Articles avec le tag ‘Candidat’

jan 24

Le recruteur et le point d’inflexion

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Le recruteur a couramment pour principales préoccupations de :

  • identifier les bonnes sources et les bons supports de communication pour trouver des candidats.
  • susciter l’intérêt de candidats… alignés sur sa recherche, et filtrer le plus efficacement ceux qui ne le sont pas.
  • évaluer chaque candidat à partir de critères objectifs définis, pondérer ces critères car le mouton à cinq pattes n’existent pas…

Dans ces premières actions de sourcing et d’évaluation, il donne de la voix…

Nous avons tous été un jour candidat et nous avons tous eu le sentiment dans ces premières étapes que le recruteur donnait le ton : on se laisse convoquer, scruter, sélectionner… Puis le jour où la décision favorable est prise, il est fréquent d’observer un changement de ton… plus mélodieux. Une inflection qui sonne la fin de la relation évaluateur-évalué. On change de registre, il s’agit maintenant de convaincre le candidat de rejoindre l’entreprise.

A peine caricaturales, ces pratiques ont encore largement cours.

Les usages « social » du web tendent aujourd’hui à renouveler dans de nombreux domaines la gestion de la relation, dont le recrutement. On parle aujourd’hui d’Expérience Candidat.

Les finalités de l’Expérience Candidat ne relève pas de la philanthropie ou d’un élan d’humanité retrouvée. Les préoccupations et les objectifs des recruteurs restent les mêmes.

Mais dans cet espace plus ouvert où les voix se font entendre, se perçoivent, s’évaluent, se « Like », la construction de la relation, les attitudes développées tout au long des étapes de sourcing, de mise en relation, d’évaluation réciproque de l’intérêt et de la proposition de valeur… appellent un engagement cohérent, une attention constante, un alignement plus qualitatif entre la fin et les moyens. Il y va de la réputation…

Il n’est pas demandé à cette attention d’être authentique, elle peut l’être au hasard de vraies rencontres… Cette attention doit juste être respectueuse.

Si l’Expérience Candidat contribue aujourd’hui davantage qu’hier à la réputation et à la Marque (pas seulement Employeur) parce qu’elle se vit publiquement, elle doit aussi être pensée comme une composante du recrutement. Les actions, les attitudes, les réactions constituent pour le recruteur comme pour le candidat des sources d’information, d’appréciation et de décision à ne pas ignorer.
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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 23

Recrutement : les attentes du candidat

L’attente majeure d’un candidat qui postule à une offre d’emploi est bien évidemment d’être recruté !

Comme 99 candidats sur 100 ne le seront pas, le recrutement est par nature déceptif pour la presque totalité d’entre eux.

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La déception est aujourd’hui plus forte en raison de l’effort individuel et renouvelé à produire pour trouver un emploi sur un marché du travail sinistré mais aussi en raison de l’automatisation des processus de recrutement qui laisse une moindre place à la relation humaine.

En positionnant les individus au coeur de la production de valeur, le Web social fait évoluer la gestion de la relation dans de nombreux domaines, non-professionnels et professionnels, dont le recrutement. On parle depuis peu de l’Expérience Candidat !

Elan de réhumanisation des relations Recruteur-Candidat ou élément additionnel de création de valeur pour les uns et pour les autres, les pratiques sociales redirigent les projecteurs sur les processus de recrutement et notamment sur les attentes des candidats vis à vis des entreprises et des cabinets de recrutement.

Au fond les attentes des candidats, le « Quoi », n’ont pas foncièrement changé. L’évolution est davantage dans leur prise en compte. L’innovation peut venir des modalités, le « Comment ».

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Où en est ma candidature ?

Par cette question, le candidat est en attente d’une meilleure visibilité sur le processus de recrutement : les étapes, le planning…

Qu’il soit en poste et en recherche d’une nouvelle opportunité ou sans emploi, chaque candidature à une offre d’emploi suscite tout d’abord un espoir, l’espoir d’une opportunité dont la rareté est à la hauteur de l’attention portée.

Le candidat a besoin de gérer sa dynamique de recherche, la connaissance du « quand » en est une composante.

Du côté des recruteurs, la formule retenue ces dernières années et formatée par les outils de e-recrutement proposés consiste à faire parvenir un e-mail automatique qui a 2 objectifs : accuser réception de la candidature et se dispenser à l’avance de la réponse de refus en précisant que si le candidat n’est pas contacté dans un délai de 3 semaines, ce courrier signifie un refus qui vient clore la démarche.

Si la première partie de la réponse répond à une partie de l’attente du candidat concernant la prise en compte de sa candidature et le planning de la première étape de la sélection, les réponses automatiques de ce type créent aussi une frustration forte en raison de la disproportion entre l’investissement en énergie et en temps qu’il a du déployer pour poser sa candidature et le temps d’attention accordé par le recruteur.

Pour les recruteurs qui ont à gérer de nombreuses candidatures et qui s’appuie en général sur des outils de gestion de candidatures, il est plus efficace et tout aussi peu consommateur de temps d’envoyer un premier message accusant la bonne réception du dossier du candidat : »j’ai pris en compte votre candidature, l’étude de cette dernière sera réalisée dans les x jours ou semaines ». Puis d’envoyer un second message dans des délais brefs si la candidature n’est pas retenue.

Les études montrent que si les candidats apprécient le téléphone dans le contact avec le recruteur, l’e-mail ou la messagerie d’un réseau social sont aussi appréciés pour être informé de l’avancement du processus.

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Que pensez-vous de ma candidature ?

Le candidat a une attente forte sur l’évaluation de sa candidature à chaque stade de la sélection.

Elle est directement lié à l’objectif ultime de sa démarche : le résultat.

Elle contribue à l’apprentissage individuel que le candidat doit réaliser pour améliorer au fur et à mesure l’efficacité de ses candidatures et aboutir dans sa recherche d’emploi.

Des ajustements de contextes, lorsque le projet professionnel est clair et la stratégie de recherche a été travaillée.

Un apprentissage plus conséquent quand la recherche n’a pas été suffisamment préparée, réfléchie (nous sommes toujours étonnés de constater qu’il y a, en dépit des difficultés d’emploi, autant de candidats qui n’ont pas professionnalisé leur recherche…).

Il est difficile pour un recruteur de faire un feedback détaillé, oral ou écrit, à chaque candidat aux différentes stades de la sélection, et plus particulièrement lors de la première sélection.

Des éditeurs de logiciels de gestion des recrutements tentent d’aborder la question par l’amont en tentant de réduire le nombre de candidatures non pertinentes, en faisant évoluer les critères en nombre ou en nature (compétences, aspirations, culture du candidat, etc.). Si les candidatures sont plus pertinentes et en nombre réduit, les temps engagés seront moindre tant en matière d’évaluation que de feedbacks aux candidats.

Nous constatons dans nos activités de conseil en ressources humaines auprès d’entreprises, CANDEN, que néanmoins en période de chômage intense, les candidats développent des stratégies de réponses à toutes les annonces, qui de près ou de loin leur pourrait leur correspondre. Une des solutions que nous avons personnellement mis en place dans notre position d’artisan recruteur (cette activité n’étant pas majeure) consiste à qualifier les candidatures inappropriées par 2 ou 3 mots-clés et à regrouper les réponses négatives en précisant à partir de ces quelques mots les raisons du refus.

Si l’effet nombre peut pénaliser l’existence ou la qualité du feedback de la première sélection, il est indispensable à l’issue des étapes de sélection suivantes (entretiens successifs, tests éventuels, etc.) de réaliser un feedback personnalisé au candidat engagé dans le processus.

Si le candidat a des attentes au départ, ses attentes sont renforcées lorsque le recruteur lui a montré un intérêt. Le message comme quoi le profil pourrait convenir appelle une attente forte sur la réponse : « Pourquoi ne convient-il plus ? ». Recruter, c’est aussi refuser. L’activité « refus » est à intégrer au processus de recrutement.

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L’attention est une attente réciproque.

Du recruteur qui souhaite attirer celle des candidats potentiels tout au long de la démarche : du sourcing à la signature du contrat d’embauche.

Du candidat qui a mobilisé sont attention sur l’offre d’emploi, l’entreprise et sur le processus d’évaluation proposé.

L’innovation en matière de recrutement va se poursuivre dans les prochaines années au tour de la dimension « social ».

Pour les recruteurs, le « recrutement 2.0″ ne se limitera pas à une « chasse de têtes » partiellement démocratisée.

Pour le « candidat 2.0″ rechercher un emploi rimera davantage avec une plus grande qualification des sources d’opportunités et des opportunités, elles-mêmes (the social job seeker)

Un recrutement et une candidature plus relationnels et plus interactifs qui favorisera cette attention humaine réciproque.

Les réseaux sociaux ou les éditeurs d’outils de gestion de candidatures ont encore un large champ de réflexions et d’innovation en matière de gestion de la relation Recruteur-Candidat.

Si l’Expérience Candidat est un sujet qui vous intéresse, nous vous convions à assister à l’atelier que nous animerons à #TruParis le 9 février prochain à l’initiative de Link Humans, société de conseil en stratégie de recrutement.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 19

“Recruter, ce n’est pas marketer. Recruter, c’est vendre”




Que pensez-vous de cette affirmation ?
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Voici une phrase-clé et intéressante lancée par Matt Charney (@MattCharney), Social Media Manager chez Monster Monde, sur Focus.com à la discussion #TNL sur la place du mobile dans le recrutement.
Il était intervenu au dernier #TNL Chicago (non-conférence sur le “social recruiting”) lors d’un panel il y a peu, avec encore une fois de nombreux points de réflexion intéressants.

Le marketing du recrutement, c’est du marketing”. Mais cependant, recruter c’est vendre.

Au-delà de la sémantique et des mots de substitution qu’on pourrait mettre, il y a bien une distinction nette à faire.

Il est absolument clair que recruter est la vente d’un rôle spécifique, d’un environnement de travail, en phase avec les aspirations de la personne (culture d’entreprise, objectifs de carrière, etc…) et de l’entreprise en question. On en vient ainsi à la partie “transactionnelle”, qui répond aux objectifs de délai et de cible de talent.

Dans un billet précédent, il était question d’upskilling nécessaire, soit l’acquisition de compétences nouvelles permettant de faire face aux nouveaux challenges.

Dans ce cas, la vente a également changé. L’interconnexion et l’accès aux informations riches permettent d’accélérer les phases d’identification dans la plupart des cas. Les médias sociaux facilitent les dynamiques de communication directe et les rencontres.

La partie marketing vient créer un environnement fertile et propice aux prises de contact, avec pour objectif de préserver l’authenticité des messages et de considérer les salariés comme des ambassadeurs potentiels; d’où un rapprochement entre des départements RH et  ceux du marketing et de la communication.

Et dans cette partie-ci, c’est là où la synchronisation, l’alignement avec la marque corporate est importante; difficile de fidéliser et d’attirer quand les actualités de l’entreprise ne sont pas aux beaux jours.

L’attractivité du secteur d’activité-même et les dynamiques démographiques sont des exemples  d’éléments macro-environnementaux qui s’imposent aux employeurs d’un même marché, et qui influent sur la nature, l’intensité du marketing mis en oeuvre.

Matt Charney a raison de partir à contre-courant et de rappeler la finalité transactionnelle.

Tout le travail d’interactions, d’écoute, de design de l’expérience-candidat et de l’expérience-salarié aussi (finalité relationnelle), doivent tendre vers le renforcement des collaborations actuelles et l’amorce de collaborations nouvelles (selon les différents échanges et l’utilité perçue par les deux parties, candidat et recruteur). Le but est ainsi de mêler ces deux finalités.

Cela remet aussi en question le travail des cabinets de recrutement classiques qui se placent finalement dans la zone transactionnelle. Sans les éléments d’alignement cités plus hauts et la finalité relationnelle, les conditions de recrutement sont autres.

Il est clair qu’une entreprise “cool” telle que Apple part avec des a priori très positifs, de par la marque corporate et le rayonnement des différents produits vendus.

Aujourd’hui, il y a la possibilité, l’opportunité d’aller plus loin pour finalement créer un avantage employeur.

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Auteur : Lilian Mahoukou
déc 7

User des médias sociaux pour le recrutement : la fatigue du candidat

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Cette photo est une affiche reprenant la ruée historique vers l’or au milieu du 19è siècle. Ce mouvement est à associer à un engouement, à la perception d’un gain important. James Marshall fut le premier à trouver de l’or en 1848. Par effet de boule de neige, l’intérêt pour cette aventure s’est amplifié et des flux migratoires importants ont été constatés.

Quel lien entre la ruée vers l’or et la Social Recruiting Conference qui avait lieu à Paris Jeudi 1er décembre ? Pourquoi est-ce important de partir de ce point de vue ?

Le sur-enthousiasme vis-à-vis des médias sociaux et l’incompréhension du décalage nécessaire sont deux trappes à part entière.

Passer par les médias sociaux peut, paradoxalement, rendre l’expérience candidat moins intéressante et développer une fatigue.

Il s’agit du contexte dans lequel le candidat serait sur-sollicité et exprimerait un rejet. De là, il est quasiment certain que l’employeur grille les chances de créer un lien durable et de se faire recommander.

Si des statistiques tentent de démontrer une adoption importante, alors qu’en faire et par où commencer ? Ces éléments chiffrés sont-ils valables pour le monde entier, pour un continent précis, pour un pays, pour un secteur d’activité ou encore pour un métier spécifique ?

Les différentes études sont des indicateurs. Cela dit, il n’y a rien de mieux que de partir de sa propre situation. Il y a certes des potentialités d’usage, quelles sont-elles ?

On observe un parallèle révélateur entre le marketing et le recrutement. En effet, quelques années en arrière (et encore aujourd’hui), de nouvelles pratiques et de nouveaux métiers ont vu le jour. C’est le cas du fameux « community manager » qui, de par sa polyvalence, va très souvent jouer le rôle d’interface entre l’entreprise et les clients.

Que vous le souhaitiez ou non, des conversations ont lieu sur vos marques, sur votre entreprise, en ligne ou dans la vraie vie. La notion de contrôle est dépassée et celle d’engagement prend de la valeur.

En revenant encore en arrière, Seth Godin avait écrit le livre « Permission Marketing » en 1999, une approche marketing qui se veut être à l’opposé du marketing de l’interruption jugé trop intrusif et transactionnel.

Et dans un monde où il existe une multitude de marques, les futurs clients sont sur-sollicités, et le phénomène s’accentue au fur et à mesure que la lutte pour l’attention se développe. L’usage des médias sociaux est un coût relativement léger et la communication est très directe.

On en vient à la fatigue du client. Ce dernier devient beaucoup plus sélectif et dispose de moins d’attention.

Interruption. Permission. Le passage de l’un à l’autre va dans le sens d’une personnalisation, du respect des choix et des préférences du client et de l’objectif de construire une relation durable.

Nous ne parlerons pas de fatigue du client mais bien évidemment de fatigue du candidat. Trois exemples :

- sollicitations directes et fréquentes pour des postes qui ne correspondent pas aux aspirations du candidat, ou pour des demandes de recommendations de candidats,
- des contenus majoritairement à base d’offres d’emploi ou de publicités RH autres,
- des invitations fréquentes à des évènements trop corporate et pas assez en phase avec les attentes des candidats.

Cette fatigue est étroitement liée à la qualité de l’expérience-candidat même.

Quelques points à explorer pour aller dans le sens d’une expérience positive (associée à une marque commerciale performante) et créer de l’enthousiasme chez le candidat :

- intervenir bien en amont de la diffusion d’offres d’emploi
- travailler sur sa proposition de valeur employeur et optimiser l’expérience-salarié
- écouter, se connecter et engager la conversation en premier lieu
- penser « permission », « opt-in » (attirer plutôt qu’être pushy)
- opter pour une fréquence raisonnée de partage de contenus
- créer du contenu donnant plus d’éléments sur l’expérience-salarié (vaste terrain d’innovation) et donner le micro aux salariés-mêmes

Au fur et à mesure que le niveau d’adoption des médias sociaux par les recruteurs haussera, la production globale de contenus aura la même tendance et les risques de fatigue également (en fonction des pratiques employées).

Les médias sociaux sont des facilitateurs de connexions, de rencontres.

La fabuleuse opportunité réside ainsi dans la création de relations durables, de l’approfondissement progressif des liens et l’établissement d’un pont solide entre employés et candidats au final.

Sans cette vision sur le long terme, sans la cohérence, l’adoption du bon état d’esprit, l’optimisation de l’expérience-salarié et de l’expérience-candidat, on en vient à se noyer dans une lutte stérile pour l’attention.

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Auteur : Lilian Mahoukou
nov 2

Le recrutement et l’Expérience Candidat

Si l’Expérience Candidat est un sujet à part entière du Social Recruiting, c’est parce qu’elle contribue à créer de la valeur pour l’entreprise et pour le candidat, au-delà du recrutement.

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Les entreprises commencent à comprendre l’importance de l’Expérience Candidat dans le processus de recrutement, en lien notamment avec les media sociaux qui favorisent l’échange d’informations entre candidats, entre (ex) salariés et candidats…. En lien aussi avec les difficultés de recrutement qu’elles rencontrent… autre sujet !

L’Expérience Candidat sera longuement illustré lors de la Conférence Européenne qui se tienndra à Paris le 1er décembre prochain sur le Social Recruiting par les partages de pratiques et d’expériences des entreprises comme Air Liquide, Danone, Vivaki France, Work4Lab ou Deloitte mais aussi des PME comme People in Action. Nous y participerons et nous relaierons sur ce blog les retours d’expérience, les résultats concrets et les perspectives du recrutement via les media sociaux pour les entreprises et pour les candidats.

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Colin Frankland, B2B Marketing Director, Viadeo
Charlotte Vitoux Evrard, Talent Acquisition Manager, Vivaki France
Stephane Le Viet, CEO & Co-founder, Work4Labs

Offrir une meilleure Expérience Candidat peut conduire aux avantages suivants :

  • attirer davantage de candidats, mieux qualifiés par rapport aux besoins, davantage en adéquation avec la culture de l’entreprise,
  • développer un bouche à oreille positif sur l’entreprise et donc sur les offres.
  • renforcer l’intérêt pour le poste par l’intérêt pour l’entreprise,

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Améliorer l’Expérience Candidat peut passer par différentes actions :

  • En complément des informations transmises sur le poste (ce qui n’est déjà pas toujours bien réalisé…), transmettre un maximum d’informations sur l’entreprise et sa culture, ses fonctionnements et ses enjeux objectifs, les plus motivants mais aussi ses challenges et points de progression.
  • Mieux informer sur les modalités et le planning de recrutement. De plus en plus de sites d’entreprises présentent le déroulement d’un entretien, les points qu’elles souhaitent aborder, le détail du processus de recrutement lui-même, voire des outils multimedia permettant de travailler son entretien….
  • Bien évidemment, l’éternelle réponse au candidat, même si cette dernière est négative. Les réponses automatiques qui accusent réception de la candidature et qui laissent au candidat le soin de compter jusqu’à 3 semaines pour constater seul qu’il n’a pas été retenu, a toujours un effet dévastateur direct sur l’image de l’entreprise. Y compris, quand l’entreprise passe par un intermédiaire du recrutement.
  • En corollaire, choisir un cabinet de recrutement qui est à son image, proche de sa propre culture d’entreprise et bien qualifier préalablement puis suivre les actions qu’il met en oeuvre.
  • Si le profil identifié est en poste et n’envisage pas actuellement de changer ou si la candidat ne correspond pas à la recherche en cours mais présente un intérêt fort pour l’entreprise à l’avenir, donner la possibilité de garder le contact avec l’entreprise (email, application mobile, groupe sur les media sociaux ou plus sophistiqué via un outil de CRM, Candidate Relationship Management…)

Tous ces éléments, et d’autres encore, renforcent l’attractivité de l’entreprise pour ses recrutements d’aujourd’hui et de demain, mais aussi pour d’autres actions qu’elle est amenée à conduire en interne comme en externe. Au-delà de la Marque Employeur, c’est la Marque tout court qui est valorisée.

Améliorer l’Expérience Candidat est directement créateur de valeur pour le processus de recrutement : les échanges enrichis avec les candidats renforcent la pertinence de la sélection et sécurisent une adéquation plus large entre le candidat et l’entreprise.

De plus, la nature de la relation lors du recrutement, sa qualité, se prolonge très souvent lorsque le candidat devient un collaborateur. L’Expérience Candidat vient nourrir l’Expérience Collaborateur. Tout DRH ou manager qui recrute peut faire aisément ce constat. Le recrutement n’est-il pas le premier acte de management ?

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Auteur : Equipe id-carrieres
oct 17

Recrutement : pourquoi serais-je un candidat 2.0 ?

Il y a quelques mois, nous avions écrit « Pourquoi serais-je un salarié 2.0 ?« . Les discours d’exhortation à « se vitriniser » pour être recruté, discours sincèrement ou businessement enthousiastes, nous conduisent aujourd’hui à explorer les intérêts d’une présence « social » pour les candidats à un emploi, quelle que soit leur situation professionnelle…

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Le candidat 2.0 ?

C’est avant tout un professionnel qui cherche à évoluer ou à retrouver une activité professionnelle.

Il utilise les réseaux sociaux professionnels pour développer des points de contacts, accroître sa visibilité auprès des recruteurs, contacter des recruteurs, recueillir des informations sur les activités et les offres d’emploi des entreprises.

Il a éventuellement un blog où il fait valoir ses compétences et ses aptitudes à travers les articles qu’il rédige.

Membre d’un réseau ou plusieurs réseaux, il communique à travers son profil sur son parcours, ses projets, ses relations professionnelles. Il reçoit et donne des recommandations.

Il interagit dans des groupes avec lesquels il partage des intérêts professionnels en logique d’avis ou d’apports d’expertises et d’expériences.

Le candidat 2.0 tel que décrit ici n’est pas encore le candidat le plus couramment rencontré sur les réseaux sociaux. Beaucoup de personnes ou de membres identifient difficilement comment utiliser les réseaux sociaux par rapport à leur objectif et comment ils peuvent venir compléter les démarches qu’ils conduisent par ailleurs.

La majorité des membres dispose d’un profil avec un copier-coller de leur CV (cf. Ne mettez pas votre CV sur votre profil social). Ils ont recherché leurs collègues et ex-collègues d’emploi ou d’études. Les plus « téméraires » partent à la recherche de nouvelles relations, des demandes de relations impersonnelles à partir des mots-clés et des messages standards. Ils suivent aussi quelques groupes, essentiellement de la lecture d’articles, n’osant pas interagir par crainte de desservir leur personnal branding…

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Quels intérêts ?

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Le candidat juste « vitrinisé » n’a pas grand chose de plus à attendre de sa présence sociale que lorsque son CV était seulement dans une CVthèque.

Le candidat 2.0, le « vrai », peut enrichir sa démarche de recherche d’évolution ou d’emploi. Il peut différencier son profil de son CV en présentant son parcours et ses projets pour susciter la conversation. Il peut élargir tactiquement son réseau de relations en capitalisant sur ses expertises techniques ou sectorielles et en prolongeant les mises en relations par des rencontres physiques ou des participations à des évènements. Il réalise de nouveaux apprentissages par l’écoute et la veille, recueille des feedbacks, des partages réciproques d’expériences ou de connaissances.

Des interactions à la fois sincères et tactiques qui soutiennent ses objectifs « business »…

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Que lui proposent les recruteurs ?

Pourquoi serai-je un candidat 2.0, un vrai ? En réalité, aujourd’hui pas grand chose de très nouveau.

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Des pages entreprises qui ressemblent aux pages Carrières d’un site web institutionnel… Des offres d’emploi qu’il trouve aussi sur les sites d’emploi… Des logiciels de sélection de CV, oups ! lapsus Profil, à partir de mots-clés… Il est beaucoup question de l’expérience Client. Quid de l’expérience Candidat ?

A quoi sert-il à un candidat d’investir dans la production de contenus, publications, recommandations, commentaires… si de toute façon, seuls les emplois tenus et les noms des employeurs ex ou actuels restent les critères de sélection pour une première relation avec un recruteur ?

Les réseaux sociaux professionnels ont largement orienté leur marketing et leur communication vis à vis de leurs membres, leur fond de commerce, et vis à vis des entreprises, leurs réels clients, sur des promesses en matière de recherche d’emploi et de recrutement qu’ils ont des difficultés à tenir : notamment, entrez plus facilement en contact avec les recruteurs pour les uns, accéder à des candidats non déclarés pour les autres…

Quant aux entreprises qui recrutent, elles ont essentiellement orienté leurs actions vers ce qu’elles savent le mieux faire le marketing de leur marque Employeur. Elles tentent progressivement de se former à l’utilisation des outils de recrutement qu’on leur propose et n’ont pas encore réellement revu leurs approches, essentiellement en amont dans la définition de leurs besoins en compétences et des attributs culturels.

Les conseils en recrutement ont aussi majoritairement dupliqué leurs méthodologies. Les rares à avoir adopté l’approche « full-social » sont en questionnement sur le nouveau modèle économique du recrutement. Ou du conseil en recrutement ? … De nouveaux métiers (fonctions ou compétences ?) émergent, les sourceurs de profil (connaîtront-ils le même sort que les knowledge managers, les community managers ?… ).

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Contribuer au changement…

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Malgré les manques, les lacunes, les imperfections que l’on trouve aujourd’hui sur les réseaux sociaux, les candidats, nous tous, avons intérêt à poursuivre ces expérimentations, en version 2.0 et demain x.0, dans l’objectif de faire bouger les pratiques et les méthodes de recrutement.

C’est ici encore la force d’Internet. Les personnes individuellement peuvent contribuer à des communautés qui portent une voix, suggèrent des pistes, chahutent ce qui ne fonctionne pas. Et dans le cas du recrutement, c’est dans l’intérêt de tous, individus et entreprises.

Etre candidat 2.0, c’est aussi refuser de rentrer dans des systèmes trop automatisés tels que nous les avons connus depuis toujours. Par exemple, ne pas se prêter à la sélection automatisée en ne publiant pas sur son profil l’intégralité de son parcours. Si aucun membre ne le fait, les processus tombent et il faudra bien en trouver d’autres, plus relationnels, plus conversationnels, plus « social » qui remet réellement l’humain et la relation au coeur du recrutement, et plus largement des relations salariés- entreprises, comme on nous l’annonce en tant que tendance ou aspiration ? …

Etre candidat 2.0, c’est peut-être d’abord être membre de communautés professionnelles sur des plateformes sociales, qui présentent l’avantage de démultiplier les opportunités de contacts et d’apprentissages et de favoriser l’engagement dans des propositions et des expérimentations touchant notamment au recrutement et aux carrières, dont certaines contribueront à faire bouger les lignes et les pratiques…

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Source photo

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
juil 30

Après l’e-recrutement, le recrutement 2.0, que pourrait-être le recrutement 3.0 ?

Jean-Christophe Anna du blog Job 2.0 a sollicité environ 50 spécialistes du recrutement ou des RH pour partager leur vision sur l’évolution du recrutement on line dans les prochaines années. Intéressant, non ?.

Petit poucet de l’emploi et des RH sur internet, id-carrières.com et son équipe n’ont pas été questionnés sur le sujet. Nous avons néanmoins tenu à y contribuer modestement à partir de nos expériences, de nos réflexions et de nos aspirations. Réalisables ou pas aujourd’hui ou demain, nos projections sont dans la droite ligne de nos convictions : contribuer à faire bouger les pratiques et les lignes, à ouvrir au plus grand nombre les leviers de l’emploi et d’une vie professionnelle réussie (chacun/chacune pouvant mettre dans le terme « réussie » ce qu’il/elle souhaite … ) et à rendre plus qualitatif le management des ressources humaines dans les entreprises et plus globalement sur la marché du travail.

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Le recrutement 3.0 est censé être l’étape qui suit l’avènement et logiquement la disparition du recrutement 2.0. Si tant est qu’il est suffisamment vécu et avoir été pratiqué au point de le faire disparaître au profit d’innovations qui en renouvelant les pratiques des candidats, des recruteurs et des entreprises apporteraient à chaque partie une nouvelle valeur ajoutée. Comme Flavien Chantrel dans la présentation de sa vision du recrutement 3.0 sur Job 2.0, nous pensons que le recrutement 2.0 a initié de nouvelles façons de faire mais il est loin d’avoir été exploité par le plus grand nombre et dans tout son potentiel, notamment participatif cf. 2.0, pour des objectifs et enjeux en la matière, celle du recrutement, qui restent à définir et que nous tenterons d’aborder dans notre préambule au recrutement 3.0.

Résumer le recrutement 2.0 n’est déjà chose facile. On pourrait dire que dans la logique du web participatif (technologies, outils, usages), le recrutement 2.0 se caractérise par de :

  • nouveaux outils de communication des annonces d’emploi et des CV (démultiplication et enrichissement des supports),
  • nouveaux outils de mise en relation recruteurs/candidats (espace virtuel de recrutement, entretien à distance, réseaux sociaux, …),
  • de nouveaux outils de gestion des candidatures pour les personnes et les entreprises, etc.

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Quelles seraient tout d’abord les évolutions souhaitables pour les personnes et les entreprises en matière de recrutement ?

1- Rénover les processus de sélection, et notamment les outils comme le CV :

  • pour mieux répondre aux enjeux économiques et RH des entreprises, notamment l’innovation, l’intrapreneuriat et la créativité …  et engagent de nouvelles pratiques internes en matière de compétences, de management, de gestion des trajectoires professionnelles, …
  • pour « décritériser » les candidats et les entreprises et redonner une dimension humaine et relationnelle. Le contexte de déséquilibres structurels entre l’offre et la demande, et de « vitrinisation » des candidats tend à donner une vision marchande de la main d’oeuvre (une ressource qui se vend, une ressource que j’essaie et éventuellement achète …).
  • pour redéfinir un nouveau socle de « best pratiques » adaptés aux nouveaux outils et usages et réduire les inégalités de traitement, garantir l’éthique …

2- Faciliter davantage l’accès aux informations sur l’emploi et les environnements professionnels pour les candidats et pour les entreprises. Comme les sources, les informations sont certes abondantes.Mais elles ne sont pas forcément transparentes ou exhaustives et entretiennent les barrières générationnelles, sociales, de formation, etc .

3- Simplifier le processus de gestion des candidatures pour les candidats et pour les recruteurs. La démultiplication des sites d’annonces d’emploi ou d’agrégateurs et de sites CV (page web, vidéo, réseaux sociaux, …) complexifient la gestion et le suivi des démarches.

4- Faciliter l’acquisition de la compétence à s’orienter et à rebondir dans le contexte d’une individualisation des parcours professionnels et d’une succession de statuts et d’expériences (une carrière professionnelle … mais ça n’existe plus !).

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Comment le recrutement 3.0 pourrait y contribuer, une des conditions d’ailleurs de son adoption par les acteurs ?

  • Le candidat propose une expérience recruteur dans un espace unique, dédié à son identité professionnelle : enrichir les contenus des profils des candidats au-delà du CV, le « rich profile » en associant à un résumé de parcours d’autres supports pluri media permettant d’intégrer les compétences métier, transversales, comportementales, etc. , de présenter la proposition de valeur sous une forme moins soporifique que la lettre de motivation actuelle (papier ou formulaire), … complété d’un « social profile » pouvant comporter des références professionnelles et des recommandations, des contenus professionnels publiés, des contributions à des communautés professionnelles, … offrir aussi diverses modalités de mise en relation aux recruteurs et de dialogue en mode synchrone ou asynchrone, etc. Cet espace intègre la gestion de toutes les activités de recherche d’emploi (veille, réponse, document communiqué, état d’avancement, etc.).

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  • Le recruteur propose une expérience candidat dans un espace unique : enrichir les annonces des entreprises qui recrutent, la « rich job offer » en associant à un résumé de l’offre d’emploi avec d’autres supports pluri media d’information sur l’entreprise : ses activités, les filières métiers, la politique RH, les carrières, un mini bilan social, sa présence sociale … offrir ici aussi diverses modalités de mise en relation et de dialogue en mode synchrone ou asynchrone, etc. Tout ce ci pouvant être co-construit avec des salariés actuellement dans l’entreprise. Cet espace intègre la gestion de l’ensemble des tâches de recrutement (annonce, sélection, réponse, etc.).

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  • L’espace unique intègre des modules de formation adaptés à différents niveaux intégrés afin de permettre l’accès au plus grand nombre de personnes et faciliter la prise en mains.
  • Grâce aux progrès des outils sémantiques, l’amélioration des sélections par critère pour les recruteurs et les candidats (work in progress).
  • Associer davantage les salariés au recrutement en développant la mobilisation de leurs réseaux professionnels, la cooptation, la viralisation par l’interne des offres d’emploi.

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Tout ceci accompagné d’une bonne dose de relations humaines, d’éthique et de clarification des règles relatives à la propriété et à l’utilisation des données professionnelles personnelles.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY