Les jeunes, leur niveau de formation et leur intégration sur le marché du travail

La DARES a publié en des statistiques et une note d’analyse sur l’insertion des jeunes sur le marché du travail.

Les étudiants sont en cette période en réflexion sur la suite à donner à leur parcours de formation ou sur leur premier emploi.

Nous avons extrait de cette note les éléments les plus remarquables.
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Durée d’études et niveau de formation des jeunes

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Si entre 1970 et 1995, la durée des études s’était largement allongée, la proportion de diplômés du supérieur avait doublé, la décennie 2000 a marqué la fin de cette tendance. La durée des études est stable depuis 10 ans.

Sur 10 jeunes

  • 2 n’ont aucun diplôme.
  • 4 sont diplômés d’une CAP, BEP, Baccalauréat.
  • 4 sont diplômés de l’enseignement supérieur

Il est intéressant de noter que parmi les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur

  • 8% détiennent un diplôme du social et paramédical,
  • 29% un bac +2 : BTS, DUT
  • 25% un bac +3 ou 4 : Licence
  • 37% un bac +5 ou 8 : Master, Doctorat

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Intégration des jeunes sur le marché du travail

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Entre 1975 et 2010, le taux d’activité des jeunes après 1 à 4 ans de vie professionnelle est stable.

Fin 2010, 89% d’entre eux sont actifs.

  • 94% pour les diplômés du supérieur constant
  • 88% pour les diplômés du secondaire en légère baisse
  • 73% pour ceux qui sont peu ou pas diplômés en forte baisse de 15 points entre 1978 et 2010.

Dans ces commentaires, la DARES avancent une hypothèse : les plus diplômés étant en difficultés d’emploi occupent des postes moins qualifiés, auparavant destinés au peu ou pas diplômés, qui se trouvent donc davantage exclus du marché du travail.

Durant les deux premières années de la crise financière et économique, tous les jeunes en activité depuis 1 à 4 ans ont eu plus de difficultés à intégrer et à se maintenir sur le marché du travail.

En 2010, le taux de chômage des jeunes en activité depuis 1 à 4 ans est au global de 19,5% :

  • 10% pour les diplômés du supérieur
  • 18,1% pour les bacheliers
  • 27,2 % pour les CAP, BEP
  • 45% pour les peu ou pas diplômés.

Le taux de chômage de 19,5% est à comparer à celui des actifs avec plus d’expérience.

  • 11,4% pour les actifs ayant entre 5 à 10 ans d’expérience,
  • 7,4% ayant plus de 10 ans d’ancienneté.

La DARES note que le taux d’emploi augmente en fonction de l’ancienneté sur le marché du travail, elle ne reprend pas ici le taux de chômage des salariés des plus de 55 ans qui s’élève à 40%.

Durant les premières années de vie professionnelle, un diplômé de l’enseignement supérieur à 7 fois plus de probabilité de trouver du travail qu’un jeune peu ou pas diplômé. Après dix ans d’activité professionnel, le rapport n’est plus que de 3.

Les chiffres analysés sur une période de 30 ans montre que cette probabilité est constante.

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Le sous-emploi concerne tous les actifs mais augmente chez les plus jeunes

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Le sous-emploi concerne le travail à temps partiel ou le chômage technique ou partiel.

Le taux de sous-emploi est en 2010 de 16% pour les jeunes intégrant le marché de l’emploi à comparer à 18% pour les actifs ayant plus de 10 ans d’expérience professionnelle. Depuis 2003, le taux de sous-emploi des jeunes intégrant le marché de l’emploi s’est accru.

25% des jeunes peu ou pas diplômés sont concernés par le sous-emploi contre 10% pour les diplômés du supérieur.

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Les rémunérations

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En 2010, le salaire net médian

  • d’une jeune diplômé de l’enseignement supérieur long est de 1820€
  • d’un jeune diplômé de l’enseignement supérieur court (BTS, DUT, Licence) est de 1480€
  • d’un bachelier est de 1280€
  • d’un jeune titulaire d’un CAP/BEP est de 1200€
  • d’un jeune peu ou pas diplômés est de 1160€.

Il est à noter qu’au cours des années 90, le salaire médian des diplômés de l’enseignement supérieur long en début de vie active a baissé de 15%, celui des diplômés de l’enseignement supérieur court de -7%, alors que celui des moins diplômé restait stable.

Depuis, tous les salaires sont restés stables, il n’y a donc pas eu de rattrapage. Ce qui renforce le sentiment partagé d’un tassement des rémunérations chez les jeunes les plus diplômés.

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Si le diplôme préserve davantage les jeunes du chômage, il ne garantit pas pour autant d’accéder à un emploi correspondant à la qualification attendue, ni à des conditions d’emploi optimales (temps de travail, rémunération).


Auteur : Marie-Pierre FLEURY

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Une réponse à “Les jeunes, leur niveau de formation et leur intégration sur le marché du travail”

  1. Anne-Christine dit :

    Bonjour,

    Je suis actuellement en licence professionnelle de gestion RH et je me questionne sur la nécessité de continuer mes études.
    Je m’arrête sur votre article car il est intéressant et c’est une bonne façon de comparer les différentes situations des jeunes en fonction de leurs niveaux d’étude.

    Votre comparaison montre bien que l’évolution de notre société oblige les jeunes à continuer les études pour garantir leur avenir. Même si l’emploi n’est pas à la clé à la fin de la scolarité, la recherche et l’attente de celui-ci est moindre pour un étudiant bac+5.

    Cet article montre aux jeunes la réalité et les difficultés pouvant être rencontré lorsqu’ils intègrent le marché du travail : l’accès à l’emploi n’est pas sûre et la qualification n’est pas forcément accordée avec les études entreprises.

    Le marché du travail oblige les jeunes à se diplomer de plus en plus, mais ce n’est pas pour autant qu’ils seront mieux payés ; ils seront obligés d’accepter le poste proposé et au salaire proposé ; alors, que faire ?

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