’un Talent ? La notion de Talent a-t-elle évolué ? (2)

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 10

La sélection des candidats : le recrutement se transforme-t-il ? (3)

Nous parlons ici de la sélection, l’étape d’évaluation, de tri et de choix des personnes qui sont candidates, quelque soit les modalités de sourcing des candidatures (approche directe, annonce d’offre d’emploi, …).

Nous en distinguerons deux dimensions : les critères de sélection et les outils de sélection, deux sujets complexes, clés et débattus depuis longtemps quand on parle de recrutement … deux sujets qui par ailleurs qui s’influencent.

Les critères de recrutement se transforment-ils sous l’effet des évolutions et des pressions sociales et sociologiques ? Des contraintes légales ? Des nouveaux outils ? CV anonyme, compétences, questionnaires de mise en situation, simulation et autres jeux de rôles, tests, entretien, réseaux sociaux, etc. ?

Le stéréotypage dans le recrutement a été tellement poussé depuis des décennies que la réelle aspiration des candidats est simplement à l’ouverture des critères de sélection : « avoir sa chance ».

Pour les entreprises, les enjeux sont d’une autre nature. D’une part, réussir le recrutement c’est-à-dire choisir la personne qui en fonction des objectifs à atteindre sera performante, contributive, motivée rapidement et pour un temps certain ou un certain temps d’ailleurs. Et si le recrutement est stratégique et les compétences rares, l’évaluation sera davantage individualisée et personnalisée.

L’entreprise a par ailleurs d’autres contraintes comme l’optimisation des coûts, des temps et les délais du recrutement à laquelle l’informatisation des données (offres, candidats) a fortement contribué durant cette dernière décennie.

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De nouveaux critères de sélection ?

Il est peut-être plus juste de dire que les recruteurs ont potentiellement le choix de les élargir notamment grâce aux informations complémentaires contenues dans les profils des membres des réseaux sociaux ou plus globalement sur le web.

Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux mettent à leur disposition de nouveaux outils de sélection aux critères plus larges parce que les candidats leur proposent sur un plateau, plus ou moins marketé, de nouvelles informations pouvant servir à leur évaluation et relatives à leurs compétences, leurs aptitudes, leur personnalité, leur réseau, les recommandations, …

Qu’en font et qu’en feront les recruteurs ? Trop tôt pour le dire.

Ces nouvelles informations vont-elles devenir prépondérantes dans les critères de sélection des recruteurs, au point de se substituer à certains critères utilisés jusque là ? Où vont-elles constituer des critères secondaires mais complémentaires au point de rendre la sélection encore plus fine et peut-être encore plus sélective ?

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Des nouveaux anciens critères ?

Si le discours politiquement correct, notamment de ceux qui ne recrutent pas , consiste à dire qu’il faut fonder la sélection des candidats sur une évaluation objective des compétences et des aptitudes, force est de constater que les démarches pour le faire sont difficiles à construire.

Personnellement, dans l’état actuel des choses, je considère aussi suspect à subjectivité et à efficience le questionnaire sur les compétences à remplir par le candidat sans CV, et le reste du processus du recrutement sans CV, que les questions sur les compétences qui peuvent être posées lors des entretiens de recrutement par les différents intervenants de l’entreprise.

Les tests seront davantage des serious games, avec les apports de nombreuses autres disciplines. Je vous laisse juste imaginer les budgets et les délais pour mettre au point pour chaque métier, fonction, emploi une base de serious games capables de mettre tous les candidats en situation d’évaluation qualifiée des compétences techniques et comportementales. Les frères Bogdanov ne seront plus là pour nous en parler, et moi non plus d’ailleurs… Hugues Truttman peut-être, je lui confie cette mission s’il l’accepte. :-)

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De nouveaux outils de sélection ?

Probablement oui dans la forme, et partiellement oui dans le contenu. Le CV Word ou PDF est en passe d’être remplacé par des outils plus communicants et interactifs. Le recruteur aura toujours néanmoins besoin de prendre connaissance du parcours et de la chronologie des expériences : date, poste, entreprise. Il le fera sur le profil du membre du réseau social. Le CV ne sera plus l’outil central de la sélection. Mais il faudra soigner tout autant, si ce n’est plus, le contenu des profils en ligne. Ce qui appelle un travail conséquent et aujourd’hui encore des savoir-faire particuliers à acquérir. Les candidats regretteront peut-être le CV presque standard à une page !

Quid des entretiens de recrutement ? Nous n’imaginons pas aujourd’hui la suppression du seul temps humain : l’entretien entre le candidat et les personnes en charge du recrutement. Comme nous l’avons dit dans l’article consacré à l’offre d’emploi ou au sourcing des candidats, grâce aux nouveaux outils de communication et de mise en relation, des échanges plus informels pourront précéder l’entretien de sélection proprement dit et donc le nourrir (blog, communauté partagé, réseau social, …).

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Le processus de recrutement a beaucoup à gagner dans l’évolution des critères qui prévaut à la sélection des candidats. La vraie transformation viendra de là. Les outils suivront.

Seules les entreprises ont le pouvoir de modifier les critères. Leur capacité à le faire viendra de la transformation de leur modèle social et de leurs modes organisationnels et managériaux.

Plus spécifiquement, il nous semble que les entreprises doivent reprendre le chemin de la formation, de l’apprentissage et du développement technique et personnel des salariés au sein de l’entreprise et en position d’ouverture (monde, réseau, pratiques…). En somme, développer une grande majorité des talents dont elles ont besoin.

A vouloir trouver tout fait, tour prêt, tout formé…le candidat, beaucoup d’entreprises y compris les PME, se privent d’un processus interne qui renforcerait leurs compétences métiers et leurs compétences managériales, d’une opportunité pour créer l’engagement des salariés qu’elle recherche à tout prix (au sens propre) et pour renforcer la singularité nécessaire à la fidélisation des talents. Elle concrétiserait aussi de fait une composante majeure de leur responsabilité sociale (RSE).

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 15

Les nouvelles relations Salariés-Entreprises et le Bilan de compétences.

Les salariés entendent, constatent et intègrent progressivement les nouvelles règles de l’emploi qui se sont imposées à eux : une vie professionnelle sera désormais faite de changement d’emplois, de formes d’emploi et de statuts, de métiers … l’entreprise ne s’engage plus sur l’emploi … Même si le contrat est à durée indéterminée, le contrat aura un terme … Il ne faut plus compter (seulement) sur son employeur pour développer ses compétences et entretenir son employabilité mais il faut apprendre individuellement à renforcer ses compétences, à s’orienter et rebondir.

Sans pousser très loin l’analyse sur l’impact de l’éducation donnée par la génération précédente (génération X) qui a subi ces évolutions de l’emploi ou l’analyse sur l’impact des usages du web et les évolutions sociétales en cours, il est reconnu que la nouvelle génération intègre davantage ces nouveaux paradigmes de l’emploi et développe de nouveaux comportements et de nouvelles attentes face à l’emploi : diversité des missions, avantages à court terme, ressources à engranger…

Ce qui relance les défis RH des entreprises, même si le marché de l’emploi leur semble favorable : attirer, motiver, fidéliser, retenir …

Je ne sais pas si les plus jeunes ont intégré l’idée de la nécessaire construction ou cohérence de leurs projets professionnels pour éviter de se retrouver en « flexi-insécurité » ou dans une impasse à l’heure de la séniorité …

Je ne sais pas si les modèles économiques et sociaux se transformeront en profondeur pour que des déséquilibres actuels naisse un nouvel équilibre du travail avec des modalités fondamentalement différentes où les individus et les organisations trouveront leur compte …

Mais dans tous les cas des changements sont en marche. Ils impactent le management des ressources humaines dans l’entreprise … et nécessitent d’appréhender autrement les démarches individuelles et collectives d’évaluation, d’orientation, d’accompagnement … dont le Bilan de compétences.

N’hésitez pas à inscrire votre demande de Bilan de compétences dans ces évolutions. Si votre entreprise les a intégrés, votre argumentation sera plus facile. Si elle ne l’a pas encore fait, vous ouvrirez peut-être des voies !

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Lire aussi sur le sujet :

Le cadre légal du bilan de compétences

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

Comment se déroule votre Bilan de compétences avec les consultants d’id-carrières ?

Ne faites plus l’autruche, faites un bilan de compétences !

Vous êtes responsable de votre employabilité et de votre parcours professionnel. Oui, j’ai bien compris mais comment faire ?

Bilan de compétences : un bilan, c’est intéressant mais l’essentiel est dans la dynamique d’actions.

La GPEC : une opportunité à saisir par les salariés pour mieux piloter leur évolution professionnelle ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 14

Bilan de compétences : Faut-il toujours en faire la demande ? Oui et non !

OUI,

Si vous souhaitez faire un Bilan de compétences en utilisant votre DIF (droit individuel à la formation), un Congé de Bilan de compétences ou encore le Plan de formation de votre entreprise, vous devrez effectivement justifier auprès de votre responsable hiérarchique ou du responsable RH votre demande et préciser l’objectif que vous poursuivez.

Et là, en général, vous bloquez. Le Bilan de compétences est généralement envisagé par le salarié pour définir et/ou valider un projet d’évolution professionnelle, un projet lourd de formation (formation diplômante), un projet de reconversion professionnelle, ou encore pour faire le point sur ses compétences ou sa qualification. Avec probablement en ligne de mire une demande formation, une évolution de la rémunération et /ou du statut, ou encore un changement d’employeur.

Rien qui vaille pour votre employeur s’il souhaite vous conserver dans votre poste dans les mêmes conditions, quelles qu’en soient les motifs.

Rien qui vaille pour vous aussi si vous ne souhaitez pas mettre en danger votre emploi, avant d’avoir valider votre projet de changement et les conditions de sa mise en œuvre.

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NON, pas vraiment,

Si vous rentrez dans les catégories du Code du Travail pour lesquelles le Bilan de Compétence est obligatoire et à peu près cadré dans ses objectifs (l’Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans)

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NON assurément,

Si vous conduisez à titre personnel votre démarche en dehors de votre entreprise.

Par exemple, avec les consultants d’id-carrières ! Non seulement vous n’avez rien à demander à personne et vous préservez la confidentialité de votre réflexion, mais en plus vous bénéficiez d’un Bilan plus objectif car le consultant n’essaiera pas de vous faire rentrer dans les cases de votre entreprise (évolution de poste) ou hors des cases de votre entreprise (préparation d’un départ). Vous ne passerez pas ainsi à côté d’une vraie réflexion sur vous même et vous explorerez objectivement tous les pistes d’orientation possible.

A l’heure où les salariés sont individuellement responsables de leur parcours professionnel et de leur employabilité, id-carrières a créé le droit d’être conseillé et de prendre en mains et en ligne sa vie professionnelle selon des modalités accessibles à tous :

  • Un accès facilité à des conseillers grâce à Internet, quand vous en avez besoin, sans démarche ou justification.
  • Un accès facilité au contenu et finalité de la démarche par la personnalisation que nous pratiquons,
  • Un accès facilité grâce aux tarifs pratiqués qui permettent un financement personnel. Le bilan de compétences id-carrières est un forfait à 210 €, environ 10 fois moins onéreux que la plupart des prestations équivalentes proposées par ailleurs.

NB : Les structures privées ou publiques qui proposent des bilans de compétences s’adressent majoritairement aux entreprises. Quand elles acceptent les démarches individuelles, les honoraires pratiqués limitent l’accès. Les bilans automatisés en ligne sont moins chers mais n’offrent pas l’accompagnement et l’échange personnalisé avec un conseillé qualifié.

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 14

Le Bilan de compétences : 6 id-repères sur la mise en oeuvre, les apports et les freins.

Le site interim-emplois a publié une interview d’une salariée, Cassiopée, sur sa situation professionnelle et les questions qu’elle se pose pour concrétiser son projet de Bilan de compétences. En dehors du fait que Cassiopée ait apprécié les services d’id-carrières et que le partage d’expérience entre salariés est toujours très efficace, il nous est apparu utile de rebondir sur son interrogation : « Comment présenter à mon employeur mon projet de Bilan de compétences ? »

Nous publierons cette semaine 6 id-repères dédiés aux Bilan de compétences qui, nous l’espérons, permettront aux salariés et aux employeurs de modifier leur perception d’une démarche qui a plus de 20 ans et qui, bien réalisée, est une première étape efficace et accessible à tous, pour prendre en mains son parcours professionnel et son employabilité.

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Bonne lecture et bonne réflexion à tous sur le Bilan de compétences, un dispositif finalement simple et complexe, un dispositif connu et méconnu, un dispositif efficace pour gérer sa carrière lorsqu’il est bien orienté et réalisé !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 18

L’entreprise, c’est qui ? Les dirigeants sont-ils les animateurs d’une communauté ? Les DRH, les directeurs de l’Organisation Sociale ?

A plusieurs reprise lors de la rédaction d’un article sur l’emploi, des ressources humaines, le management, etc.  je me suis surprise à me demander : tu parles en permanence de l’entreprise qui devrait faire çi ou ça, mais de qui finalement parles-tu, c’est qui ?

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Les différentes théories économiques appréhendent l’entreprise comme un agent économique autonome qui produit et vend des produits/services ou comme un mode de coordination économique alternatif au marché ou bien encore un territoire de relations contractuelles entre agents économiques …

La propriété du capital et le pouvoir qu’elle octroie sont toujours questionnés notamment par la crise financière récente ou par le développement de l’actionnariat salarié. Ou encore la part croissante des actifs immatériels et mouvants que constituent la connaissance et la compétence, capital immatériel des salariés individuellement à priori (groupe aussi).

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En tournant la notion dans tous les sens, je reviens toujours à me dire que l’entreprise, c’est toujours au final des hommes et des femmes.

Qu’ils s’agissent des actionnaires (qui peuvent être pour partie des salariés directement ou indirectement représentés), des dirigeants (aujourd’hui très souvent salariés) ou d’autres parties prenantes, les fameux stakehoders), quand on parle de l’entreprise, on parle avant tout des femmes et des hommes qui la dirigent, animés par des attentes, des valeurs, des enjeux personnels aussi …

Aujourd’hui principalement salariés, ces dirigeants ont connu et connaissent comme tous les salariés la logique du contrat de travail, les réalités du marché de l’emploi (licenciement, séniorité, incertitudes…), les enjeux de développement de leurs compétences, la négociation de leur salaire, une évaluation annuelle de leurs réalisations … Certes dans un contexte de responsabilités, de prise de décisions, de ligne hiérarchique ou de rareté de leaders qui est spécifique mais qui leur confèrent un rôle d’animateurs d’une « communauté » de femmes et d’hommes à laquelle ils appartiennent de fait, même si cette appartenance à la communauté Entreprise devient pour tous de plus en plus ponctuelle ou éphémère.

Si l’on retient la définition synthétique de la communauté donnée par Bertrand Duperrin dans son excellent article Le web 2.0 a-t-il tué les communautés ? , « une communauté nécessite un centre d’intérêt, un but commun et la volonté d’interagir ensemble ». On pourrait dire que l’entreprise est une communauté : le centre d’intérêt et le but commun existent, même s’ils peuvent se réduire à un objectif strictement économique et financier à deux niveaux différents. La volonté d’interagir ensemble n’est quant à elle pas spontanée. N’est-ce pas aux dirigeants en tant qu’animateur de cette communauté de créer les conditions de la motivation, de la participation et la coopération ? D’identifier comment la communauté fonctionne et pourra fonctionner demain, de créer les conditions d’une transformation socioculturelle qui sera désormais continue compte tenu de l’environnement…

Les évolutions sociétales et sociologiques actuelles autour de la participation individuelle et qui tendent à replacer les salariés au cœur des enjeux de compétitivité des entreprises sont une formidable opportunité pour les dirigeants de se repositionner sur ce rôle d’animateur d’une communauté, composée par ailleurs elle-même de communautés au sens du 2.0, et de redonner du sens à l’appartenance et à l’engagement à l’entreprise dans un paradigme socioculturel nouveau.

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Je n’utiliserai plus « l’entreprise » pour désigner ses dirigeants et peut-être même devrions-nous renommer les directeurs/trices des ressources humaines Directeurs/trices de l’Organisation Sociale… On va peut-être réussir à mettre fin à l’usage de la notion de ressources humaines et de capital humain !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 8

Les carrières internationales : un discours dominant mais une réalité plurielle.

A en croire le discours « idéal » des dirigeants des multinationales ou des grandes écoles, pour sécuriser sa carrière professionnelle, il faut être cosmopolite, mobile à souhait, flexible aux cultures, citoyen du monde, universel en somme… un discours élitiste et uniforme de carrière internationale qui ne prend pas en compte la réalité des activités internationales des entreprises et des postes qu’elles offrent ainsi que les rythmes naturels de vie ou la diversité des modes d’ acculturation.

Si la mondialisation de l’économie et des entreprises (pour la majorité une internationalisation) nécessite de disposer effectivement de salariés aptes à travailler et à collaborer dans un espace élargi et beaucoup plus diversifié qu’on ne le dit, « le monde », le modèle du jeune cadre haut potentiel ou du cadre/ de l’expert de haut niveau passant d’un pays à un autre, d’une culture à une autre, avec aisance et sans état d’âme, est érigé en modèle à tord.

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Nous serons tous d’accord pour dire que les capacités à travailler dans un contexte mondialisé passe nécessairement par la maîtrise d’au moins une ou deux langues étrangères, par des expériences d’immersion et d’apprentissage dans d’autres pays, par des séjours et voyages professionnels réguliers à l’étranger, par une ouverture et une curiosité au monde…

En revanche, il est absurde de continuer à véhiculer un schéma dont on sait pertinemment qu’il ne concerne ou ne correspond qu’à une minorité de personnes, quelques centaines de cadres ou experts internationaux de haut niveau, quelques milliers de salariés qui ont fait le choix pour des raisons personnelles de s’expatrier durablement ou définitivement dans un seul ou plusieurs lieux… Un modèle idéal de carrière internationale que de nombreux étudiants se croient par ailleurs obliger d’intégrer dans leur projet professionnel pour être sélectionnés par les meilleures écoles, alors qu’ils savent que passer 35 ans ils aspireront comme beaucoup avant eux à une vie ancrée sur un territoire choisie ou que cet état de fait s’imposera à eux. Et c’est encore plus vrai pour les femmes…

Par ailleurs, l’expatriation n’est plus aujourd’hui la voie privilégiée par les entreprises. Elle a été longtemps perçue par les salariés et présentée par les entreprises comme un accélérateur des carrières, un levier de réussite professionnelle, un passage obligé aussi : acquisition de compétences, preuve d’adaptation, ouverture culturelle et professionnelle, avantages financiers, promotion au retour … Mais s’est accompagnée aussi de déceptions individuelles et des difficultés de réintégration pour les entreprises, justement au retour. Des difficultés à utiliser et à valoriser les compétences acquises, des spécialisations géographiques restrictives, un décalage de pratiques professionnelles et de culture, une reconnaissance professionnelle et financière plus à l’extérieur de l’entreprise … Un investissement au final difficile à valoriser pour les deux parties… L’expatriation s’avère à la fois coûteuse et aléatoire et ne correspond plus au double enjeu d’une mondialisation qui se joue aussi en local avec le recrutement de collaborateurs et de compétences dans les pays concernés.

A côté de l’expatriation, il y a de plus en plus des carrières internationales conduites à partir de la « maison-mère », construites autour de projets ou de missions de coordination et d’acculturation à l’entreprise, plus ou moins longues ou au sein d’entreprises internationalisées de l’intérieur avec des équipes multiculturelles …

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Les véritables enjeux des entreprises pour attirer et fidéliser les profils internationaux dont elles ont besoin et pour diffuser une réelle culture internationale se situent davantage dans la définition des stratégies pertinentes et des plans d’actions qu’elles doivent mettre en oeuvre et en corollaire dans l’adaptation de la gestion des trajectoires, diversifiée voire personnalisée.

Pour les personnes individuellement, étudiants ou salariés, il est important de construire un projet de mobilité internationale qui s’intègre dans un objectif de carrière et dans un projet de vie et qui ne mise pas uniquement sur une accélération potentielle qui reste aléatoire.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 28

La Génération Y fera-elle évoluer le modèle de carrière ?

La Génération Y est décrite comme une génération méfiante vis à vis de l’entreprise, rapide dans l’action, tournée vers l’auto apprentissage et les réseaux de pairs, etc.

Ces nouveaux comportements annoncent-ils la fin du parcours professionnel « classique » en entreprise caractérisé par le salariat, la promotion verticale et la position managériale ?

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Du manager à l’expert. Du salariat à la prestation de service.

La Génération Y a bien observé et entendu la génération X : les difficultés économiques, les tensions du marché de l’emploi, les évolutions du contra social, la précarité, la succession d’emploi et de statuts, l’individualisation des parcours, etc.

Guidés par une poignée de X qui a ouvert la voie, la Génération Y arrive sur le marché de l’emploi et dans les entreprises avec de nouveaux comportements et de nouvelles attentes. Les collaborateurs de la Génération Y sont décrits comme des jeunes dotés d’une forte capacité à apprendre vite et seul, à expérimenter aussi, connectés en permanence à l’information et à leurs réseaux … Ils répondent à la précarité par l’adaptation, par l’immédiateté y compris par la recherche d’avantages à court terme, par un goût pour l’entrepreneuriat, etc. Ils répondent à l’individualisation des carrières par l’auto apprentissage, l’adhésion à de nouvelles communautés d’intérêts et d’expertises, plus larges et diversifiées que les réseaux amicaux et les réseaux professionnels traditionnellement liés à l’employeur.

La Génération Y porte les germes d’un nouveau modèle de carrière professionnelle qui s’est partiellement imposée à elle sous la contrainte et qu’elle refaçonne aujourd’hui par choix. Un modèle de carrière qui privilégie :

  • l’exécution d’une prestation à la place d’un contrat de travail,
  • la gestion de projets à la place d’une fonction,
  • l’acquisition de compétences dans une logique d’expertises reconnues au sein de son réseau social et valorisables économiquement à la place de promotions successives dont l’étape ultime est la responsabilité d’encadrement, le manager.

Les directions d’entreprise (des pays les plus avancés …) commencent à se poser la question de l’intégration de cette génération, en lien ou non avec leur stratégie marketing qui doit elle aussi s’adapter à l’évolution culturelle de leurs propres clients/consommateurs. Tiraillées entre le besoin de sécuriser l’engagement de compétences « talentueuses » et leur recherche de flexibilité (sous-traitance, externalisation), comment réagiront-elles ?

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Quels pourraient-être les freins à la généralisation du modèle Y de carrière ?

Tout d’abord, tous les jeunes ne sont pas Y dans leurs comportements et leurs attentes face aux entreprises (cf. réforme des retraites où les jeunes demandent de la sécurité et/ou de la sécurisation). Si la prise de conscience de la précarité est de mise, tout le monde n’aspire pas à l’insécurité. Et il en est de même pour les autres caractéristiques le plus souvent citées concernant la Génération Y : l’auto apprentissage, l’entrepreneuriat, la participation à des réseaux et communautés virtuelles et réelles, etc.

Ensuite, toutes les fonctions de l’entreprise ne se prêtent pas à la logique de la compétence experte ou de la gestion par projets.

Enfin, si la dépendance sociale et culturelle a évolué entre l’entreprise et les personnes, la dépendance économique demeure avec un rapport de forces défavorable aux individus, si on prend en compte la situation structurelle du marché de l’emploi.

Quand on ajoute à la réalité de cette dépendance économique, l’organisation et  la structuration propre à l’entreprise, on peut se demander si ce n’est pas la Génération Y qui rentrera progressivement dans le moule, les années passant !

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Dans 10 ou 15 ans, les parcours professionnels individuels construits sur l’expertise seront probablement plus répandus, assis sur un capital humain et un capital social personnel. Une évolution portée par des choix individuels mais aussi par la typologie des métiers (cf. économie de la connaissance, de l’information, de l’ingénierie, etc.).

Du côté des entreprises, les directions expérimenteront et adapteront leurs modes d’organisation et leurs pratiques de management dans le sens de l’individualisation, de l’agilité, de la création de communautés internes, etc. pour attirer et fidéliser les compétences dont elles ont besoin mais aussi pour stimuler l’innovation et répondre aux aspirations de leurs nouveaux consommateurs,

Et puis d’ici là, la Génération Y sera « aux affaires ». Et si elle n’a pas trop perdu de ses aspirations, de ses valeurs et de ses comportements agiles, elle initiera peut-être un nouveau modèle de carrière avec l’aide la génération suivante.

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D’autres articles sur le sujet sur le blog Emploi et RH d’id-carrieres :

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 24

GPEC, emploi des seniors, individualisation des parcours, il faut repenser le modèle social et anticiper les prochaines évolutions structurantes

La décennie 90 avec la crise de 93 a amorcé des changements de paradigmes majeurs pour les salariés et les entreprises sans modifier en profondeur les politiques et les pratiques de gestion des ressources humaines ou les attitudes individuelles des salariés face à l’emploi.

