Articles avec le tag ‘Demandeur d’emploi’

avr 7

Demandeurs d’emploi, Pôle Emploi n’était pas officiellement en charge de votre orientation professionnelle. Ah bon ?

Demandeurs d’emploi, vous pensiez que Pôle Emploi était en charge de vous indemniser, de vous conseiller sur votre positionnement, sur votre recherche ou sur une formation, et de vous aider à retrouver un job.

Eh bien, non.  Jusqu’à présent, officiellement (et peut-être officieusement , non plus …), Pôle Emploi ne vous conseillait pas sur votre parcours et sur les leviers pour retrouver un emploi !

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Les grandes réformes du Service Public de l’Emploi se poursuivent et depuis le 1er avril 2010, Pôle Emploi est officiellement en charge de votre orientation professionnelle.

Et ce, par un transfert des conseillers en formation (profil psychologues) de l’autre grand acteur public de l’emploi l’AFPA (l’Agence pour la Formation Professionnelle des Adultes) et quelques transferts de budgets …73 millions d’euros.

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La nouvelle mission d’orientation de Pôle Emploi est donc redéfinie ainsi cf. le site lafusionpourles nuls.com :

« L’orientation vise à aider les personnes à partir de leurs capacités, compétences et aspirations en lien avec la situation du marché du travail, les opportunités d’emploi et les contraintes de mobilité géographique, à prendre des décisions quant à des choix de carrière, de mobilité professionnelle et des choix d’acquisition et de développement de compétences.

Pour Pôle emploi, l’orientation s’inscrit dans une finalité globale, l’accès au marché du travail des actifs, de leur évolution professionnelle et de leur maintien sur le marché du travail. Elle contribue ainsi à sécuriser son parcours professionnel et favorise les mobilités professionnelles passant notamment par la préparation et la réalisation de projets de formation.

Le transfert des activités d’orientation à Pôle emploi permet d’offrir un ensemble de services cohérents et redéfinis articulant l’indemnisation, l’orientation et le placement, au profit des demandeurs d’emploi sur un même site ou en proximité, d’assurer une bonne coordination des actions par le conseiller personnel, et de mieux intégrer les prestations d’orientation au parcours du demandeur d’emploi ».

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Donc la mission d’indemnisation de Pôle Emploi s’est concrétisée par la fusion avec l’ASSEDIC ; celle d’Orientation par une fusion partielle avec l’AFPA … à quand une fusion pour le placement ? et avec qui ?

Peut-être l’APEC (l’Agence pour l’Emploi des Cadres) ? mise en demeure par Bruxelles de choisir entre statut public ou privé et … un budget de 100 millions d’euros pour l’Etat à transférer potentiellement vers Pôle Emploi source La revue de presse des retraites et Capital.fr.

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Votre conseiller personnel Pôle Emploi va devoir lui aussi être orienté vers une formation pour acquérir toutes les compétences supposées de sa triple mission : vous indemniser, vous orienter, vous placer.

Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 9

Le Contrat de Transition Professionnelle (CTP)

Le Contrat de Transition Professionnelle (CTP) est destiné aux salariés d’une entreprise concernée par une procédure de licenciement économique. Il combine recherche d’emploi, périodes de formation et périodes de travail courtes dans des entreprises privées ou des organismes publics.

Mis en place à titre expérimental en 2006 par Jean-Louis Borloo dans certains bassins d’emploi, le Contrat de Transition Professionnel (CTP) a été étendu par le Décret n°2009-607 du 29 mai 2009.

Les modalités qui le régissent sont fixées par l’ordonnance n°2006-433 du 13 avril 2006 relative à l’expérimentation du contrat de transition professionnelle.

Bénéficiaires

Le CTP s’adresse aux salariés dont le licenciement économique est envisagé dans une entreprise non soumise à l’obligation de proposer un congé de reclassement (article L. 321-4-3 du code du travail) et appartenant à l’un des bassins d’emploi concernés par cette expérimentation. La liste est donnée par l’arrêté du 21 avril 2006 et complétée par les arrêtés du 30 janvier 2009 et du 4 juin 2009.

A noter : Aucune condition d’ancienneté ou d’éligibilité aux allocations d’assurance chômage n’est exigée pour les bénéficiaires.

Conclusion du contrat

Le CTP est conclu entre le salarié bénéficiaire et une filière de l’Association Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA) créée à cet effet : « Transitio CTP ».

A noter : Dans certains bassins d’emploi nouvellement concernés par l’expérimentation, Pôle emploi se substitue à Transitio CTP.

La proposition à un salarié de conclure un CTP doit être effectuée par écrit par son employeur :

  • soit lors de l’entretien préalable au licenciement,
  • soit à l’issue de la dernière réunion des instances représentatives du personnel.

Le salarié bénéficie d’un délai de réponse de 21 jours (7 jours pour les salariés protégés). Durant ce délai, il peut demander à bénéficier d’un entretien d’information avec Transitio CTP.

  • En cas de non réponse du salarié à la date prévue pour l’envoi de la lettre de notification du licenciement, l’employeur lui adresse la notification du licenciement par lettre recommandée avec AR, lui rappelant la date d’expiration du délai de réflexion.
  • En cas de refus par le salarié ou de non réponse à l’issu du délai de 21 jours, la notification transmise met en œuvre le licenciement. Dans ce cas, le salarié peut commencer à percevoir l’allocation de retour à l’emploi (ARE) versée par Pôle Emploi, s’il remplit les conditions requises en termes de durée de travail.
  • En cas d’acceptation par le salarié du CTP, le contrat de travail est réputé rompu d’un commun accord des parties, à la date d’expiration du délai. Les indemnités légales et conventionnelles de licenciement sont dues par l’employeur.

Le CTP débute le lendemain de cette rupture. Il est conclu pour 12 mois durant lesquels le salarié relève du statut de « stagiaire de la formation professionnelle ».

Mise en œuvre du CTP

Le CTP a pour objet d’accompagner le salarié durant sa période de retour à l’emploi. A cet effet, Transitio CTP désigne un interlocuteur unique « le référent » en charge d’établir avec le salarié un plan d’action de retour à l’emploi, dans un délai maximum 30 jours après la conclusion du CTP.

Le modèle de contrat annexé au décret n°2006-440 du 14 avril 2006 propose ainsi :

  • Un bilan de compétences approfondi ;
  • Des mesures d’appui social ;
  • Une évaluation préalable à la création ou la reprise d’une entreprise ;
  • Des actions de validation des acquis de l’expérience ;
  • Des périodes de formation ;
  • Des périodes de travail en entreprise ou dans un organisme public.

Le référent accompagne le salarié durant toute la durée de son CTP et reste à la disposition du salarié 6 mois après l’expiration du contrat.

A noter : Les actions menées dans le cadre d’un CTP peuvent être financées par les Organismes Collecteurs Paritaires Agréés (OPCA) et par les collectivités locales compétentes.

Engagement du salarié

En contrepartie du CTP, le bénéficiaire s’engage à :

  • Etre actif dans sa recherche d’emploi ou dans son projet de création / reprise d’entreprise ;
  • Répondre aux convocations adressées par Transitio CTP et lui faire un retour régulier sur ses démarches ;
  • Entreprendre les actions de reclassement et de formation prévues et accepter les offres de périodes de travail qui lui sont proposées ;
  • Donner suite à toute offre d’emploi correspondant au projet professionnel défini (mobilité géographique ou professionnelle inclue).

Rupture du CTP

Le contrat de transition professionnelle peut être rompu dans les cas suivant :

-       Unilatéralement et à tout moment par le salarié. Il renonce alors à ses droits ouverts au titre du contrat de transition professionnelle.

-       Si le salarié ne respecte pas ses obligations susmentionnées.

-       Si le salarié reprend une activité salariée (CDI, CDD de plus de 6 mois, ou contrat d’intérim de plus de 6 mois) ou indépendante (création ou reprise d’entreprise).

Dans ce dernier cas et lorsque le contrat de travail est rompu avant l’expiration du délai de 12 mois, le bénéficiaire peut reprendre ultérieurement si nécessaire l’exécution du CTP pour la durée restant à courir.

Indemnités et allocations

Allocation de transition professionnelle

La conclusion d’un CTP ouvre droit à une allocation de transition professionnelle égale à 80% du salaire brut moyen des 12 derniers mois (au lieu de 70% dans le régime général des allocations ).

Cette allocation est versée mensuellement par l’AFPA. La sécurité sociale ou l’assurance maladie se substituent à l’AFPA dans les situations relevant de leurs attributions (maladie, congés parental, …).

Allocation différentielle

Les périodes de travail en entreprise ouvrent droit au versement d’une allocation différentielle, lorsque la rémunération des périodes travaillées est inférieure à l’allocation de transition professionnelle.

Cette allocation, prise en charge par l’AFPA, est égale à la différence entre l’allocation de transition professionnelle et le salaire net perçu au titre de la période travaillée. Les conditions d’attribution sont explicitées par l’article 4 du décret n°2006-440 du 14 avril 2006.

Aide à la reprise d’activité

En cas de rupture anticipée liée à une reprise d’activité, le bénéficiaire du CTP perçoit un reliquat égal à la moitié de l’aide restant due, dans la limite de trois mois d’indemnisation.

A noter : Les allocations et indemnités liées au CTP sont exonérées de cotisations de sécurité sociale et des contributions sociales sur les salaires.

Assurance chômage

A l’issue du CTP ou en cas de rupture anticipée, si le bénéficiaire répond aux conditions d’octroi de l’allocation d’assurance chômage, celle-ci lui est versée sans différé d’indemnisation. En revanche, la durée d’exécution du CTP s’impute sur la durée du versement de l’allocation d’assurance chômage.

A l’issue du CTP ou en cas de rupture anticipée, les non bénéficiaires de l’allocation d’assurance chômage peuvent recevoir, selon les conditions mentionnées à l’article 10 de l’ordonnance n°2006-433 du 13 avril 2006, une allocation de fin de formation ou bénéficier des mesures de réinsertion professionnelle définies par l’article L. 354-1 du code du travail.

Auteur : Equipe id-carrieres
mar 8

Coup de projecteur sur les chiffres du chômage en 2009 et les perspectives 2010

Chiffres présentés par Pôle Emploi en décembre 2009 au Comité d’Orientation pour l’Emploi http://o-x.fr/vf87

Les demandeurs d’emploi (DE) sont classés en 5 catégories par Pôle Emploi.

Les 3 catégories devant réaliser une recherche d’emploi active « des actes positifs de recherche » :

  • Catégorie A, B, C : 3 823 600 personnes + 587 800 personnes en 1 an soit + 18,2%

Les 2 catégories dispensées de recherche active car non disponibles immédiatement :

  • Catégorie D : 228 300 personnes (formation, maladie, stage, projet de création d’activité)   + 41 800 personnes en un an
  • Catégorie E : 297 500 personnes (en contrat aidé)     + 72 000 personnes


1,2 Millions de personnes sont en recherche depuis plus d’un an !

  • 736 300 personnes depuis plus d’un an et moins de 2 ans
  • 243 600 personnes depuis plus de 2 ans et moins de 3 ans
  • 292 700 personnes depuis plus de 3 ans.

605 700 personnes des catégories A,B,C ont droit au RSA.

Par rapport à 2008, les origines des nouvelles inscriptions à Pôle Emploi se sont modifiées sous l’effet de la conjoncture et des nouveaux dispositifs :

  • les ruptures conventionnelles de contrats + 70%
  • les licenciements pour motifs économiques +42,5%
  • Les fins d’activité non salariée + 62,7%
  • Les démissions : – 15%
  • Les autres motifs de licenciement : -7,2%

Projection 2010

Sur la base d’une croissance du PIB de 1,3%, le nombre supplémentaire de demandeurs d’emploi des catégories A,B,C augmenterait encore de 102 000 personnes en 2010.

L’objectif annoncé par François Fillon de revenir au plein emploi en 2012 c’est à dire en réalité à un niveau de chômage structurel évalué selon les experts entre 2 et 4 millions de chômeurs constitue compte tenu de la situation actuelle de l’emploi et des perspectives économiques un défi pour tous les parties prenantes : l’Etat, les jeunes devant entrer dans la vie active, les salariés en activité, les entreprises, la recherche et l’innovation … . En matière de création d’emplois, il ne faudra pas passer à côté à minima de la manne des emplois verts, des autres secteurs en croissance et il faudra être réactifs pour initier de nouvelles sources de croissance industrielles et tertiaires au coeur de la compétition mondiale.


Auteur : Equipe id-carrieres
mar 8

Mobilité géographique et Emploi, les freins ne sont pas seulement financiers

Différentes études et rapports relèvent que les freins à la mobilité géographique ET professionnelle des Français en France sont principalement des freins financiers (logement, emploi du conjoint, coûts de la réimplantation, etc.) et des freins psychologiques (déracinement et changement de repères sociaux, peur de l’inconnu, …).

De nombreux dispositifs ont été mis en place, complétés, réformés et sont encore étudiés pour inciter les français à envisager une mobilité géographique comme une réponse à leur problématique d’emploi (conserver son emploi ou intégrer un nouvel emploi) :

  • Aide du 1% logement (MobiliPass, LocaPass, MobiliJeunes)
  • Clauses de mobilité
  • Prise en charge par les employeurs des dépenses liées à la mobilité (déménagement, aide à la recherche d’un logement, soutien au conjoint dans sa recherche d’un nouvel emploi, …)

Tout ceci constitue essentiellement des réponses à la problématique financière des personnes en mobilité. Certes si tous ces éléments étaient systématiquement réunis, on peut supposer que le nombre de mobilités géographiques pour motif professionnel serait plus élevé. Hors seules les grandes entreprises ont les moyens d’accompagner financièrement une vraie politique de mobilité.

Il me semble cependant que l’un des freins majeurs à la mobilité professionnelle géographique n’est pas abordé : une sécurisation de l’emploi dans le cadre d’une mobilité géographique, et ce particulièrement quand la mobilité ne constitue pas une promotion professionnelle.

Dans le cadre d’une fermeture de site et d’une mutation vers un autre site, comment un(e) salarié(e) peut-il(elle) prendre la décision de déménager toute sa famille s’il(elle) n’est pas certain(e) de pouvoir y travailler au moins quelques années ? Les études précisent qu’il faut 2 à 3 années pour amortir les effets financiers d’une relocalisation familiale et sur le plan de l’équilibre personnel rien n’est dit mais probablement autant.

Dans le cadre d’un recrutement, comment un salarié peut-il envisager de relocaliser toute sa famille lorsqu’il(elle) dépend d’une période d’essai de 2 à 12 mois et lorsque les incertitudes sur l’emploi restent structurellement fortes ?

Dans un contexte et un modèle,

  • où les politiques générales d’entreprise se déploient sur un terme court (1 an à 3 ans, hormis dans certains secteurs),
  • où les accords de Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC, lorsqu’ils existent) ne sont encore majoritairement que des exercices de style,
  • où les ressources humaines constituent une variable d’ajustement majeure,

les dispositifs d’accompagnement essentiellement financiers apparaissent comme nécessaires pour accompagner les mobilités professionnelles géographiques mais insuffisants pour que plus de salariés français la perçoivent comme une vraie solution à leurs problématiques d’emploi.

Si la mobilité professionnelle géographique apparait comme une des réponses stratégiques à la situation de l’emploi à l’échelle nationale et des territoires, à la situation individuelle de maintien ou de retour à l’emploi … elle semble fortement liée aux compétences de pilotage stratégique des entreprises, plutôt mises à mal dans cette période de crise financière et économique mondiale et plus généralement dans un contexte de changements permanents.

Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 10

Internet et conseil RH : bon ménage ou pas bon ménage ? question of the week.

En réponse aux questions qui nous ont été posées « on land » ces derniers jours …

Nous avons créé id-carrieres parce qu’Internet est une formidable opportunité pour tous d’accéder à un accompagnement personnalisé sur tous les besoins relatifs à l’emploi et à la gestion des parcours professionnels, n’en déplaise aux sociétés de conseil « traditionnelles » qui pendant trop d’années, dans des bureaux plutôt cossus et feutrés, ont entretenu l’élitisme et la confidentialité de leurs prestations, … ce qui leur a permis de les valoriser (facturer) auprès des entreprises (employeurs).

Les cadres eux-mêmes ont été piégés par le système pensant être valorisés par l’octroi par leurs employeurs d’un outplacement à 10 000€, d’un coaching à 8 000€, d’un bilan de compétences pour prendre la porte à 3 000€, etc.

Ce temps là est en passe d’être révolu. Internet et les technologies associées favorisent le développement de nouveaux usages individuels et collectifs :  information, expression individuelle, expression collective, pouvoir d’influence de tout un chacun et de nouveaux experts, etc. Internet ouvre pour chacun d’entre nous de nouveaux horizons professionnels et personnels. Sans naïveté sur les dérives possibles du web, Internet est un formidable outil d’information, de communication, de coopération … dans ce sens, il ouvre la voie à une nouvelle donne pour le conseil en ressources humaines fondé par nature sur la communication, l’échange, le questionnement.

Aujourd’hui, face à une interrogation, à un doute ou un besoin, un salarié peut s’adresser potentiellement à 7 types d’interlocuteurs ressources :

S’il est en poste :

  • son responsable hiérarchique : ouvert ou non à la discussion sur ses sujets, compétent ou non pour le conseiller, autorisé ou non à lui répondre, et peut-être lui-même en proie au questionnement sur son métier et son devenir, …
  • son responsable RH (ou directement le dirigeant) : ouvert ou non à la discussion avec toutes « ses ressources humaines », compétent ou non au-delà des dispositifs légaux et administratifs pour le conseiller sur des questions plus qualitatives, disposé ou non à financer une démarche, plus ou moins objectif et neutre …

Combien de salariés osent s’ouvrir auprès de la hiérarchie sur leurs envies d’évolution ou leur questionnement ? Combien de salariés le font en confiance sans avoir l’impression de prendre des risques ?

S’il est demandeur d’emploi :

  • Pôle Emploi : incontournable pour recevoir les allocations, moins présent sur l’accompagnement et le placement, absent sur le conseil personnalisé …
  • Des associations : (dont les bénévoles sont à saluer) : il hésite souvent à en franchir la porte pour diverses raisons.

S’il n’est ni en poste, ni demandeur d’emploi

  • éventuellement des personnes de son réseau professionnel
  • éventuellement des ami(e)s
  • éventuellement un cabinet de conseil à sélectionner, s’il en a les moyens.

Dans un monde où chaque personne est désormais seule responsable de ses compétences, de son employabilité, de sa carrière … où la volonté d’être acteur de sa vie professionnelle se heurte aux conjonctures, aux règles de fonctionnement, aux dogmes des experts, …

id-carrieres veut ouvrir un espace de liberté individuelle : le droit d’être conseillé quand on en a besoin par des professionnels …

id-carrieres veut ouvrir un espace d’apprentissage individuel : apprendre à s’orienter et à rebondir sur le marché contraint du travail

id-carrieres veut ouvrir un espace d’échange, de convivialité et de professionnalisme.

Beaucoup pensent que le salarié français est encore très passif, conditionné dans sa dynamique de carrière par une prise en charge par son employeur ou par Pôle Emploi (le cliché du français assisté … ),

Beaucoup pensent que seuls les experts en cabinet sont capables de fournir une prestation de qualité (le face à face incontournable)

Nous, nous constatons sur le site id-carrieres que les salariés :

  • ont pris individuellement conscience des enjeux et prennent leur carrière en mains,
  • se posent les bonnes questions,
  • sont ouverts à l’utilisation des technologies pour un conseil personnalisé à l’emploi,

dans un contexte de prestations financièrement accessibles,

dans une relation objective, personnalisée, conviviale et professionnelle.

Les RH en version 2.0 ne sont peut-être pas encore dans les entreprises, mais elles sont bien sur le web.

Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 24

Comment rédiger SON CV ? un casse-tête pour tous … (épisode 1 profil expérimenté)

Rédiger son CV est loin d’être une partie de plaisir pour la plupart d’entre nous !

C’est davantage un passage obligé, un casse-tête, et peut-être bien plus encore …

  • Une page maxi ou plus ?
  • Un CV par compétences ou un CV chronologique ou les deux ?
  • Quelles missions, responsabilités, réalisations faut-il exposer ?
  • Comment traiter les périodes blanches ou de transition ?
  • Quelle présentation ?
  • Dois-je faire ressortir une teinte « métier » (à profil créatif, CV créatif ?),
  • Et les langues ? les loisirs ?
  • Et la fameuse photo (comme vous le sentez, mais personnellement je ne la trouve pas indispensable)
  • Etc., etc.

Bref, on se retrouve souvent seul(e) devant un amas de questions malgré les lectures et les relectures des conseils prodigués sur Internet, dans la presse ou au cours d’ateliers.

Il faut garder en mémoire que les principales finalités du CV pour les personnes qui le liront sont les suivantes (le plus souvent en y accordant une à deux minutes alors que vous y aurez passé des heures) :

  • Qui ? homme, femme, âge, localisation
  • Quelles expériences dans quel contexte ?
  • Quelle formation ?
  • Quelles compétences ? en corollaire des 2 points précédents,
  • Quelle adéquation avec le profil recherché ? (avec une forte logique de transposition …)

A supposer que vous avez déjà défini le type d’emploi que vous recherchez (je parlerai dans un prochain billet du fameux « projet professionnel »), il est extrêmement utile dans un premier temps de :

  • Reprendre chaque emploi, préciser le contexte (les enjeux de l’entreprise ou de votre service ou de votre fonction) et lister sans censure tout ce que vous y avez fait en utilisant des verbes d’actions.
  • Identifier vos principaux fils rouges et noter les (ils peuvent se situer à différents niveaux : secteur, poste, domaine métier, réalisations, compétences, …)
  • Comparer les fils rouges de votre parcours avec les caractéristiques des emplois recherchés
  • Faites en conséquence des choix pour atteindre votre objectif d’emploi (le choix d’un positionnement, une étape clé !)
  • Sélectionner en conséquence dans votre première liste, pour chaque emploi, les enjeux, les missions, les réalisations qu’il est souhaitable de mettre en avant. 
  • Rédiger dans un vocabulaire professionnel les éléments retenus, placez les dans le contexte des enjeux de votre employeur de l’époque, donnez quelques chiffres permettant de les dimensionner et de transmettre du concret au lecteur.

Par rapport au choix d’un CV par compétences ou d’un CV chronologique, je recommande personnellement la logique suivante : si les fonctions que vous avez tenues sont très homogènes en termes de réalisations, mieux vaut un CV par compétences complété dans tous les cas par la chronologie des emplois. Cela évite les répétitions.

A l’inverse, si les fonctions sont très diverses et révèlent des compétences différentes et /ou en évolution, alors il est préférable de rédiger un CV chronologique en mettant en valeur le contextes, les réalisations et les compétences spécifiques rattachées à chaque expérience.

Il ne peut y avoir de CV type puisqu’il n’existe pas de parcours type … votre parcours est comme vous : UNIQUE.

Vous n’échapperez donc pas à une réflexion approfondie sur vous et sur vos réalisations !

Si le CV est un des outils majeurs de votre recherche d’emploi, la rédaction du CV est l’une des étapes majeures pour réfléchir à votre positionnement professionnel et à votre stratégie de recherche d’un emploi.

Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 12

Demandeurs d’emploi : accompagnement public ou privé ? là n’est pas la question

Le comité d’évaluation des expérimentations d’accompagnement des chômeurs a publié en octobre dernier un rapport portant sur l’année 2007 (avant la fusion ASSEDIC/ANPE= Pôle Emploi / janvier 2009) et visant à faire le point sur l’efficacité de deux programmes d’accompagnement renforcé de 40 000 demandeurs d’emploi, l’un a été confié à des acteurs privés, l’autre a été réalisé par l’ANPE. Le service public de l’emploi a un taux de retour à l’emploi meilleur que le privé (à nuancer car apparemment les profils accompagnés n’étaient pas les mêmes).

Ce qui me semble important à retenir au final, c’est que le gagnant de cette expérimentation c’est l’ACCOMPAGNEMENT.

Le taux de retour à l’emploi est meilleur lorsque les personnes sont efficacement guidées, soutenues, accompagnées :

  • pour évaluer et définir leur profil professionnel et leur projet,
  • pour les aider à s’orienter ou à se repositionner en fonction des opportunités,
  • pour évaluer si de nouvelles compétences doivent être acquises et comment,
  • pour être formé aux outils de recherche (CV, entretien, réseau,…),
  • pour un suivi de leur recherche,
  • etc.

On le savait déjà, mais comme c’est dur de le mettre en oeuvre !

La faute à quoi, à qui ? Probablement trop d’acteurs sur ce sujet de l’emploi : l’Etat, les Régions, différents organismes publics dont je vous passe les sigles, l’Europe …, trop de dispositifs et de systèmes qui se superposent, trop de compétences hétérogènes, etc.

Trois voies à explorer, selon moi, parmi d’autres qui ne coûteront pas plus cher que les dispositifs actuels :

  • un véritable accompagnement individuel des demandeurs d’emploi s’appuyant sur les nouveaux outils d’apprentissage et de communication afin de le déployer auprès du plus grand nombre de personnes.
  • une formation à la gestion de leurs carrières de tous les étudiants durant leur cursus pour qu’ils acquièrent la compétence à s’orienter sur le marché du travail et à rebondir, compétence à développer et à enrichir par la suite.
  • la réalisation systématique d’un bilan professionnel tous les 5 ans pour tous les actifs pour faire le point, pour anticiper les évolutions choisies ou nécessaires et les actions à conduire, et pour développer la compétence à s’orienter acquise durant la formation initiale.

Vous pensez à d’autres voies concrètes ? merci pour vos commentaires et le partage de vos expériences.


Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 22

Après la VAE ou le DIF, voici la P.O.E !

La loi du 14 octobre 2009 relative à la formation professionnelle prévoit une Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE, un acronyme de plus ! )

Un résumé : un demandeur d’emploi peut bénéficier d’une formation de 400h pour développer les compétences nécessaires pour tenir un emploi proposé par une entreprise à Pôle Emploi. La formation doit se dérouler préalablement à l’entrée dans l’entreprise.
A l’issue de la formation, seuls un CDI, un contrat de professionnalisation à durée indéterminée ou un CDD d’une durée d’au moins douze mois peuvent être conclus.

La formation est financée par Pôle emploi avec l’aide de l’organisme collecteur agréé (OPCA) dont relève l’entreprise et du nouveau Fond Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnel. Ce financement n’est pas encore très clair et des précisions sont encore attendues sur ce point (décrets d’application).

Que penser de l’efficacité de ce dispositif pour les demandeurs d’emploi ?

400h représente environ 57 jours de formation soit environ 3 mois de formation à raison de 20 jours par mois. Il faut compter probablement 5 à 7 mois de formation, la plupart des formations ne peuvent pas être aussi concentrées.

(Les organismes de formation vont certainement revoir leurs offres comme elles l’ont fait pour le DIF en proposant des formations sur un format de 20h. Le marketing et l’efficacité pédagogique font-ils bon ménage ? un autre sujet … )

Une entreprise qui a déposé une offre d’emploi attendra-t-elle 3 mois ou plus un salarié dont elle ne sera pas assurée qu’au terme de la formation, il sera le bon candidat. Le seul avantage qu’elle peut y trouver est financier, puisque c’est le Pôle Emploi  et/ou son OPCA qui financera la formation du futur embauché.

Enfin, dans une période où le taux de chômage est tel que de nombreuses compétences sont sur le marché du travail, une entreprise ne favorisera-t-elle pas l’embauche d’une personne détenant déjà les savoir-faire qu’elle recherche (à l’exception de secteurs où les compétences sont manquantes … ).

Il sera intéressant de faire un point sur  l’utilisation effective de ce dispositif et son efficacité en termes de retour à l’emploi d’ici quelques mois.

Comme vous l’aurez constaté,  je suis personnellement plutôt sceptique sur l’efficacité de cette mesure. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Auteur : Equipe id-carrieres
déc 14

Faire rédiger son CV : les limites de l’exercice.

Depuis plusieurs années, des sociétés se sont spécialisées dans la rédaction de CV. Vous remplissez des formulaires papier ou en ligne pour retracer votre parcours. On vous questionne sur quelques points à préciser et vous repartez avec votre CV, confiant parce rédigé par un « professionnel » (entre 150€ et 300€ sur internet).

Personnellement, je ne recommande pas cette solution car vous passeriez à côté d’un exercice extrêmement formateur pour votre recherche d’emploi et plus généralement pour la gestion de votre parcours professionnel.

Rédiger son CV, ce n’est pas seulement faire une jolie présentation de ses expériences et de ses compétences pour un recrutement ou toute autre démarche.

Rédiger son CV, c’est avant tout se poser, conduire une réflexion sur son identité professionnelle, son parcours, ses compétences, ses domaines d’excellence et ses axes de progrès, ses envies, ses choix (faits ou à faire, les bons et les moins bons), c’est aussi prendre de la distance et construire une stratégie.

Rédiger son CV, c’est préparer les étapes suivantes : la rédaction d’une lettre de motivation, les arguments pour un entretien d’embauche, …

Vous me direz que c’est un exercice souvent difficile, déstabilisant, fastidieux, consommateur de temps, et plus même. Vous avez raison.

En revanche, si vous appréhendez la rédaction de votre CV sous l’angle d’une réflexion sur votre parcours et d’une stratégie d’emploi, ce travail vous paraitra moins pénible.

L’idéal est de pouvoir se faire aider par quelqu’un du métier. Il ne prendra pas le stylo à votre place, mais il vous aidera à enrichir votre réflexion personnelle par un effet miroir ou un questionnement qui vous poussera dans vos retranchements, qui vous conduira à mettre en cohérence vos expériences et votre projet professionnel, à faire des choix aussi, à construire une argumentation solide, une communication claire, …

Il faut avoir fait cet exercice au moins une fois pour en percevoir tous les apports. Vous serez bien plus assuré(e) dans vos démarches et dans votre communication.

Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 14

Une carrière professionnelle ? … mais ça n’existe plus.

source : photo-libre

source : photo-libre

Notre parcours professionnel se décline maintenant pour la majorité d’entre nous au PLURIEL. A croire que c’était prévu de longue date car le mot parcours prend déjà un « s » !

Nous n’avons plus UNE carrière mais DES carrières, une succession d’employeurs, d’expériences, de contrats ou encore de statuts (CDD, intérim, CDI, portage, demandeur d’emploi, BNC ou EURL, temps partiel, temps complet, auto-entrepreneur, etc.).

Un petit nombre de personnes le fera par choix, une majorité par contrainte (licenciement, conditions d’emploi proposées par les entreprises, bonnes et mauvaises opportunités de se mettre à son compte)

Je ne reviendrai pas ici sur les causes de cet état de fait souvent énumérées : mondialisation, compétitivité, flexibilité, nouvelles formes d’entreprises, etc.

Certes, parce que nous sommes en France, des dispositifs collectifs existent pour protéger les salariés ou amortir les effets de ces évolutions parfois brutales, parfois prévisibles. Le droit du travail et donc les politiques ont progressivement dit aux entreprises « vous n’assurez plus l’emploi, mais assurez au moins le développement de l’employabilité » (belle expression !). D’où l’avalanche de lois et dispositifs depuis plus de 10 ans orientés sur la gestion des compétences tout au long de la vie, le DIF, les accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, des réformes successives de la formation professionnelle continue, le plan senior, etc. D’où aussi, les nouveaux discours tenus aux salariés sur « soyez entrepreneurs de votre carrière ».

Quoiqu’il en soit, le marché de l’emploi est structurellement tendu à long terme dans nos économies. La réflexion que je souhaite partager avec vous à partir de vos expériences, est davantage tournée vers ce que cette nouvelle donne implique pour les salariés. Que peut-on faire pour gérer au mieux les incertitudes, rebondir à chaque nouvelle situation ou à chaque aléa d’emploi ?

Tout d’abord, à mon sens, apprendre à piloter son parcours professionnel comme on apprend d’autres matières durant sa formation ou sa vie professionnelle : développer, entretenir et adapter cette compétence.

Se former à quoi ? à être plus agile dans le monde du travail, ce qui comporte à la fois des techniques et des comportements : se connaître professionnellement, argumenter, communiquer, négocier, suivre à la fois des voies tracées et savoir en sortir, saisir des opportunités, faire des choix, prendre des risques, connaître les environnements, s’adapter, développer des valeurs et savoir en changer, ….

Détenir individuellement cette compétence à s’orienter et à rebondir ne résoudra pas la problématique collective du manque de travail mais elle permettra à chaque salarié de mieux gérer la succession et la variété de situations professionnelles qu’il est susceptible de rencontrer par contrainte ou par opportunité.

Auteur : administrateur id-carrières