Articles avec le tag ‘2.0’

mai 15

Les métiers du Digital vous attirent ? Savez-vous pourquoi ?

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Les technologies « sociales » ont presque paradoxalement remis la relation, les interactions, de nouveaux liens sociaux, l’influence individuelle ou communautaire … au coeur de la vie quotidienne de chacun, et sont venus chahuter les modèles économiques, les modes de fonctionnement des entreprises et porter l’espoir d’une entreprise « réhumanisée » où les salariés ne seraient plus une ressource mais des talents, des acteurs, des influenceurs, des ambassadeurs, des contributeurs, etc.

Nous ne sommes pas arrivés au bout de cette révolution annoncée (qu’on pourrait qualifier d’écologie sociale) que le mouvement de balancier nous semble très nettement repartir dans l’autre sens, et ce pour 3 raisons :

  • Les interactions humaines portées par les technologies collaboratives génèrent une masse d’informations utiles à exploiter par une économie en quête d’une nouvelle dynamique, d’une nouvelle compétitivité (productivité et innovation).
  • Les entreprises sont culturellement plus prêtes à intégrer la structuration et l’analyse de données que l’aléas du relationnel et du collaboratif au sein d’un espace plus large et moins maitrisé.
  • Internet et les technologies 2.0 associées, comme  l’informatique 0.0 auparavant, structurent par nature les activités humaines, les tâches, les métiers, essentiellement autour d’objectifs de productivité.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder les caractéristiques des nouveaux métiers qui ont émergé ces dernières années et leur quotidien ou encore le fonctionnement des entreprises pure player de l’Internet : les webmasters, les community managers, les gestionnaires de réputation, les data analystes, les statisticiens, les référenceurs, les marketeurs du digital… tous travaillent avec des processus structurés, des outils automatisés, des métriques, des objectifs chiffrés, des données à collecter, organiser, analyser pour décider, anticiper, produire une solution, un service…

La question n’est pas ici d’évaluer si c’est mieux ou moins bien car tout est en mouvement et les cartes sont susceptibles d’être rebattues.

Notre propos vise une prise de conscience notamment des jeunes qui intègrent le marché du travail, et notamment les métiers du digital, ou encore de ceux qui opèrent une reconversion professionnelle dans ce domaine, que le quotidien de leur job sera nécessairement conditionné par des processus de production d’un travail et d’une performance autant structurés, pour ne pas dire rigides ou mécaniques, que ceux des industries plus classiques. Les indicateurs de mesure de leur performance n’ont pas disparu, ils se sont peut-être même accrus en raison de la masse de données utilisées.

Alors la révolution pour une entreprise plus humaine, pour des métiers et un travail humainement plus valorisants n’est-elle pas en marche, n’aura t-elle pas lieu ?

Les apports de la révolution 2.0 nous semble davantage relever de l’état d’esprit, d’une évolution culturelle, sociologique qui touche davantage les valeurs, les attitudes, les modes de management, les relations au travail, les modes de collaboration, les conditions de travail, etc. que le contenu même du travail qui reste sous le poids des enjeux financiers, création de valeur et productivité.

Le 2.0 répond en ce sens à une des aspirations des salariés : ne plus être considérés comme une ressource de production mais comme un collaborateur, un contributeur; ne pas voir dans le travail seulement une source de revenu mais aussi une source d’épanouissement et de bien-être.

Si toutes les organisations développaient une culture d’entreprise orientée sur  le respect, la collaboration, l’expression, le partage, l’ouverture, le monde du travail serait déjà perçu comme plus humain, plus épanouissant, plus motivant.

Les start up illustrent pour la plupart ce mixte d’un travail structuré autour de processus de production et d’une ambiance de travail généralement plus respectueuse des individualités et des équipes, car les 2 sont perçus comme créateur de valeur. Dans ces entreprises, la rétention repose davantage sur les modes de management, les liens créés et l’ambiance de travail que sur le contenu du travail ou la rémunération.

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Notre second propos relève justement des qualifications et des rémunérations liées à cette nouvelle industrie et économie.

La qualification professionnelle croissante des salariés de l’économie de la connaissance et du service se traduit de moins en moins dans les rémunérations. Les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur sont souvent surpris par les salaires qui leur sont proposés.

Nous évoquerons 2 raisons sur lesquelles nous aimerions recueillir votre avis :

  • la première relève des structures et des modèles économiques qui ne génèrent pas les ressources financières pour rémunérer, selon nos anciennes références, le nouveau niveau de compétences mobilisées, à l’exception de quelques réussites de start up devenus des multinationales.
  • la seconde tient au nombre croissant de profils qualifiés, les travailleurs du savoir deviennent progressivement les « ouvriers qualifiers » d’hier, à l’exception à un instant T d’une pénurie de ressources, le temps que le système éducatif ou la formation professionnelle les produisent.

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Nous l’évoquions dans un précédent billet le réalisme n’est pas un frein au changement. Tout comme le pragmatisme n’est pas un frein à l’idéal. Etre réaliste, c’est d’abord développer des stratégies gagnantes à court terme sans perdre de vue des cibles, des aspirations, des envies…

Internet et les médias sociaux transforment en profondeur l’ensemble de l’économie et offre actuellement des opportunités d’emplois à ne pas négliger, chez des pure players comme dans des entreprises de secteurs traditionnels. Le choix de ces nouveaux métiers ne doit pas se faire en regardant seulement les opportunités d’emploi ou les paillettes ludiques et sympathiques de la technologie, de la créativité ou des interactions sociales.

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S’orienter professionnellement n’est pas un choix facile à faire, à n’importe quel stade de sa vie professionnelle. La connaissance de soi et le recueil d’informations et d’expériences sont les 2 bons réflexes à avoir pour bien s’orienter ou se reconvertir. Et un choix d’orientation argumenté permet aussi de mieux rebondir et de mieux argumenter le rebond.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 18

LinkedIn améliore la recherche collaborative d’offres d’emploi

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Plus qu’un réseau social, LinkedIn est devenu au fil des années une plateforme de recrutement et de recherche d’emploi, reliant très astucieusement la logique du réseau et les fonctions plus classiques des sites d’emploi (job boards).

LinkedIn améliore en ce mois de février les services relatifs à la recherche d’offres d’emploi avec LinkedIn Jobs.