Les évolutions démographiques et les nouveaux équilibres économiques à construire enfoncent le clou.

Les individus et les entreprises doivent désormais sortir d’une attitude défensive face à ses changements pour adopter des comportements pro-actifs, co-construire un nouveau modèle social adapté à leurs enjeux respectifs et très souvent partagés, et anticiper ceux de demain.

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Des changements profonds non pris en compte

La crise économique des années 90 dans un contexte de mondialisation désormais effective a révélé, comme souvent quelques années après, que des changements majeurs et irreversibles s’étaient opérés :

  • L’agilité des entreprises passe par la flexibilité,
  • Leur besoin de flexibilité les désengagent de la garantie d’emploi vis à vis de leurs salariés,
  • A l’engagement Emploi des entreprises s’est substitué par la règlementation l’engagement Maintien de l’employabilité des salariés,
  • L’employabilité de chaque salarié relève désormais de sa responsabilité individuelle sur un marché du travail incertain.

Ni les entreprises, ni les salariés, ni les syndicats n’ont réellement mesuré et pris en compte ces évolutions profondes.

Dans les entreprises, les nouvelles obligations légales (notamment la formation tout au long de la vie) et parfois quelques expérimentations (référentiel de compétences) ont été le plus souvent rajoutées aux boîtes à outils RH sans réflexion sur les transformations économiques et sociales.

La majorité des salariés n’a retenu que la possibilité de se former davantage sans toutefois y recourir. Ils ont constaté les difficultés d’emploi des plus jeunes, des plus âgés, des plus diplômés… en pensant que ce n’était que conjoncturel ou réservé à des personnes peu performantes ou peu motivées. Une part de plus en plus importante de salariés ont ensuite vécu la permanence des difficultés d’emploi et la précarité (intérim, cdd, période d’inactivité de plus en plus longue, etc.) tout en restant dans l’attente de solutions émanant de l’entreprises.

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Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix

La crise financière actuelle conjuguée aux évolutions de la société, notamment la démographie, le développement durable et les nouvelles technologies constitue pour les directions entreprises et pour les salariés une opportunité de construire un nouveau modèle social qui devra probablement être à la fois plus engageant à court terme (transparence de la relation), davantage individualisé (personnalisation du management et des trajectoires) et plus flexible à long terme (désengagement sécurisé).

Les actionnaires et les dirigeants d’entreprise doivent désormais intégrer la GPEC, la formation, les plans seniors, la réforme des retraites, les nouvelles technologies … dans la réflexion et les décisions stratégiques. Quelque soit leurs choix stratégiques et sociaux (qu’ils devront assumer dans tous les cas), l’essentiel réside économiquement dans la pertinence des options choisies et socialement dans leur transparence des règles de collaboration, les salariés eux apprécieront l’attractivité ou non de l’entreprise… Dans le contexte d’un monde aussi ouvert et en mouvement, il est difficile d’imaginer qu’une entreprise puisse penser sa performance économique sans revoir en profondeur son modèle social, sans articuler les enjeux de compétences avec les enjeux démographiques, sans articuler management et individualisation.

Pour les salariés quel que soit leur statut, la responsabilité individuelle est un enjeu de taille car leur dépendance économique à l’entreprise est un fait. C’est en s’appuyant sur leur indépendance culturelle et sociale qu’ils devront, davantage que dans le passé, engranger des ressources (formation, réseau, etc.), développer leur capacité d’adaptation et à rebondir (mobilité professionnelle et géographique), rester en veille, recourir à des accompagnants individuels pour maintenir une vision objective de leurs atouts et des opportunités de travail, et peser sur les politiques RH des entreprises.(par ailleurs, des savoir-faire transversaux auxquels le système éducatif doit aussi former).

La prise en compte du développement durable ou des nouveaux usages des technologies, non pas comme des phénomènes de mode utile au marketing ou des phénomène sociaux déconnectés du monde économique, mais comme des éléments structurants de notre société de demain peuvent constituer une source d’inspiration pour renouveler ce contrat social et répondre à la fois aux enjeux des entreprises et des salariés.

Il serait dommage de s’en apercevoir qu’en 2030…

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY