Articles avec le tag ‘Carrières’

août 30

Les réseaux sociaux et votre carrière en 2011 – #RS2011

Faut-il utiliser les réseaux sociaux pour donner un coup de boost à sa carrière ou à sa recherche d’emploi ? Est-ce tout simplement un effet de mode ?

Devant une conjoncture économique toujours incertaine pour les mois qui viennent, et la nécessité de prendre sa carrière à deux mains, ces questions introductives ne sont pas anodines.

World connection in blue

Soyons clairs, les réseaux sociaux ne sont pas LES solutions ultimes. Cependant, ils sont de sérieux leviers de l’existant, des facilitateurs, des accélérateurs selon les contextes.

Selon les personnes et les objectifs, les pratiques sont plus ou moins avancées. Vous avez très certainement des questions, des critiques, des succès comme des échecs à partager.

#RS2011 se veut être un fil de conversation actif autour de ces 4 points cités ci-dessus.

2011 est peut-être pour vous une année une année de découverte, de questionnement, de premier engagement ou de montée en puissance au sein des réseaux sociaux.

Nous vous invitons à prendre la parole pour partager vos avis et expériences sur le réseau de votre choix :

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Auteur : Equipe id-carrieres
août 10

Prévoir et gérer les aléas de sa carrière professionnelle : la flexibilité créative

Le Cygne Noir (par Nassim Nicholas Taleb) est un de ces livres qui appelle à réfléchir et à voir le monde de manière différente. L’idée principale de cet ouvrage est de démontrer qu’il est complexe de prévoir, et qu’il est encore plus important de savoir faire face aux évènements aléatoires, imprévisibles et à fort impact.

Il est vrai et vérifiable que bon nombre de théoriciens tentent de valider leur vision (ou à trouver des explications cohérentes) après un évènement majeur. Le sentiment de (quasi) certitude rassure. Il est également vendeur.

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Evènements probables, anticipation et carrière

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Ainsi, si l’on revient à la thèse de l’auteur du livre, prévoir le prévisible est comme oublier une grande partie d’éléments réels. En matière de développement de carrières, quels seraient les apports ?

Que l’on soit en poste, en transition, nous établissons des plans plus ou moins détaillés.

Ces derniers vont nous servir de feuilles de route et nous guider vers un point B déterminé à l’avance.

En réalité que se passe-t-il entre le point A et le point B ? Pas mal d’évènements non anticipés (positifs et/ou négatifs) à fort impact, qui nous amènent à revoir nos objectifs, à redéfinir les chemins empruntés par exemple.

Dans la planification classique, on essaie de partir d’une réalité cohérente et plausible. Cependant, si cette réalité est autre, on peut se sentir déstabilisés et surpris.

Ce qui est plausible correspond souvent à ce qui a le plus de probabilités de se réaliser selon une analyse, une appréciation propre de la réalité.

Ce qui se passe aux extrêmes, et qui a un fort impact, semble moins plausible. Ces évènements très peu probables sont écartés et ne sont également pris en compte dans le champ des prévisibles.

Le challenge revient à définir une trajectoire, tout en se tenant prêt à gérer des évènements très peu probables (positifs comme négatifs) qui ont auront un effet important sur nos carrières.

Les personnes et le macroenvironnement ne sont pas à 100% prévisibles. A travers ces deux vecteurs, résident ces évènements dont nous parlons et où la “flexibilité créative” permet de minimiser les dégâts (sens négatif) ou de maximiser les gains (sens positif).

Il s’agit de s’ouvrir au pire comme au meilleur, pas seulement au plus probable. Ce qui importe ici est la manière dont nous accueillons et agissons face à ces évènements rares, en apportant une réponse sur-mesure.

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Auteur : Lilian Mahoukou
juil 22

Devenir architecte du travail : un impératif aujourd’hui

Que penser de la sécurité d’emploi aujourd’hui ? Est-ce le CDI ? Le niveau de rémunération confortable ? Travailler depuis longtemps dans la même entreprise ? Etre dans une entreprise bien placée sur son marché ?

Aujourd’hui, ce que l’on voit est plutôt contradictoire et laisse à réfléchir.

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Un CDI aujourd’hui ?

Un CDI pare difficilement à un licenciement économique ou à un plan de restructuration.

Un CDI ne va pas de pair avec une mobilité professionnelle intéressante.

Un CDI ne rime pas avec une progression des compétences et de l’employabilité.

Un CDI ne protège pas du stress.
Un CDI ne garantit pas le sentiment d’appartenance à la communauté d’entreprise.

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Cependant, le CDI est encore perçu comme valorisant et sécurisant …

CDI, CDD et autres contrats de travail… Le fait de signer des documents officiels ne suffit pas.

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Que vous évoque le mot “sécurité” ?

La “crainte” ? On souhaiterait être en sécurité par crainte de… Est-ce une manière positive et constructive de percevoir sa carrière professionnelle ?

La recherche de sécurité appelle à la prise minimale de risques, à la posture réactive et à l’inertie dans les grands moments de décision. Existons-nous pour craindre ?

A associer au mot “sécurité” celui de “stabilité”. On penserait que les choses sont linéaires, sur des terrains plats et sans surprises. Est-ce une manière juste d’approcher les différentes dynamiques de l’environnement professionnel et des conditions de l’emploi ?

Tous ces discours en faveur de la sécurité du travail apparaissent comme une perte de temps.

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NOUS avons besoin de voir les choses autrement en matière d’emploi et de nous positionner en architecte. Pourquoi ? Car il est aujourd’hui dangereux de se laisser bercer par les journées quotidiennes de travail et de s’effacer devant le design et la construction de son projet professionnel.

NOUS avons besoin de voir comment nous investir et investir dans nos devenirs professionnels. On ne le dit jamais assez : il est important d’anticiper et de clarifier les objectifs à l’optimum.

Etre dans une posture d’attente est la pire des situations… ne pas faire de choix, c’est se laisser imposer des choix ou attendre très longtemps que la situation se dessine pour nous sans satisfaction ou plus de sécurité au final.
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Parlons Employabilité ?

Le débat s’est bel et bien déplacé de la sécurité d’emploi à l’employabilité !

Ce qui amène à adopter une approche P to P (de Professionnel à Professionnel) et, avant tout, à en comprendre les tenants et les aboutissants. Tout comme les employeurs, les personnes ont aussi une proposition de valeur à défendre. Ceci suppose une orientation-client forte et le développement d’une expertise-clé et gagnante.

Il y est donc nécessaire de passer de  “Comment garantir la sécurité de mon emploi ?” à “Comment optimiser continuellement mon employabilité ?”. Cette dernière nourrit l’attractivité des profils et un positionnement avancé.

Cela implique des projets qui seront gommés ou redessinés, des profils esquissés qui seront à retravaillés, des apprentissages continus, des opportunités à provoquer…

Concevoir son employabilité, c’est être l’architecte de sa vie professionnelle, sans permis de construire, juste une équipe projet à solliciter pour valider et enrichir vos choix et prendre la direction des travaux.

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Auteur : Lilian Mahoukou Marie-Pierre Fleury
juil 15

Projet professionnel : Manager ou Expert ? (2)

Aujourd’hui, l’Expert…

Un parcours professionnel d’expert est entendu ici dans le sens d’une activité professionnelle centrée sur des connaissances et des compétences spécialisées. Autrefois assimilé aux filières techniques, scientifiques ou technologiques (ingénieurs, technicien, etc.) ou aux professions libérales (médecin, avocat,…), la position d’expert s’est élargi à des métiers plus fonctionnels dans l’entreprise et à l’extérieur de l’entreprise.

En début de carrière, les jeunes diplômés cherchent majoritairement à renforcer leurs compétences dans un domaine donné, en général en lien avec leur formation et éventuellement des options de spécialisation. Ils cherchent à acquérir une expertise et l’entreprise a besoin de collaborateur dans des fonctions précises. L’expertise acquise à l’occasion de ces premières expériences est plus ou moins large selon les domaines métiers mais aussi la structure de l’entreprise (i.e. grande entreprise vs PME).

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En France, l’expertise confirmée conduit généralement à évoluer vers un rôle de manager. Les salariés y aspirent avec des objectifs et des motivations variés. Depuis 30 ans, la logique du double diplôme a été promue afin que les experts techniques réussissent leur évolution vers la fonction managériale, perçue et présentée comme un objectif de réussite professionnelle.

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Dans les années 90, la situation dégradée du marché du travail écarte très tôt de l’emploi des cadres confirmés dits les Séniors. Après des mois de recherche d’emploi infructueuses, beaucoup tentent de créer leur propre emploi à travers une activité indépendante de conseil. D’anciens managers se reconvertissent en experts et même en experts du management ! Le portage, les entreprises unipersonnelles se développent jusqu’au statut plus récent d’auto-entrepreneur. Le CDI, le statut de salarié et mêmes les qualifications professionnelles ne protègent plus contre le chômage.

Sous la pression de la mondialisation et de la performance financière, les positions de managers intermédiaires sont difficiles à tenir, les fonctions supports s’externalisent, la gestion des ressources humaines s’individualise, la guerre des talents qui pourrait apparaître paradoxale s’intensifie… En parallèle, les développements de la gestion par projet, du travail en réseau et de l’économie de l’information et de la connaissance valorisent les individus, leurs compétences et leurs habiletés personnelles.

Tout un contexte qui vient modifier en profondeur les attentes et les relations individus-entreprises, les besoins en compétences et en talents, les modèles d’emploi et de carrières…, les ressources engrangées individuellement dont l’expertise (compétences pointues, réseau notamment) peuvent apparaître comme le meilleur rempart contre le chômage.

Comme la position de manager, la position d’Expert, interne ou externe à l’entreprise, a aussi ses exigences.

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Une acquisition continue de savoirs et de compétences

Un niveau de connaissances et de compétences élevé, l’excellence dans le ou les domaines de spécialité caractérisent l’expertise. La capacité à les opérationnaliser également.

L’orientation vers un parcours d’Expert nécessite donc d’acquérir en continu des savoirs et et des savoir-faire pointus et mobilisables. Cette acquisition continue passe notamment par une veille, des observations et des analyses critiques, des développements d’approches et de méthodologie, des expérimentations et des expériences sur les terrains concernés, des coopérations en réseau et les confrontations avec d’autres experts. Dans certains domaines, la capacité a transposé l’expertise pointue au service d’autres disciplines renforce la position d’expert et la proposition de valeur de ce dernier.

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La reconnaissance par les pairs

L’ Expert est essentiellement reconnu par ses pairs, d’autres experts, seuls à même d’évaluer le degré de maîtrise de la discipline. Pour acquérir cette reconnaissance au sein de sa communauté mais aussi une visibilité auprès de sa hiérarchie ou de ses clients potentiels,  il doit donc confronter ses compétences et ses approches, contribuer à des actions collectives, formaliser et communiquer son expertise, formaliser et communiquer la valeur concrètement créée par son expertise.

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Des aptitudes à communiquer

Que ce soit envers un employeur, d’autres spécialistes, un client … l’expert doit se doter de compétences à communiquer auprès des publics divers. Qu’il soit amené à diagnostiquer, à contribuer à un projet, à former, à se promouvoir, il doit être apte à vulgariser ses connaissances et ses compétences et à valoriser sa proposition de valeur.

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Expert ou Manager ?

A titre individuel, le choix à une certaine étape de son parcours entre une position de Manager ou d’Expert va dépendre des aptitudes personnelles et des aspirations d’où la nécessité de bien se connaître et de mettre en perspective les composantes de ces deux parcours professionnels. Dans les deux cas, il nous semble important de retenir que la dimension « vie apprenante » et les qualités relationnelles sont essentielles.

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Par ailleurs, l’évolution des modes de fonctionnement au sein des entreprises, de la nature des objectifs confiés en position de Manager ou d’Expert et du marché du travail sous l’effet de la mondialisation, de l’innovation continue, de l’économie de la connaissance et des usages du web nous conduisent à penser que les deux profils seront peut-être à terme moins distincts. Le Manager et l’Expert interne en position plus transversale et externe seront davantage sollicités sur leurs expertises métiers, leurs expertises d’animation d’équipes projets et de réseaux, et leurs qualités relationnelles et de communication écrite et orale.

Enfin, les besoins de flexibilité des entreprises en matière de main d’œuvre, la nature et la complexité des projets et des activités à conduire vont dans le sens de l’appel croissant à des experts externes en fonction des besoins et des projets. Une nouvelle forme d’emploi qui rencontre aussi les aspirations individuelles des nouvelles générations et de nouveaux métiers à se détacher d’une relation hiérarchique et/ou de dépendance avec l’entreprise. Dans ce contexte, la capacité des Experts à s’intégrer ponctuellement au sein des équipes ou à les animer donc à détenir des compétences managériales redéfinies sera tout aussi distinctives que leurs compétences coeurs de métier.

En d’autres termes, on ne parlera peut-être plus de profils de Managers ou d’Experts mais simplement de Talents. Les Talents allieront une excellence professionnelle et des qualités relationnelles distinctives. Le référentiel d’évaluation va changer. Le référentiel de valorisation aussi.

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A lire aussi :

Projet professionnel : Manager ou Expert ? (1)

La notion de talent peut-elle alimenter un nouveau modèle de carrière et de management

Sources Photos : Jeune femme aux deux visages

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mai 18

La notion de Talent : une nouvelle dynamique individuelle de carrières et d’emploi ? (4)

Dans nos précédents billets relatifs à l’émergence et à l’utilisation généralisée de la notion de Talent en matière de management des ressources humaines et de recrutement, nous avons identifié qu’au-delà d’un discours marketing ou du management d’une élite, l’utilisation généralisée du mot Talent est révélatrice de la revalorisation des salariés comme facteurs clés de performance des entreprises (même si cette revalorisation n’est pas effective partout … ).

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Si vous vous appropriez individuellement la notion de Talent telle que nous l’avons définie, vous n’appréhenderez plus votre parcours professionnel et votre emploi de la même manière !

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Rappel de notre définition du salarié talentueux :. .

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Le salarié talentueux, le Talent, est soit en position de management soit en position d’expertise dans l’entreprise.

Il se caractérise par l’excellence de ses compétences métier,

complétées par ses aptitudes à apprendre en permanence, à transférer ses connaissances et ses compétences avec les autres en interne et en externe,

à adapter, transformer, renouveler ses savoir-faire et ses attitudes pour en tirer le meilleur parti dans un environnement complexe et en mouvement qu’il affectionne,

à innover et à anticiper, à expérimenter, à être ouvert sur le monde et à s’enrichir des observations, à développer un esprit critique, à s’engager même à durée déterminée, à se développer personnellement tout en contribuant à une équipe..

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Ne gérez plus votre emploi et votre carrière comme un salarié mais comme un Talent !

Si les systèmes d’éducation et de formation doivent rapidement intégrer les caractéristiques du « nouveau » salarié et les entreprises transformer leur politiques RH pour les adapter dans leurs objectifs et dans leurs pratiques au management de ce « nouveau » salarié, les personnes doivent aussi à appréhender leur vie professionnelle dans une dynamique individuelle.

Au-delà des mots, concrètement, cela passe notamment par :

  • La connaissance de soi pour mieux définir pourquoi on est fait, identifier les rôles et les environnements qui nous correspondent le mieux … A lire à ce sujet sur le blog d’Ithaque : Connaissance de soi.

  • Le développement continu aussi de compétences comportementales en capitalisant pleinement sur ces aptitudes et habiletés personnelles, en faisant aussi l’apprentissage de savoir-être complémentaires qui peuvent relever de la communication, de l’adaptabilité, de l’assertivité, de la créativité, de la relation en réseau, etc.
  • L’acquisition continue de compétences techniques pour parvenir à un niveau d’excellence dans son métier et son emploi, pour les adapter aussi aux changements qui s’opèrent directement ou indirectement. La formation y contribue partiellement. L’apprentissage par l’expérience, l’expérimentation, le partage d’expériences est encore trop souvent oublié. Tout comme y contribuent la curiosité et l’ouverture, dans une économie de la connaissance et un monde en réseau.
  • Des stratégies d’évolution orientées sur le renforcement et l’adaptation de ses pratiques professionnelles en ne visant pas toujours le plus mais surtout le mieux et la cohérence..


La notion de Talent appliquée à la gestion individuelle des carrières et des emplois ne vous semblent pas porter de nouvelles exigences par rapport à ce qui est dit depuis des années ?

Vous avez partiellement raison, même si nous sommes encore très loin de l’intégration par tous de ces exigences pour des raisons diverses et variées qui tiennent à la fois aux personnes et à l’éco-système du monde du travail …

La principale vertu, valeur aussi, de la notion de Talent dans ce domaine réside dans la reconnaissance, beaucoup plus que les notions de Ressources Humaines ou de Compétences auparavant, de la singularité d’un parcours professionnel, de l’agilité et habiletés individuelles spécifiques, d’un entrepreneuriat personnel … qui seront demain plus qu’aujourd’hui valorisés et individuellement valorisants.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 17

Parcours professionnel typique ou atypique ? Là n’est plus la question.

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Il y a quelques mois on parlait beaucoup ici et là des parcours atypiques ou des profils atypiques et de leurs difficultés à se positionner sur le marché du travail, à trouver un emploi.

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L’équipe id-carrieres a souvent dit que le qualificatif « atypique » n’est pas pertinent en matière de parcours professionnel.

  • D’une part en raison de la personnalisation intrinsèque d’un parcours professionnel (et cela est vrai même pour des filières d’emploi qui peuvent/pouvaient sembler « normées »),
  • mais aussi en raison de l’émergence permanente de nouveaux métiers qui n’ont pas de référentiels (emplois du web, emplois verts et bien d’autres moins visibles …).
  • D’autre part parce que la notion renvoie à la « marginalité » et qu’aujourd’hui comme hier les tensions ou les nouveaux besoins du marché de l’emploi « marginalisent » des profils et des parcours qui auraient été qualifiés il y a quelques années de « classiques ». Les typologies évoluent.

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La référence à une norme semble aujourd’hui dépassée

Les acteurs du marché du travail (entreprises, recruteurs, formateurs, assessment center, etc.) doivent revoir en profondeur non pas leurs repères mais leurs processus afin de les adapter à une diversité et à une fluidité des connaissances et des compétences qui se recomposent selon les besoins et dont la valeur ajoutée est à repenser en termes d’interactions et non plus en termes d’individualité. Ils vont devoir laisser de côté la norme ou l’à priori et construire des repères plus qualitatifs et plus experts dans lesquels « être ou ne pas être » ne sera plus l’élément majeur d’appréciation.

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Une exigence individuelle plus forte

Pour les salariés, le changement de paradigme qui se dessine, que l’on ne perçoit pas encore massivement parce que nous sommes au milieu du gué, est une opportunité pour sortir individuellement et collectivement des « boîtes » dans lesquels on les a enfermés ou dans lesquels ils se sont enfermés. Mais avec une exigence individuelle forte que beaucoup de personnes n’ont pas encore intégrée. L’exigence de ce qu’on a appelé il y a 15 ans « la vie apprenante » qui est facilitée et qui s’enrichit aujourd’hui d’une dimension « sociale » apportée par les pratiques du web.

Une vie apprenante enrichie et facilitée dont les modes opératoires sont certes à inventer et à diffuser auprès de tous, quelque soit la formation et le statut dans les organisations …

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Demain nous aurons tous un profil de compétences en dynamique … Nous ne parlerons plus de profil mais de proposition de valeur.

Les salariés et les entreprises doivent appréhender ces nouveaux enjeux plus qualitatifs et construire le dialogue sur de nouvelles bases et probablement de nouveaux intermédiaires du marché du travail.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 18

L’entreprise, c’est qui ? Les dirigeants sont-ils les animateurs d’une communauté ? Les DRH, les directeurs de l’Organisation Sociale ?

A plusieurs reprise lors de la rédaction d’un article sur l’emploi, des ressources humaines, le management, etc.  je me suis surprise à me demander : tu parles en permanence de l’entreprise qui devrait faire çi ou ça, mais de qui finalement parles-tu, c’est qui ?

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Les différentes théories économiques appréhendent l’entreprise comme un agent économique autonome qui produit et vend des produits/services ou comme un mode de coordination économique alternatif au marché ou bien encore un territoire de relations contractuelles entre agents économiques …

La propriété du capital et le pouvoir qu’elle octroie sont toujours questionnés notamment par la crise financière récente ou par le développement de l’actionnariat salarié. Ou encore la part croissante des actifs immatériels et mouvants que constituent la connaissance et la compétence, capital immatériel des salariés individuellement à priori (groupe aussi).

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En tournant la notion dans tous les sens, je reviens toujours à me dire que l’entreprise, c’est toujours au final des hommes et des femmes.

Qu’ils s’agissent des actionnaires (qui peuvent être pour partie des salariés directement ou indirectement représentés), des dirigeants (aujourd’hui très souvent salariés) ou d’autres parties prenantes, les fameux stakehoders), quand on parle de l’entreprise, on parle avant tout des femmes et des hommes qui la dirigent, animés par des attentes, des valeurs, des enjeux personnels aussi …

Aujourd’hui principalement salariés, ces dirigeants ont connu et connaissent comme tous les salariés la logique du contrat de travail, les réalités du marché de l’emploi (licenciement, séniorité, incertitudes…), les enjeux de développement de leurs compétences, la négociation de leur salaire, une évaluation annuelle de leurs réalisations … Certes dans un contexte de responsabilités, de prise de décisions, de ligne hiérarchique ou de rareté de leaders qui est spécifique mais qui leur confèrent un rôle d’animateurs d’une « communauté » de femmes et d’hommes à laquelle ils appartiennent de fait, même si cette appartenance à la communauté Entreprise devient pour tous de plus en plus ponctuelle ou éphémère.

Si l’on retient la définition synthétique de la communauté donnée par Bertrand Duperrin dans son excellent article Le web 2.0 a-t-il tué les communautés ? , « une communauté nécessite un centre d’intérêt, un but commun et la volonté d’interagir ensemble ». On pourrait dire que l’entreprise est une communauté : le centre d’intérêt et le but commun existent, même s’ils peuvent se réduire à un objectif strictement économique et financier à deux niveaux différents. La volonté d’interagir ensemble n’est quant à elle pas spontanée. N’est-ce pas aux dirigeants en tant qu’animateur de cette communauté de créer les conditions de la motivation, de la participation et la coopération ? D’identifier comment la communauté fonctionne et pourra fonctionner demain, de créer les conditions d’une transformation socioculturelle qui sera désormais continue compte tenu de l’environnement…

Les évolutions sociétales et sociologiques actuelles autour de la participation individuelle et qui tendent à replacer les salariés au cœur des enjeux de compétitivité des entreprises sont une formidable opportunité pour les dirigeants de se repositionner sur ce rôle d’animateur d’une communauté, composée par ailleurs elle-même de communautés au sens du 2.0, et de redonner du sens à l’appartenance et à l’engagement à l’entreprise dans un paradigme socioculturel nouveau.

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Je n’utiliserai plus « l’entreprise » pour désigner ses dirigeants et peut-être même devrions-nous renommer les directeurs/trices des ressources humaines Directeurs/trices de l’Organisation Sociale… On va peut-être réussir à mettre fin à l’usage de la notion de ressources humaines et de capital humain !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 28

La Génération Y fera-elle évoluer le modèle de carrière ?

La Génération Y est décrite comme une génération méfiante vis à vis de l’entreprise, rapide dans l’action, tournée vers l’auto apprentissage et les réseaux de pairs, etc.

Ces nouveaux comportements annoncent-ils la fin du parcours professionnel « classique » en entreprise caractérisé par le salariat, la promotion verticale et la position managériale ?

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Du manager à l’expert. Du salariat à la prestation de service.

La Génération Y a bien observé et entendu la génération X : les difficultés économiques, les tensions du marché de l’emploi, les évolutions du contra social, la précarité, la succession d’emploi et de statuts, l’individualisation des parcours, etc.

Guidés par une poignée de X qui a ouvert la voie, la Génération Y arrive sur le marché de l’emploi et dans les entreprises avec de nouveaux comportements et de nouvelles attentes. Les collaborateurs de la Génération Y sont décrits comme des jeunes dotés d’une forte capacité à apprendre vite et seul, à expérimenter aussi, connectés en permanence à l’information et à leurs réseaux … Ils répondent à la précarité par l’adaptation, par l’immédiateté y compris par la recherche d’avantages à court terme, par un goût pour l’entrepreneuriat, etc. Ils répondent à l’individualisation des carrières par l’auto apprentissage, l’adhésion à de nouvelles communautés d’intérêts et d’expertises, plus larges et diversifiées que les réseaux amicaux et les réseaux professionnels traditionnellement liés à l’employeur.

La Génération Y porte les germes d’un nouveau modèle de carrière professionnelle qui s’est partiellement imposée à elle sous la contrainte et qu’elle refaçonne aujourd’hui par choix. Un modèle de carrière qui privilégie :

  • l’exécution d’une prestation à la place d’un contrat de travail,
  • la gestion de projets à la place d’une fonction,
  • l’acquisition de compétences dans une logique d’expertises reconnues au sein de son réseau social et valorisables économiquement à la place de promotions successives dont l’étape ultime est la responsabilité d’encadrement, le manager.

Les directions d’entreprise (des pays les plus avancés …) commencent à se poser la question de l’intégration de cette génération, en lien ou non avec leur stratégie marketing qui doit elle aussi s’adapter à l’évolution culturelle de leurs propres clients/consommateurs. Tiraillées entre le besoin de sécuriser l’engagement de compétences « talentueuses » et leur recherche de flexibilité (sous-traitance, externalisation), comment réagiront-elles ?

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Quels pourraient-être les freins à la généralisation du modèle Y de carrière ?

Tout d’abord, tous les jeunes ne sont pas Y dans leurs comportements et leurs attentes face aux entreprises (cf. réforme des retraites où les jeunes demandent de la sécurité et/ou de la sécurisation). Si la prise de conscience de la précarité est de mise, tout le monde n’aspire pas à l’insécurité. Et il en est de même pour les autres caractéristiques le plus souvent citées concernant la Génération Y : l’auto apprentissage, l’entrepreneuriat, la participation à des réseaux et communautés virtuelles et réelles, etc.

Ensuite, toutes les fonctions de l’entreprise ne se prêtent pas à la logique de la compétence experte ou de la gestion par projets.

Enfin, si la dépendance sociale et culturelle a évolué entre l’entreprise et les personnes, la dépendance économique demeure avec un rapport de forces défavorable aux individus, si on prend en compte la situation structurelle du marché de l’emploi.

Quand on ajoute à la réalité de cette dépendance économique, l’organisation et  la structuration propre à l’entreprise, on peut se demander si ce n’est pas la Génération Y qui rentrera progressivement dans le moule, les années passant !

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Dans 10 ou 15 ans, les parcours professionnels individuels construits sur l’expertise seront probablement plus répandus, assis sur un capital humain et un capital social personnel. Une évolution portée par des choix individuels mais aussi par la typologie des métiers (cf. économie de la connaissance, de l’information, de l’ingénierie, etc.).

Du côté des entreprises, les directions expérimenteront et adapteront leurs modes d’organisation et leurs pratiques de management dans le sens de l’individualisation, de l’agilité, de la création de communautés internes, etc. pour attirer et fidéliser les compétences dont elles ont besoin mais aussi pour stimuler l’innovation et répondre aux aspirations de leurs nouveaux consommateurs,

Et puis d’ici là, la Génération Y sera « aux affaires ». Et si elle n’a pas trop perdu de ses aspirations, de ses valeurs et de ses comportements agiles, elle initiera peut-être un nouveau modèle de carrière avec l’aide la génération suivante.

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D’autres articles sur le sujet sur le blog Emploi et RH d’id-carrieres :

Génération X, Génération Y : Est-ce vraiment une question de génération ?

Les réseaux sociaux et le monde professionnel feraient-ils finalement bon ménage ?

Dirigeants et DRH : soyez résilients face aux usages 2.0 dans l’entreprise.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 18

Auto-entrepreneurs : réflexions & chiffres clés de l’année 2009 publiés le 14 octobre 2010

Le secrétariat d’Etat du Commerce, de l’Artisanat, des PME a publié le 14 octobre 2010 les éléments du rapport d’évaluation du régime auto-entrepreneur en 2009.

Il semble qu’il faudra encore quelques années pour valider la contribution macro et micro économique du régime de l’auto-entrepreneur. S’il constitue à l’évidence une solution pour compléter les revenus d’une activité salariée ou pour officialiser des activités existantes, la pérennité des activités développées n’est pas évidente tout comme la possibilité d’en tirer une source de revenus à part entière. Par ailleurs, le fait que 90% des auto-entrepreneurs développent des activités dans des domaines d’activités non encore exercées doit attirer l’attention sur la validation complète du projet et des capacités des personnes à le concrétiser.

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Voici les chiffres du rapport d’évaluation qui ont retenu notre attention :

La création d’auto-entreprises en France en 2009

  • Les auto-entrepreneurs représentent les ¾ des créations d’entreprises individuelles en 2009.
  • 322 000 auto-entreprises ont été créées en 2009 majoritairement dans les secteurs du commerce et des services aux entreprises et aux particuliers.
  • Seuls 1,5% des auto-entrepreneurs disent avoir pris ce statut à la demande de leur employeur.
  • 23% des auto-entrepreneurs déclarent avoir « professionnalisé une activité déjà exercée»

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Les chiffres d’affaires générés par les auto-entrepreneurs

  • 921 millions d’euros de chiffre d’affaire ont été générés en 2009 sous ce régime.
  • Ce chiffre d’affaires a été réalisé par 45% des auto-entrepreneurs, ce qui signifierait que 55% n’ont rien facturé.
  • Le chiffre d’affaires moyen annuel des nouveaux auto-entrepreneurs est de 8 500 d’euros. Il se situe aux alentours de 15 000 d’euros pour les entreprises existantes et passées sous de régime.
  • 1,5% des auto-entrepreneurs excèdent les plafonds de chiffre d’affaires pour la 1ère année.
  • 15% des auto-entrepreneurs sont des personnes préalablement en recherche d’emploi.

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Le profil des auto-entrepreneurs

  • Les 2/3 des auto-entrepreneurs sont des hommes.

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Les motivations et les objectifs des auto-entrepreneurs

  • Pour 60% d’entre eux le régime de l’auto-entrepreneuriat doit conduire au développement d’une entreprise à part entière et pour 40% comme un complément de revenus.
  • 90% des auto-entrepreneurs se lancent dans des activités qu’ils n’ont pas exercées précédemment.
  • 60% des auto-entrepreneurs mobilisent leur épargne pour financer l’activité et peu de personnes ont eu recours aux aides (NACRE).

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Les relations des auto-entrepreneurs avec les entreprises

  • 18% des entreprises ont recours à des auto-entrepreneurs pour des prestations de sous-traitance ou des travaux divers (surtout dans le secteur de l’information et de la communication)
  • Moins d’1/4 des entreprises perçoivent les auto-entrepreneurs comme une source de concurrence plus forte que d’autres formes d’entreprise.
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Auteur : Equipe id-carrieres
août 9

Droit du travail : la Validation des Acquis de l’Expérience, VAE.

La Validation des Acquis de l’Expérience, V.A.E., permet de faire reconnaître les compétences acquises par l’expérience professionnelle au même titre que si elles avaient été acquises par une formation initiale ou continue.

La VAE permet d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle, en rapport avec son expérience.

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Bénéficiaires

La VAE est un droit ouvert à tous (salariés, non-salariés, demandeurs d’emploi, …), sous réserve de justifier de 3 ans d’expérience, continue ou non, dans le domaine du diplôme ou du titre visé. L’expérience peut être acquise dans l’exercice d’une activité salariée, non salariée, bénévole ou de volontariat.

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Diplômes visés

En principe, tous les diplômes, titres, qualifications et certifications professionnelles sont accessibles via le dispositif de la VAE, dès lors qu’ils sont répertoriés au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). La liste est accessible sur le site de la CNCP (Commission Nationale de la Certification Professionnelle).

A noter que certaines qualifications ne sont pas accessibles par la VAE pour des raisons liées à la sécurité, à la Défense Nationale ou à la santé (la médecine, par exemple).

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Démarches

Avant toute démarche de VAE, il est conseillé de préciser son projet professionnel afin de choisir la certification la plus appropriée. Cette démarche n’est pas obligatoire.

Les Points d’Information Conseil (PIC) sont des organismes d’Etat chargés de vous conseiller dans vos démarches. Il est également possible de faire appel à des organismes privés pour être conseillé tels que id-carrieres, par exemple !

La VAE peut être réalisée à titre personnel et donc financée par le bénéficiaire directement.

Les actions de VAE peuvent être prises en charge par le plan de formation, ou être réalisées dans le cadre du DIF* ou encore d’un congé VAE.

* Il est recommandé de se renseigner sur les accords de branche dont dépend votre entreprise.

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Plan de formation

La démarche de VAE peut être organisée dans le cadre du plan de formation de l’entreprise, sous réserve de respecter les conditions suivantes :

  • Le salarié doit être consentant ;
  • Une convention doit être signée entre l’employeur, le salarié et l’organisme chargé des actions de VAE.

Les frais liés à la VAE sont alors financés par le budget formation de l’entreprise ou pris en charge par l’OPACIF.

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Congé pour Validation des Acquis de l’Expérience (CVAE)

Le CVAE est un congé limité à 24 heures de travail, consécutives ou non, permettant de réaliser les actions de VAE.

Les salariés en CDD doivent toutefois justifier de 24 mois, consécutifs ou non, d’activités salariées au cours des 5 dernières années, dont 4 mois minimum, consécutifs ou non, sous CDD, au cours des 12 derniers mois, dans une ou plusieurs entreprises.

Ils perçoivent une rémunération calculée selon des règles identiques à celles prévues pour le CIF-CDD.

Le salarié doit faire une demande d’autorisation d’absence auprès de son employeur au moins 60 jours avant le début des actions de VAE.

L’employeur doit répondre dans les 30 jours. Il ne peut refuser le bénéfice du CVAE mais peut le reporter de 6 mois pour raisons de service. Dans ce cas il doit justifier sa réponse.

Un délai de franchise d’un an doit toutefois être respecté entre deux demandes d’autorisations d’absence pour même motif.

Afin de bénéficier d’un maintien de la rémunération (voir condition ci-dessous) et de la prise en charge des frais de VAE, une demande de prise en charge doit être adressée préalablement par le bénéficiaire à l’OPACIF dont relève l’entreprise.(formulaire Cerfa).

En cas d’acceptation, les dépenses liées à la démarche de VAE seront prises en charge, la rémunération étant maintenue dans la limite d’une durée maximale de 24 heures.

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Aide spécifique pour les demandeurs d’emploi

Les demandeurs d’emploi, indemnisés ou non, peuvent bénéficier d’une VAE.

La démarche doit être validée par le conseiller Pôle emploi du bénéficiaire. Ce dernier sera alors renvoyé vers les points conseil Pôle emploi qui l’accompagneront dans sa démarche.

Les modalités d’attribution ainsi que l’étendue de l’aide peuvent varier selon la région, le niveau de qualification, etc. L’aide peut comprendre les prestations d’accompagnement, les droits d’inscription, les actions de validation, ainsi que les actions de formation prescrites en vue de la certification.

Remarque : l’aide spécifique pour les demandeurs d’emploi à la VAE est exclue de l’assiette des cotisations de sécurité sociale, de la CSG et de la CRDS. Elle est également exonérée d’impôts sur le revenu.

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Procédure de validation

Dossier

L’obtention de la certification est soumise à validation, par un jury, d’un dossier retraçant les expériences du candidat. Ce dossier est à retirer auprès de l’organisme de formation chargé de délivrer les certifications et à renvoyer auprès de ce même organisme.

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Jury

Le dossier est étudié par un jury composé d’enseignants-chercheurs et de professionnels nommés par le chef d’établissement.

Une mise en situation réelle ou reconstituée peut être demandée si une telle procédure est prévue par l’autorité qui délivre la certification.

Le jury peut prononcer une validation totale, partielle ou la refuser. Dans le cas d’une validation partielle, le jury doit préciser la nature et l’étendue des connaissances devant faire l’objet d’un contrôle complémentaire. Le bénéficiaire dispose d’un délai de 5 ans pour passer le contrôle complémentaire.

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Textes de référence

Loi n°2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale

Article L. 6411-1 et suivants du code du travail.

Articles L. 335-5, L. 335-6, L. 613-3 et L. 613-4 du code de l’éducation.

Décret n°2002-590 du 24 avril 2002 relatif à la validation des acquis de l’expérience par les établissements d’enseignement supérieur.

Instruction Pôle Emploi n° 2008-30 du 23 décembre 2008

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Auteur : Equipe id-carrieres