Articles avec le tag ‘2.0’

jan 24

Le recruteur et le point d’inflexion

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Le recruteur a couramment pour principales préoccupations de :

  • identifier les bonnes sources et les bons supports de communication pour trouver des candidats.
  • susciter l’intérêt de candidats… alignés sur sa recherche, et filtrer le plus efficacement ceux qui ne le sont pas.
  • évaluer chaque candidat à partir de critères objectifs définis, pondérer ces critères car le mouton à cinq pattes n’existent pas…

Dans ces premières actions de sourcing et d’évaluation, il donne de la voix…

Nous avons tous été un jour candidat et nous avons tous eu le sentiment dans ces premières étapes que le recruteur donnait le ton : on se laisse convoquer, scruter, sélectionner… Puis le jour où la décision favorable est prise, il est fréquent d’observer un changement de ton… plus mélodieux. Une inflection qui sonne la fin de la relation évaluateur-évalué. On change de registre, il s’agit maintenant de convaincre le candidat de rejoindre l’entreprise.

A peine caricaturales, ces pratiques ont encore largement cours.

Les usages « social » du web tendent aujourd’hui à renouveler dans de nombreux domaines la gestion de la relation, dont le recrutement. On parle aujourd’hui d’Expérience Candidat.

Les finalités de l’Expérience Candidat ne relève pas de la philanthropie ou d’un élan d’humanité retrouvée. Les préoccupations et les objectifs des recruteurs restent les mêmes.

Mais dans cet espace plus ouvert où les voix se font entendre, se perçoivent, s’évaluent, se « Like », la construction de la relation, les attitudes développées tout au long des étapes de sourcing, de mise en relation, d’évaluation réciproque de l’intérêt et de la proposition de valeur… appellent un engagement cohérent, une attention constante, un alignement plus qualitatif entre la fin et les moyens. Il y va de la réputation…

Il n’est pas demandé à cette attention d’être authentique, elle peut l’être au hasard de vraies rencontres… Cette attention doit juste être respectueuse.

Si l’Expérience Candidat contribue aujourd’hui davantage qu’hier à la réputation et à la Marque (pas seulement Employeur) parce qu’elle se vit publiquement, elle doit aussi être pensée comme une composante du recrutement. Les actions, les attitudes, les réactions constituent pour le recruteur comme pour le candidat des sources d’information, d’appréciation et de décision à ne pas ignorer.
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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 23

Recrutement : les attentes du candidat

L’attente majeure d’un candidat qui postule à une offre d’emploi est bien évidemment d’être recruté !

Comme 99 candidats sur 100 ne le seront pas, le recrutement est par nature déceptif pour la presque totalité d’entre eux.

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La déception est aujourd’hui plus forte en raison de l’effort individuel et renouvelé à produire pour trouver un emploi sur un marché du travail sinistré mais aussi en raison de l’automatisation des processus de recrutement qui laisse une moindre place à la relation humaine.

En positionnant les individus au coeur de la production de valeur, le Web social fait évoluer la gestion de la relation dans de nombreux domaines, non-professionnels et professionnels, dont le recrutement. On parle depuis peu de l’Expérience Candidat !

Elan de réhumanisation des relations Recruteur-Candidat ou élément additionnel de création de valeur pour les uns et pour les autres, les pratiques sociales redirigent les projecteurs sur les processus de recrutement et notamment sur les attentes des candidats vis à vis des entreprises et des cabinets de recrutement.

Au fond les attentes des candidats, le « Quoi », n’ont pas foncièrement changé. L’évolution est davantage dans leur prise en compte. L’innovation peut venir des modalités, le « Comment ».

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Où en est ma candidature ?

Par cette question, le candidat est en attente d’une meilleure visibilité sur le processus de recrutement : les étapes, le planning…

Qu’il soit en poste et en recherche d’une nouvelle opportunité ou sans emploi, chaque candidature à une offre d’emploi suscite tout d’abord un espoir, l’espoir d’une opportunité dont la rareté est à la hauteur de l’attention portée.

Le candidat a besoin de gérer sa dynamique de recherche, la connaissance du « quand » en est une composante.

Du côté des recruteurs, la formule retenue ces dernières années et formatée par les outils de e-recrutement proposés consiste à faire parvenir un e-mail automatique qui a 2 objectifs : accuser réception de la candidature et se dispenser à l’avance de la réponse de refus en précisant que si le candidat n’est pas contacté dans un délai de 3 semaines, ce courrier signifie un refus qui vient clore la démarche.

Si la première partie de la réponse répond à une partie de l’attente du candidat concernant la prise en compte de sa candidature et le planning de la première étape de la sélection, les réponses automatiques de ce type créent aussi une frustration forte en raison de la disproportion entre l’investissement en énergie et en temps qu’il a du déployer pour poser sa candidature et le temps d’attention accordé par le recruteur.

Pour les recruteurs qui ont à gérer de nombreuses candidatures et qui s’appuie en général sur des outils de gestion de candidatures, il est plus efficace et tout aussi peu consommateur de temps d’envoyer un premier message accusant la bonne réception du dossier du candidat : »j’ai pris en compte votre candidature, l’étude de cette dernière sera réalisée dans les x jours ou semaines ». Puis d’envoyer un second message dans des délais brefs si la candidature n’est pas retenue.

Les études montrent que si les candidats apprécient le téléphone dans le contact avec le recruteur, l’e-mail ou la messagerie d’un réseau social sont aussi appréciés pour être informé de l’avancement du processus.

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Que pensez-vous de ma candidature ?

Le candidat a une attente forte sur l’évaluation de sa candidature à chaque stade de la sélection.

Elle est directement lié à l’objectif ultime de sa démarche : le résultat.

Elle contribue à l’apprentissage individuel que le candidat doit réaliser pour améliorer au fur et à mesure l’efficacité de ses candidatures et aboutir dans sa recherche d’emploi.

Des ajustements de contextes, lorsque le projet professionnel est clair et la stratégie de recherche a été travaillée.

Un apprentissage plus conséquent quand la recherche n’a pas été suffisamment préparée, réfléchie (nous sommes toujours étonnés de constater qu’il y a, en dépit des difficultés d’emploi, autant de candidats qui n’ont pas professionnalisé leur recherche…).

Il est difficile pour un recruteur de faire un feedback détaillé, oral ou écrit, à chaque candidat aux différentes stades de la sélection, et plus particulièrement lors de la première sélection.

Des éditeurs de logiciels de gestion des recrutements tentent d’aborder la question par l’amont en tentant de réduire le nombre de candidatures non pertinentes, en faisant évoluer les critères en nombre ou en nature (compétences, aspirations, culture du candidat, etc.). Si les candidatures sont plus pertinentes et en nombre réduit, les temps engagés seront moindre tant en matière d’évaluation que de feedbacks aux candidats.

Nous constatons dans nos activités de conseil en ressources humaines auprès d’entreprises, CANDEN, que néanmoins en période de chômage intense, les candidats développent des stratégies de réponses à toutes les annonces, qui de près ou de loin leur pourrait leur correspondre. Une des solutions que nous avons personnellement mis en place dans notre position d’artisan recruteur (cette activité n’étant pas majeure) consiste à qualifier les candidatures inappropriées par 2 ou 3 mots-clés et à regrouper les réponses négatives en précisant à partir de ces quelques mots les raisons du refus.

Si l’effet nombre peut pénaliser l’existence ou la qualité du feedback de la première sélection, il est indispensable à l’issue des étapes de sélection suivantes (entretiens successifs, tests éventuels, etc.) de réaliser un feedback personnalisé au candidat engagé dans le processus.

Si le candidat a des attentes au départ, ses attentes sont renforcées lorsque le recruteur lui a montré un intérêt. Le message comme quoi le profil pourrait convenir appelle une attente forte sur la réponse : « Pourquoi ne convient-il plus ? ». Recruter, c’est aussi refuser. L’activité « refus » est à intégrer au processus de recrutement.

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L’attention est une attente réciproque.

Du recruteur qui souhaite attirer celle des candidats potentiels tout au long de la démarche : du sourcing à la signature du contrat d’embauche.

Du candidat qui a mobilisé sont attention sur l’offre d’emploi, l’entreprise et sur le processus d’évaluation proposé.

L’innovation en matière de recrutement va se poursuivre dans les prochaines années au tour de la dimension « social ».

Pour les recruteurs, le « recrutement 2.0″ ne se limitera pas à une « chasse de têtes » partiellement démocratisée.

Pour le « candidat 2.0″ rechercher un emploi rimera davantage avec une plus grande qualification des sources d’opportunités et des opportunités, elles-mêmes (the social job seeker)

Un recrutement et une candidature plus relationnels et plus interactifs qui favorisera cette attention humaine réciproque.

Les réseaux sociaux ou les éditeurs d’outils de gestion de candidatures ont encore un large champ de réflexions et d’innovation en matière de gestion de la relation Recruteur-Candidat.

Si l’Expérience Candidat est un sujet qui vous intéresse, nous vous convions à assister à l’atelier que nous animerons à #TruParis le 9 février prochain à l’initiative de Link Humans, société de conseil en stratégie de recrutement.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 14

Pourquoi recruter via les médias sociaux ?

Nous rebondissons sur l’interview express de Jean-Noël Chaintreuil réalisé lors de la Social Recruiting Conference à Paris le 1er décembre pour prolonger l’échange d’idées et d’expériences sur la question du « Pourquoi ».


Pourquoi développer une stratégie de recrutement via les médias sociaux ?

Jean-Noël Chaintreuil retient principalement 3 objectifs :

  • accéder à de nouveaux profils, non repérés jusque là par les actions classiques de recrutement par annonce, par approche directe ou par le réseau relationnel physique…
  • élargir l’espace géographique de recrutement pour des entreprises internationales ou mondialisée comme Air Liquide,
  • accroître la réactivité du recrutement, dans le sens de la réduction des délais d’intégration de nouveaux collaborateurs dans l’entreprise.


Les entreprises les plus avancées dans l’utilisation des medias sociaux dans leurs processus de recrutement présentent souvent « comment elles font  » mais dévoilent plus rarement leurs objectifs stratégiques.

Expérimentation ? Ou confidentialité des enjeux de recrutement, révélateurs des enjeux et pratiques RH internes, dans une bataille des talents… dans un contexte concurrentiel relevé …?

Probablement les deux.

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Expérimentation parce que les médias sociaux constituent un espace nouveau et en évolution continue.

Une sorte de voyage en terre inconnue, déconnecté les premiers temps des processus et des enjeux externes et internes de l’entreprise.

Un round d’observation. La dynamique étonne au départ.

Un effet démultiplicateur, loin des repères habituels, notamment les volumes. La dynamique est aussi envoutante ou grisante, la relation facilitée est attractive et laisse entrevoir des opportunités diverses (clients, candidats, partenaires, etc.).

Un voyage en terre inconnue réalisé par un ou quelques sherpas, à titre personnel ou plus directement mandatés, avec l’aide ou non de conseils   »relativement plus » expérimentés…

Le sherpa entrepreneur ou mandaté devient sponsor d’initiatives plus opérationnelles, le plus souvent toujours en logique expérimentale et sous observation des livrables et des ROIs à la « mode d’avant ».

Dans le cas du recrutement, il est intéressant d’observer que l’approche « vivier de candidats » a laissé la place à la Marque Employeur, puis à la mobilisation des salariés, et donc à la politique RH interne qui elle-même fait son entrée dans le marketing global de l’entreprise, la fameuse Marque.

Cette même politique RH se ré-alimenterait des pratiques sociales (motivation, apprentissages, reconnaissance, sentiment d’appartenance, etc.). Un vrai business modèle 2.0 où la valeur additionnelle créée est générée par la dimension « social ».

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Les entreprises comme Deloitte, Vivaki-Publicis, AutoDesk ou Danone … qui ont témoigné lors de la Social Recruiting Conference de leurs approches et de leurs réalisations mais aussi du Pourquoi recrutent-elles via les réseaux sociaux ? sont à un stade de maturité avancé à la fois en matière de marketing-communication et de politique RH.

Et au-delà de la maturité, ces entreprises démontrent aussi leur capacité à assumer leur stratégie et leur culture, avec à n’en pas douter leurs imperfections… dans un processus d’apprentissage continu à ciel ouvert.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 9

Client, Candidat, Collaborateur, Compagnie : les 4 C vertueux du Social ?

Les conférences du mois de décembre sur le Social Recruiting (recrutement notamment via les medias sociaux) ou le Social Customer Relationship Management (la gestion de la relation clients notamment via les medias sociaux) font converger l’ensemble des enjeux, des objectifs, des processus de l’entreprise principalement vers 3 cibles :

  • le prospect ou le client qui, au-delà d’acheter le produit ou le service, réinjecte de la valeur dans les processus de l’entreprise, volontairement ou non, notamment en matière de marketing ou d’innovation produit/service…
  • le candidat, ce « nouveau » salarié à trouver sur les réseaux sociaux, et si possible la perle rare que l’entreprise n’avait pas encore pu attirer ou repérer…celui qui demain dans l’entreprise contribuera à faire la différence…
  • le collaborateur, retrouvé, « repositionné » en contributeur stratégique et en ambassadeur de l’entreprise qu’il faut remotiver, réengager dans l’entreprise…

Comme le dit Brian Solis, l’adoption des médias sociaux ne se fera que si le bénéficiaire final le demande. Il le demandera si cela lui est utile.

La logique « social » en matière économique/business sous-entend la co-création de valeur, donc un engagement actif.

Pour s’y engager, les deux parties, l’entreprise et l’individu, doivent donc y chacun trouver des impacts utiles.

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Pour l’entreprise dont la vocation première est de créer de la valeur, l’adoption des médias sociaux en matière de marketing, de vente, de recrutement ou de gestion des ressources humaines passe par la validation de l’effectivité de cette valeur « sur-ajoutée » de par la collaboration avec les parties prenantes, externes et internes.

Hors dans l’espace digital, cette collaboration doit d’abord être construite. Elle passe par un processus, long et durablement cohérent et authentique, pour entrer en contact avec la cible, la sensibiliser, échanger avec elle, puis l’engager activement.

La validation de l’effectivité nécessite donc du temps et des expérimentations dans un univers d’innovations rapides, des temps qui ne sont pas les temps communs de l’entreprise.

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Pour les individus, l’utilité des médias sociaux peut-être motivée par une valeur financière directe (travailler pour le candidat ou le collaborateur), ou plus indirecte (des services rendus eux-mêmes générateurs à retardement de revenus comme le réseau relationnel pour le candidat ou le collaborateur). L’utilité peut aussi relever d’une dimension plus immatérielle, le plaisir, le jeu, etc.

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Au-delà du suivi presque mécanique d’une tendance lourde ou de l’attractivité première qui peut conduire à l’adoption des médias sociaux, les acteurs du social business devront faire évoluer leur proposition de valeur, recréer de la valeur, notamment en échanges des données et des contenus transmis par le client, le candidat, le collaborateur au bénéfice de l’entreprise (si elle sait les exploiter) … et de la confiance accordée.

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En cette fin d’année 2011, plusieurs acteurs et observateurs ont questionné la valeur intrinsèque ou additionnelle qui peut être créée par l’utilisation des médias sociaux pour les entreprises et pour les personnes individuellement, le client, le candidat, le collaborateur.

Les approches marketing et les problématiques de traitement et d’analyse des données sont en pleine ébullition. La puissance des organisations dans ces domaines sont infiniment supérieurs à celle des individus, même regroupés en communautés d’intérêts, plus ou moins sincèrement partagés…

La notion de « Social » renforce certes la dimension relationnelle au service de la co-création de valeur, mais dans un esprit de partage, de loyauté, de sincérité, d’authenticité… de belles valeurs qui ne peuvent se vivre que si les utilités convergent, même si leurs natures diffèrent.

Un changement majeur de paradigme qui nous enthousiasme (certains disent « réanchante »), l’espoir d’une société plus humanisée presque paradoxalement portée par la mécanique des systèmes d’informations et de communication.

Un nouveau paradigme qui interpelle sur la nature de ce qui nous est utile et sur les moyens de l’obtenir. Nous ne créerons pas, et encore plus co-créerons pas de la valeur et donc de l’utilité avec un vieil état d’esprit.

Marketer, vendre, recruter, candidater, manager … via les médias sociaux, en e-acteur ou en additionnel, implique une nouvelle socialisation des entreprises et des personnes individuellement.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 5

Recrutement et réseaux sociaux : de la promesse marketing à la réalité du management des ressources humaines #srconf

Les partages d’expériences et les échanges qui ont eu lieu durant la Social Recruiting Conference à Paris le 1er décembre dernier nous ont une fois de plus interpellés sur les dimensions RH et marketing du recrutement. Et au-delà même du recrutement sur la politique RH, les pratiques de management et le marketing relationnel, notamment à travers les médias sociaux.

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Relais de l’organisation en France de cette conférence européenne, nous avions demandé aux intervenants de présenter leurs initiatives : « Comment recrutez-vous sur les réseaux sociaux et quels en sont les retours d’expériences« .

Mais surtout d’expliquer leurs objectifs « Pourquoi recrutez-vous sur les réseaux sociaux ? »  afin de mieux comprendre les enjeux auxquels cette approche pouvait répondre, plus spécifiquement ou plus efficacement, et donc de mieux apprécier les stratégies développées, les moyens mobilisés, les facteurs clés de succès de chacune d’entre elles.

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Certaines entreprises ont particulièrement retenu notre attention en raison de la réflexion approfondie qu’elles ont conduites pour définir en amont qui elles sont, ce qu’elles ont à proposer à de futurs collaborateurs, ce qu’elles offrent à leurs collaborateurs, ce qu’elles ont offert à leur ex-collaborateurs… Tout ceci en cohérence avec leur coeur de métier, leur marché, leur positionnement…

De fait, le marketing relationnel Candidat porte une promesse reliée à une communication d’actions, vs une communication d’intention ou une proclamation auxquelles nous sommes habitués tant en marketing qu’en RH…

Une promesse :

  • claire et cohérente auprès des futurs collaborateurs potentiels : la proposition de valeur RH,
  • démontrée et illustrée par les expériences collaborateurs et ex-collaborateurs : la réalité interne,
  • communiquée et relayée par les salariés, voire une communauté élargie : un engagement des paires constaté,

Au passage, il est intéressant de noter que si cet engagement est soutenu par des actions d’accompagnement, d’apprentissage et de reconnaissance, il vient à son tour enrichir le management des ressources humaines.

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La capacité créative du marketing peut aider les RH à mieux communiquer sur leurs actions, à mieux valoriser leurs réalisations et à innover dans l’animation de leurs communautés. Pour autant comme pour un produit ou un service, l’avantage compétitif candidat ne se proclame plus, il se démontre.

Parmi les éléments de cette démonstration, il y a l’expérience Candidat qui se prolonge si l’entreprise est cohérente par l’expérience Collaborateur. Un cercle vertueux d’une relation Employeur-Employé qui a besoin de trouver des ressorts nouveaux et tangibles !

Le marketing RH ne peut exister que si l’entreprise a défini une politique RH, si cette dernière cohérente avec la réalité du vécu des salariés, les moyens et l’identité de l’organisation, si des pratiques de management efficientes et motivantes sont réellement mises en oeuvre, s’il existe une satisfaction effective des salariés à travailler pour cette entreprise, etc.

Le grand écart entre les discours et la réalité du terrain, les effets de communication ne suffisent plus.

Tous les professionnels des ressources humaines le savent bien : toute politique, initiative, action en matière  de management des ressources humaines ne peut répondre à la majorité des attentes des salariés en raison de leurs diversités par nature. Les objectifs à viser nous semblent, par expérience, relever d’une tendance majoritaire, de l’authenticité du discours, d’actions de fond inscrites dans la durée afin de développer une culture RH et managériale, socle de performance, d’attractivité et de crédibilité en interne comme en externe.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 2

Social Recruiting Conference Paris : J+1

Photo SRconf
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Alan Whitford, Fondateur de RC Euro et Chairman de la #srconf, a prononcé une phrase très intéressante à la fin de l’édition parisienne de The Social Recruiting Conference, sponsorisée par Viadeo et Talentory : “la conversation est toujours active et vivante”.

En effet, la première #srconf avait vu le jour sur Londres, il y a un peu plus de 1 an. La SR Conference La #srconf s’inscrit dans une dynamique de mouvement et d’apprentissages partagés.

Vic Okezie (CEO de Crexia et Directeur de la #srconf) nous a sollicité (Canden/id-carrieres.com) pour être le partenaire local. La collaboration fut enrichissante, un excellent exercice de travail collaboratif à distance en équipe multiculturelle.
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Un grand merci aux intervenants et à toutes les personnes présentes à cette conférence qui s’est voulue culturellement ouverte dans le but d’approfondir la diversité des cas et des expérimentations.

  • Jean-Marc Mickeler, Associé et Directeur de la Marque Employeur chez Deloitte France
  • Jean-Noël Chaintreuil, Responsable Programmes RH chez Air Liquide
  • Céline Lappas, Responsable du Développement RH chez Danone Research
  • Charlotte Vitoux Evrard, Responsable de l’acquisition talent chez Vivaki France
  • Damien Joliot, Responsable Ressources Humaines chez People In Action
  • Colin Frankland, Directeur Marketing B2B Viadeo
  • Andy Headworth, Directeur Général de Sirona Consulting
  • Franck La Pinta, Responsable Marque Employeur chez Société Générale Groupe
  • Alan Whitford, Fondateur de RC Euro
  • Maria Trivellato, Directeur EMEA de l’acquisition talent chez Autodesk.

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De nombreux instants de discussions informelles ont rythmé les présentations et les tables rondes. Ils ont permis de prolonger les débats et d’approfondir les rencontres.

Pause

Une série d’articles sont en préparation pour la semaine prochaine.

Nous aborderons autant le point de vue de l’entreprise, que celui des salariés et des candidats. En attendant, bon repos à tous et excellent weekend :)

Nous reviendrons sur les sujets traités, nous apporterons notre analyse, comme nous essayons de le faire le plus souvent sur ce blog. Nous aborderons autant le point de vue de l’entreprise, que celui des salariés et des candidats.

Dans l’attente, nous vous souhaitons un excellent week-end à tous :-)


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Auteur : Lilian Mahoukou Marie-Pierre Fleury
nov 23

Pourquoi le blog id-carrières soutient The Social Recruiting Conference Paris 1er décembre 2011

Les pratiques de recrutement fondées sur une définition insuffisamment approfondie des compétences et des profils, une définition souvent restrictive comme pour se rassurer…

La sélection automatisée des candidatures sur la base des CV est imparfaite et génère des pertes d’opportunités pour les recruteurs comme pour les candidats…

… Et bien d’autres éléments du recrutement tel que nous le connaissons tous et le pratiquons contribuent à rigidifier le marché du travail au bénéfice de personnes comme nous l’avons souvent souligné sur ce blog, et ça ne date pas d’aujourd’hui…

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Les réseaux sociaux dans leur philosophie originale constituent potentiellement et pour tous une opportunité de faire bouger les pratiques et les lignes des activités de recrutement, et au-delà des recrutements, celles de la relation Employeur-Collaborateur, une fois l’embauche réalisée.

Sommes-nous en train potentiellement de gâcher cette possibilité ? Selon nous, oui car nous importons les mêmes procédés, les mêmes états d’esprit, la recherche de la même création de valeur, alors qu’ils sont tout autres et qu’ils pourraient contribuer à faire émerger de nouvelles réponses face aux enjeux individuels et collectifs qui s’imposent à nous et qui se renouvellent de manière continue…

Tout ceci ne concerne pas seulement l’activité de recrutement, toutes les activités et les processus de l’entreprise sont concernés et bien évidemment encore plus les activités portant sur la gestion de la relation, quelle que soit sa nature.

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Nous avons souhaité contribuer et soutenir la Social Recruiting Conference parce que nous sommes convaincus que le partage des expériences, des valeurs portées par des personnes et des organisations, le partage des pratiques, mêmes expérimentales, dans des contextes divers d’enjeux économiques, culturels, sociaux… contribuent à nous faire progresser individuellement et collectivement dans nos réflexions, dans nos actions, dans nos états d’esprit.

Nos amis anglais de Crexia nous offrent l’opportunité d’ouvrir notre horizon culturel pour appréhender sous d’autres angles le recrutement et plus globalement le management des relations humaines dans l’entreprise à la lumière du Social Web.

La conférence européenne, The Social Recruiting Conference, qui se déroulera à Paris le jeudi 1er décembre nous permettra d’aborder tous ces sujets de manière formelle et plus informelle dont nos amis anglo-saxons ont le secret…

Nous avons sollicité des professionnels en prise avec les réalités quotidiennes de l’entreprise.

Ils nous parleront d’actions concrètes et de leurs retours d’expérience, sans angélisme. Ils aborderont sans langue de bois les questions de fond qui se posent à nous pour réussir à transformer nos pratiques professionnels en fonction des objectifs poursuivis.

  • Colin Frankland, Directeur Marketing B2B Viadeo
  • Céline Lappas, Responsable du Développement RH chez Danone Research
  • Charlotte Vitoux Evrard, Responsable de l’acquisition talent chez Vivaki France
  • Jean-Noël Chaintreuil, Responsable Programmes RH chez Air Liquide
  • Damien Joliot, Responsable Ressources Humaines chez People In Action
  • Andy Headworth, Directeur Général de Sirona Consulting
  • Jean-Marc Mickeler, Associé et Directeur de la Marque Employeur chez Deloitte France
  • Franck La Pinta, Responsable Marque Employeur chez Société Générale Groupe
  • Alan Whitford, Fondateur de RC Euro
  • Matt Jeffery, Directeur EMEA de l’acquisition talent chez Autodesk
  • Stéphane Le Viet, Directeur Général chez Work4Labs
  • Lilian Mahoukou, Associé id-carrieres et Canden RH

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La vidéo SR Conference Paris 2012 a été réalisée par les équipes de Sydo, spécialisée dans la création de solutions pour faciliter l’apprentissage. Sylvain Tillon et toute son équipe constituée d’ingénieurs pédagogiques qualifiés et de créatifs ont su traduire l’esprit que Crexia et Canden ont souhaité donner à cette rencontre : des expertises et des visions à partager dans une ambiance détendue, une posture d’ouverture pour progresser ensemble et construire avec pragmatisme et humanisme les réponses du monde professionnel aux défis qui s’imposent à nous (ou que nous générons).

Vous avez envie de prendre part à ces rencontres et échanges, vous pouvez vous inscrire sur le site : The Social Recruiting Conference Paris 2011.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 15

Marque employeur, médias conquis et polarités


Le marketing classique a vraiment des points intéressants que le management des talents peut utiliser. D’ailleurs, aujourd’hui nous parlons de plus en plus d’implications marketing dans le recrutement et on peut percevoir 3 types de média :

1 – Les médias propres de l’entreprise recruteuse (site carrière, présences offline et online, brochures, flyers…)
2 – Les médias sponsorisés (achat d’espaces publicitaires)
3 – Les médias conquis (bouche-à-oreille)

Ces 3 types fonctionnent ensemble et contribuent, à leur manière, au rayonnement d’une marque employeur.

Pour ce qui est des médias sponsorisés, il y a toujours cette part d’aléatoire et financière. Que se passe-t-il lorsque les budgets sont revus à la baisse ? Quand le climat économique actuel force-t-il à penser autrement ?

Le discours est assez maîtrisé lorsqu’on communique à travers ses canaux. Est-il suffisamment crédible et cohérent pour les candidats ?

Intéressons-nous au 3ème élément, celui des médias conquis. Il s’agit, en majeure partie, du bouche-à-oreille généré, des personnes ou des structures qui parlent de vous sans contrepartie financière.

Parmi la liste non exhaustive de ce qu’on appelerait les médias conquis, on aurait :

- les salariés actuels et anciens (ce sont eux qui vivent ou qui ont vécu l’expérience en entreprise)
- les pairs/connexions des candidats (ceux connectés à votre marque employeur et qui peuvent vous introduire aux bons candidats par recommandation)
- les amis/connexions des salariés (en contact avec les salariés, ils se voient transmettre des éléments de l’expérience dans l’entreprise)
- les partenaires (ils peuvent vous appuyer et vous recommander également)
- les relations publiques, journalistiques (le fait qu’un journaliste accepte de faire la couverture médiatique d’une de vos initiatives contribue au bouche-à-oreille généré)
- les influenceurs (personnes lambda non rémunérées, disposant d’une présence offline et/ou online intéressante et qui traitent des thématiques proches de votre activité, de vos initiatives)

Au final, cela démontre la nécessité d’humaniser les approches pour inspirer un bouche-à-oreille positif. En effet, nous parlons de médias conquis, mais quelle en est la polarité ?

Un salarié qui critique son employeur online ou offline (dans un cercle restreint) se transforme également en média, mais avec un message de dissuasion cette fois-ci par exemple.

Ceci nous amène au caractère très éthique nécessaire, lorsqu’on souhaite inspirer les conversations dans le bon sens.

Point de manipulation mais une logique de progrès et d’écoute des aspirations (tout en gardant en tête son positionnement propre en tant qu’employeur), ainsi qu’un focus important sur l’environnement de travail et le comportement des personnes.

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Auteur : Lilian Mahoukou
nov 2

Le recrutement et l’Expérience Candidat

Si l’Expérience Candidat est un sujet à part entière du Social Recruiting, c’est parce qu’elle contribue à créer de la valeur pour l’entreprise et pour le candidat, au-delà du recrutement.

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Les entreprises commencent à comprendre l’importance de l’Expérience Candidat dans le processus de recrutement, en lien notamment avec les media sociaux qui favorisent l’échange d’informations entre candidats, entre (ex) salariés et candidats…. En lien aussi avec les difficultés de recrutement qu’elles rencontrent… autre sujet !

L’Expérience Candidat sera longuement illustré lors de la Conférence Européenne qui se tienndra à Paris le 1er décembre prochain sur le Social Recruiting par les partages de pratiques et d’expériences des entreprises comme Air Liquide, Danone, Vivaki France, Work4Lab ou Deloitte mais aussi des PME comme People in Action. Nous y participerons et nous relaierons sur ce blog les retours d’expérience, les résultats concrets et les perspectives du recrutement via les media sociaux pour les entreprises et pour les candidats.

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Colin Frankland, B2B Marketing Director, Viadeo
Charlotte Vitoux Evrard, Talent Acquisition Manager, Vivaki France
Stephane Le Viet, CEO & Co-founder, Work4Labs

Offrir une meilleure Expérience Candidat peut conduire aux avantages suivants :

  • attirer davantage de candidats, mieux qualifiés par rapport aux besoins, davantage en adéquation avec la culture de l’entreprise,
  • développer un bouche à oreille positif sur l’entreprise et donc sur les offres.
  • renforcer l’intérêt pour le poste par l’intérêt pour l’entreprise,

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Améliorer l’Expérience Candidat peut passer par différentes actions :

  • En complément des informations transmises sur le poste (ce qui n’est déjà pas toujours bien réalisé…), transmettre un maximum d’informations sur l’entreprise et sa culture, ses fonctionnements et ses enjeux objectifs, les plus motivants mais aussi ses challenges et points de progression.
  • Mieux informer sur les modalités et le planning de recrutement. De plus en plus de sites d’entreprises présentent le déroulement d’un entretien, les points qu’elles souhaitent aborder, le détail du processus de recrutement lui-même, voire des outils multimedia permettant de travailler son entretien….
  • Bien évidemment, l’éternelle réponse au candidat, même si cette dernière est négative. Les réponses automatiques qui accusent réception de la candidature et qui laissent au candidat le soin de compter jusqu’à 3 semaines pour constater seul qu’il n’a pas été retenu, a toujours un effet dévastateur direct sur l’image de l’entreprise. Y compris, quand l’entreprise passe par un intermédiaire du recrutement.
  • En corollaire, choisir un cabinet de recrutement qui est à son image, proche de sa propre culture d’entreprise et bien qualifier préalablement puis suivre les actions qu’il met en oeuvre.
  • Si le profil identifié est en poste et n’envisage pas actuellement de changer ou si la candidat ne correspond pas à la recherche en cours mais présente un intérêt fort pour l’entreprise à l’avenir, donner la possibilité de garder le contact avec l’entreprise (email, application mobile, groupe sur les media sociaux ou plus sophistiqué via un outil de CRM, Candidate Relationship Management…)

Tous ces éléments, et d’autres encore, renforcent l’attractivité de l’entreprise pour ses recrutements d’aujourd’hui et de demain, mais aussi pour d’autres actions qu’elle est amenée à conduire en interne comme en externe. Au-delà de la Marque Employeur, c’est la Marque tout court qui est valorisée.

Améliorer l’Expérience Candidat est directement créateur de valeur pour le processus de recrutement : les échanges enrichis avec les candidats renforcent la pertinence de la sélection et sécurisent une adéquation plus large entre le candidat et l’entreprise.

De plus, la nature de la relation lors du recrutement, sa qualité, se prolonge très souvent lorsque le candidat devient un collaborateur. L’Expérience Candidat vient nourrir l’Expérience Collaborateur. Tout DRH ou manager qui recrute peut faire aisément ce constat. Le recrutement n’est-il pas le premier acte de management ?

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Auteur : Equipe id-carrieres
oct 25

Le recrutement aurait-il raté l’opportunité des réseaux sociaux ?

Non pas du tout,

le recrutement n’a pas raté le tournant … puisque la route est restée droite !

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Le recrutement sort renforcé dans ses pratiques de sourcing et de sélection (…de toujours) avec l’arrivée des réseaux sociaux professionnels qui deviennent des jobboards + .

J’accède aujourd’hui à plus de candidats actifs et surtout passifs (qui gardent la préférence des recruteurs, même après 600 000 suppressions de postes en 2009 !)

Je dispose d’outils de sélection de profils sur la base de données démultipliées par rapport au CV classique. Et cerise sur le gâteau, elles sont théoriquement mises à jour par les personnes elles-mêmes. De plus, dans quelques mois, je pourrai importer des CV de mes propres bases de données que j’ai tant de mal à maintenir à jour.

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Seul bémol à cet enthousiasme, la route est de temps à autre un peu dangereuse…

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Les futurs et ex-collaborateurs échangent sur mes pratiques de recrutement, sur l’ambiance dans l’entreprise, sur ses pratiques de management… Ce qui vient perturber l’attractivité des offres d’emploi que je dois pourvoir.. Et promouvoir dans les étapes finales de recrutement !

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Oui,

Plus que les recruteurs qui n’avaient pas de motivation profonde à faire évoluer leurs pratiques …

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Les réseaux sociaux ont raté l’opportunité de proposer d’autres voies de création de valeur pour les entreprises et les candidats.

Même si on a coutume de dire que les outils sont au service des usages, ils sont utiles pour structurer des micro-changements qui amènent les grandes transformations ou pour conduire des scénarii de rupture.

La créativité du Web n’a pas fonctionné face au marché du travail…

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Au-delà des réseaux sociaux, nous les membres…

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Nous sommes aussi responsables des transformations ratées.

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Nous avons transposé nos bonnes vieilles pratiques de candidats. Nous avons mis sagement nos CV en ligne, voire plus comme demandé : nos relations, nos recommandations et celles des autres…

Dans un sursaut d’égo, face aux affres de la compétition pour l’emploi ou du mirage du réseautage, nous nous sommes vitrinisés encore plus que dans les CVthèques, en espérant que les recruteurs viendraient à nous sans avoir à candidater.

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Nous n’avons pas utilisé le levier relationnel pour sortir des logiciels de sélection par mots-clés.

Nous n’avons pas su exploiter la créativité et le pouvoir d’influence d’une communauté en réseau pour proposer d’autres alternatives.

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Un faux départ pour mieux repartir ?

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Oui, un sourcing plus qualitatif est encore possible !

1- Chaque membre d’un réseau social quelle que soit sa situation pourrait remplacer l’équivalent de son CV par une mini biographie qui présenterait en synthèse son projet et ses motivations, une introduction pour faire connaissance et engager un premier échange.

Puisqu’on parle beaucoup de marketing en RH, ce serait l’équivalent d’un teaser.

2- Le résumé du parcours ne serait adressé au recruteur qu’après avoir échangé sur l’entreprise et/ou l’opportunité et identifié un intérêt réciproque. La dimension relationnelle du social recruiting prend tout son sens.

Un réseautage plus qualitatif aussi !

3- Les communautés métiers intégrant tous les acteurs échangent et partagent leurs expériences et leurs opportunités professionnelles en intégrant mieux les nouveaux arrivants dans le métier, notamment les plus jeunes.

4- Les relations s’inscrivent dans la durée et la qualification et non dans une course aux contacts non qualifiée : un réseau relationnel utile, contributif, actif.

etc, etc.

La clé de la transformation du recrutement se situe bien évidemment en amont : dans les entreprises au moment de la définition du besoin en recrutement : compétences, aptitudes personnelles, culture personnelle…

Comme elles ne sont majoritairement pas prêtes à changer leurs logiques de réassurance par le clônage, c’est par une logique bottom-up  qu’il faut les amener à changer de prisme. C’est en rencontrant davantage de profils variés, en adaptant les missions aux professionnels rencontrés qu’elles sauront mieux identifier les talents de demain qui feront la différence.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY