Articles avec le tag ‘Employeur’

jan 30

Réseaux sociaux d’entreprise : la graine, le fruit et le terreau

Les pratiques collaboratives développées sur le web ont bien logiquement questionné les pratiques de collaboration dans les organisations.

Ces dernières se caractérisent majoritairement aujourd’hui par :

  • un pouvoir fortement personnalisé,
  • un management hiérarchique,
  • des processus de travail non partagés ou imposés,
  • une appréciation individualisée de la performance,
  • le manque de reconnaissance des individus et des collectifs,
  • une méfiance face à la relation incertaine d’emploi…

Des éléments qui nuisent à la capacité et à l’envie de collaborer pour une majorité de salariés, quel que soit leur position dans l’entreprise. Des éléments qui paralysent le dispositif collaboratif dans l’organisation, à un moment ou à un autre.

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La graine et le fruit

Comme l’explique Anthony Poncier dans son livre   »les réseaux sociaux d’entreprise » publié par Diateino dans la nouvelle collection « 101 Questions », la condition essentielle à la réussite de la mise en place d’un réseau social interne à l’entreprise nécessite de repenser, avec un vrai nouveau regard, les processus, les relations, les valeurs, les règles du jeu de l’entreprise

Anthony Poncier aborde de façon très volontariste, on pourrait dire managériale, la mise en place des réseaux sociaux en entreprise :

  • amener les collaborateurs à « dépasser les compétitions internes et faire confiance à ses pairs, ses supérieurs, ses subordonnées »;
  • « il faut impliquer le management de proximité » ,
  • « le collaborateur va pouvoir développer son réseau personnel et son e-réputation au sein de son entreprise »,
  • « la possibilité de renforcer la reconnaissance de son travail par un système plus transparent constitue un avantage considérable pour la carrière de chacun »…
  • « Auparavant, dans la majorité des cas, les collaborateurs avaient davantage à perdre qu’à gagner en partageant. Il va falloir changer ses représentations »
  • « Il faut démontrer les gains de ces dispositifs (aux collaborateurs) et faire en sorte qu’ils aient confiance dans le management, l’organisation, mais aussi dans leurs pairs »

Anthony Poncier perçoit à juste titre le réseau social interne comme une graine qui favorisera, stimulera, structurera… les pratiques collaboratives dans les organisations.

L’entreprise organisée autour de ces usages collaboratifs, plus fluide, plus ouverte… en est le fruit.

L’entreprise 2.0 plus innovante, plus motivante, plus épanouissante, plus valorisante et théoriquement plus valorisée (€).

On peut même imaginer un cercle vertueux où l’entreprise collaborative réinvente sans cesse la collaboration, autre sujet…

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Le terreau…

La culture de certaines entreprises, l’influence d’acteurs internes curieux et enthousiastes des apports des réseaux sociaux dans une visée organisationnelle ou plus business, les ont conduites à expérimenter en interne les pratiques des réseaux sociaux.

Néanmoins l’interrogation d’un grand nombre de directions d’entreprises nous semble relever du passage d’un mode de fonctionnement à un autre.

Une transformation culturelle avec un enjeu clé : « rétablir la confiance avec les salariés et recréer de l’engagement ».

Une transformation organisationnelle qui touche autant le management que les processus de travail et les outils de pilotage.

Deux transformations qui doivent être parfaitement alignées pour être crédibles et engageantes pour les salariés. Chacune d’elle comportant par ailleurs une dimension politique et opérationnelle, sur laquelle les entreprises font généralement le grand écart

En d’autres termes, le terreau pour mettre en place des pratiques collaboratives ne doit pas être trop appauvri. Pour le moins faudra t-il mettre de l’engrais… le signe crédible d’une évolution annoncée.

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La collaboration implique la confiance. Or la confiance se gagne lorsque les règles du « jeu » sont équitables, transparentes, explicites et effectives.

Changer les règles et les valeurs d’une organisation dans un contexte de « confiance ébranlée » sera assimilé à une communication d’intention et ne fera qu’accroître le manque de confiance.

Les directions d’entreprises devront concrètement expliciter les motivations de la transformation, donner du sens, un premier contenu, des premières actions. Pour définir les motivations et les mettre en actions, même expérimentales, rien de mieux que « montrer patte blanche » en mettant en oeuvre un processus participatif dans l’ensemble de l’entreprise pour construire le projet d’entreprise collaborative avec les salariés.

Une façon efficace d’enrichir le terreau et de commencer à planter les graines !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 27

Vous aimez la Marque, aimerez-vous l’Employeur ?

L’image Employeur a toujours existé, plus ou moins formalisée (bouche à oreille), plus ou moins travaillée (communication pour le recrutement, gestion de crise lors de conflits sociaux… ).

Internet et surtout son évolution en tant qu’espace d’expression individuel et communautaire a progressivement fait évoluer les enjeux. On est passé de l’Image Employeur à la Marque Employeur.

Comme pour l’image de la Marque, on est passé du faisceau informel d’informations ou de la proclamation bien orchestrée à un modelage de l’image de la Marque de l’entreprise en sa qualité d’employeur par différentes parties prenantes.

Chaque internaute, client, stagiaire, salarié, ex-salarié … contribuant à l’expression, la présence, l’identité, la réputation… de l’entreprise dans le domaine de la gestion des ressources humaines, du recrutement, des pratiques de management. En sa qualité d’Employeur.

Progressivement les entreprises développent des stratégies de communication online et offline pour influer, orienter leur réputation d’Employeur, surtout pour accroître leur attractivité dans le recrutement des meilleurs (la bataille des talents).

Toutes ne le font pas.

De même, toutes les entreprises n’ont pas une stratégie globale pour leur Marque, alors que leurs cibles s’expriment de plus en plus sur un même espace public, et que leur implication sociétale, volontaire ou pas, est croissante…

Peut-être parce que la Marque commerciale pourrait pâtir de la réalité des pratiques de recrutement ou de management des ressources humaines ? A lire l’article dans Rue89 sur un ex-salarié de FreeMobile. Il aimait la marque, il a aimé l’argumentaire lors du recrutement, il n’a pas aimé l’employeur…

La Marque Employeur et la stratégie à déployer quelle que soit la taille et les moyens de l’organisation peut constituer un levier, une stimulation pour engager une vraie réflexion sur le « projet humain » de l’entreprise, pour progresser dans la politique RH et la réalité de ses pratiques.

A l’heure où les ressources humaines, nouvellement redécouvertes comme des « talents, sont pointées comme le facteur essentiel et différenciant de la performance économique des entreprises, où les directions d’entreprise demandent à leurs salariés de s’engager comme ambassadeurs de la Marque « tout court » pour conquérir des clients comme de nouveaux talents, beaucoup d’entreprises ont à progresser dans leurs réflexions, leur culture, leurs valeurs, leur stratégie RH, leurs pratiques RH, souvent sur des éléments simples, il s’agit souvent de faire un saut qualitatif

Quand on aime ou quand on a aimé l’employeur, qu’il fasse des disjoncteurs, du saucisson ou des modems ADSL, on aime la marque et on le fait savoir, non ?

Qu’en pensez-vous ?

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Pourquoi serai-je un salarié 2.0 ?

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Marque employeur, médias conquis et polarités

Marque employeur, médias conquis et polarités

Le recrutement se transforme t-il ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 15

Marque employeur, médias conquis et polarités


Le marketing classique a vraiment des points intéressants que le management des talents peut utiliser. D’ailleurs, aujourd’hui nous parlons de plus en plus d’implications marketing dans le recrutement et on peut percevoir 3 types de média :

1 – Les médias propres de l’entreprise recruteuse (site carrière, présences offline et online, brochures, flyers…)
2 – Les médias sponsorisés (achat d’espaces publicitaires)
3 – Les médias conquis (bouche-à-oreille)

Ces 3 types fonctionnent ensemble et contribuent, à leur manière, au rayonnement d’une marque employeur.

Pour ce qui est des médias sponsorisés, il y a toujours cette part d’aléatoire et financière. Que se passe-t-il lorsque les budgets sont revus à la baisse ? Quand le climat économique actuel force-t-il à penser autrement ?

Le discours est assez maîtrisé lorsqu’on communique à travers ses canaux. Est-il suffisamment crédible et cohérent pour les candidats ?

Intéressons-nous au 3ème élément, celui des médias conquis. Il s’agit, en majeure partie, du bouche-à-oreille généré, des personnes ou des structures qui parlent de vous sans contrepartie financière.

Parmi la liste non exhaustive de ce qu’on appelerait les médias conquis, on aurait :

- les salariés actuels et anciens (ce sont eux qui vivent ou qui ont vécu l’expérience en entreprise)
- les pairs/connexions des candidats (ceux connectés à votre marque employeur et qui peuvent vous introduire aux bons candidats par recommandation)
- les amis/connexions des salariés (en contact avec les salariés, ils se voient transmettre des éléments de l’expérience dans l’entreprise)
- les partenaires (ils peuvent vous appuyer et vous recommander également)
- les relations publiques, journalistiques (le fait qu’un journaliste accepte de faire la couverture médiatique d’une de vos initiatives contribue au bouche-à-oreille généré)
- les influenceurs (personnes lambda non rémunérées, disposant d’une présence offline et/ou online intéressante et qui traitent des thématiques proches de votre activité, de vos initiatives)

Au final, cela démontre la nécessité d’humaniser les approches pour inspirer un bouche-à-oreille positif. En effet, nous parlons de médias conquis, mais quelle en est la polarité ?

Un salarié qui critique son employeur online ou offline (dans un cercle restreint) se transforme également en média, mais avec un message de dissuasion cette fois-ci par exemple.

Ceci nous amène au caractère très éthique nécessaire, lorsqu’on souhaite inspirer les conversations dans le bon sens.

Point de manipulation mais une logique de progrès et d’écoute des aspirations (tout en gardant en tête son positionnement propre en tant qu’employeur), ainsi qu’un focus important sur l’environnement de travail et le comportement des personnes.

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Auteur : Lilian Mahoukou
oct 18

WIIFM et le travail de persuasion des recruteurs

Les acronymes sont nombreux dans le monde de l’entreprise. Au-delà de l’effet de mode, ils permettent de mémoriser des concepts-clés.

WYSIWYG (What You See Is What You Get) en est un que les informaticiens connaissent bien par exemple.

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WIIFM ? Ou en quoi cela devrait-il tant m’intéresser ?

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WIIFM (What’s In It For Me) est plus utilisé dans la sphère marketing; il s’agit de se mettre à la place du destinataire du message et de clarifier les apports.

Ce que nous observons, c’est bien un rapprochement entre le marketing et les RH.

Dans un contexte d’approche directe et dans une logique de valorisation d’une offre d’emploi, s’en tenir au descriptif est insuffisant. Pour aller plus loin dans l’effort de séduction, et parmi tous les leviers disponibles, deux sont particulièrement importants :

1 – la proposition de valeur de l’employeur
2 – la démonstration du fit entre d’un côté les capacités et les aspirations du candidat et de l’autre le rôle proposé et les caractéristiques de l’organisation.

Pour le premier élément, il s’agit de définir les traits spécifiques de l’organisation et les raisons (particulières) pour lesquelles les candidats potentiels postuleraient. Il s’agit d’un positionnement par rapport à d’autres employeurs en concurrence directe ou indirecte.

Pour le second point, cela part de l’écoute et des insights réunis (rencontres informelles autour d’un café, pendant un évènement ciblé et/ou créé, via la synthèse des différents contenus disponibles online ou encore pendant la prise de contact) au sujet d’un candidat précis.

Ici, une approche par la profondeur et une compréhension détaillée des aspirations et des capacités des candidats sont des avantages-clés.

En posant les questions de la proposition de valeur employeur et la démonstration du fit (capacité – aspirations – rôle – culture ), on va aller dans le sens du WIIFM.

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“A-ha moments” et déclics

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Une autre expression, pas vraiment un acronyme, est également souvent utilisé chez les marketeurs anglo-saxons. Il s’agit des “a-ha moments”, instants où tout se clarifie d’un coup, où l’on comprend (enfin) un problème, une nouveauté en un moment.

Dans notre cas du recrutement, il s’agirait de l’instant de clarté où le candidat comprend (d’un coup) l’intérêt de rejoindre l’entreprise. Et c’est ici que le storytelling (unissant les paroles aux actes), les interactions sur les médias sociaux et en offline, sont importants; et cela, même en amont de quelconques recrutements. Avec les innovations digitales, on en vient à une multiplication des points de contacts et des occasions supplémentaires d’interactions.

Au-delà de besoins en recrutement identifiés, ces “a-ha moments” sont également essentiels à l’intérieur de l’organisation. Lorsque l’on souhaite, par exemple, motiver les salariés pour des initiatives de cooptation, les multiples interactions internes peuvent les amener à cet instant de clarté où ils perçoivent beaucoup mieux (et d’un coup) les avantages de telles initiatives.

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Auteur : Lilian Mahoukou
juin 6

Salarié et Employeur passés au filtre de la réputation…

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La notion de e-réputation a envahi aussi bien les stratégies marketing-commerciales que les stratégies de recrutement ou de recherche d’emploi. La réputation tout court aussi.

Les salariés en poste ou en recherche d’emploi comme les entreprises ont une réputation à construire et à animer à l’heure où le web met la conversation, la coopération, la recommandation, l’intelligence collective, la transparence (peut-être) … au coeur des pratiques « sociales », individuelles et collectives.

L’e-réputation est en synthèse « ce que l’on dit de vous » sur internet et surtout les media sociaux : ce que vous dites vous-même, vos conversations avec les autres ou encore ce que les autres disent de vous.

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La réputation est un indicateur, une valeur.

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Le site meilleures-entreprises.fr a créé un indicateur en collaboration avec le très sérieux Ciffop : l’EDV, Employee Development Value, la valeur humaine attribuée par les collaborateurs à leur entreprise sur 6 critères : reconnaissance, management, culture, environnement de travail, réputation, développement professionnel. Laurent Labbé, le fondateur de meilleures-entreprises.fr a élaboré également le concept de la Transparence de l’entreprise, une page Employeur où sont reprises les informations provenant de l’entreprise elle-même y compris des offres d’emploi, de l’évaluation des salariés et du web, concernant notamment sa politique et ses pratiques RH.

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Sur le plan de l’emploi, du recrutement et de la gestion des ressources humaines, Internet et les media sociaux ont redonné aux individus un pouvoir d’informations, d’expression et de mises en relation dans un marché de l’emploi qui leur est encore défavorable. Pour chaque personne, les transformations en cours en matière de recrutement et de gestion de carrière sont aussi synonymes de nouveaux apprentissages et de nouvelles compétences à acquérir. Les pratiques d’aujourd’hui (CV, lettre de motivation, entretien en face à face, formation dans l’entreprise, évolution d’emploi…) peuvent paraître simples en comparaison de ce qui sera demandé demain, alors que nous constatons sur id-carrieres qu’elles ne sont pas bien maitrisées, y compris par les cadres à priori mieux lotis.

Cela signifie-t-il, comme nous le pensons, que face à des entreprises qui se désengagent des carrières, à un service public dépassé et à l’individualisation des parcours, la logique de « l’impressario » dans le sens d’un accompagnement individuel et personnalisé de la vie professionnelle et de la réputation serait nécessaire pour tous ?

Pour les entreprises, la notion de réputation Employeur s’intègre dans un contexte où il faut recruter et fidéliser les salariés les plus talentueux pour faire la différence dans un contexte de concurrence aigüe, mais aussi dans un contexte où les clients, les salariés et toutes les parties prenantes de l’entreprise communiquent sur elle. La gestion de sa réputation passe là aussi par de nouvelles relations internes et externes (voir le blog de Frédéric Gilbert sur la notion de Customer Centricity) mais surtout par un effort accru pour mettre en cohérence les politiques et les discours avec les pratiques et les actes…

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Auteur : Equipe id-carrieres
mar 21

Le recrutement se transforme-t-il ? Pour quelles contributions ? (5/5)

Après 4 articles consacrés à décrypter s’il y a réellement transformation ou simplement évolution des processus de recrutement, nous abordons dans ce dernier article la question de la contribution effective  de ce changement.

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Pourquoi le recrutement se transformerait-il ?

  • Pour tenter de répondre avec plus d’efficacité aux problèmes de fluidité du marché de l’emploi et d’égalités des chances qui demeurent ?
  • Pour réduire les aléas de rencontre entre l’offre et la demande ?
  • Pour renforcer la pertinence et l’équité de la sélection et de l’évaluation ?
  • Pour sécuriser la réussite d’une nouvelle collaboration ?
  • Pour mieux répondre aux besoins en compétences des entreprises ?
  • Pour revaloriser la valeur économique et sociale du travail pour les individus?
  • Par opportunité ? De nouvelles formes d’information et d’intermédiation renouvellent les modèles économiques du recrutement, balayés ou mis sous pression ces dernières années …

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Les évolutions proposées répondent-elles aux besoins des entreprises, des recruteurs et du marché de l’emploi ?

Les réseaux sociaux, le recrutement par les compétences, le CV anonyme … sont présentés comme une nouvelle donne en faveur des entreprises et des candidats. Ils révèlent également la multiplicité et la diversité des intermédiaires du marché de l’emploi, la concurrence accrue, la recherche de différenciation selon leurs origines professionnelles.

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Pour l’entreprise,

➡    accéder à plus de profils en nombre et en diversité mais aussi à plus d’informations sur les profils, à l’heure où les hommes/femmes constituent un facteur clé de succès et de différenciation.

➡   renforcer la pertinence de la sélection et de l’évaluation des candidats par des critères complémentaires.

➡   élargir les espaces de communication des marques auprès de candidats potentiels également clients potentiels.

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Pour les candidats,

➡   accroître leur visibilité sur le marché du travail,

➡   mieux valoriser leur profil et leur potentiel au-delà du CV,

➡   accéder à davantage d’informations sur les entreprises pour sécuriser, eux aussi, leur choix et leur décision,

➡   entretenir et développer un réseau relationnel plus important,

➡   entretenir et développer des expertises par l’échange d’informations et d’expériences.

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Par ailleurs, pour les intermédiaires du marché de l’emploi,

  • Les frontières et les jeux concurrentiels entre les intermédiaires positionnés sur la simple mise en relation entre une offre et une demande, ceux qui présélectionnent ou encore ceux qui conseillent l’entreprise en amont du recrutement se modifient.
  • De nouveaux métiers émergent, avec des dominantes RH, marketing et/ou technologiques. Il est probable que ceux qui réunissent les 3 compétences aient un atout dans ce secteur hyperconcurrentiel.
  • La chaine de valeur des intermédiaires privés ou parapublics se modifie, les modèles économiques évoluent ou s’expérimentent.
  • Les intermédiaires publics, et notamment le service public de l’emploi (Pôle Emploi,  l’APEC) sont en plein questionnement sur leur vocation et leur performance économique et sociale.

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Pour le marché du travail,

  • Les réseaux sociaux renforcent de toute évidence la fracture entre les candidats les plus qualifiés et les autres. Au sein même des catégories des plus qualifiés, ils renforcent la sélectivité et la concurrence entre les chercheurs d’emploi et les salariés en poste mais à la fenêtre ou ceux qualifiés de passifs, les deux dernières catégories étant encore privilégiés par les recruteurs.
  • En dépit là aussi de ce qui peut-être dit, les réseaux sociaux, le recrutement sans CV ou par l’évaluation des compétences entretiennent également la fracture entre les grandes entreprises, qui recrutent en nombre et possèdent des ressources importantes pour sélectionner et de communiquer, et les PME, moins dotées et moins affûtées.

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A ce jour, pour que ces évolutions constituent une transformation effective et efficiente du recrutement, il parait indispensable de ne pas faire un copier-coller de pratiques existantes sur de nouveaux outils. Et d’en démocratiser l’usage par un apprentissage opérationnel.

Les entreprises, les candidats et les intermédiaires devraient également reprendre la main sur les technologies pour des usages réellement contributifs aux enjeux individuels, collectifs, économiques et sociaux du travail. Et reconsidérer que le recrutement porte par essence une activité humaine dont la subjectivité peut aussi être réduite par l’homme.

Enfin, pour que ces évolutions soient créatrices de valeur, la transformation du recrutement ne doit-elle pas avoir pour finalité de contribuer à la transformation structurelle du marché du travail, aux bénéfices équilibrés des acteurs concernés ?

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Articles sur le même sujet :

Le recrutement se transforme-t-il ?  1- L’offre d’emploi.

Le recrutement se transforme-t-il ? 2- Le sourcing des profils.

Le recrutement se transforme-t-il ? 3- La sélection des candidats

Le recrutement se transforme-t-il ? 4- Être ou ne plus être candidat

Le conseil en recrutement n’a pas attendu le e-recrutement pour abandonner le mot « conseil ».

Le recrutement « sans CV » : du marketing RH ou de réels apports pour les personnes en recherche d’emploi et les entreprises ?

Le recrutement : des jobboards aux réseaux sociaux pour le meilleur ou pour le pire ?

id-repère : les réseaux sociaux et votre recherche d’emploi

Le CV anonyme : une nouvelle notoriété ?


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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 18

Que faut-il déduire si votre employeur vous demande de réaliser un bilan de compétences ?

Voici notre dernière id-repère de la semaine consacrée au Bilan de Compétences.

Votre responsable hiérarchique ou votre responsable RH peut vous demander de réaliser un Bilan de compétences. Votre accord est bien évidemment requis.

Dans tous les cas, il vous parlera de l’objectif qu’il vise et des apports réciproques de la démarche pour vous et pour votre entreprise ou votre service. Sera-t-il franc ou prendra-t-il un chemin détourné pour atteindre un autre objectif ?

Pas d’inquiétude avant d’avoir recueilli et analysé son argumentation, parce que le Bilan de Compétences est aussi un acte positif !

Contrairement à ce qui a pu être pratiqué dans le passé (i.e. Bilan de compétences offert au salarié dont on voulait se séparer, avant ou après la décision), le Bilan de compétences est aujourd’hui repositionné comme une démarche de réflexions et de construction d’une trajectoire professionnelle.

15 années de discours sur le management des compétences ou par les compétences ont réussi à modifier quelque peu l’usage et la pratique du Bilan de compétences. Il n’est pas réservé aux gens en difficultés !

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Quels pourraient être les objectifs de votre entreprise ou de votre responsable ?

Dans tous les cas, mieux connaître votre profil et votre projet professionnel et les évaluer dans le contexte de l’entreprise.

- Faire évoluer les missions de votre poste et donc vous-même.

- Vous proposer une nouvelle fonction (mobilité interne)

- Mieux vous connaître pour mieux vous projeter demain dans votre entreprise, notamment s’il y a de nouveaux projets ou une nouvelle organisation.

- Valider votre participation à un projet lourd de formation que votre entreprise envisage de mettre en place pour plusieurs salariés ou une démarche de VAE (Validation des Acquis de l’Expérience).

- La mise en place d’un accord de GPEC (Gestion des Emplois et des Compétences) peut également engager l’entreprise à proposer à ses salariés des Bilans professionnels.

Etc.

En réalisant un Bilan de compétences de qualité, vous préciserez, d’abord pour vous, les orientations que vous souhaitez donner à votre parcours professionnel et à votre emploi. Vous formulerez aussi vos compétences techniques et vos qualités personnelles et vous serez mieux à même d’en parler, de les présenter et de les valoriser auprès de vos interlocuteurs, quel que soit le contexte !

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 17

Comment demander à votre employeur un Bilan de compétences ?

Comme Cassiopée l’a exprimé sur le site interim-emplois, vous souhaitez bénéficier d’un Bilan de compétences, mais vous ne savez pas comment le présenter à votre entreprise. Vous êtes même inquiet(e) de la réaction de votre responsable hiérarchique et/ou RH et des conséquences éventuelles sur votre emploi ou votre évolution. Comment vont-ils l’interpréter ? Que vont-ils en déduire ?

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L’objectif que vous poursuivez en réalisant un Bilan de compétences influencera directement la manière de présenter votre demande et de négocier.

  • Poursuivez-vous uniquement un objectif personnel ? Préparer une évolution à l’extérieur de l’entreprise…
  • Souhaitez-vous démontrer, argumenter ou objectiver certains éléments par rapport à votre hiérarchie ? Evoluer dans vos missions, votre rémunération ou votre qualification,…

La culture de l’entreprise, ses pratiques RH, la nature des relations que vous entretenez avec votre hiérarchie sont autant d’éléments qui doivent également vous permettre de définir la bonne stratégie.

Les orientations que nous vous présentons ici sont bien évidemment non exhaustives, et sont à adapter à chaque cas et à chaque contexte.

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Avant de vous lancer, pour mettre de votre côté toutes les chances d’aboutir et renforcer votre confiance, il est recommandé de se renseigner sur les points suivants :

- Tout d’abord, le Bilan de compétences répond-il bien à votre besoin ? Pourquoi ? Comment ?

Prenez en compte que le Bilan de compétences comporte 3 volets : analyser le passé et le présent, se projeter, définir des actions à mettre en oeuvre. Intégrez-les dans votre argumentation.

