Articles avec le tag ‘2.0’

déc 9

Client, Candidat, Collaborateur, Compagnie : les 4 C vertueux du Social ?

Les conférences du mois de décembre sur le Social Recruiting (recrutement notamment via les medias sociaux) ou le Social Customer Relationship Management (la gestion de la relation clients notamment via les medias sociaux) font converger l’ensemble des enjeux, des objectifs, des processus de l’entreprise principalement vers 3 cibles :

  • le prospect ou le client qui, au-delà d’acheter le produit ou le service, réinjecte de la valeur dans les processus de l’entreprise, volontairement ou non, notamment en matière de marketing ou d’innovation produit/service…
  • le candidat, ce « nouveau » salarié à trouver sur les réseaux sociaux, et si possible la perle rare que l’entreprise n’avait pas encore pu attirer ou repérer…celui qui demain dans l’entreprise contribuera à faire la différence…
  • le collaborateur, retrouvé, « repositionné » en contributeur stratégique et en ambassadeur de l’entreprise qu’il faut remotiver, réengager dans l’entreprise…

Comme le dit Brian Solis, l’adoption des médias sociaux ne se fera que si le bénéficiaire final le demande. Il le demandera si cela lui est utile.

La logique « social » en matière économique/business sous-entend la co-création de valeur, donc un engagement actif.

Pour s’y engager, les deux parties, l’entreprise et l’individu, doivent donc y chacun trouver des impacts utiles.

.

Pour l’entreprise dont la vocation première est de créer de la valeur, l’adoption des médias sociaux en matière de marketing, de vente, de recrutement ou de gestion des ressources humaines passe par la validation de l’effectivité de cette valeur « sur-ajoutée » de par la collaboration avec les parties prenantes, externes et internes.

Hors dans l’espace digital, cette collaboration doit d’abord être construite. Elle passe par un processus, long et durablement cohérent et authentique, pour entrer en contact avec la cible, la sensibiliser, échanger avec elle, puis l’engager activement.

La validation de l’effectivité nécessite donc du temps et des expérimentations dans un univers d’innovations rapides, des temps qui ne sont pas les temps communs de l’entreprise.

.

Pour les individus, l’utilité des médias sociaux peut-être motivée par une valeur financière directe (travailler pour le candidat ou le collaborateur), ou plus indirecte (des services rendus eux-mêmes générateurs à retardement de revenus comme le réseau relationnel pour le candidat ou le collaborateur). L’utilité peut aussi relever d’une dimension plus immatérielle, le plaisir, le jeu, etc.

.

Au-delà du suivi presque mécanique d’une tendance lourde ou de l’attractivité première qui peut conduire à l’adoption des médias sociaux, les acteurs du social business devront faire évoluer leur proposition de valeur, recréer de la valeur, notamment en échanges des données et des contenus transmis par le client, le candidat, le collaborateur au bénéfice de l’entreprise (si elle sait les exploiter) … et de la confiance accordée.

.

En cette fin d’année 2011, plusieurs acteurs et observateurs ont questionné la valeur intrinsèque ou additionnelle qui peut être créée par l’utilisation des médias sociaux pour les entreprises et pour les personnes individuellement, le client, le candidat, le collaborateur.

Les approches marketing et les problématiques de traitement et d’analyse des données sont en pleine ébullition. La puissance des organisations dans ces domaines est infiniment supérieure à celle des individus, même regroupés en communautés d’intérêts, plus ou moins sincèrement partagés…

La notion de « Social » renforce certes la dimension relationnelle au service de la co-création de valeur, mais dans un esprit de partage, de loyauté, de sincérité, d’authenticité… de belles valeurs qui ne peuvent se vivre que si les utilités convergent, même si leurs natures diffèrent.

Un changement majeur de paradigme qui nous enthousiasme (certains disent « réanchante »), l’espoir d’une société plus humanisée presque paradoxalement portée par la mécanique des systèmes d’informations et de communication.

Un nouveau paradigme qui interpelle sur la nature de ce qui nous est utile et sur les moyens de l’obtenir. Nous ne créerons pas, et encore plus co-créerons pas de la valeur et donc de l’utilité avec un vieil état d’esprit.

Marketer, vendre, recruter, candidater, manager … via les médias sociaux, en e-acteur ou en additionnel, implique une nouvelle socialisation des entreprises et des personnes individuellement.

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 5

Recrutement et réseaux sociaux : de la promesse marketing à la réalité du management des ressources humaines #srconf

Les partages d’expériences et les échanges qui ont eu lieu durant la Social Recruiting Conference à Paris le 1er décembre dernier nous ont une fois de plus interpellés sur les dimensions RH et marketing du recrutement. Et au-delà même du recrutement sur la politique RH, les pratiques de management et le marketing relationnel, notamment à travers les médias sociaux.

.

Relais de l’organisation en France de cette conférence européenne, nous avions demandé aux intervenants de présenter leurs initiatives : « Comment recrutez-vous sur les réseaux sociaux et quels en sont les retours d’expériences« .

Mais surtout d’expliquer leurs objectifs « Pourquoi recrutez-vous sur les réseaux sociaux ? »  afin de mieux comprendre les enjeux auxquels cette approche pouvait répondre, plus spécifiquement ou plus efficacement, et donc de mieux apprécier les stratégies développées, les moyens mobilisés, les facteurs clés de succès de chacune d’entre elles.

.

Certaines entreprises ont particulièrement retenu notre attention en raison de la réflexion approfondie qu’elles ont conduites pour définir en amont qui elles sont, ce qu’elles ont à proposer à de futurs collaborateurs, ce qu’elles offrent à leurs collaborateurs, ce qu’elles ont offert à leur ex-collaborateurs… Tout ceci en cohérence avec leur coeur de métier, leur marché, leur positionnement…

De fait, le marketing relationnel Candidat porte une promesse reliée à une communication d’actions, vs une communication d’intention ou une proclamation auxquelles nous sommes habitués tant en marketing qu’en RH…

Une promesse :

  • claire et cohérente auprès des futurs collaborateurs potentiels : la proposition de valeur RH,
  • démontrée et illustrée par les expériences collaborateurs et ex-collaborateurs : la réalité interne,
  • communiquée et relayée par les salariés, voire une communauté élargie : un engagement des paires constaté,

Au passage, il est intéressant de noter que si cet engagement est soutenu par des actions d’accompagnement, d’apprentissage et de reconnaissance, il vient à son tour enrichir le management des ressources humaines.

.

La capacité créative du marketing peut aider les RH à mieux communiquer sur leurs actions, à mieux valoriser leurs réalisations et à innover dans l’animation de leurs communautés. Pour autant comme pour un produit ou un service, l’avantage compétitif candidat ne se proclame plus, il se démontre.

Parmi les éléments de cette démonstration, il y a l’expérience Candidat qui se prolonge si l’entreprise est cohérente par l’expérience Collaborateur. Un cercle vertueux d’une relation Employeur-Employé qui a besoin de trouver des ressorts nouveaux et tangibles !

Le marketing RH ne peut exister que si l’entreprise a défini une politique RH, si cette dernière cohérente avec la réalité du vécu des salariés, les moyens et l’identité de l’organisation, si des pratiques de management efficientes et motivantes sont réellement mises en oeuvre, s’il existe une satisfaction effective des salariés à travailler pour cette entreprise, etc.

Le grand écart entre les discours et la réalité du terrain, les effets de communication ne suffisent plus.

Tous les professionnels des ressources humaines le savent bien : toute politique, initiative, action en matière  de management des ressources humaines ne peut répondre à la majorité des attentes des salariés en raison de leurs diversités par nature. Les objectifs à viser nous semblent, par expérience, relever d’une tendance majoritaire, de l’authenticité du discours, d’actions de fond inscrites dans la durée afin de développer une culture RH et managériale, socle de performance, d’attractivité et de crédibilité en interne comme en externe.

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 2

Social Recruiting Conference Paris : J+1

Photo SRconf
.

Alan Whitford, Fondateur de RC Euro et Chairman de la #srconf, a prononcé une phrase très intéressante à la fin de l’édition parisienne de The Social Recruiting Conference, sponsorisée par Viadeo et Talentory : “la conversation est toujours active et vivante”.

En effet, la première #srconf avait vu le jour sur Londres, il y a un peu plus de 1 an. La SR Conference La #srconf s’inscrit dans une dynamique de mouvement et d’apprentissages partagés.

Vic Okezie (CEO de Crexia et Directeur de la #srconf) nous a sollicité (Canden/id-carrieres.com) pour être le partenaire local. La collaboration fut enrichissante, un excellent exercice de travail collaboratif à distance en équipe multiculturelle.
.

Un grand merci aux intervenants et à toutes les personnes présentes à cette conférence qui s’est voulue culturellement ouverte dans le but d’approfondir la diversité des cas et des expérimentations.

  • Jean-Marc Mickeler, Associé et Directeur de la Marque Employeur chez Deloitte France
  • Jean-Noël Chaintreuil, Responsable Programmes RH chez Air Liquide
  • Céline Lappas, Responsable du Développement RH chez Danone Research
  • Charlotte Vitoux Evrard, Responsable de l’acquisition talent chez Vivaki France
  • Damien Joliot, Responsable Ressources Humaines chez People In Action
  • Colin Frankland, Directeur Marketing B2B Viadeo
  • Andy Headworth, Directeur Général de Sirona Consulting
  • Franck La Pinta, Responsable Marque Employeur chez Société Générale Groupe
  • Alan Whitford, Fondateur de RC Euro
  • Maria Trivellato, Directeur EMEA de l’acquisition talent chez Autodesk.

Pannel 3


.

Pannel 1

.

De nombreux instants de discussions informelles ont rythmé les présentations et les tables rondes. Ils ont permis de prolonger les débats et d’approfondir les rencontres.

Pause

Une série d’articles sont en préparation pour la semaine prochaine.

Nous aborderons autant le point de vue de l’entreprise, que celui des salariés et des candidats. En attendant, bon repos à tous et excellent weekend :)

Nous reviendrons sur les sujets traités, nous apporterons notre analyse, comme nous essayons de le faire le plus souvent sur ce blog. Nous aborderons autant le point de vue de l’entreprise, que celui des salariés et des candidats.

Dans l’attente, nous vous souhaitons un excellent week-end à tous :-)


Bookmark and Share
Auteur : Lilian Mahoukou Marie-Pierre Fleury
nov 23

Pourquoi le blog id-carrières soutient The Social Recruiting Conference Paris 1er décembre 2011

Les pratiques de recrutement fondées sur une définition insuffisamment approfondie des compétences et des profils, une définition souvent restrictive comme pour se rassurer…

La sélection automatisée des candidatures sur la base des CV est imparfaite et génère des pertes d’opportunités pour les recruteurs comme pour les candidats…

… Et bien d’autres éléments du recrutement tel que nous le connaissons tous et le pratiquons contribuent à rigidifier le marché du travail au bénéfice de personnes comme nous l’avons souvent souligné sur ce blog, et ça ne date pas d’aujourd’hui…

.

Les réseaux sociaux dans leur philosophie originale constituent potentiellement et pour tous une opportunité de faire bouger les pratiques et les lignes des activités de recrutement, et au-delà des recrutements, celles de la relation Employeur-Collaborateur, une fois l’embauche réalisée.

Sommes-nous en train potentiellement de gâcher cette possibilité ? Selon nous, oui car nous importons les mêmes procédés, les mêmes états d’esprit, la recherche de la même création de valeur, alors qu’ils sont tout autres et qu’ils pourraient contribuer à faire émerger de nouvelles réponses face aux enjeux individuels et collectifs qui s’imposent à nous et qui se renouvellent de manière continue…

Tout ceci ne concerne pas seulement l’activité de recrutement, toutes les activités et les processus de l’entreprise sont concernés et bien évidemment encore plus les activités portant sur la gestion de la relation, quelle que soit sa nature.

.

Nous avons souhaité contribuer et soutenir la Social Recruiting Conference parce que nous sommes convaincus que le partage des expériences, des valeurs portées par des personnes et des organisations, le partage des pratiques, mêmes expérimentales, dans des contextes divers d’enjeux économiques, culturels, sociaux… contribuent à nous faire progresser individuellement et collectivement dans nos réflexions, dans nos actions, dans nos états d’esprit.

Nos amis anglais de Crexia nous offrent l’opportunité d’ouvrir notre horizon culturel pour appréhender sous d’autres angles le recrutement et plus globalement le management des relations humaines dans l’entreprise à la lumière du Social Web.

La conférence européenne, The Social Recruiting Conference, qui se déroulera à Paris le jeudi 1er décembre nous permettra d’aborder tous ces sujets de manière formelle et plus informelle dont nos amis anglo-saxons ont le secret…

Nous avons sollicité des professionnels en prise avec les réalités quotidiennes de l’entreprise.

Ils nous parleront d’actions concrètes et de leurs retours d’expérience, sans angélisme. Ils aborderont sans langue de bois les questions de fond qui se posent à nous pour réussir à transformer nos pratiques professionnels en fonction des objectifs poursuivis.

  • Colin Frankland, Directeur Marketing B2B Viadeo
  • Céline Lappas, Responsable du Développement RH chez Danone Research
  • Charlotte Vitoux Evrard, Responsable de l’acquisition talent chez Vivaki France
  • Jean-Noël Chaintreuil, Responsable Programmes RH chez Air Liquide
  • Damien Joliot, Responsable Ressources Humaines chez People In Action
  • Andy Headworth, Directeur Général de Sirona Consulting
  • Jean-Marc Mickeler, Associé et Directeur de la Marque Employeur chez Deloitte France
  • Franck La Pinta, Responsable Marque Employeur chez Société Générale Groupe
  • Alan Whitford, Fondateur de RC Euro
  • Matt Jeffery, Directeur EMEA de l’acquisition talent chez Autodesk
  • Stéphane Le Viet, Directeur Général chez Work4Labs
  • Lilian Mahoukou, Associé id-carrieres et Canden RH

.

La vidéo SR Conference Paris 2012 a été réalisée par les équipes de Sydo, spécialisée dans la création de solutions pour faciliter l’apprentissage. Sylvain Tillon et toute son équipe constituée d’ingénieurs pédagogiques qualifiés et de créatifs ont su traduire l’esprit que Crexia et Canden ont souhaité donner à cette rencontre : des expertises et des visions à partager dans une ambiance détendue, une posture d’ouverture pour progresser ensemble et construire avec pragmatisme et humanisme les réponses du monde professionnel aux défis qui s’imposent à nous (ou que nous générons).

Vous avez envie de prendre part à ces rencontres et échanges, vous pouvez vous inscrire sur le site : The Social Recruiting Conference Paris 2011.

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 15

Marque employeur, médias conquis et polarités


Le marketing classique a vraiment des points intéressants que le management des talents peut utiliser. D’ailleurs, aujourd’hui nous parlons de plus en plus d’implications marketing dans le recrutement et on peut percevoir 3 types de média :

1 – Les médias propres de l’entreprise recruteuse (site carrière, présences offline et online, brochures, flyers…)
2 – Les médias sponsorisés (achat d’espaces publicitaires)
3 – Les médias conquis (bouche-à-oreille)

Ces 3 types fonctionnent ensemble et contribuent, à leur manière, au rayonnement d’une marque employeur.

Pour ce qui est des médias sponsorisés, il y a toujours cette part d’aléatoire et financière. Que se passe-t-il lorsque les budgets sont revus à la baisse ? Quand le climat économique actuel force-t-il à penser autrement ?

Le discours est assez maîtrisé lorsqu’on communique à travers ses canaux. Est-il suffisamment crédible et cohérent pour les candidats ?

Intéressons-nous au 3ème élément, celui des médias conquis. Il s’agit, en majeure partie, du bouche-à-oreille généré, des personnes ou des structures qui parlent de vous sans contrepartie financière.

Parmi la liste non exhaustive de ce qu’on appelerait les médias conquis, on aurait :

- les salariés actuels et anciens (ce sont eux qui vivent ou qui ont vécu l’expérience en entreprise)
- les pairs/connexions des candidats (ceux connectés à votre marque employeur et qui peuvent vous introduire aux bons candidats par recommandation)
- les amis/connexions des salariés (en contact avec les salariés, ils se voient transmettre des éléments de l’expérience dans l’entreprise)
- les partenaires (ils peuvent vous appuyer et vous recommander également)
- les relations publiques, journalistiques (le fait qu’un journaliste accepte de faire la couverture médiatique d’une de vos initiatives contribue au bouche-à-oreille généré)
- les influenceurs (personnes lambda non rémunérées, disposant d’une présence offline et/ou online intéressante et qui traitent des thématiques proches de votre activité, de vos initiatives)

Au final, cela démontre la nécessité d’humaniser les approches pour inspirer un bouche-à-oreille positif. En effet, nous parlons de médias conquis, mais quelle en est la polarité ?

Un salarié qui critique son employeur online ou offline (dans un cercle restreint) se transforme également en média, mais avec un message de dissuasion cette fois-ci par exemple.

Ceci nous amène au caractère très éthique nécessaire, lorsqu’on souhaite inspirer les conversations dans le bon sens.

Point de manipulation mais une logique de progrès et d’écoute des aspirations (tout en gardant en tête son positionnement propre en tant qu’employeur), ainsi qu’un focus important sur l’environnement de travail et le comportement des personnes.

Bookmark and Share
Auteur : Lilian Mahoukou
nov 2

Le recrutement et l’Expérience Candidat

Si l’Expérience Candidat est un sujet à part entière du Social Recruiting, c’est parce qu’elle contribue à créer de la valeur pour l’entreprise et pour le candidat, au-delà du recrutement.

Meule-de-Foin-F2

Les entreprises commencent à comprendre l’importance de l’Expérience Candidat dans le processus de recrutement, en lien notamment avec les media sociaux qui favorisent l’échange d’informations entre candidats, entre (ex) salariés et candidats…. En lien aussi avec les difficultés de recrutement qu’elles rencontrent… autre sujet !

L’Expérience Candidat sera longuement illustré lors de la Conférence Européenne qui se tienndra à Paris le 1er décembre prochain sur le Social Recruiting par les partages de pratiques et d’expériences des entreprises comme Air Liquide, Danone, Vivaki France, Work4Lab ou Deloitte mais aussi des PME comme People in Action. Nous y participerons et nous relaierons sur ce blog les retours d’expérience, les résultats concrets et les perspectives du recrutement via les media sociaux pour les entreprises et pour les candidats.

.

Colin Frankland, B2B Marketing Director, Viadeo
Charlotte Vitoux Evrard, Talent Acquisition Manager, Vivaki France
Stephane Le Viet, CEO & Co-founder, Work4Labs

Offrir une meilleure Expérience Candidat peut conduire aux avantages suivants :

  • attirer davantage de candidats, mieux qualifiés par rapport aux besoins, davantage en adéquation avec la culture de l’entreprise,
  • développer un bouche à oreille positif sur l’entreprise et donc sur les offres.
  • renforcer l’intérêt pour le poste par l’intérêt pour l’entreprise,

.

Améliorer l’Expérience Candidat peut passer par différentes actions :

  • En complément des informations transmises sur le poste (ce qui n’est déjà pas toujours bien réalisé…), transmettre un maximum d’informations sur l’entreprise et sa culture, ses fonctionnements et ses enjeux objectifs, les plus motivants mais aussi ses challenges et points de progression.
  • Mieux informer sur les modalités et le planning de recrutement. De plus en plus de sites d’entreprises présentent le déroulement d’un entretien, les points qu’elles souhaitent aborder, le détail du processus de recrutement lui-même, voire des outils multimedia permettant de travailler son entretien….
  • Bien évidemment, l’éternelle réponse au candidat, même si cette dernière est négative. Les réponses automatiques qui accusent réception de la candidature et qui laissent au candidat le soin de compter jusqu’à 3 semaines pour constater seul qu’il n’a pas été retenu, a toujours un effet dévastateur direct sur l’image de l’entreprise. Y compris, quand l’entreprise passe par un intermédiaire du recrutement.
  • En corollaire, choisir un cabinet de recrutement qui est à son image, proche de sa propre culture d’entreprise et bien qualifier préalablement puis suivre les actions qu’il met en oeuvre.
  • Si le profil identifié est en poste et n’envisage pas actuellement de changer ou si la candidat ne correspond pas à la recherche en cours mais présente un intérêt fort pour l’entreprise à l’avenir, donner la possibilité de garder le contact avec l’entreprise (email, application mobile, groupe sur les media sociaux ou plus sophistiqué via un outil de CRM, Candidate Relationship Management…)

Tous ces éléments, et d’autres encore, renforcent l’attractivité de l’entreprise pour ses recrutements d’aujourd’hui et de demain, mais aussi pour d’autres actions qu’elle est amenée à conduire en interne comme en externe. Au-delà de la Marque Employeur, c’est la Marque tout court qui est valorisée.

Améliorer l’Expérience Candidat est directement créateur de valeur pour le processus de recrutement : les échanges enrichis avec les candidats renforcent la pertinence de la sélection et sécurisent une adéquation plus large entre le candidat et l’entreprise.

De plus, la nature de la relation lors du recrutement, sa qualité, se prolonge très souvent lorsque le candidat devient un collaborateur. L’Expérience Candidat vient nourrir l’Expérience Collaborateur. Tout DRH ou manager qui recrute peut faire aisément ce constat. Le recrutement n’est-il pas le premier acte de management ?

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
oct 25

Le recrutement aurait-il raté l’opportunité des réseaux sociaux ?

Non pas du tout,

le recrutement n’a pas raté le tournant … puisque la route est restée droite !

moto noir et blanc

Le recrutement sort renforcé dans ses pratiques de sourcing et de sélection (…de toujours) avec l’arrivée des réseaux sociaux professionnels qui deviennent des jobboards + .

J’accède aujourd’hui à plus de candidats actifs et surtout passifs (qui gardent la préférence des recruteurs, même après 600 000 suppressions de postes en 2009 !)

Je dispose d’outils de sélection de profils sur la base de données démultipliées par rapport au CV classique. Et cerise sur le gâteau, elles sont théoriquement mises à jour par les personnes elles-mêmes. De plus, dans quelques mois, je pourrai importer des CV de mes propres bases de données que j’ai tant de mal à maintenir à jour.

.

Seul bémol à cet enthousiasme, la route est de temps à autre un peu dangereuse…

statuedeboue72138

Les futurs et ex-collaborateurs échangent sur mes pratiques de recrutement, sur l’ambiance dans l’entreprise, sur ses pratiques de management… Ce qui vient perturber l’attractivité des offres d’emploi que je dois pourvoir.. Et promouvoir dans les étapes finales de recrutement !

.

Oui,

Plus que les recruteurs qui n’avaient pas de motivation profonde à faire évoluer leurs pratiques …

course-de-pocket-bike-id990

Les réseaux sociaux ont raté l’opportunité de proposer d’autres voies de création de valeur pour les entreprises et les candidats.

Même si on a coutume de dire que les outils sont au service des usages, ils sont utiles pour structurer des micro-changements qui amènent les grandes transformations ou pour conduire des scénarii de rupture.

La créativité du Web n’a pas fonctionné face au marché du travail…

.

Au-delà des réseaux sociaux, nous les membres…

.

Nous sommes aussi responsables des transformations ratées.

vespa_nbScooter-Vespa-GTS-1600x1200-412466

Nous avons transposé nos bonnes vieilles pratiques de candidats. Nous avons mis sagement nos CV en ligne, voire plus comme demandé : nos relations, nos recommandations et celles des autres…

Dans un sursaut d’égo, face aux affres de la compétition pour l’emploi ou du mirage du réseautage, nous nous sommes vitrinisés encore plus que dans les CVthèques, en espérant que les recruteurs viendraient à nous sans avoir à candidater.

.

Nous n’avons pas utilisé le levier relationnel pour sortir des logiciels de sélection par mots-clés.

Nous n’avons pas su exploiter la créativité et le pouvoir d’influence d’une communauté en réseau pour proposer d’autres alternatives.

.

Un faux départ pour mieux repartir ?

photo+moto+gp

Oui, un sourcing plus qualitatif est encore possible !

1- Chaque membre d’un réseau social quelle que soit sa situation pourrait remplacer l’équivalent de son CV par une mini biographie qui présenterait en synthèse son projet et ses motivations, une introduction pour faire connaissance et engager un premier échange.

Puisqu’on parle beaucoup de marketing en RH, ce serait l’équivalent d’un teaser.

2- Le résumé du parcours ne serait adressé au recruteur qu’après avoir échangé sur l’entreprise et/ou l’opportunité et identifié un intérêt réciproque. La dimension relationnelle du social recruiting prend tout son sens.

Un réseautage plus qualitatif aussi !

3- Les communautés métiers intégrant tous les acteurs échangent et partagent leurs expériences et leurs opportunités professionnelles en intégrant mieux les nouveaux arrivants dans le métier, notamment les plus jeunes.

4- Les relations s’inscrivent dans la durée et la qualification et non dans une course aux contacts non qualifiée : un réseau relationnel utile, contributif, actif.

etc, etc.

La clé de la transformation du recrutement se situe bien évidemment en amont : dans les entreprises au moment de la définition du besoin en recrutement : compétences, aptitudes personnelles, culture personnelle…

Comme elles ne sont majoritairement pas prêtes à changer leurs logiques de réassurance par le clônage, c’est par une logique bottom-up  qu’il faut les amener à changer de prisme. C’est en rencontrant davantage de profils variés, en adaptant les missions aux professionnels rencontrés qu’elles sauront mieux identifier les talents de demain qui feront la différence.

BMX

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 17

Recrutement : pourquoi serais-je un candidat 2.0 ?

Il y a quelques mois, nous avions écrit « Pourquoi serais-je un salarié 2.0 ?« . Les discours d’exhortation à « se vitriniser » pour être recruté, discours sincèrement ou businessement enthousiastes, nous conduisent aujourd’hui à explorer les intérêts d’une présence « social » pour les candidats à un emploi, quelle que soit leur situation professionnelle…

.homepage_logo

.

Le candidat 2.0 ?

C’est avant tout un professionnel qui cherche à évoluer ou à retrouver une activité professionnelle.

Il utilise les réseaux sociaux professionnels pour développer des points de contacts, accroître sa visibilité auprès des recruteurs, contacter des recruteurs, recueillir des informations sur les activités et les offres d’emploi des entreprises.

Il a éventuellement un blog où il fait valoir ses compétences et ses aptitudes à travers les articles qu’il rédige.

Membre d’un réseau ou plusieurs réseaux, il communique à travers son profil sur son parcours, ses projets, ses relations professionnelles. Il reçoit et donne des recommandations.

Il interagit dans des groupes avec lesquels il partage des intérêts professionnels en logique d’avis ou d’apports d’expertises et d’expériences.

Le candidat 2.0 tel que décrit ici n’est pas encore le candidat le plus couramment rencontré sur les réseaux sociaux. Beaucoup de personnes ou de membres identifient difficilement comment utiliser les réseaux sociaux par rapport à leur objectif et comment ils peuvent venir compléter les démarches qu’ils conduisent par ailleurs.

La majorité des membres dispose d’un profil avec un copier-coller de leur CV (cf. Ne mettez pas votre CV sur votre profil social). Ils ont recherché leurs collègues et ex-collègues d’emploi ou d’études. Les plus « téméraires » partent à la recherche de nouvelles relations, des demandes de relations impersonnelles à partir des mots-clés et des messages standards. Ils suivent aussi quelques groupes, essentiellement de la lecture d’articles, n’osant pas interagir par crainte de desservir leur personnal branding…

.

Quels intérêts ?

boid_interaction_toy_klaas_van_der_molen

Le candidat juste « vitrinisé » n’a pas grand chose de plus à attendre de sa présence sociale que lorsque son CV était seulement dans une CVthèque.

Le candidat 2.0, le « vrai », peut enrichir sa démarche de recherche d’évolution ou d’emploi. Il peut différencier son profil de son CV en présentant son parcours et ses projets pour susciter la conversation. Il peut élargir tactiquement son réseau de relations en capitalisant sur ses expertises techniques ou sectorielles et en prolongeant les mises en relations par des rencontres physiques ou des participations à des évènements. Il réalise de nouveaux apprentissages par l’écoute et la veille, recueille des feedbacks, des partages réciproques d’expériences ou de connaissances.

Des interactions à la fois sincères et tactiques qui soutiennent ses objectifs « business »…

.

Que lui proposent les recruteurs ?

Pourquoi serai-je un candidat 2.0, un vrai ? En réalité, aujourd’hui pas grand chose de très nouveau.

2005-10-12-004

Des pages entreprises qui ressemblent aux pages Carrières d’un site web institutionnel… Des offres d’emploi qu’il trouve aussi sur les sites d’emploi… Des logiciels de sélection de CV, oups ! lapsus Profil, à partir de mots-clés… Il est beaucoup question de l’expérience Client. Quid de l’expérience Candidat ?

A quoi sert-il à un candidat d’investir dans la production de contenus, publications, recommandations, commentaires… si de toute façon, seuls les emplois tenus et les noms des employeurs ex ou actuels restent les critères de sélection pour une première relation avec un recruteur ?

Les réseaux sociaux professionnels ont largement orienté leur marketing et leur communication vis à vis de leurs membres, leur fond de commerce, et vis à vis des entreprises, leurs réels clients, sur des promesses en matière de recherche d’emploi et de recrutement qu’ils ont des difficultés à tenir : notamment, entrez plus facilement en contact avec les recruteurs pour les uns, accéder à des candidats non déclarés pour les autres…

Quant aux entreprises qui recrutent, elles ont essentiellement orienté leurs actions vers ce qu’elles savent le mieux faire le marketing de leur marque Employeur. Elles tentent progressivement de se former à l’utilisation des outils de recrutement qu’on leur propose et n’ont pas encore réellement revu leurs approches, essentiellement en amont dans la définition de leurs besoins en compétences et des attributs culturels.

Les conseils en recrutement ont aussi majoritairement dupliqué leurs méthodologies. Les rares à avoir adopté l’approche « full-social » sont en questionnement sur le nouveau modèle économique du recrutement. Ou du conseil en recrutement ? … De nouveaux métiers (fonctions ou compétences ?) émergent, les sourceurs de profil (connaîtront-ils le même sort que les knowledge managers, les community managers ?… ).

.

Contribuer au changement…

Moma

Malgré les manques, les lacunes, les imperfections que l’on trouve aujourd’hui sur les réseaux sociaux, les candidats, nous tous, avons intérêt à poursuivre ces expérimentations, en version 2.0 et demain x.0, dans l’objectif de faire bouger les pratiques et les méthodes de recrutement.

C’est ici encore la force d’Internet. Les personnes individuellement peuvent contribuer à des communautés qui portent une voix, suggèrent des pistes, chahutent ce qui ne fonctionne pas. Et dans le cas du recrutement, c’est dans l’intérêt de tous, individus et entreprises.

Etre candidat 2.0, c’est aussi refuser de rentrer dans des systèmes trop automatisés tels que nous les avons connus depuis toujours. Par exemple, ne pas se prêter à la sélection automatisée en ne publiant pas sur son profil l’intégralité de son parcours. Si aucun membre ne le fait, les processus tombent et il faudra bien en trouver d’autres, plus relationnels, plus conversationnels, plus « social » qui remet réellement l’humain et la relation au coeur du recrutement, et plus largement des relations salariés- entreprises, comme on nous l’annonce en tant que tendance ou aspiration ? …

Etre candidat 2.0, c’est peut-être d’abord être membre de communautés professionnelles sur des plateformes sociales, qui présentent l’avantage de démultiplier les opportunités de contacts et d’apprentissages et de favoriser l’engagement dans des propositions et des expérimentations touchant notamment au recrutement et aux carrières, dont certaines contribueront à faire bouger les lignes et les pratiques…

.

Source photo

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
oct 11

DoYouBuzz et la Gestalt : pour plus de clarté et de confiance

Plusieurs débats tournent autour du CV pour certains acteurs avant-gardistes. Est-ce le bon moment pour proclamer la fin du CV papier ? Un profil sur les réseaux sociaux suffit-il et peut-il remplacer le rôle du CV classique ? Que penser du CV en ligne ?

Dans ces prises de parole, où se trouve l’enthousiasme pragmatique ? Où réside le sur-enthousiasme ? La sur-vente ?

L’enthousiasme pragmatique est l’exigence sur laquelle id-carrieres.com souhaite bâtir sa réflexion et surtout ses actions. C’est dans cet état d’esprit que nous souhaitons aborder la question du CV.

10_Victor_Vasarely_zebres_1939-60

L’extension de la notion d’identité et l’atout de DoYouBuzz

Aujourd’hui, la technologie joue un rôle actif dans l’extension de la notion d’identité. Que ce soit du passeport biométrique aux traces digitales que l’on laisse sur le web, en passant par le simple numéro de téléphone.

Le CV y passe aussi. Le name googling entre de plus en plus dans les habitudes, et dans un contexte de prise d’informations par les recruteurs, il convient d’avoir une page où l’on retrouve des données professionnelles structurées.

Cela va plus loin et plus haut que des questions d’e-réputation ou de réputation tout simplement.

Le CV en ligne DoYouBuzz (et le Service Carrières créé) offre une alternative solide, un référencement puissant et facilite la mise en relation entre candidats et recruteurs.

Le CV DoYouBuzz constitue un élément parmi d’autres, par rapport à une palette d’outils que les candidats (plus ou moins passifs) choisiraient d’avoir. Disposer d’objectifs clairs et d’un mix d’outils outils est une vision à encourager.

.

Le CV DoYouBuzz : question de clarté et de confiance

Plus haut dans ce billet, nous évoquions la question de l’organisation de l’information (parcours professionnel, compétences…). Elle est cruciale pour faciliter la prise de contact. Sans des sites tels que DoYouBuzz, Linkedin ou autres, on aurait une fragmentation importante des contenus.

L’approche centrée et synthétique de la gestion des contenus proposée par ces plateformes permet accessoirement d’accélérer la prise de décision (exemple : prendre contact) et crée une base de confiance qui amène le recruteur à aller plus loin dans la relation.

Et c’est justement pour renforcer cette base de confiance qu’il est intéressant d’optimiser la convergence avec des médias sociaux de qualité tels que Linkedin ou encore Twitter par exemple.

Bookmark and Share
Auteur : Lilian Mahoukou
oct 3

La coopération entre générations ne pourrait-elle pas commencer sur les réseaux sociaux ?

Ces derniers mois ont fleuri plusieurs « réseaux sociaux » dédiés aux étudiants et jeunes diplômés et aux entreprises qui souhaitent les recruter.

Etonnant peut-être à l’heure où de nombreuses entreprises cherchent à manager avec efficacité les différentes générations de collaborateurs, à les faire coopérer, à organiser les échanges de savoirs et de pratiques ?

Au-delà de souligner les initiatives de ces entrepreneurs, souvent jeunes et talentueux, la principale question en matière de gestion de carrières au sujet de ces nouvelles plateformes réside dans l’intérêt pour les étudiants et les jeunes diplômés d’être présents sur des sites dédiés plutôt que sur les réseaux sociaux professionnels existants, ces derniers devant aussi faciliter l’accès aux plus jeunes au risque de se couper de leurs futurs membres (Premium).

.

Pourquoi maintenant ?

twitwee-clock-coucou-tweete-pendule-twitter-2-e1271887450514

Les (jeunes) fondateurs de ces sites justifient leurs propositions de services par le fait que les étudiants et les jeunes diplômés ne se sentent pas à l’aise sur les réseaux sociaux professionnels. En synthèse, ils seraient complexés de ne pas disposer d’un réseau de relations ou d’un profil aussi riche que des professionnels confirmés, ne sauraient pas comment les utiliser pour répondre à leurs objectifs : trouver un stage, une alternance, un premier emploi.

Argumentation logique ! Pas tout à fait. Nous rencontrons chaque jour des salariés jeunes, moins jeunes ou seniors qui n’ont pas ou peu de relations professionnelles, qui ne savent comment se présenter professionnellement ou comment entrer en relation avec d’autres professionnels et des recruteurs, qui craignent de pénaliser leurs démarches d’emploi, etc.

Toutes les générations sont aujourd’hui concernées par les apprentissages non réalisés durant la formation initiale ou dans l’emploi pour acquérir la compétence à s’orienter et à rebondir, les savoir-faire et les savoir-être nécessaires aux démarches d’emploi. Dans ce domaine, les services d’id-carrieres pour les étudiants ou les jeunes diplômés, ou les services Carrière de DoYouBuzz dédié à la création de CV nouvelle génération nous semblent davantage répondre aux besoins de conseil et d’accompagnement personnalisé de tous en matière d’orientation et d’emploi.

.

Autre argument avancé, les difficultés des entreprises, et surtout les PME et TPE, à recruter des stagiaires ou des jeunes diplômés, notamment plus attirés vers les grandes entreprises à plus fortes notoriétés.

Ces plateformes offrent aux recruteurs la possibilité de contacter directement les étudiants pour des stages et les jeunes diplômés pour un premier emploi. Certains sites privilégient le « push » de l’offre vers des profils* d’étudiants pré-sélectionnés par le recruteur à partir d’outils dits de matching profil recherché/profil candidat, d’autres maintiennent en parallèle les approches classiques de communication d’une offre et de dépôt de candidatures.

Si l’entreprise peu connue pourra être certaine que son offre sera vue/lue par le public visé, et notamment grâce à la fonction « push », son pouvoir d’attractivité en tant qu’Employeur n’en sera pas pour autant renforcé et le recrutement assuré d’être finalisé. Si l’entreprise constitue par ailleurs un choix par défaut de l’étudiant ou du jeune diplômé faute d’autres choses, les 2 parties pourraient ne rien y gagner.

* Je tiens à ce sujet à mentionner spécialement Yupeek pour son approche pertinente en deux temps : une présentation globale du profil et si l’annonce intéresse l’étudiant, il ouvre l’accès à son CV complet au recruteur. Une approche que nous soutenons : Ne mettez pas votre CV sur votre profil social.

Ces nouvelles plateformes paraissent, au stade actuel de leur développement, constituer davantage des job boards que des réseaux sociaux. Les étudiants vont peut-être pouvoir échanger entre eux sur les bons plans, se relayer des informations utiles… mais ne le font-ils déjà pas de vive voix à la Kfet, sur les nombreux forums généralistes ou spécialisés existants sur Internet, au sein de leurs intranets d’université ou d’école ou sur Facebook ?

.

Enfin, l’argument du prix. Les nouveaux sites spécialisés argumentent à juste titre sur le montant élevé des abonnements Premium des 2 grands réseaux sociaux professionnels pour les étudiants et les jeunes diplômés qui leur permettraient d’accéder aux fonctionnalités les plus intéressantes.

Comme le font de nombreuses entreprises dans les universités et les écoles pour fidéliser très tôt leurs clients ou leurs collaborateurs de demain, LinkedIn ou Viadéo tentent aussi de capter les étudiants sur leurs plateformes. Ils ont pris un certain nombre d’initiatives dans ce sens ces derniers mois (concours étudiants, fonctionnalités adaptées, etc.). Facebook, qui les a initiés à l’utilisation d’un réseau numérique amical, tente aujourd’hui de son côté de prolonger l’utilisation de sa plateforme dans les domaines professionnels … à suivre en matière d’adoption.

.

Quid des apports entre générations ?

2 fiat 500 rouge

Les réseaux sociaux professionnels ciblés que ce soit pour les étudiants, les jeunes diplômés ou les seniors prolongent les silos qui existent un peu partout.

Ils ne capitalisent pas sur les réels apports et les potentialités d’Internet et des réseaux en matière de mises en relations et de conversations élargies, de partages d’informations et d’expériences diverses…

N’est-il pas aussi ou plus enrichissant pour un étudiant qui veut faire un stage dans l’agroalimentaire ou dans l’industrie de l’énergie de pouvoir échanger avec des collaborateurs confirmés de Danone ou d’Air Liquide ou de pouvoir identifier des entreprises moins connues, en particulier des PME, par une sélection sectorielle des interlocuteurs ?

Certes, le point de vue ne sera pas le même que celui d’un étudiant de la promo précédente qui aurait fait son stage dans l’une de ces entreprises (contenu du stage, ambiance, etc.).

L’échange avec des professionnels plus expérimentés le complétera et contribuera à recueillir une vision plus large de l’entreprise, de son évolution, de ses métiers, des conseils sur les filières d’emploi, la culture et les valeurs de l’entreprise, et potentiellement des mises en relations avec d’autres collaborateurs en poste.

.

Les entreprises, surtout les plus grandes, investissent aujourd’hui le Web via des collaborateurs-ambassadeurs ou des community managers… pour renforcer leur réputation et leur attractivité notamment en matière de recrutement.

C’est une opportunité supplémentaire pour les plus jeunes comme pour les autres d’engager un contact, un échange, de solliciter des informations… Toutes les entreprises présentes sur le Web et leurs collaborateurs ne sont pas encore tout à fait dans la logique conversationnelle des médias sociaux, les PME sont encore peu présentes et actives. Mais la tendance est en marche…

Le management des différentes générations au sein des entreprises, induit notamment par le prolongement de l’âge du départ à la retraite et l’évolution des attentes des salariés, les plus jeunes mais pas que… , pourrait s’initier avant l’intégration dans l’entreprise en particulier via les média sociaux et dans tous les deux sens : les plus jeunes envers les plus âgés, des professionnels plus expérimentés envers les étudiants et les jeunes diplômés. Des initiatives de parrainage ou de mentorat sont déjà proposées dans ce sens sur Twitter.

Comme vous l’aurez compris, je ne suis pas favorable à la segmentation en matière de réseau social, la richesse provenant ici comme ailleurs de la diversité. Je souhaite néanmoins aux nouveaux sites et à leurs dirigeants qui ont choisi l’option de la segmentation de réussir dans leurs initiatives. Peut-être évolueront-ils en intégrant des modalités innovantes de mise en relation et de coopération entre les différentes générations, répondant aux besoins de tous individuellement et des entreprises ? Bonne chance à eux :-)

.

Source photo : Le coucou qui tweete aussi Fiat

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY