Articles avec le tag ‘Accompagnement’

avr 20

Lancement d’une nouvelle campagne sur les Troubles Musculo-Squelettiques TMS

« Mettre fin aux troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise, c’est possible ».

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C’est sous ce slogan qu’Eric Woerth, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, a lancé le troisième volet de sa campagne de communication sur les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), le 19 avril 2010.

Après deux campagnes de sensibilisation aux risques de TMS, cette nouvelle campagne de communication vise à favoriser la mise en œuvre effective des démarches engagées dans le cadre du plan de prévention dans les entreprises. A cette fin, la campagne renvoi au site internet www.travailler-mieux.gouv.fr, qui propose notamment des exemples de pratiques préventives contre les TMS.

Diffusée à la radio et dans la presse spécialisée, Eric Woerth rappelle que les TMS représentent la première cause de maladie professionnelle en France, avec 8,4 millions de journées de travail perdues chaque année pour un coût annuel (hors frais indirects) de 847 millions d’euros selon la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS).

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
avr 7

Demandeurs d’emploi, Pôle Emploi n’était pas officiellement en charge de votre orientation professionnelle. Ah bon ?

Demandeurs d’emploi, vous pensiez que Pôle Emploi était en charge de vous indemniser, de vous conseiller sur votre positionnement, sur votre recherche ou sur une formation, et de vous aider à retrouver un job.

Eh bien, non.  Jusqu’à présent, officiellement (et peut-être officieusement , non plus …), Pôle Emploi ne vous conseillait pas sur votre parcours et sur les leviers pour retrouver un emploi !

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Les grandes réformes du Service Public de l’Emploi se poursuivent et depuis le 1er avril 2010, Pôle Emploi est officiellement en charge de votre orientation professionnelle.

Et ce, par un transfert des conseillers en formation (profil psychologues) de l’autre grand acteur public de l’emploi l’AFPA (l’Agence pour la Formation Professionnelle des Adultes) et quelques transferts de budgets …73 millions d’euros.

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La nouvelle mission d’orientation de Pôle Emploi est donc redéfinie ainsi cf. le site lafusionpourles nuls.com :

« L’orientation vise à aider les personnes à partir de leurs capacités, compétences et aspirations en lien avec la situation du marché du travail, les opportunités d’emploi et les contraintes de mobilité géographique, à prendre des décisions quant à des choix de carrière, de mobilité professionnelle et des choix d’acquisition et de développement de compétences.

Pour Pôle emploi, l’orientation s’inscrit dans une finalité globale, l’accès au marché du travail des actifs, de leur évolution professionnelle et de leur maintien sur le marché du travail. Elle contribue ainsi à sécuriser son parcours professionnel et favorise les mobilités professionnelles passant notamment par la préparation et la réalisation de projets de formation.

Le transfert des activités d’orientation à Pôle emploi permet d’offrir un ensemble de services cohérents et redéfinis articulant l’indemnisation, l’orientation et le placement, au profit des demandeurs d’emploi sur un même site ou en proximité, d’assurer une bonne coordination des actions par le conseiller personnel, et de mieux intégrer les prestations d’orientation au parcours du demandeur d’emploi ».

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Donc la mission d’indemnisation de Pôle Emploi s’est concrétisée par la fusion avec l’ASSEDIC ; celle d’Orientation par une fusion partielle avec l’AFPA … à quand une fusion pour le placement ? et avec qui ?

Peut-être l’APEC (l’Agence pour l’Emploi des Cadres) ? mise en demeure par Bruxelles de choisir entre statut public ou privé et … un budget de 100 millions d’euros pour l’Etat à transférer potentiellement vers Pôle Emploi source La revue de presse des retraites et Capital.fr.

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Votre conseiller personnel Pôle Emploi va devoir lui aussi être orienté vers une formation pour acquérir toutes les compétences supposées de sa triple mission : vous indemniser, vous orienter, vous placer.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 26

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

Dans le cadre des mesures devant favoriser l’emploi des seniors, la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009, relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie, a instauré pour les entreprises d’au moins 50 salariés l’obligation d’organiser un entretien professionnel dans l’année qui suit les 45 ans du salarié.

Cet entretien qui doit se dérouler à l’initiative de l’employeur doit permettre d’accompagner le salarié dans la seconde partie de sa carrière en l’informant notamment sur ses droits d’accès à la formation, à un bilan de compétences, à un bilan d’étape professionnel ou à une action de professionnalisation.

La loi ne précise pas si cet entretien doit être renouvelé ultérieurement.

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Auteur : Equipe id-carrieres
mar 16

Partage d’expérience : Bilan professionnel et Recherche d’emploi

« Je me suis retrouvée à nouveau sur le marché du travail il y a un peu plus d’un an, après être restée en CDD dans une grande société de renommée mondiale.

Mon parcours est assez atypique quoique ponctué d’expériences passionnantes et très enrichissantes, néanmoins peu de recruteurs ont « su » voir l’intérêt de mon parcours et de mon CV, me percevant plutôt comme étant le profil de quelqu’un d’instable, ils ne rentraient pas dans le moule des CV traditionnels et formatés selon tel ou tel profil. Ils ne reflétaient ni ce que je voulais faire ni ce que j’étais.

Puis j’ai eu l’opportunité et la chance d’être mise en contact avec MP Fleury d’id-carieres. Lorque je lui ai envoyé mon CV, elle a tout de suite vu ce qui n’allait pas dans son contenu, et j’en avais vu des recruteurs, mais peu de personnes voire quasiment personne ne m’avait dit que mon CV me rangeait automatiquement dans un type de profession qui ne me correspondait pas, ou plus, et dans tout ce flot d’informations, je ne mettais pas assez en valeur ce que je savais faire et aimais faire avant tout!

J’ai bien plus avancé avec elle en un mois qu’avec mon conseiller pôle emploi en presque 1 an, et pourtant il est un des rares à se sentir impliqué par son travail. Mon témoignage n’est pas une diatribe contre Pôle emploi, mais force est de constater qu’il a fallu que je m’adresse à un site web et des consultants privés pour prendre mon avenir professionnel en main.

J’étais arrivée à un moment de doutes et de forte remise en question et je suis ravie de ce travail avec Id carrières. J’exhorte les dubitatifs et les indécis à faire ce travail d’accompagnement par des professionnels très compétents et qui ne sont absolument pas comme les recruteurs traditionnels (là encore pas de diatribe à l’encontre de cette profession). Ils vous font sortir le meilleur de vous-même et vous redonnent confiance.

C’est tout ce qui me manquait et dans ces temps difficiles, c’est fort rassurant!  Après un peu plus de deux mois, j’attaque la 2ème partie de recherche active et mon nouveau CV me ressemble complètement et reflète vraiment ce que je sais faire, il me positionne enfin en vraie professionnelle … ».

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Axelle est employée et réside en Ile de France. L’enjeu d’Axelle face à l’emploi était de formuler un projet professionnel pertinent par rapport à ses nombreuses expériences (beaucoup de CDD et d’intérim, longs et courts), ses compétences, sa personnalité et ses aspirations et aussi par rapport à la réalité du marché du travail.

Avant de refaire son CV, il était nécessaire d’aider Axelle à faire un point sur ses atouts, à repenser ses expériences et ses compétences sous d’autres angles, à tirer des fils rouges, à identifier objectivement ses points de progrès aussi et à définir des axes de recherche d’emploi, en résumé faire un bilan professionnel, construire  un projet professionnel clair et argumenté.

C’est seulement sur la base de cette réflexion que nous avons pu aborder les outils de recherche tels que le CV et que nous l’accompagnons à présent sur sa recherche d’un emploi. Le dynamisme d’Axelle, son engagement dans la démarche et sa volonté d’aller de l’avant ont aussi beaucoup contribué aux résultats obtenus.

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Nous publierons régulièrement les témoignages de personnes que nous avons accompagnées sur id-carrières non pas dans le seul but de promouvoir le site, mais avec l’objectif de vous convaincre que si le marché de l’emploi est effectivement tendu et complexe, chacun d’entre nous détient néanmoins une partie des clés, qu’il faut les actionner et si nécessaire apprendre à les actionner.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 5

2 Contrats uniques d’insertion : Initiative Emploi (CIE) et Accompagnement dans l’Emploi (CAE)

Dans un précédent billet, nous exposions la complexité des dispositifs mis en place dans les domaines de l’emploi et de la formation (Formation et Emploi : le big bazar français !).

La mise en place de la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 relative au Revenu de Solidarité Active (RSA)1 réforme le paysage des contrats aidés dans un souci de simplification.

Les Contrats d’Avenir (CAV) et les Contrats d’Insertion – Revenu Minimum d’Activité (CI-RMA) sont ainsi supprimés au profit du Contrat Unique d’Insertion (CUI), qui annule notamment la distinction relative aux bénéficiaires de minima sociaux. La différenciation s’opère désormais selon le secteur d’activité.

Sont ainsi créés :

  • le CUI-CIE pour le secteur marchand,
  • le CUI-CAE pour le secteur non-marchand.

La Circulaire DGEFP N°2009-42 du 5 novembre 2009 relative à l’entrée en vigueur du contrat unique d’insertion au 1er janvier 2010 précise que « le contrat unique s’appuie sur un seul cadre juridique (au lieu de quatre jusqu’à présent) tant pour le secteur marchand que non-marchand, le cadre du CAE est celui du CIE« .


Les bénéficiaires


Salariés

Le CUI s’adresse aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi.


Employeurs

Sont concernées toutes les entreprises installées en Métropole.

Selon qu’elles appartiennent au secteur marchand ou non, elles pourront conclure un CIE ou un CAE.

L’article L5134-21 définit comme non-marchand et pouvant donc conclure un CAE :

  • Les collectivités territoriales ou les personnes morales de droit public;
  • Les organismes de droit privé à but non lucratif ;
  • Les personnes morales de droit privé chargées de la gestion d’un service public.
  • Les entreprises marchandes peuvent conclurent un CIE, à l’exclusion des clauses définies par les articles L5134-67 et L. 5134-68 :

  • L’entreprise ne doit pas avoir procédé à un licenciement économique dans les six mois précédant la date d’embauche ;
  • Lorsque l’embauche a pour objet le remplacement d’un salarié licencié pour un motif autre que la faute grave ou lourde ;
  • Lorsque l’employeur n’est pas à jour du versement de ses cotisations et contributions sociales.
  • Lorsque l’employeur est un particulier.

  • La convention

    Une convention tri-partite (formulaire officiel) doit être signée préalablement à la conclusion du contrat (article L5134-19-1).

    Cette convention est signée entre :

  • L’employeur, le salarié et le président du conseil général (ou tout autre organisme désigné par ce dernier) pour les bénéficiaires du RSA (article L5134-19-2).
  • L’employeur, le salarié et Pôle emploi (ou les missions locales) dans les autres cas.

  • Actions de formation

    Dans le cadre d’un CAE, la convention prévoit également « des actions de formation professionnelle et de validation des acquis de l’expérience nécessaires à la réalisation de son projet professionnel » (article L5134-22). A noter que l’article L5134-32précise que l’Etat peut participer au financement de ces actions de formation.


    Durée

    La durée de la convention ne pourra excéder la durée totale du contrat. Elle pourra être prolongée dans la limite de 24 mois. L’article L5134-23-1 prévoit néanmoins certaines dérogations. Toute prolongation de CUI est toutefois subordonnée à l’évaluation des actions de formation telles que définies aux articles L5134-23-2 et L5134-67-2.


    Le contrat


    Durée du contrat

    Le CAE ou le CIE pourra prendre la forme d’un CDI ou d’un CDD. Dans le cas d’un CDD, celui-ci pourra être conclu pour une durée totale comprise entre 6 et 24 mois, sauf dérogations prévues aux articles L5134-25-1 et L5134-69-1.

    La durée de travail est fixée au minimum à 20 heures par semaine (articles L5134-26 et L5134-70-1).


    Période d’immersion

    Le CAE peut prévoir une période d’immersion auprès d’un autre employeur. Un décret en détermine la durée et les conditions d’agrément (article L5134-20).


    Accompagnement du salarié

    Le prescripteur désigne un référent et l’employeur un tuteur.

    Sauf disposition particulière, le prescripteur est réputé être le référent et l’employeur est réputé être le tuteur. Ce dernier doit justifier d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans et ne peut pas suivre plus de 3 salariés.


    Suspension et rupture du contrat de travail

    Le contrat peut être suspendu à la demande du salarié afin de lui permettre de :

    • effectuer une évaluation en milieu de travail prescrite par Pôle emploi ou une action concourant à son insertion professionnelle. Cette condition est subordonnée à l’accord de l’employeur.
    • accomplir une période d’essai relative à une offre d’emploi visant une embauche en CDI ou en CDD au moins égale à 6 mois. (Articles L5134-29 et L5134-71).

    En cas d’embauche suivant l’une de ces conditions, le contrat peut être rompu sans préavis.

    Les articles L5134-28 et L5134-70 définissent les conditions de rupture avant le terme du contrat de travail à durée déterminée.

    Peut ainsi être rompu à l’initiative du salarié tout contrat en CDD conclu dans le cadre d’un CUI en cas :

    • d’embauche en CDI ;
    • d’embauche en CDD pour une durée minimale de 6 mois ;
    • de formation conduisant à une qualification telle que prévue à l’article L6312-1.

    En cas de rupture du CUI, le salarié se voit remettre une attestation d’expérience professionnelle établie par l’employeur.


    Aides de l’Etat

    Des aides financières accordées par l’Etat pour le CUI, calculées selon l’application d’un taux fixé par l’autorité administrative2au salaire minimum de croissance.

    Les modalités d’administration de ces aides sont définies aux articles L5134-19-1L5134-30 à L5134-34 et L5134-72 à L5134-73et déterminées annuellement par décret en Conseil d’Etat.

    Dans le cadre d’un CIE, le montant de cette aide ne peut excéder 47% du SMIC, contre 95% du SMIC dans le cadre d’un CAE. Dans ce dernier cas, ces aides sont exclusives d’autres aides de l’Etat à l’emploi (Article L5134-33).

    La conclusion d’un CAE ouvre également droit à exonérations :

    • des cotisations au titre des assurances sociales et des allocations familiales, dans la limite d’un montant fixé par décret ;
    • de la taxe d’apprentissage,
    • de la taxe sur les salaires,
    • des participations dues au titre de l’effort de construction.


    Entrée en vigueur et période transitoire

    Les nouvelles règles sur les contrats aidés entrent en vigueur à compter du 1er janvier 2010.

    La Circulaire DGEFP N°2009-42 du 5 novembre 2009 définit les mesures transitoires d’application des conventions en cours de CAE, CIE, CAV et CI-RMA, selon les nouvelles dispositions.

    Pour prolonger les anciennes conventions, il faut établir une nouvelle convention initiale de CUI-CAE ou CUI-CIE.


    1 RSA : Le revenu de solidarité active remplace le revenu minimum d’insertion (RMI), l’allocation de parent isolé (API) et les différents mécanismes d’intéressement à la reprise d’activité.

    2 Une Convention Annuelle d’Objectifs et de Moyens (CAOM), signée entre l’Etat et le département, défini annuellement les paramètres d’application du CUI (article L5134-19-4) :

    • Le nombre prévisionnel de CUI conclus.
    • Les modalités de financement des conventions individuelles et les taux d’aide applicables.
    • L’ensemble des actions d’accompagnement permettant de favoriser l’insertion durable des salariés.
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    Auteur : Equipe id-carrieres
    fév 2

    Bilan de compétences : une démarche connue mais des apports méconnus ou mal perçus. Pourquoi ?

    Créé en 1991, le bilan de compétences a été pendant de nombreuses années perçu (et utilisé) comme un dispositif réservé aux salariés en difficultés dans leur entreprise (réalisé souvent à l’initiative de l’employeur avant un départ ou en préparation à une mobilité peu valorisante … ), et un dispositif plus particulièrement réservé aux cadres, supposés être les plus exposés à l’insécurité des parcours …

    Au cours des années 90, après plusieurs années de marasme économique, une prise de conscience s’est opérée sur l’instabilité de l’emploi et sur l’insécurité des parcours, toutes deux désormais structurelles. Et, là on a commencé à parler de formation tout au long de la vie, de la responsabilité individuelle dans la gestion de l’employabilité, …

    Et puis il y a eu le DIF, la VAE, la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), …

    Un grand nombre de salariés étant appelés à connaitre des mobilités et des ruptures au cours de leur parcours professionnel, en complément des politiques d’emploi, de formation … ont émergé (ou réapparu) progressivement les expressions d’orientation professionnelle,  de résilience, de gestion des transitions, etc.

    Dans ce contexte très rapidement résumé ici, la notoriété du bilan de compétences s’est accrue auprès des salariés, par ailleurs de plus en plus qualifiés. Pour autant, nous constatons que son contenu et ses apports sont plutôt mal connus ou mal perçus ?

    A cela, 2 raisons principales à mon sens :

    - Son nom est réducteur : bilan et compétences ?

    • au-delà de l’analyse et du diagnostic (bilan) du parcours professionnel passé et présent, il doit favoriser une projection pertinente et réaliste dans l’avenir (projets professionnels),
    • au-delà des compétences professionnelles révélées par les réalisations, il doit favoriser un plan d’actions pragmatique pour les développer ou en acquérir de nouvelles,
    • au-delà de la photographie des savoir-être mis en oeuvre au jour du bilan, il doit favoriser la connaissance objective de soi et l’adéquation entre personnalité et projet professionnel

    Au-delà du « bilan » et des « compétences », cette démarche doit initier une réelle dynamique professionnelle enrichie d’une connaissance objective de soi, d’une capacité à argumenter sur sa valeur professionnelle, d’une  meilleure compréhension de l’environnement dans lequel on évolue, et d’une nouvelle compétence à activer en cas de nouveau besoin : la compétence à s’orienter et à rebondir sur le marché du travail.

    - La satisfaction des personnes qui ont réalisé un bilan de compétences est très variable.

    Très souvent,  l’étape d’analyse est enrichissante mais les conclusions sont décevantes : le projet professionnel défini n’est pas motivant ou réaliste (ou les projets), la mise en oeuvre est difficile.

    Plusieurs éléments peuvent être à l’origine de la déception :

    • le salarié lui-même qui restant sur ses idées initiales, pas toujours objectives, n’a pas su faire évoluer et enrichir sa réflexion et qui n’en accepte pas les conclusions.
    • le déroulement mécanique d’une méthodologie qui ne personnalise pas la démarche et/ou des conseillers éloignés depuis trop longtemps des entreprises
    • un contexte qui ne favorise pas à l’instant t l’évolution envisagée (formation, changement de fonction, …)

    D’où l’importance de la personnalisation du bilan, de la mise en perspective, d’une approche en lien avec les réalités économiques et de l’emploi, d’un effet miroir respectueux mais sans complaisance, d’une transmission du savoir à s’orienter et à rebondir …

    Après presque 20 ans d’existence et quelques déclinaisons comme dernièrement « le bilan d’étape professionnel », il me semble qu’il serait peut-être temps de le renommer pour intégrer les notions de dynamique d’action, de projection professionnelle et de développement de  la compétence à s’orienter et à rebondir.

    Vous avez des suggestions ou des expériences à partager ? merci pour vos commentaires.

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    Auteur : Marie-Pierre FLEURY
    jan 12

    Demandeurs d’emploi : accompagnement public ou privé ? là n’est pas la question

    Le comité d’évaluation des expérimentations d’accompagnement des chômeurs a publié en octobre dernier un rapport portant sur l’année 2007 (avant la fusion ASSEDIC/ANPE= Pôle Emploi / janvier 2009) et visant à faire le point sur l’efficacité de deux programmes d’accompagnement renforcé de 40 000 demandeurs d’emploi, l’un a été confié à des acteurs privés, l’autre a été réalisé par l’ANPE. Le service public de l’emploi a un taux de retour à l’emploi meilleur que le privé (à nuancer car apparemment les profils accompagnés n’étaient pas les mêmes).

    Ce qui me semble important à retenir au final, c’est que le gagnant de cette expérimentation c’est l’ACCOMPAGNEMENT.

    Le taux de retour à l’emploi est meilleur lorsque les personnes sont efficacement guidées, soutenues, accompagnées :

    • pour évaluer et définir leur profil professionnel et leur projet,
    • pour les aider à s’orienter ou à se repositionner en fonction des opportunités,
    • pour évaluer si de nouvelles compétences doivent être acquises et comment,
    • pour être formé aux outils de recherche (CV, entretien, réseau,…),
    • pour un suivi de leur recherche,
    • etc.

    On le savait déjà, mais comme c’est dur de le mettre en oeuvre !

    La faute à quoi, à qui ? Probablement trop d’acteurs sur ce sujet de l’emploi : l’Etat, les Régions, différents organismes publics dont je vous passe les sigles, l’Europe …, trop de dispositifs et de systèmes qui se superposent, trop de compétences hétérogènes, etc.

    Trois voies à explorer, selon moi, parmi d’autres qui ne coûteront pas plus cher que les dispositifs actuels :

    • un véritable accompagnement individuel des demandeurs d’emploi s’appuyant sur les nouveaux outils d’apprentissage et de communication afin de le déployer auprès du plus grand nombre de personnes.
    • une formation à la gestion de leurs carrières de tous les étudiants durant leur cursus pour qu’ils acquièrent la compétence à s’orienter sur le marché du travail et à rebondir, compétence à développer et à enrichir par la suite.
    • la réalisation systématique d’un bilan professionnel tous les 5 ans pour tous les actifs pour faire le point, pour anticiper les évolutions choisies ou nécessaires et les actions à conduire, et pour développer la compétence à s’orienter acquise durant la formation initiale.

    Vous pensez à d’autres voies concrètes ? merci pour vos commentaires et le partage de vos expériences.


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    Auteur : Marie-Pierre FLEURY
    déc 22

    Histoire courte : www.id-carrieres.com

    Un contexte

    • Un marché du travail structurellement tendu et complexe, au-delà de la période de crise actuelle,
    • Des parcours professionnels de plus en plus individualisés, avec une succession d’emplois, d’employeurs, de statuts, …
    • Des entreprises qui ont modifié leurs engagements vis à vis de leurs salariés,
    • Des salariés et des demandeurs d’emploi désorientés face aux différents changements,
    • Des prestations d’accompagnement réservée dans les entreprises à une élite, certains cadres,
    • Un service public de l’emploi qui administre plus qu’il n’accompagne  …

    Une conviction

    Dans ce contexte, les salariés doivent pouvoir développer leur propre compétence à s’orienter. Ils doivent également pouvoir bénéficier de conseils et d’un accompagnement quand ils en ont besoin et à un prix accessible au plus grand nombre.

    Une idée

    Les technologies doivent permettre de réaliser cet accompagnement en ligne et à distance mais aussi d’informatiser les activités afin d’en élargir l’accès et d’en abaisser le coût.

    Dix huit mois de travail

    Etudier, valider, faire développer, ajuster, solutionner, contourner les obstacles ou les mauvaises volontés … un travail important et pointu réalisé grâce à l’appui d’experts, d’amis, de salariés de tout horizon, mais aussi de toute la famille !

    La concrétisation

    La mise en ligne du site le 22 décembre 2009 vient concrétiser la conviction et l’idée d’une femme déterminée à apporter au plus grand nombre de personnes un levier individuel incontournable face aux problèmes d’emploi, de la formation et des carrières : la capacité à s’orienter et à rebondir.

    La suite …

    C’est vous, les salariés, utilisateurs potentiels d’id-carrières, qui allez écrire la suite de l’histoire …

    Marie-Pierre FLEURY, consultante et fondatrice d’id-carrières

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    Auteur : Marie-Pierre FLEURY
    déc 14

    Faire rédiger son CV : les limites de l’exercice.

    Depuis plusieurs années, des sociétés se sont spécialisées dans la rédaction de CV. Vous remplissez des formulaires papier ou en ligne pour retracer votre parcours. On vous questionne sur quelques points à préciser et vous repartez avec votre CV, confiant parce rédigé par un « professionnel » (entre 150€ et 300€ sur internet).

    Personnellement, je ne recommande pas cette solution car vous passeriez à côté d’un exercice extrêmement formateur pour votre recherche d’emploi et plus généralement pour la gestion de votre parcours professionnel.

    Rédiger son CV, ce n’est pas seulement faire une jolie présentation de ses expériences et de ses compétences pour un recrutement ou toute autre démarche.

    Rédiger son CV, c’est avant tout se poser, conduire une réflexion sur son identité professionnelle, son parcours, ses compétences, ses domaines d’excellence et ses axes de progrès, ses envies, ses choix (faits ou à faire, les bons et les moins bons), c’est aussi prendre de la distance et construire une stratégie.

    Rédiger son CV, c’est préparer les étapes suivantes : la rédaction d’une lettre de motivation, les arguments pour un entretien d’embauche, …

    Vous me direz que c’est un exercice souvent difficile, déstabilisant, fastidieux, consommateur de temps, et plus même. Vous avez raison.

    En revanche, si vous appréhendez la rédaction de votre CV sous l’angle d’une réflexion sur votre parcours et d’une stratégie d’emploi, ce travail vous paraitra moins pénible.

    L’idéal est de pouvoir se faire aider par quelqu’un du métier. Il ne prendra pas le stylo à votre place, mais il vous aidera à enrichir votre réflexion personnelle par un effet miroir ou un questionnement qui vous poussera dans vos retranchements, qui vous conduira à mettre en cohérence vos expériences et votre projet professionnel, à faire des choix aussi, à construire une argumentation solide, une communication claire, …

    Il faut avoir fait cet exercice au moins une fois pour en percevoir tous les apports. Vous serez bien plus assuré(e) dans vos démarches et dans votre communication.

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    Auteur : Marie-Pierre FLEURY