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Dans l’onglet Jobs de votre profil, vous trouverez désormais :

- Les offres d’emploi de votre réseau, celles publiées par les entreprises ou les cabinets de recrutement dans lesquels travaillent vos contacts ou que vous suivez sur LinkedIn (Pages Entreprises).

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- Un outil de recherche avancée d’offres d’emploi qui vous permet de trier par fonction, secteur, pays, code postal… les offres d’emploi qui pourraient vous intéresser. Pour les Candidats Premium, les informations concernant la rémunération sont disponibles.

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- La sauvegarde de vos recherches de postes par critère afin de disposer facilement des dernières offres publiées.

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- Un suivi facilité des offres d’emploi qui vous intéressent « Offres sauvegardées/Saved Jobs »

- L’affichage sur votre profil des offres d’emploi qui pourraient vous intéresser, et ce en fonction de vos recherches antérieures, de votre réseau et de vos activités sur la plateforme.

- Sur les offres que vous consultez sont mentionnées les offres que les autres candidats ont également vues. Ce qui vous donne une idée des autres candidats ou vous aide à identifier d’autres offres, sur d’autres mots clés.

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LinkedIn a comme toujours une approche habile des apports du réseau dans les services et les fonctionnalités proposés à ses membres. Sans être réellement collaborative au sens relationnel du terme, la recherche d’emploi sur LinkedIn est soutenue par toutes les informations disponibles sur votre profil, à travers vos activités et centres d’intérêts, vos contacts, etc.

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Cependant, le nombre d’offres d’emploi proposées en France est encore faible.

Nous avons simulé plusieurs recherches d’offres d’emploi par métier (chef de projet marketing, responsable commercial ou des ventes, directeur des ressources humaines, contrôleur de gestion) et par localisation (France/USA) via la recherche avancée.

Même en tentant compte des proportions des marchés du travail respectifs entre la France et les Etats-Unis, le nombre d’offres d’emploi proposées pour la France est bas pour la plupart des fonctions à l’exception du « Chef de projet Marketing ».

Le site propose 122 708 offres sur les Etats-Unis, 13 003 offres pour le Royaume-Uni, 10 607 offres pour l’Allemagne, 2210 offres pour la France.

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Et vous, que pensez-vous  des outils proposés par LinkedIn pour votre recherche d’emploi ? Les trouvez-vous plus performants que ceux proposés par les sites d’emploi classiques, qui complètent de plus en plus leurs services par des informations provenant de votre réseau de contacts à partir des plateformes de réseau social ?

Pensez-vous que cela contribue à faire évoluer les pratiques de recrutement et de recherche d’emploi ?


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Auteur : Equipe id-carrieres
jan 17

Recrutement et Réseaux sociaux : adaptations et détournements de l’innovation (5)

Le recrutement est resté en 2012 l’un des sujets RH qui a capté les attentions des organisations et des personnes individuellement, on line ou on land, probablement en raison des enjeux qu’ils portent (travail, performance, socialisation…) et au-delà des opportunités d’innovation.

En matière d’innovations techniques ou d’usage, il est toujours difficile d’identifier les déclencheurs : la conviction, la volonté, la créativité, l’initiative, le hasard, le détournement opportuniste d’une autre innovation…

De même, les phénomènes d’adoption ou de résistance au changement sont complexes à analyser.

Nous avons posé 3 hypothèses Recrutement, Réseaux sociaux, Résistance au changement et 2013 ! Elles pourraient expliquer pourquoi, en dépit des enthousiasmes, convictions et des nombreuses tribunes et retours d’expérience… , le recrutement « social » dans sa philosophie initiale n’a pas été plus largement adopté. Ces hypothèses ne sont pas exhaustives, n’hésitez pas à les compléter en commentaire. Il était temps d’en faire une synthèse et d’en tirer à ce jour des conclusions.

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Les candidats cherchent des recruteurs annoncés sur les réseaux, les recruteurs cherchent des candidats annoncés eux aussi sur les réseaux.

Dans un jeu de chats et de souris : Qui cherche qui ? Et comment se trouver de manière qualifiée et rapide donc efficace ?

Le personnal branding et la marque employeur sont peut-être les réponses apportées à ce jour aux besoins des recruteurs et des candidats.

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Les personnes individuellement ont adopté les réseaux sociaux professionnels pour, notamment, répondre à leurs besoins d’identifier plus directement des opportunités qualifiées au sein d’un réseau de relations, avec les supports et outils au développement et animation de ce réseau.

Changement trop radical de processus par rapport à la candidature à une annonce ? Déséquilibre des relations au sein du réseau, les apporteurs d’opportunités étant moins nombreux que les chercheurs d’opportunités ?  Conséquence de la situation de l’emploi et des pratiques inchangées des recruteurs ?

Un déséquilibre qui détourne au final le réseau de son usage initial (personnalisation, confiance, proximité…). Les annonces, les traitements informatisés des profils et des candidatures sur les réseaux sociaux constituent peut-être une des réponses aux besoins des recruteurs et des candidats.

A une relation directe et personnalisée pour recruter ou recherche un emploi se substitue un nouvel intermédiaire la Marque (individus et entreprises) portée par une communauté d’attention et de confiance (réseau de contacts ou fans/followers).

Plutôt que d’interagir, l’objectif est d’attirer. L’attraction supportant mieux la masse que l’interaction directe et personnalisée. Quand le recruteur est en mode Approche directe, la marque individuelle du candidat doit l’attirer. Quand le candidat est en recherche, la marque employeur doit l’attirer.

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Le recrutement sur les réseaux sociaux prend définitivement l’orientation jobboards, dans des conditions aménagées, notamment en matière d’informations partagées ou d’évolutions lentes mais en cours, des processus de candidatures et de sélection.

Les dimensions collaboratives et communautaires sont toujours présentes (recommandation, viralisation pour soutenir la visibilité et l’identité, etc.). Mais elles ont été réintégrées dans des processus structurés permettant de répondre à la massification de la démarche réseau.

Un rééquilibrage de la théorie et de la pratique qui peut être vu comme facilitateur d’une adoption plus large.

Une adoption qui comporte cependant de nouvelles exigences pour les candidats et les recruteurs : la marque.

Elle renforce les exigences en matière de marketing et de communication.

Elle renforce aussi les exigences de cohérence et de savoir-faire pour le recruteur (politique et pratiques RH et de recrutement) et pour le candidat (projet professionnel, compétences).

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Et vous qu’en pensez-vous ? Ces évolutions vous semblent-elles satisfaisantes ? Quelles seront les prochaines innovations en matière de recrutement et de recherche d’emploi selon vous ?

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Vous souhaitez être conseillé(e) sur votre projet professionnel ou votre recherche d’opportunités, contactez nous



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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 14

Recrutement et réseaux sociaux : un triple apprentissage (4)

Le nombre de recrutement réalisés en utilisant les réseaux sociaux, dans l’esprit initial, un recrutement qualifié d’interactif, personnalisé et communautaire, est faible. En parallèle, le nombre de membres continue de croître sur les réseaux sociaux professionnels généralistes et que certains réseaux sociaux spécialisés par domaine métier (DogFinance) ou par profil (Yupeek pour les jeunes diplômés) s’affirment.

Une résistance au changement ou une inertie que nous questionnons aujourd’hui sous l’angle de l’apprentissage à réaliser, après s’être posé la  question de l’intérêt de l’innovation proposée pour les utilisateurs (2), ou de l’ajustement de l’innovation à la pratique, voire de sa déformation (3).

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Hypothèse 3 : La résistance active ou l’inertie constatées dans l’utilisation des réseaux sociaux dans le recrutement et la recherche d’emploi révèlent-elles les apprentissages à réaliser par les parties prenantes ?

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L’apprentissage des caractéristiques d’Internet

L’inertie ou la résistance au changement peuvent résulter de la nécessité à comprendre l’innovation et à apprendre de nouvelles façons de faire, notamment quand celles-ci présentent une rupture importante.

  • Les nouveaux usages peuvent être perçus comme risqués : l’exposition publique et la réputation ? l’utilisation des données communiquées ? (pour le recruteur et le candidat)
  • Les avantages à en retirer incertains : plus de chance d’être recruté pour le candidat ? Recruter mieux, plus vite ou encore moins cher pour le recruteur ? Une meilleure expérience des utilisateurs ? …
  • Les objectifs comme les modes opératoires peuvent apparaitre comme confus : sur Internet, l’innovation technique est continue, des usages sont proposés par le porteur de l’innovation et sont aussi adaptés ou détournés par les utilisateurs…

Le risque, l’incertitude, la confusion, etc. peuvent être renforcés par la dimension Outils, les volumes et la vitesse sur Internet…

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L’apprentissage du Learning by doing

Les recruteurs comme les candidats sont encore dans une phase de compréhension de ce qui leur est proposé, une compréhension des livrables (qu’est-ce qu’on y gagne ?) ET des modes opératoires (comment ça marche ?) dans un contexte où les livrables et les modes opératoires évoluent en continu sous l’effet des innovations qui se poursuivent et des adaptations ou distorsions d’usages de la part des différents utilisateurs (médias sociaux, sites d’emploi, recruteurs, candidats, etc.).

Dans un contexte d’innovations pures, d’innovation par détournement ou par distorsion, etc., l’adoption résulte en grande partie de la pratique, de l’expérimentation et du partage d’expériences.

L’apprentissage des usages sociaux comporte lui-même un caractère « collaboratif et communautaire ».

Ces modes d’apprentissage sont également nouveaux pour la plupart d’entre nous, individus et organisations. Ils peuvent expliquer aussi une part des résistances ou inerties constatées, les nouvelles compétences à acquérir peuvent paraître nombreuses (même si elles ne le sont pas complètement en réalité).

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L’apprentissage des socles du recrutement ou de la recherche d’emploi

Pour notre part, nous pensons que l’obstacle majeur à une évolution des pratiques de recrutement ou de recherche d’emploi utilisant les médias sociaux résulte en premier lieu des lacunes des processus de base et des savoir-faire associés en matière de recrutement ou de recherche d’emploi, en dehors même des outils et médias utilisés.

Des lacunes qui peuvent relever par exemple de la définition des besoins en compétences (au sens large), des coopérations entre le recruteur et le manager, d’une évaluation des candidatures mises en perspective des enjeux de l’entreprise… et pour les candidats du projet professionnel, de son argumentation, de la connaissance de soi, de la communication écrite et orale, de la démarche Réseau, de la candidature…

Pour les recruteurs, comme le suggère François Geuze, les améliorations peuvent passer par le renforcement d’une labellisation.

Pour les candidats, l’intégration au cursus de formation et la possibilité d’accéder à des services d’accompagnement de qualité, quand ils en ont besoin :-)

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A lire également :

Carrière et Emploi : le mode Saute et nage

Recrutement et Réseaux sociaux : le pouvoir de l’annonce

CV utile ou inutile : l’effet réseau

Les réseaux sociaux, un espace d’apprentissage quel que soit leur devenir

Les réseaux (sociaux) et l’urgence de retravailler

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Vous souhaitez être conseillé(e) sur votre projet professionnel, votre démarche de recherche d’emploi ou l’utilisation concrète des réseaux sociaux professionnels , contactez-nous

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 8

Recrutement et Réseaux Sociaux : adaptation de la théorie à la pratique ? (3)

Nous avons évoqué précédemment l’hypothèse que les réseaux sociaux n’avaient à ce jour pas révolutionné les pratiques de recrutement et de recherche d’emploi, les modalités proposées ne répondant pas encore aux besoins des recruteurs et des candidats. Intérêt de la démarche ?

Nous questionnerons aujourd’hui notre seconde hypothèse.

Hypothèse 2 :

Est-ce une résistance aux changements UTILE pour que l’innovation s’ajuste et réponde mieux aux besoins des recruteurs et des candidats ?

Théorie pratique.

Adaptation de la théorie à la pratique ?

Du côté des recruteurs, les approches Marque Employeur, Salariés Ambassadeurs de leur entreprise, Community Management RH ou encore Jeux sociaux de recrutement ont émergé, retenu l’attention des entreprises et ont été mises en oeuvre par un certain nombre d’entre elles : Danone, L’Oréal, Alcatel-Lucent, BNP-Paribas, Société GénéraleDisneyland ParisLogicaGroupama, Club Med, DeloitteMichelin, Mazars, Sephora, la SNCF, Allianz, etc. etc.

Ces approches  sont la réponse apportée par les entreprises aux candidats en matière d’informations, de services et de proximité.

Des substituts à la relation personnalisée annoncées initialement. Des approches qui s’animent on line mais aussi off line : journée spéciale comme PushMyCareer de la Société Générale, opérations Campus, centre de recrutement récemment ouvert par Deloitte le 136… .

Certaines entreprises ont dépassé le stade du marketing RH et sont allées plus loin en travaillant sur le processus de candidature : des procédures et des critères expliqués et facilitées, davantage d’informations sur l’entreprise, des conseils, des contacts avec des salariés en poste… Ces éléments répondent à une partie des attentes des candidats en matière de recrutement.

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Comment aller plus loin sur les critères de recrutement ?

L‘attente la plus forte des candidats touche aux critères de recrutement et à une appréciation plus ouverte des candidatures.

En d’autres termes sortir de la référence au diplôme, de la rigidité des critères de sélection et notamment du clonage…

Pour parvenir à ce changement majeur, il serait nécessaire d’agir directement sur les normes qui prévalent dans la définition des besoins en compétences et qui se retrouvent logiquement dans les annonces et dans les sélections.

Les initiatives de recrutement sans CV semblent tomber dans l’oubli en raison de leurs coûts probablement, et peut-être de leur efficacité. Les sites d’emploi proposant des critères de sélection basés sur les compétences se font plus discrets qu’il y a deux ans… Quelques entreprises ont initié de communiquer autrement sur leurs besoins, en rédigeant de manière moins mécaniques ou traditionnelles leurs annonces d’offres d’emploi ou en utilisant des services de communication plus dynamique comme celui de JobTeaser.

Face à la question des critères de recrutement, les technologies, les usages sociaux, le marketing RH ne feront rien à l’affaire.

Le changement viendra des managers et des responsables des ressources humaines, de leur capacité à remettre en cause leur approche : dépasser la logique du diplôme, de l’expérience équivalente, du même secteur, de la même fonction, des mêmes enjeux. De leur capacité à faire évoluer leurs propres compétences de recrutement et en corollaire plusieurs autres pratiques relatives à l’intégration, le management ou la formation…

Le changement d’approche, s’il se produit un jour, demandera également aux candidats de mieux maitriser la notion de compétence afin de mieux argumenter sur leur projet et leur profil.

Ce sujet fera encore l’objet de bien des résistances au changement, les candidats et les recruteurs ayant dans ce domaine des intérêts divergents. Les premiers cherchent des solutions pour élargir les opportunités d’emplois. Les seconds cherchent des compétences rapidement opérationnelles et à limiter les échecs.

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Nous pensons que l’évolution des pratiques de recrutement pour une sélection plus ouverte et une gestion plus qualitative des candidatures passe par l’évolution de la fonction RH elle-même, définie comme un domaine partagée par les professionnels RH, les directions générales, les managers.

Les usages sociaux et les pratiques marketing appliquées à la relation Client puis à la relation Candidat ont ouvert des pistes d’évolution pour les pratiques de recrutement.

C’est maintenant à la fonction RH de s’approprier ces pistes d’y injecter sa raison d’être et ses expertises pour créer de la valeur pour l’entreprise, les salariés, les candidats, les clients…

La fonction RH doit « socialiser » les processus RH de l’entreprise, c’est-à-dire intégrer les modalités collaboratives et communautaires, les projeter comme des services, mieux comprendre l’état d’esprit qui les accompagne ainsi que les modèles économiques associés.

L’évolution à opérer peut conduire à les transformer totalement ou partiellement. C’est un grand projet qui peut être appréhendé par étape. Le recrutement par sa nature externe et interne peut être la première et servir de terrain d’apprentissage.

C’est dans ce nouveau contexte plus ouvert que les critères de recrutement pourront peut-être évoluer aux bénéfices du candidat et du recruteur.

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A lire aussi sur le sujet :

Recrutement, Réseaux sociaux, Résistance au changement et 2013 !

Le recrutement innovant en 2012 ?

Le recrutement se transforme- t-il ? (2011)

Vous êtes DRH, Responsable RH ou en charge d’un domaine RH, vous souhaitez vous former personnellement ou en équipe à l’utilisation des réseaux sociaux pour le recrutement, former les salariés de l’entreprise, ou lancer une réflexion sur la socialisation de vos processus RH… Contactez-nous pour en parler au 04 78 64 04 52.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 2

Recrutement et Réseaux sociaux : Intérêt de la démarche ? (2)

Les réseaux sociaux et le recrutement n’ont pas fait exploser les compteurs des différentes études conduites en 2012 !

La série d’articles ouverte en fin d’année sur le sujet a pour objectif de projeter une évolution sur 2013 pour les candidats et pour les entreprises.

Nous avons posé une première hypothèse à étudier au sujet de l’apparente résistance au changement en matière de recrutement et de recherche d’emploi utilisant les réseaux sociaux.

Hypothèse 1 :

La résistance au changement des recruteurs et des candidats est-elle justifiée par le peu d’intérêts que présente au final la démarche de recrutement ou de recherche d’emploi utilisant les réseaux sociaux ?

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Besoins des recruteurs et des candidats…

… En résumé, globalement et à ce jour compte tenu des spécificités propres à chaque secteur, chaque entreprise, chaque métier :

Les principaux enjeux des recruteurs,

- La bataille des talents, justifiée ou pas, qui conduit à une forte concurrence pour recruter de futurs collaborateurs évalués comme les meilleurs ou rapidement opérationnels. C’est une bataille qui se joue essentiellement sur le front des jeunes plutôt bien diplômés et sur le front des professionnels disposant de 5 à 15 ans d’expérience ayant développé des expertises rares ou stratégiques ou détenant des aptitudes rares ou stratégiques les Talents de la version élitiste… Une bataille qui par ailleurs se joue peut-être trop sur le recrutement… autre sujet

- Plus généralement de futurs collaborateurs rapidement opérationnels et contributeurs .

L’optimisation Qualité/Coûts d’un recrutement avec la capacité à générer un flux de candidatures qualifiées en limitant les dépenses de communication auprès des cibles et avec une productivité satisfaisante dans le traitement des candidatures qui s’appuie sur des outils informatiques performants.

Le délai de recrutement, qui n’est pas toujours un délai court (même si très fréquent), davantage un délai adapté aux échéances des besoins.

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Les principaux enjeux des candidats :

- Trouver rapidement l’emploi et les conditions souhaités ! Recrutement : Les attentes du candidat Réseaux sociaux et recrutement : le pouvoir de l’annonce

- Mieux vivre la période de recherche d’emploi avec de fortes attentes en matière d’informations et d’échanges sur le processus de recrutement, sur le poste, l’entreprise, sur les conclusions de la sélection… et aussi d’attention, de personnalisation et de respect de la part des recruteurs…

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Résistance au changement et intérêt du changement ?

Les plateformes sociales ont fait valoir d’abord aux candidats leur proposition de valeur : développer leur réseau de contacts aux fins si besoin d’une recherche d’opportunité, une identité numérique valorisée et sécurisée, être plus facilement identifiés par les recruteurs et une mise en relation plus directe et personnalisée…

Une fois la base de données individus enrichie de CV renommés Profils, les plateformes sociales ont adressé leur proposition de valeur aux entreprises et cabinets de recrutement : des profils en ligne davantage à jour que les CV et plus riches d’informations utiles à la qualification et à la sélection, des professionnels en poste à chasser avec l’appui direct du réseau, une mise en relation immédiate facilitée…

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Un recrutement de masse, celui des jeunes diplômés

L’essentiel du volume des recrutements s’opère auprès de jeunes diplômés, qui en dehors de Facebook ne sont pas très présents au départ sur les réseaux sociaux professionnels.

Des sites comme LinkedIn ou Viadéo y ont remédié ces deux dernières années avec des campagnes de communication et des fonctionnalités adaptés aux plus jeunes. Des réseaux sociaux dédiés aux étudiants et jeunes diplômés comme Yupeek ou Wizbii ont émergé. Les pages Entreprises de Facebook complété d’applications de recrutement. Tout ceci a débloqué la situation, mais avec une nouvelle théorie d’action adaptée au recrutement en masse de jeunes diplômés, la Marque Employeur.

Les processus initialement envisagés se modifient : les entreprises ne sourcent pas les jeunes diplômés sur les réseaux sociaux mais font converger vers elle des flux de candidatures grâce à l’attractivité de la Marque version RH. Les candidatures sont tout d’abord passées au filtre classique d’outils de gestion des candidatures, aujourd’hui les plateformes les proposent notamment pour les PME.

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Un volume de profils à trier

La théorie d’usage liée à la dimension collaborative et communautaire du recrutement via les réseaux sociaux n’a pas tenu la montée en charge du recrutement de masse.

Les besoins des recruteurs relatifs à l’optimisation économique et la réactivité ont balayé la dimension « relationnelle » initiale.

Aujourd’hui, la principale tendance pour les entreprises est d’une part au retour des outils automatiques de sélection de profils comme pour les CVThèques des sites d’emplois et d’autre part à la Marque Employeur.

Avec néanmoins de nouveaux avantages pour les recruteurs :

  • des CV enrichis dont la mise à jour a été reportée sur les individus,
  • une communication des besoins en recrutement potentiellement relayés par le réseau auprès de profils qualifiés,
  • une communication de la Marque et des recrutements essentiellement concentrée sur les plateformes sociales et sur le site Carrière institutionnel s’il existe. L’investissement sur le mobile sera réalisé par la plateforme et non l’entreprise, à l’exception des grandes entreprises qui pourront et souhaiteront garder la main…

Mais cet ajustement du processus a pour l’entreprise des conséquences : de nouveaux apprentissages et investissements à faire notamment en matière de Marketing et de Communication RH dans un environnement qui bouge (réputation, gestion de crises internes et externes…) qui peuvent constituer un frein à l’adoption.

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Une approche directe ou « social » réservée aux profils les plus qualifiés

L’approche dite « directe » de profils, soit réellement directe en lien avec la dimension média des plateformes (visibilité des plus actifs et de leurs expertises) soit avec l’aide du réseau de contacts existe mais représente un nombre faible de recrutement ainsi réalisé et finalisé.

Dans la majorité des cas, l’approche directe de profils sur les réseaux sociaux se fait avec l’aide en amont des outils de sélection de profils, les plateformes s’attelant à améliorer les outils et la pertinence des résultats des tris.

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Quelle proposition de valeur en conséquence pour les individus ?

L’expression « en conséquence » n’est pas anodine. Très souvent ces dernières années, Internet et les pratiques des individus réunis en communauté ont réussi à imposer des changements de pratiques aux entreprises.

Or dans le cas du recrutement via les réseaux sociaux, les intérêts des plateformes et des entreprises ont davantage convergé, constituant ainsi une sorte de coalition dominante qui a orienté les usages vers ce que nous constatons aujourd’hui, le tout dans un contexte d’expérimentations et d’ajustements respectifs.

Les réseaux sociaux peuvent répondre à leur engagement auprès des candidats sur le réseau et le potentiel d’opportunités d’emploi qu’il peut apporter. On parle ici de recherche d’emploi et non directement de recrutement.

Concernant ce dernier, le besoin des candidats relatifs aux informations complémentaires sur les besoins en recrutement, l’entreprise, ses processus de recrutement, sa politique RH… sont partiellement couverts par la logique de la Marque Employeur, et plus authentiquement encore par la réputation numérique de l’entreprise sur Internet (authenticité de la démocratie parfois suspectée en raison des savoir-faire marketing des organisations…).

En revanche, la promesse d’une plus grande personnalisation de la relation dans le recrutement n’est pas tenue. Le rééquilibrage de la relation Recruteur-Recruté, dans la mesure où ce dernier peut s’exprimer publiquement sur sa qualité, ne compense pas le besoin d’individualisation, si ce n’est de personnalisation de la relation.

Un besoin d’individualisation ou de personnalisation qui exprime une attente majeure en matière de recrutement : une évaluation plus ouverte des attributs des candidats à l’heure où les entreprises réalisent de leur côté qu’elles recherchent des talents et non des compétences…

Les individus au même titre que les entreprises estiment l’investissement « social » important et risqué, la valeur potentielle du réseau pour une recherche d’emploi aujourd’hui, pour un autre objectif demain, étant davantage reconnue par les candidats…

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Les changements opérés par certaines entreprises pour utiliser les réseaux sociaux pour recruter sont majeurs et ont fait l’objet d’un important travail de la part de leurs équipes RH et/ou Marketing. Il s’agit essentiellement de grandes entreprises recrutant massivement des jeunes diplômés ou d’entreprises plus petites culturellement en phase avec les pratiques du Web social.

L’approche par la Marque Employeur s’est révélée être la démarche la plus adaptée à leurs besoins et contraintes économiques et fonctionnelles.

Une adoption plus large par les entreprises nécessite de les rassurer. La confiance passe par une stabilisation des processus et une mesure objective des avantages créés au regard des changements induits, en comparaison des routines et normes connues des sites d’emploi (annonce, CVThèque), des avantages et inconvénients éprouvés. Ce qui n’est pas gagné compte tenu des innovations continues…

Pour les individus, si les jeunes diplômés et les professionnels les plus employables vont y trouver la dimension qualitative recherchée dans un contexte de guerre des talents et des processus acceptables, pour la majorité des chercheurs d’emploi ou des profils en souhait de changement, la proposition de valeur des entreprises sur les réseaux sociaux innovent peu au regard des attentes relatives à l’expérience Candidat et aux critères de recrutement, ou aux promesses de personnalisation annoncées initialement par les plateformes sociales.

Le phénomène d’ajustement de pratiques constaté sur la Marque Employeur va-t-il se répéter dans les mois ou années à venir pour une meilleure réponse aux besoins des parties prenantes, notamment en matière d’Expérience Candidat.

C’est la deuxième hypothèse que nous traiterons dans le prochain article.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
déc 18

Recherche d’emploi & Réseaux sociaux Le pouvoir de l’annonce ?

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Les candidats ont toujours exprimé leur insatisfaction par rapport aux méthodes de recrutement par annonce : trop subjectives quand l’artisan recruteur sélectionnait après une lecture de tous les CV papiers, trop aléatoires quand les outils automatiques de gestion des candidatures sélectionnent les CV à partir de mots-clés… La démarche Réseau et aujourd’hui les réseaux sociaux numériques offrent la possibilité de rechercher un emploi autrement, et pourtant les candidats ne l’utilisent pas. Ils nous disent même parfois ne pas y penser spontanément…

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Ce que nous disent les candidats

Les candidats restent très attachés à la candidature suite à une annonce d’offre d’emploi.

Ce que nous disent les candidats :

  • « l’annonce, c’est la garantie d’un poste à pourvoir, d’une réelle opportunité d’emploi. »
  • « l’annonce permet d’orienter ma candidature, de mieux l’argumenter à partir des attentes exprimées. »
  • « le recrutement par annonce, c’est plus rapide. »
  • « la procédure pour candidater est précisée dans l’annonce, en général une lettre de motivation et un CV. »

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L’annonce répond aux besoins des candidats ?

En dépit des insatisfactions exprimées, les attentes du candidat, les annonces semblent répondre au besoin de sécurité des candidats : des informations précises, des règles à suivre, des normes connues.. Un besoin de repères dans une période où d’autres repères s’effacent par contrainte (perte d’emploi) ou par choix (souhait d’évolution).

Les repères que fournissent les annonces répondent aussi au besoin de se sentir compétent dans sa recherche d’emploi, de bien conduire sa recherche d’emploi en utilisant des méthodes qui, bien que questionnées, perdurent. Une pérennité perçue comme une preuve de leur efficacité. L’annonce, le CV, la lettre de motivation perdurent aussi parce qu’ils apparaissent comme une norme partagée par un collectif composés des autres candidats, et des recruteurs !

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L’annonce, les réseaux sociaux et les besoins des candidats ?

La démarche Réseau dans laquelle s’intègre les réseaux sociaux numériques est généralement perçue comme moins rassurante.

Le candidat projète la démarche comme plus incertaine en termes de résultats. Socialement plus risquée. Socialement moins valorisante aussi (position de demandeur).

La démarche Réseau semble ne pas répondre au besoin de sécurité de la plupart des candidats, l’objectif d’un rendez-vous n’est pas aussi précis que la réponse à une annonce pour un poste. Les modalités sont à réinventer à chaque contact… Les candidats nous disent très souvent ne pas se sentir capables de développer une démarche réseau. Les arguments présentés le plus souvent étant qu’ils n’ont pas de réseau, qu’ils n’ont jamais fait de réseautage, qu’ils n’ont pas appris à le faire, qu’ils n’ont pas de plaisir à l’idée de le faire…

La perception d’une absence de contrôle sur le résultat et d’une absence de contrôle sur le déroulement de la démarche Réseau génèrent une réticence fréquente à l’adopter, à l’expérimenter.

Si on compare la démarche Réseau à la démarche Annonce, le point commun serait objectivement l’absence de contrôle sur le résultat !

La candidature à une annonce est largement soumise à l’évaluation du sélectionneur ou d’un outil, à la décision du recruteur. Les candidats semblent néanmoins davantage envisager la candidature à une annonce et son argumentation (CV, lettre de motivation, entretien) comme un élément d’influence sur le résultat de la sélection. Ce qui est aussi valable pour la démarche Réseau : l’échange permet un ajustement plus pertinent et plus ouvert de l’argumentation, donc une influence plus grande sur le résultat…

L’absence de contrôle sur le déroulement de la démarche Réseau en comparaison de la candidature à une annonce est objectivement valable, l’annonce étant davantage normée que la première. La démarche Réseau relève plutôt de bons réflexes et de pratiques éprouvées que de modes opératoires et règles valables en tout temps et en tout lieu…

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Les trois études conduites en 2012 par Adecco RegionsJob ou IPSOS démontrent la difficulté des réseaux sociaux à s’imposer comme une tendance lourde des pratiques de recherche d’emploi alors qu’ils semblaient répondre aux attentes intrinsèques des candidats pour un recrutement davantage personnalisé et ouvert.

L’annonce semble bénéficier par ses caractéristiques d’un certain pouvoir sur la motivation des individus à l’utiliser parce qu’elle répond à certains de leurs besoins : sécurité, sentiment de compétences, sentiment d’influence… et parce qu’elle est aujourd’hui une norme partagée collectivement.

Elle peut être aussi le signe d’une certaine résignation des candidats…

Nous aborderons dans les prochains jours, les conditions pour une adoption plus large des usages sociaux dans la recherche d’emploi, convaincus de leur efficacité pour les chercheurs d’emploi et pour les recruteurs et de leur meilleure adéquation aux enjeux et aux besoins des salariés et des employeurs. Convaincus qu’ils constituent à ce jour la piste d’innovation la plus contributive à une transformation des pratiques de recrutement y compris par annonce…

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Le recrutement aurait-il raté l’opportunité des réseaux sociaux ?

Le dossier : Le recrutement se transforme-t-il ?

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Auteur : Equipe id-carrieres
déc 12

Employabilité : le nouveau contrat de confiance ? (6)

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La situation du marché du travail et ses évolutions, nouvelles formes et nouvelles relations d’emplois vues aussi comme une adaptation des individus aux conditions d’emploi, conduisent à questionner les conditions qui favorisent aujourd’hui l’accès à un travail, répondant aux besoins fondamentaux et réalimentant la capacité à travailler.

En parallèle de la responsabilité et de la pro-activité individuelle, les supports donnés pour développer les attributs de l’employabilité et leur niveau sont majeurs. L’Etat par son rôle dans l’éducation et la formation et les employeurs y contribuent.

Les entreprises rencontrent des difficultés à répondre à leur engagement d’employabilité, alors qu’il conditionne la motivation et de la performance des salariés dans une relation d’emploi modifiée : Employabilité versus Emploi. Un nouveau contrat de confiance qui a du mal à se concrétiser :

  • Les formations sont majoritairement orientées vers les besoins en compétences de l’entreprise et visent essentiellement la performance dans l’emploi.
  • Leurs formats pédagogiques restent encore très classiques et freinent l’utilisation et la valorisation des acquis dans l’emploi ou le futur emploi.
  • Les opportunités d’apprentissages informels par l’information, la communication, la diversification des activités et des rôles, la gestion de projets, le réseautage, les apports des managers ou des mentors (retours d’expérience ou feedback) sont encore peu généralisées.

Les difficultés touchent autant à l’employabilité interne qu’à l’employabilité externe, la première ne garantissant pas la seconde alors que l’employabilité externe prend une place prépondérante, compte tenu de l’insécurité de l’emploi.

Si l’on considère que l’employabilité externe d’un individu repose sur ses compétences métiers, sa personnalité, ses comportements mais aussi des compétences plus transversales comme sa capacité à être en veille, à développer une critique positive, à s’adapter aux changements, à expérimenter, à rebondir, à animer un réseau relationnel et à se marketer (marque individuelle) et que l’on met en perspective le fonctionnement actuel des organisations et leurs pratiques de management, on comprend mieux pourquoi Internet et les médias sociaux, les logiques collaboratives et communautaires qu’ils portent apparaissent pour les individus comme un support de développement et de valorisation de l’employabilité. Une logique de communauté et de coopération en réseau que l’on retrouve sous d’autres formats off line.

Un éco-système que les entreprises découvrent après les individus, très souvent d’abord pour son intérêt marketing et commercial, et progressivement comme une forme d’organisation et d’animation correspondant pour partie à leurs enjeux économiques et à leurs enjeux managériaux et sociaux, notamment dans cette nouvelle relation d’emploi et d’engagement sur l’employabilité. cf. L’étude de l’agence IDAOS sur les réseaux sociaux et les entreprises.

slide IDAO sur les réseaux sociaux

L’ouverture des frontières de l’entreprise apporte aux salariés en emploi un support de développement complémentaire de leur employabilité correspondant aux compétences génériques utiles pour rebondir.

Cette ouverture ne décharge pas pour autant l’entreprise de ses responsabilités et de ses engagements. Elle les renforcent même aux vues du caractère public du Web. Une des responsabilités de l’entreprise réside aussi à accompagner ses salariés dans ses nouveaux apprentissages et ce nouveau terrain de développement de leur employabilité.

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L’employabilité : 100% des gagnants ont tenté leur chance !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
nov 23

CV utile ou inutile, l’effet réseau ! (2)

CV encore utile ou inutile ? Comme nous l‘avons vu dans la première partie « CV utile ou inutile, les candidats ne savent plus où donner du CV !», le parcours professionnel y compris la formation, et les stages pour les plus jeunes, constitue toujours un élément central de l’identité professionnelle d’un candidat et un élément central de l’évaluation du recruteur. L’expression « le CV est mort » concerne le plus souvent le contenant, qui est aujourd’hui grâce à Internet un véritable média. Le contenant remet-il en cause l’utilité du CV pour un candidat ou davantage son mode de recherche d’emploi ?

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2- Contenant, média et réseau …

Le CV dans sa version classique, celui que l’on rédige et compose soi-même, en format Word ou PDF, imprimable, joignable en pièce jointe dans un email, téléchargeable sur un site d’emploi… ne serait plus utile. Selon les secteurs d’activité, les métiers, les profils du recruteur, on constate que ce CV est encore très utilisé : encore demandé sur les sites d’offres d’emploi ou les sites carrières des entreprises en complément même des formulaires à compléter, encore déposé physiquement dans un commerce, dans une PME, dans une agence d’intérim dans une recherche d’emploi très locale…

Les technologies du Web ont permis de disposer d’un CV en ligne, sous la forme d’une page Web, le CV Web comme celui de DoYouBuzz avec des atouts certains et une promesse tenue : une rédaction structurée, des styles proposés, la possibilité d’illustrer sa présentation professionnelle par de nouveaux contenus à l’aide de nouveaux supports (vidéo, slides, etc.), sans oublier une mise à jour en temps réel, une visibilité accrue sur Internet grâce à un référencement travaillé par les équipes DoYouBuzz, et de plus en plus la possibilité de poser sa candidature en un clic ou presque… Des atouts certains pour les candidats et les recruteurs. Le CV Web est à la fois un outil d’aide à la rédaction du CV dit classique, à la mise à jour, à la visibilité, à la communication, à la candidature. Ce n’est pas pour rien que le pionnier en la matière s’appelle EasyCV !  Même si la stratégie de contenu reste à faire pour chaque candidat !

Le CV en ligne est un nouveau format de CV et un nouveau media pour sa communication dont l’ossature repose encore largement sur les contenus du CV classique. Son succès révèle bien que le curriculum vitae ou le chemin de vie (professionnel) reste central dans la recherche d’emploi, parce qu’encore central dans les étapes de sélection d’un recrutement.

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Le profil de membre d’un réseau social professionnel constitue aujourd’hui un autre outil de recherche d’emploi et de recrutement. La logique reposait au départ très fortement sur la démarche Réseau comme canal de recherche d’emploi. Le réseau a toujours été un puissant allié de la recherche d’emploi par les informations et les contacts qualifiés que la proximité relationnelle favorise… Et il l’est encore plus lorsque les annonces d’offres d’emploi se font rares.

Le réseau social numérique démocratise l’approche réseau pour les candidats et l’approche directe pour les recruteurs. Ce principe se confirme mais avec des limites.

La propre capacité des candidats à sortir des réflexes et des croyances de la recherche d’emploi fondée essentiellement le mécanisme Annonce-Candidature, perçu comme plus efficace parce que le besoin de recrutement est directement exprimé donc identifié. La capacité des candidats à construire aussi autour d’eux une communauté d’attention et de confiance à travers une pluralité d’actions et d’interactions (recherche d’emploi sur Internet : faire simple et utile). Une communauté qui leur est utile pour recueillir des informations sur une entreprise, sur un métier, sur une opportunité. Une communauté qui leur est aussi utile pour renforcer leur visibilité et leur réputation auprès des recruteurs et des prescripteurs.

Cette capacité qui relève à la fois d’aptitudes et de savoir-faire acquis ou à acquérir influence directement les profils, les métiers, les secteurs d’activité, les communautés professionnelles, les réseaux… présents à ce jour sur ces plateformes sociales, même si on tend vers une diversification plus forte, notamment sur Viadeo, et demain peut-être dans la version professionnelle de Facebook si elle parvient à lever les réticences qui s’expriment aujourd’hui…

Pour les recruteurs, les réseaux sociaux professionnels annonçaient un élargissement de l’approche directe de candidats. Elle devait s’accompagner d’une qualification et d’une mise en relation facilitées par le réseau relationnel du recruteur et du candidat, par les mécanismes « collaboratifs et communautaires » de la recommandation et de la réputation entre autres. Si cette pratique existe aujourd’hui sur les réseaux sociaux et se révèle satisfaisante pour le recruteur et pour le candidat sur le plan de la qualité des recrutements, elle reste cependant marginale en raison du modèle économique : c’est une démarche consommatrice de temps pour le recruteur, donc coûteuse comme l’est la « chasse de tête » et qui se justifie pour des profils stratégiques ou rares, plutôt qualifiés et en poste et qu’il faut identifier et attirer.

La réintégration au sein des réseaux sociaux de l’approche par annonce, des outils de sélection automatique de profils et des pages entreprises visant à capter des candidatures contribue au final à faire du profil social un outil de recrutement et de recherche d’emploi équivalent au CV classique, sur lequel se porte une sélection de même nature.

L’équivalent de la réflexion à réaliser par le candidat sur son projet professionnel et la mise en récit de son parcours et de ses compétences restent à faire comme pour la rédaction d’un CV classique. Les outils et les médias disponibles en ligne aident à structurer et à mettre en forme le contenu et à l’enrichir à la marge si la dimension « collaborative et communautaire » est pleinement exploitée, à le diffuser plus largement.

Faut-il s’attendre à être sélectionné autrement que par les éléments classiques du CV « classique » ?

Pas vraiment, si le candidat n’actionne pas pleinement la logique de la démarche Réseau et l’effet amplificateur qu’offrent les outils en ligne et les usages sociaux.

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Auteur : Equipe id-carrieres
nov 22

CV utile ou inutile, les candidats ne savent plus où donner du CV ! (1)

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La question nous est régulièrement posée : faut-il encore faire un CV ? Le CV est mort, le CV aux oubliettes, plus besoin de CV pour se faire recruter… Les candidats actifs ou « à la fenêtre » ne savent plus où donner du CV

Lorsqu’on entend que le CV est mort alors que les réseaux sociaux professionnels demandent, et les recruteurs recommandent, de compléter son profil en mentionnant les formations et diplômes, toutes les expériences professionnelles, les réalisations, les compétences, etc., on se dit que ceux là confondent le contenu et le media ou bien que l’effet d’annonce révèle un combat utile pour des critères de recrutement renouvelés. Un renouvellement du recrutement qui doit par ailleurs s’inscrire largement dans un renouvellement du management des ressources humaines. Recrutement : Insatisfaction et Innovation.

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1- Contenu, stratégie et clés de lecture …

L’exercice qui consiste à présenter à l’oral ou à l’écrit son projet professionnel, à l’illustrer et à l’argumenter par l’expérience et les compétences techniques et comportementales développées reste à faire pour les candidats, quel que soit le format de cette communication et de la mise en relation avec le recruteur. Et il est encore utile aux recruteurs pour évaluer le candidat lors d’un recrutement en approche directe ou par annonce.  Être ou ne plus être candidat : le recrutement se transforme-t-il ?.

Pour les candidats, communiquer son projet professionnel, argumenter sa candidature ne doit pas se résumer à un récit linéaire et factuel de leur chemin professionnel, quel que soit le format. Il s’agit davantage de rendre remarquables et transposables des compétences techniques, des compétences comportementales et de valoriser des motivations et des aspirations. Un contenu qui s’inscrit davantage dans une stratégie et une dynamique de candidature.

Pour les recruteurs, ne plus recruter sur la base de l’historique professionnel mais réaliser cet effort de projection du candidat est une nécessité liée à la complexité de l’économie, à la bataille des talents, au décalage sur le marché du travail entre l’offre et le besoin de compétences. Des besoins en compétences des entreprises qui se se sont de plus modifiés. A la compétence technique ou au potentiel de l’acquérir s’ajoutent des compétences d’adaptation, d’ouverture, d’expérimentation… qui ne relèvent pas seulement de la formation ou de l’expérience mais des aptitudes naturelles et développées qu’il faut savoir évaluer et projeter en utilisant de nouvelles clés de lecture du candidat.

Toutes les entreprises quel que soit leur taille, leur secteur d’activité n’ont pas encore pris la mesure de ces nouveaux besoins en compétences et des nouvelles pratiques de recrutement qu’ils induisent.

Les candidats doivent continuer néanmoins leurs efforts pour s’inscrire dans la nouvelle stratégie de candidature décrite.

Ils contribuent ainsi à faire bouger les lignes du recrutement à leur avantage pour un marché du travail plus fluide et ils réalisent les apprentissages qui leur seront demandés partout demain.

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Auteur : Equipe id-carrieres