Articles avec le tag ‘Conseil Emploi’

avr 29

Ne faites plus l’autruche, faites un bilan de compétences !

Réaliser un bilan professionnel dans le cadre de son entreprise ou de sa recherche d’emploi nécessite d’en faire la demande auprès de son responsable hiérarchique ou RH, de déposer un dossier pour un congés spécial Bilan de compétences, ou de faire une demande à son conseiller Pôle Emploi.

Bien qu’existant depuis très longtemps, le bilan de compétences ou le bilan professionnel a été longtemps assimilé dans l’entreprise à une démarche suggérée et financée par l’employeur au moment d’un licenciement ou à une suspicion de départ ou de revendication d’évolution lorsque celui-ci était demandé par le salarié. En somme, le bilan de compétences était assimilé à du négatif !

Depuis la fin des années 90 face à des entreprises qui ne garantissent plus l’emploi mais doivent assurer le développement ou le maintien de l’employabilité de leurs salariés, les concepts et les dispositifs relatifs à la gestion par chaque salarié de sa carrière et de ses compétences se sont succédés et ont tenté de remettre le bilan professionnel au goût du jour. La loi sur les seniors en a rajouté une couche avec l’entretien de seconde partie de carrière ou le bilan de compétences obligatoire à partir de 45 ans ou plus de 20 ans de carrière professionnelle.

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Sans conteste, l‘emploi, le parcours professionnel, les compétences relèvent désormais de l’initiative individuelle. Beaucoup de salariés, jeunes et moins jeunes, n’en prennent pas la mesure. A cela, nous avons repéré quelques raisons :

  • ils/elles sont en début de carrière en logique naturelle d’une formation suivie d’une première filière d’emploi correspondante,
  • la nécessité de travailler et de gagner sa vie à court terme remet à plus tard cette préoccupation, y compris malgré une succession de galères et de précarités,
  • la confiance est grande dans ses propres capacités à être employable : « être sans travail, ça ne m’arrivera pas à moi  » …
  • la difficulté à se projeter à 45 ou 50 ans quand on en a 30,
  • le dos rond : « quand j’y serai, les choses auront changé »,
  • une position d’attente  : « je verrai plus tard, il y aura bien des opportunités à saisir dans mon entreprise »,
  • et bien d’autres …

Quand on a un CDI entre 25 et 35 ans, on est concentré à réaliser les missions confiées, à organiser sa vie personnelle et familiale. Même si on les entend tous les jours à la radio, les réalités du marché de l’emploi paraissent loin. Jusqu’au jour où à l’occasion d’une divergence de vue personnelle ou plus globale avec son hiérarchique, un collègue ou plus globalement l’entreprise ou plus simplement une lassitude, on se dit qu’il faudrait envisager d’aller voir ailleurs …

Entre 35 ans et 45 ans, on commence en général à se poser des questions par rapport à l’expérience accumulée et à ses aspirations : que puis-je faire de l’expérience acquise ? comment puis-je évoluer ici ou ailleurs ? etc.

En mettant la tête à l’extérieur de notre éco-système, on réalise que le marché de l’emploi est difficile, avec ou sans diplôme, avec ou sans expérience, qu’il y a de la concurrence, peu d’opportunités de faire autre chose car les entreprises recherchent des clones et on commence à mesurer que la route professionnelle qui paraissait tracée en dur devient moins visible, moins facilement appréhendable. Et là en général, les questions, le découragement, la tourmente prennent le relais de la confiance et des convictions affichées.

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Pour prévenir les mauvaises surprises ou le désenchantement, la meilleure solution, c’est d’être et de rester proactif, « acteur de son parcours » comme on dit. Il est vrai qu’on ne maitrise pas tout : les opportunités d’ailleurs comme les tremplins qui se révèlent ne plus en être ou les voies de garage; la conjoncture économique et les évolutions de la planète, … . En France comme ailleurs et parfois plus qu’ailleurs, les tendances du marché de l’emploi finissent par devenir des règles et il vaut mieux les repérer pour ne pas les subir mais les utiliser autant que faire se peut.

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Quel rapport me direz-vous avec le bilan professionnel ? Il ne faut pas attendre que les difficultés pointent pour se poser les bonnes questions. Chaque poste accepté ou non, chaque mission conduite ou non, chaque responsabilité prise ou non, chaque formation réalisée ou non, chaque environnement intégré ou non … construisent le professionnel que vous êtes, vos choix autant que vos « non choix ». Le professionnel que vous êtes porte des compétences métiers, des pratiques professionnelles, des comportements professionnels que vous avez développés, forgés dans chacune de vos expériences. Votre employabilité et votre valeur sur le marché du travail vont être évalués à partir de tous ces éléments. Vous aurez aussi à les argumenter.

Mieux vaut donc être acteur de cette construction pour lui donner l’orientation souhaitée. C’est dans ce sens qu’un bilan professionnel au terme de quelques années vous permet régulièrement de faire un point sur vos compétences et vos aspirations et de vous projeter dans les étapes suivantes.

Certains pourraient craindre de rentrer dans une démarche figée et de perdre les bienfaits du feeling face à des opportunités non prévues. Il n’en est rien. Il s’agit ici de se projeter, c’est une prévision tenant compte à l’instant T de ce que l’on est, ce que l’on souhaite et de l’environnement dans lequel on évolue. Les opportunités seront toujours là et vous serez mieux à même de les évaluer et de les saisir car vous aurez acquis une connaissance de vous-même, vous saurez argumenter votre parcours, valoriser vos compétences. Même si l’opportunité se révèle ne pas en être une, vous saurez l’intégrer dans votre parcours et expliquer votre choix.

Assez rapidement, à travers cette démarche de bilan et de projection, vous allez acquérir la compétence à vous orienter et vous serez mieux armé quand les étapes à franchir seront plus incertaines ou plus complexes.

De nombreux professionnels au cours de la construction du projet id-carrieres m’ont dit que les français attendaient encore tout de l’Etat ou de leur employeur en termes d’emploi et de développement professionnel. Nous constatons effectivement que la prise de conscience ne s’est pas faite dans toutes les catégories de salariés, et notamment les plus jeunes. En revanche, pour la tranche d’âge 35/40 ans qui commence à être confrontée aux menaces du marché et à appréhender les années seniors (dont on rappellera ici qu’elles commencent parfois à 43 ans !), la prise de conscience est là très souvent suivie d’actions.

Si l’auto-entrepreuriat rime souvent avec précarité, être auto-entrepreneur de son parcours professionnel rime avec sécurisation et valorisation.


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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
avr 27

Bilan de compétences : un bilan, c’est intéressant mais l’essentiel est dans la dynamique d’actions.

  • en recherche d’un emploi,
  • préoccupé par votre avenir professionnel et votre emploi de demain,
  • en questionnement par rapport à votre motivation dans votre métier actuel,
  • en réflexion pour évoluer dans votre entreprise,
  • en interrogation par rapport à une relocalisation géographique,
  • en recherche d’une formation pour vous réorienter ou approfondir vos compétences,
  • en questionnement par rapport à un projet de création ou reprise d’activité,
  • etc,

On vous recommandera de réaliser un Bilan de compétences *.

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Comme son nom l’indique, il s’agit dans un premier temps de réaliser un « BILAN«  du parcours professionnel accompli.

Comme son nom ne l’indique pas, le bilan de compétences porte aussi bien sur vos expériences, vos réalisationsvotre personnalité et votre comportement en milieu professionnel, vos aspirations et vos envies que sur vos savoir-faire métier (les compétences).

Qui dit Bilan dit aussi actif/passif : l’analyse de votre parcours et de votre personnalité permet d’établir un diagnostic, d’identifier les socles et les fils rouges de votre expérience, les atouts et les manques de votre construction professionnelle, vos motivations et vos « non envies ».

En somme, la première étape d’un bilan de compétences permet de faire un point objectif sur le professionnel que vous êtes, à l’aide de grilles d’analyses, de tests et d’entretiens individuels où le questionnement et l’effet miroir contribuent à l’objectivité des faits et à la réflexion.

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Comme son nom ne l’indique pas non plus, la seconde étape d’un bilan de compétences consiste à élaborer votre projet professionnel.  Se projeter ne signifie pas pour autant changer, il peut être aussi question de renforcer ou de consolider.

Se projeter, c’est se donner un objectif, définir quel professionnel vous voulez et pouvez être demain. C’est élargir son horizon professionnel et explorer les champs potentiels de développement. Se projeter, c’est aussi identifier les contraintes, les obstacles, les exercices imposés pour moins les subir et les utiliser.

Ce projet professionnel va vous aider à construire une stratégie d’actions personnelle  : votre positionnement professionnel, votre argumentation face à votre hiérarchie ou un recruteur, la cohérence de votre CV, le choix d’une formation utile, etc.

La stratégie d’actions doit être bien évidemment justifiée et réaliste, par rapport à vous et par rapport au marché du travail.

Selon nous, l’apport majeur du Bilan de compétences est dans la dynamique d’actions qu’il induitConfiant, renforcé par une connaissance objective de vous-même, doté d’arguments de valorisation clairs, d’un objectif cohérent et d’un plan d’actions concret, vous agissez.

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Cette dynamique d’actions est indispensable face aux carrières individualisées, aux attentes des entreprises, à un marché de l’emploi structurellement tendu. Un parcours professionnel ne s’improvise « presque » plus, il se construit, se pilote à court et moyen terme.

Dans un environnement très concurrentiel et une société qui va vite, il est nécessaire d’orienter son parcours, d’anticiper les évolutions de son environnement, d’être en veille,  … d’être curieux, d’apprendre en permanence des autres, des situations vécues, en formation aussi, … de développer une agilité personnelle et des qualités d’adaptation …

Gérer votre parcours professionnel devient un savoir-faire au même titre que les compétences métier : vous connaître, vous orienter, engranger des ressources, rebondir.

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NB : Un conseiller en Bilan de compétences doit vous donner les bons outils d’investigation et d’évaluation des éléments constitutifs de votre parcours, c’est la base.

Pour que la démarche vous soit utile, il doit aussi vous extraire de votre zone de confort et de vos repères, ne pas se contenter de formaliser la matière et les conclusions que vous lui apportez (c’est assez souvent le cas notamment sur le projet ou une formation).

Par son questionnement, il doit vous permettre d’identifier des ressources personnelles inutilisées et des champs d’actions que vous n’aviez pas envisagés.

Sa connaissance des entreprises et du marché du travail est indispensable pour vous accompagner dans la définition d’un projet professionnel réaliste porteur d’une perspective d’emploi. Le plus résidera dans la pédagogie de son accompagnement pour vous permettre d’acquérir les bons réflexes par rapport au pilotage de votre parcours et de votre employabilité.

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* Code du travail : Articles L. 6313-1, L. 6313-10, L. 6322-42 à L. 6322-51 et R. 6322-32 à R. 6322-63

Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 10

Partage d’expérience : le CV

Thierry réside dans le Nord-Est de la France. Cadre de la fonction commerciale, il animait une équipe dans une grande entreprise il y a quelques mois.

Dans le cadre de sa recherche d’emploi, Thierry a identifié que son CV ne lui permettait pas de passer régulièrement le cap de la première sélection pour des offres correspondant à son expérience et à son profil.


image demander conseil

Il contacte id-carrieres.com sur les recommandations d’une personne de son réseau et nous expose son  interrogation en joignant son CV.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 22

Guider

L’avis d’un expert.


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  • Comment améliorer mon CV pour qu’il débouche sur un entretien de recrutement ?
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Notre apport …

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Auteur : Equipe id-carrieres
jan 24

Comment rédiger SON CV ? un casse-tête pour tous … (épisode 1 profil expérimenté)

Rédiger son CV est loin d’être une partie de plaisir pour la plupart d’entre nous !

C’est davantage un passage obligé, un casse-tête, et peut-être bien plus encore …

  • Une page maxi ou plus ?
  • Un CV par compétences ou un CV chronologique ou les deux ?
  • Quelles missions, responsabilités, réalisations faut-il exposer ?
  • Comment traiter les périodes blanches ou de transition ?
  • Quelle présentation ?
  • Dois-je faire ressortir une teinte « métier » (à profil créatif, CV créatif ?),
  • Et les langues ? les loisirs ?
  • Et la fameuse photo (comme vous le sentez, mais personnellement je ne la trouve pas indispensable)
  • Etc., etc.

Bref, on se retrouve souvent seul(e) devant un amas de questions malgré les lectures et les relectures des conseils prodigués sur Internet, dans la presse ou au cours d’ateliers.

Il faut garder en mémoire que les principales finalités du CV pour les personnes qui le liront sont les suivantes (le plus souvent en y accordant une à deux minutes alors que vous y aurez passé des heures) :

  • Qui ? homme, femme, âge, localisation
  • Quelles expériences dans quel contexte ?
  • Quelle formation ?
  • Quelles compétences ? en corollaire des 2 points précédents,
  • Quelle adéquation avec le profil recherché ? (avec une forte logique de transposition …)

A supposer que vous avez déjà défini le type d’emploi que vous recherchez (je parlerai dans un prochain billet du fameux « projet professionnel »), il est extrêmement utile dans un premier temps de :

  • Reprendre chaque emploi, préciser le contexte (les enjeux de l’entreprise ou de votre service ou de votre fonction) et lister sans censure tout ce que vous y avez fait en utilisant des verbes d’actions.
  • Identifier vos principaux fils rouges et noter les (ils peuvent se situer à différents niveaux : secteur, poste, domaine métier, réalisations, compétences, …)
  • Comparer les fils rouges de votre parcours avec les caractéristiques des emplois recherchés
  • Faites en conséquence des choix pour atteindre votre objectif d’emploi (le choix d’un positionnement, une étape clé !)
  • Sélectionner en conséquence dans votre première liste, pour chaque emploi, les enjeux, les missions, les réalisations qu’il est souhaitable de mettre en avant. 
  • Rédiger dans un vocabulaire professionnel les éléments retenus, placez les dans le contexte des enjeux de votre employeur de l’époque, donnez quelques chiffres permettant de les dimensionner et de transmettre du concret au lecteur.

Par rapport au choix d’un CV par compétences ou d’un CV chronologique, je recommande personnellement la logique suivante : si les fonctions que vous avez tenues sont très homogènes en termes de réalisations, mieux vaut un CV par compétences complété dans tous les cas par la chronologie des emplois. Cela évite les répétitions.

A l’inverse, si les fonctions sont très diverses et révèlent des compétences différentes et /ou en évolution, alors il est préférable de rédiger un CV chronologique en mettant en valeur le contextes, les réalisations et les compétences spécifiques rattachées à chaque expérience.

Il ne peut y avoir de CV type puisqu’il n’existe pas de parcours type … votre parcours est comme vous : UNIQUE.

Vous n’échapperez donc pas à une réflexion approfondie sur vous et sur vos réalisations !

Si le CV est un des outils majeurs de votre recherche d’emploi, la rédaction du CV est l’une des étapes majeures pour réfléchir à votre positionnement professionnel et à votre stratégie de recherche d’un emploi.

Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 18

Les femmes et l’emploi : quelques avancées en 2008 mais quid en 2009 et 2010 ?…

Des avancées en 2008 :

  • L’activité professionnelle des femmes s’accroit et passe de 50% en 2003 à 51% en 2008. Elle contribue partiellement à l’augmentation de la population active qui croit d’1 million de personnes en 5 ans.
  • 28% des femmes âgées de 15 à 24 ans ont un diplôme de l’enseignement supérieur contre 13% des hommes du même âge.
  • Ce qui engendre, un taux de chômage légèrement moindre chez les femmes que chez les hommes entre 15 et 24 ans. L’atout de la qualification se conjugue avec les filières de formation choisies majoritairement par les femmes, la santé et le social, domaines dans lesquels le placement est plutôt fluide.
  • Les femmes sont moins touchées que les hommes par le chômage longue durée : 18% des femmes sont en recherche d’emploi depuis plus de 2 ans contre 19,7% des hommes, 36,5% des femmes sont en recherche depuis plus d’un an contre 39,4% des hommes.

Des difficultés persistantes en 2008 :

  • Globalement le taux de chômage des femmes est supérieur à celui des hommes (8% contre 7%) . Ce taux passe à 7,5% pour les femmes âgées de 25 à 49 ans (contre 5,8% pour les hommes).
  • Chez les femmes sans qualification ou faiblement qualifiées, le chômage est plus important que chez les hommes de même niveau (9% chez les femmes d’un niveau Brevet, CAP, BEP contre 6,6% chez les hommes). La disparité du taux d’emploi est également plus marqué chez les ouvrières et les employées que chez leurs homologues masculins.

Source Insee Enquêtes Emploi du 1er et 4e trimestre 2008

Il faut s’encourager avec les avancées constatées !  un accès plus large des femmes à la vie professionnelle, une  qualification accrue, apparemment une plus grande flexibilité (à condition que cela ne nous pénalise pas à long terme  ??)

Il faut rester vigilantes sur la gestion des parcours entre 25 et 45 ans (formation, travail, famille, …)

Qu’en sera t-il en 2009 et en 2010 sur un marché de l’emploi très contracté ? Il est peu probable que les décalages s’amoindrissent. Espérons que les avancées constatées ne reculent pas et que les quelques atouts développées ne s’érodent pas !

Rendez-vous en 2011, les études de l’INSEE sont intéressantes mais qu’est-ce que c’est long …, ou faites-nous part de vos constats et de votre vécu pour nous donner des tendances. Mesdames, à vos commentaires.


Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 15

En recherche d’emploi : quelle attitude adopter face à un marché du travail atone ?

Moins d’offres de postes, plus de candidats à un emploi, des offres d’emploi non pourvues …

Dans le contexte d’un marché du travail particulièrement complexe, et qui restera, selon moi, structurellement tendu et incertain dans les prochaines années, les personnes en recherche d’emploi doivent explorer différents leviers en fonction de leur situation personnelle et dans tous les cas renforcer leur savoir-faire en matière de recherche d’emploi.

Si vous maintenez un rythme soutenu de recherche, vos cibles et vos démarches doivent être bien ficelées pour à minima décrocher des entretiens, recueillir des informations et des feed-backs …. attention à ne pas vous épuiser ou griller des cartouches.

Si vous souhaitez profiter des premiers jours de cette période d’inactivité pour souffler un peu ou réaliser des activités mises de côté par manque de temps, c’est que vous en ressentez certainement le besoin mais gardez un oeil attentif sur le calendrier car les mois (votre indemnisation éventuelle) passent très vite et les démarches prennent du temps.

Si vous acceptez des emplois temporaires en attendant de trouver mieux, et même s’ils ne correspondent pas tout à fait à votre objectif professionnel, n’oubliez pas de poursuivre votre recherche d’un emploi qui vous correspond, et de faire valoir votre volonté et votre courage à un recruteur qui pourrait vous mettre dans la mauvaise case, juste parce que pendant quelques temps, par contrainte, vous avez orienté un peu différemment votre parcours …

Si vous souhaitez prendre le statut d’auto-entrepreneur, anticipez bien le fait que vous trouverez peut-être vos premiers clients sur la première base de votre réseau personnel mais qu’il faudra maintenir une démarche commerciale permanente pour pérenniser votre activité. La précarité du statut d’auto-entrepreneur n’a pas été assez communiquée ces derniers mois !

Si vous envisagez une formation « lourde » ou une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) pour vous réorienter professionnellement ou pour occuper intelligemment ce temps dans l’attente d’un marché plus actif, vous devez conduire préalablement à tout engagement une réflexion pertinente sur votre positionnement professionnel, vos compétences, votre employabilité. Là aussi, regardez de près le calendrier.

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Quelque soit votre profil et les solutions envisagées pour rebondir, il faut professionnaliser encore plus qu’avant vos démarches :

  • Recherchez des informations sur votre environnement et les environnements connexes et validez les auprès de votre réseau ou sur internet,
  • Analysez objectivement les tenants et les aboutissants de votre réflexion,
  • Faites un point objectif sur vous-même, sur vos compétences, sur vos envies mais aussi sur vos contraintes et vos points faibles,
  • Développez votre maîtrise des outils : CV, communication écrite et orale, contact réseau, …

Tout ceci enrichira à coup sûr votre réflexion professionnelle et renforcera votre motivation et votre confiance. Vous progresserez dans vos actions et dans l’atteinte de votre objectif d’emploi.

Vous progresserez dans votre compétence à vous orienter et à rebondir et ça vous resservira, très probablement !

Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 13

CV Vidéo … CV Vide et « O » en couleurs ou simplement une Vidéo ?

Les vidéos de présentation de personnes en recherche d’un emploi se sont multipliées ces 2 dernières années sur internet, ie le CV de Géraldine ou le CV très sympathique de Florence Porcel.

La qualification de « CV » me semble néanmoins trompeuse pour les candidats à un emploi. Le CV est « classiquement »  un outil de communication (et oui … le recrutement est encore une activité sérieuse et classique même si ces dernières années les technologies sont venues élargir un peu l’éventail des modalités). Il permet de présenter son parcours professionnel, sa formation, ses compétences, ses réalisations …

Le CV est majoritairement utilisé pour le recrutement (mobilité interne ou mobilité externe) mais il peut aussi l’être pour une présentation des collaborateurs de l’entreprise ou encore pour les besoins d’un Business Plan. Dans ces différents cas, le CV sera à adapter à l’objectif de communication poursuivi mais devra comporter les standards qui permettront à son lecteur de l’exploiter. Les recruteurs ont par ailleurs besoin de prendre connaissance rapidement et précisément du parcours professionnel pour valider dans un premier temps la correspondance entre le profil recherché et la candidature proposée. La chronologie du parcours, les fonctions occupées, le contexte (le secteur d’activité, l’entreprise, les enjeux,…) , les réalisations qui révèlent factuellement les compétences mises en oeuvre, … sont les premiers éléments de validation. La prise de connaissance de la personnalité du candidat se fait plutôt dans l’échange lors de l’entretien, complété selon les pratiques, par des tests ou une analyse graphologique qui , selon moi, ne doivent servir qu’à confirmer, préciser ou encore alerter et dont les résultats doivent être discutés avec le candidat.

Le dit « CV Vidéo » doit bien naturellement être avant tout « réussi » (et là, il y aurait beaucoup à dire sur la qualité et le risque pris par certains candidats).

La vidéo de présentation d’un candidat à un emploi ou à un stage me semble être dans « l’état de l’art actuel » davantage un exercice de relations publiques qui permet de faire passer un message (je cherche un job dans …) et de donner éventuellement un petit aperçu de sa personnalité (et encore selon les mises en scène, ce n’est pas évident).

La vidéo liée à l’emploi pourrait être intéressante à exploiter par exemple dans une visée pédagogique pour expliquer à un interlocuteur des réalisations dans les domaines créatifs ou scientifiques/techniques, pour présenter des réalisations qu’on ne peut transporter lors d’un entretien, un Book Vidéo en somme.

En réalité, ce n’est pas tant le contenu du CV Vidéo qui est usurpé mais davantage le nom qui a été donné à cet exercice de communication dans un élan (ou plutôt un raccourci !) MARKETING (auquel notre société est habituée) mais qui peut être trompeur pour les vrais candidats à un emploi.

Vous utilisez le CV Vidéo pour votre recherche ou vous recrutez à partir d’un « CV Vidéo » ?

Partagez votre expérience en laissant un commentaire. Merci !

Auteur : Marie-Pierre FLEURY