- Comment la législation relative au Bilan de compétences s’applique dans votre cas ? Financement par l’employeur et convention tripartite, utilisation de votre DIF ou demande d’un congé spécial de Bilan de compétences, ancienneté dans l’entreprise, modalités de prise en charge, plus de 45 ans, etc.

Le dispositif dans lequel vous souhaitez inscrire votre Bilan de compétences influencera le contenu de votre communication et vos obligations ou non en matière de justification et de feedback à votre employeur.

- Quelle est la politique ou la sensibilité de l’entreprise en matière de développement des personnes ?

Si vous êtes dans une très petite entreprise, c’est essentiellement en échangeant avec d’autres salariés que vous allez identifier des tendances.

Si vous êtes dans une entreprise moyenne ou grande, les actions seront en principe formalisées (plan de formation, bilan social) ou les IRP pourront vous renseigner.

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Pour décider du fond et de la forme de votre demande, appréciez objectivement la nature des relations que vous entretenez avec votre responsable hiérarchique et/ou RH. En fonction du niveau de confiance accordée, adaptez plus ou moins votre discours. Jouez la tactique ou plus transparente.

Vous pouvez commencer par demander conseil à votre responsable sur la pertinence du Bilan de compétences ou sur la suggestion d’une autre démarche mieux adaptée à votre besoin. Engagez le dialogue, analysez ses suggestions, ses conseils, son état d’esprit pour mieux rebondir sur votre objectif.

Vous pouvez aussi appuyer votre argumentation sur les éléments échangés lors d’entretiens informels ou de votre entretien annuel qui, selon toute vraisemblance, comportent pour vous des points de progrès ! Inscrivez cette démarche de progrès dans les objectifs de votre Bilan, même si ce ne sont pas les seuls que vous poursuivez à titre personnel.

Vous pouvez par ailleurs réutiliser les objectifs et les enjeux exprimés par la direction ou votre responsable de service pour démontrer que votre démarche s’inscrit dans une contribution à ses enjeux.

Vous pouvez aussi exprimer plus directement votre besoin de faire un point professionnel pour tout simplement savoir où vous en êtes :

  • pour renforcer votre confiance en vous et progresser dans votre fonction,
  • pour définir objectivement vos axes de progrès techniques ou plus personnels,
  • pour mieux vous connaître et donc contribuer plus efficacement à votre équipe, …
  • pour mieux cibler un projet de formation …
  • etc.

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Ne trouvez-vous pas que c’est plus facile de faire un Bilan de compétences avec les conseillers id-carrieres ? Les personnes que nous accompagnons à titre personnel nous le disent :)

Vous nous exposez votre besoin en utilisant la rubrique Un conseil gratuit. Nous vous aidons gratuitement à valider que la démarche correspond à votre objectif. Nous vous expliquons le détail de l’approche Bilan de compétences et nous la personnalisons en prenant en compte votre parcours professionnel et vos contraintes.

Et en un clic, vous confirmez votre demande ! Votre Bilan de compétences peut commencer , selon vos disponibilités, jalonné d’analyses, de tests et d’entretiens avec votre conseiller pour élaborer ensemble les réponses à vos interrogations que nous formalisons dans un document final que nous vous remettons. C’est ainsi que vous prenez simplement votre carrière en mains …

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 16

Demandez un Bilan de compétences ! Votre employeur a tout à gagner.

Suite de notre série d’articles sur votre Bilan de Compétences et votre employeur en lien avec les interrogations de Cassiopée sur le site interim-emplois.

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Les réponses aux enjeux et défis des entreprises reposent essentiellement sur les compétences, talents et engagement des salariés ainsi que sur les coopérations des équipes … Et dans une relation au travail qui se transforme : peut-être réciproquement moins engageante dans le temps, mais davantage personnalisée pour être « optimisée ».

Un objectif de performance que les entreprises entendent.

L’entreprise a tout à gagner à bien connaître ses salariés, leurs compétences mais aussi les éléments de leur motivation.

L’entreprise a aussi tout à gagner à manager des salariés qui auront réfléchi à leurs objectifs, leurs compétences, leurs attentes à l’occasion d’un Bilan de compétences. Ils seront davantage proactifs dans les dispositifs RH (formation, GPEC, etc.) ou forces de propositions lors d’une réorganisation ou d’un changement …

Si tous les salariés d’une entreprise réalisaient un bilan de compétences, de qualité ! , les actions de management pourraient être mieux qualifiées et donc plus efficaces :

  • Une communication dans les deux sens, un dialogue fondé et un dialogue utile autant pour l’entreprise que le salarié.
  • Des missions (emploi ou projet) en adéquation avec le profil de compétences et les savoir-être.
  • Des contenus et des modalités de formation ou d’apprentissage adaptés.
  • Une organisation mieux qualifiée des équipes et des collaborations.
  • Des actions de motivation, voire de fidélisation mieux ciblées.

Des objectifs d’efficacité de leur management des ressources humaines que les entreprises entendent également.

Arguments entendus par l’entreprise certes, mais au combien difficiles à mettre en pratique quotidiennement. Les priorités économiques, la complexité des relations humaines, …  handicapent cette vision idéale, j’en conviens… Mais le saut qualitatif n’est pas aussi grand qu’il y paraît. L’investissement que font déjà les entreprises pour gérer leurs ressources humaines est important, souvent mécanique sous le poids des obligations légales. Il manque prioritairement à cet investissement RH trois choses : du sens, de la dynamique d’actions et de l’humain.

Des entreprises font actuellement des efforts pour aligner leur discours et leurs pratiques RH. Leur réputation Employeur, qui impacte leur réputation tout court, est en jeu … Pour que cet effort ne soit pas réduit à du marketing clients, le Bilan de compétences largement déployé peut être un outil simple et efficace pour initier un management des ressources humaines plus qualitatif, plus en dynamique, plus humain.

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Lire aussi sur le Bilan de compétences :

Le cadre légal du bilan de compétences

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

Comment se déroule votre Bilan de compétences avec les consultants d’id-carrières ?

Ne faites plus l’autruche, faites un bilan de compétences !

Vous êtes responsable de votre employabilité et de votre parcours professionnel. Oui, j’ai bien compris mais comment faire ?

Bilan de compétences : un bilan, c’est intéressant mais l’essentiel est dans la dynamique d’actions.

La GPEC : une opportunité à saisir par les salariés pour mieux piloter leur évolution professionnelle ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 15

Les nouvelles relations Salariés-Entreprises et le Bilan de compétences.

Les salariés entendent, constatent et intègrent progressivement les nouvelles règles de l’emploi qui se sont imposées à eux : une vie professionnelle sera désormais faite de changement d’emplois, de formes d’emploi et de statuts, de métiers … l’entreprise ne s’engage plus sur l’emploi … Même si le contrat est à durée indéterminée, le contrat aura un terme … Il ne faut plus compter (seulement) sur son employeur pour développer ses compétences et entretenir son employabilité mais il faut apprendre individuellement à renforcer ses compétences, à s’orienter et rebondir.

Sans pousser très loin l’analyse sur l’impact de l’éducation donnée par la génération précédente (génération X) qui a subi ces évolutions de l’emploi ou l’analyse sur l’impact des usages du web et les évolutions sociétales en cours, il est reconnu que la nouvelle génération intègre davantage ces nouveaux paradigmes de l’emploi et développe de nouveaux comportements et de nouvelles attentes face à l’emploi : diversité des missions, avantages à court terme, ressources à engranger…

Ce qui relance les défis RH des entreprises, même si le marché de l’emploi leur semble favorable : attirer, motiver, fidéliser, retenir …

Je ne sais pas si les plus jeunes ont intégré l’idée de la nécessaire construction ou cohérence de leurs projets professionnels pour éviter de se retrouver en « flexi-insécurité » ou dans une impasse à l’heure de la séniorité …

Je ne sais pas si les modèles économiques et sociaux se transformeront en profondeur pour que des déséquilibres actuels naisse un nouvel équilibre du travail avec des modalités fondamentalement différentes où les individus et les organisations trouveront leur compte …

Mais dans tous les cas des changements sont en marche. Ils impactent le management des ressources humaines dans l’entreprise … et nécessitent d’appréhender autrement les démarches individuelles et collectives d’évaluation, d’orientation, d’accompagnement … dont le Bilan de compétences.

N’hésitez pas à inscrire votre demande de Bilan de compétences dans ces évolutions. Si votre entreprise les a intégrés, votre argumentation sera plus facile. Si elle ne l’a pas encore fait, vous ouvrirez peut-être des voies !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY