Archive pour février 2012

fév 29

Quelles entreprises cibler pour votre recherche d’emploi ?

aiguille dans une botte de foin

Identifier des opportunités d’emploi, les entreprises qui recrutent et recueillir des informations « justes » sur les activités, leur culture d’entreprise, leur politique RH… est un élément clé de la recherche d’emploi ou d’une évolution professionnelle. Une activité réalisée à partir de sources informelles et formelles et notamment les classements et études.

NB : Il y a beaucoup d’informations dans cet article. Nous vous recommandons néanmoins de poursuivre la lecture jusqu’au bout et d’y revenir selon vos besoins d’informations.

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Repérer et mieux connaître des entreprises par les labels

Des organismes spécialisés en RH mais aussi en communication ;)  délivrent (ou non) suite à une évaluation payante un label relatif à la politique RH des entreprises clientes. Parmi eux, le label Top Employeur qui a publié ce mois-ci ces résultats ou encore The Best Place To Work qui les publiera le 13 mars prochain.

Si le financement par l’entreprise peut interpeller certains (objectivité, capacité financière pour accéder au service…), il nous semble néanmoins juste de reconnaître l’effort de communication (et de travail aussi…) produit par les entreprises qui se soumettent à cette évaluation ou encore de souligner le fait que cela les engage à améliorer en continu leur politique RH et les actions conduites.

Bien évidemment, l’expertise et l’éthique de l’organisme évaluateur sont des éléments fondamentaux pour l’entreprise évaluée comme pour le lecteur.

En recherche d’une entreprise, que pourriez-vous déduire de ces évaluations ?

- Les entreprises qui y figurent (labellisées ou pas) ont un acquis : une volonté de progresser dans leur politique et pratiques RH.

- Les entreprises qui n’y figurent pas en raison de leurs moyens financiers ou humains (PME) pour pouvoir réaliser la démarche n’ont pas pour autant cette volonté, et un management des ressources humaines de qualité.

Evaluation des entreprises Top Employeurs 2012

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Prendre en compte les avis des pairs

Des classements d’entreprises et de leurs pratiques RH sont aussi établis à partir de l’avis de salariés, ex-salariés ou connaisseurs de l’entreprise à tout le moins (il faut le supposer).

Parmi les classements les plus suivis, le Palmarès Employeurs de RegionsJob est intéressant en raison de son approche régionale et de l’attention portée aux PME, souvent méconnues au-delà de leur territoire et de l’avis à la fois de salariés et de candidats.

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Un approche mixte, celle de Meilleures.Entreprises.com

Nous suivons depuis plusieurs mois l’approche intéressante de Meilleures.Entreprises.com qui a structuré l’évaluation des internautes et des salariés à partir d’un indicateur élaboré en partenariat avec le CIFFOP, l’EDV : la Valeur de Développement des Employés. L’EDV prend en compte plusieurs critères : Salaire & Reconnaissance, Management, Développement professionnel, Environnement de travail, Culture, Réputation.

La valeur maximum de l’EDV est 100. Il est intéressant de noter que ce classement est établi à partir de 2 sources : l’expression d’un avis individuel sur le site, le déploiement par l’entreprise de ce questionnaire auprès de ses salariés, l’entreprise bénéficiant du label « recruteur transparent » et son EDV est valorisé par le coefficient « Transparence ».

Merci à Laurent Labbé de nous avoir autorisés à publier l’ensemble des EDV de Meilleures.Entreprises.com.

Une belle occasion de découvrir des entreprises que l’on ne voit pas ou rarement.

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Salaire & Reconnaissance
Management
Développement professionnel
Environnement de travail
Culture
Réputation

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Connaître les entreprises à travers le recrutement avec PotentialPark

Potential Park est un institut de recherche spécialisé dans la communication de recrutement, l’expérience candidat et la marque Employeur. L’institut publie plusieurs études pour la France et plusieurs autres pays.

Potential Park évalue en toute indépendance chaque année 100 entreprises françaises à partir de cinq critères (site d’emploi de l’entreprise, interactions recruteurs et candidats, activités de la Marque Employeur, processus de recrutement et de gestion des candidatures), et un sondage auprès de 4307 étudiants en France.

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Que pouvez-vous retenir sur ses entreprises pour votre recherche d’emploi ? Ces entreprises sont à priori actives en matière de recrutement dans une logique de court ou moyen terme, les critères de l’étude Potential Park prenant en compte le dynamisme de leur dispositif de communication en matière de recrutement et plus largement de Marque Employeur.

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Que pouvez-vous faire de toute cette matière pour votre recherche d’emploi ou d’opportunités d’évolution ?

L’utiliser bien évidemment pour identifier, qualifier, apprécier, découvrir ou mieux connaître des entreprises à cibler. Avec lesquelles vous pourrez créer des points de contacts via les offres d’emploi bien évidemment, via votre réseau relationnel dont les plateformes sociales pour recueillir des informations plus précises et actualisées…

Sans oublier notamment en province de scruter votre territoire où se cachent souvent des petites et moyennes entreprises performantes et attractives, des petites pépites…

Sur id-carrieres, vous pouvez aussi partager votre expérience du marché du travail en évaluant les intermédiaires (recruteurs, outplacers, sociétés d’intérim, etc.). Ce partage d’avis et d’expérience sera utile à tous.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 27

The Artist et votre recherche d’emploi ?

Le film The Artist montre que même dans une société bruyante et concurrentielle, chacun peut parvenir à ses buts.

En développant une vraie stratégie : l’équipe de production du film avait déjà posé les bases d’une reconnaissance hollywoodienne en réunissant des acteurs et des techniciens français et américains.

En s’appuyant sur les liens forts de son réseau, Festival de Cannes, pour atteindre des liens faibles, Hollywood…

Votre CV en format Word ou en format Web (DoYouBuzz) est peut-être muet. Mais votre CV même muet peut dire beaucoup de choses sur vous.

Mettre en musique votre parcours et votre projet est nécessaire pour qu’il parle aux recruteurs*.

Raconter VOTRE histoire en vous détachant des normes et des attendus, tout en gardant une structure compréhensible par les autres.

Le scénario du film a une structure classique, un début, des évènements, une fin. La force du film The Artist réside dans la cohérence du scenario et de la réalisation. La convergence du fond et de la forme.

Enfin l’histoire de The Artist, elle-même, peut inspirer la notion d’adaptation au changement et de créativité dans la recherche d’emploi et plus largement,  l’importance du relationnel et des contacts pour ouvrir ses propres horizons et expérimenter d’autres champs d’actions, de talents, de plaisir et de réussite…

*Recruteurs : utilisez moins les ATS et prenez le temps d’écouter les personnes qui vous parlent à travers leur CV et/ou les réseaux sociaux.

Photos

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 27

Jobboards, réseaux sociaux vous connaissez. Connaissez-vous les ATS ? Infographie

Un ATS est un système automatisé de gestion des candidatures et plus largement du processus de recrutement utilisé par les recruteurs.

C’est avec l’aide d’un ATS que la candidature, le CV plus précisément, va être ou non sélectionné à partir de critères multiples, de mots clés.

Voici une infographie qui décrit simplement ce processus que chaque candidat doit avoir en tête

  • d’une part, pour comprendre pourquoi le recruteur ne peut parfois pas répondre à votre question « Pourquoi n’ai-je pas été retenu(e) ? » puisque comme le note cette infographie, les yeux du recruteurs n’ont peut-être jamais vu votre CV…
  • d’autre part, pour intégrer cette logique de mots clés dans vos supports de communication de votre recherche, et les réseaux sociaux tout conversationnels qui doivent être n’échappent pas à la critérisation.

Prenez donc soin d’inclure les mots clés qui correspondent à votre projet professionnel (et pas seulement à votre passé professionnel) dans votre présentation de votre profil sur un réseau social.

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 21

Quelle stratégie de recherche d’emploi ? Une mise en dynamique de vos moyens

La stratégie des chercheurs d’emploi consiste généralement à définir :

  • une cible de postes, en général très liée à ce qu’ils ont fait avant, sauf cas de reconversion professionnelle à 360 degrés
  • une cible d’organisations, entreprises grandes ou petites, associations, organismes publics,
  • une cible de lieux, plus ou moins précis selon la mobilité envisagée.

C’est une stratégie qui tend à définir les objectifs et à mobiliser les moyens disponibles.

Cette adaptation des moyens appelle souvent à faire des contorsions qui altèrent au final l’objectif, avec un risque d’échec ou de grande frustration.

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Nous vous proposons une autre stratégie pour votre recherche d’emploi basée sur la mise en dynamique de vos moyens pour élargir le champs des opportunités.

Et si vous partiez de vos moyens pour identifier les champs des possibles ?

Vous disposez de votre personnalité, de vos connaissances et compétences, de vos expériences, de votre réseau.

Plutôt que de les mobiliser dans une logique statique : ce que je suis, ce que je sais, qui je connais… développer une dynamique d’actions par rapport à vos moyens. C’est une source d’apprentissage et de créativité qui vous permettra d’identifier d’autres opportunités, d’autres chemins possibles.

Développer une dynamique d’actions par rapport à sa personnalité, c’est en premier lieu mieux se connaître et se connaître plus objectivement. En second lieu, c’est travailler sur des axes de progrès que la majorité d’entre nous avons déjà identifiés dans d’autres circonstances comme limitants. Cette connaissance de soi plus approfondie et plus objective, au-delà de renforcer notre confiance ouvre des portes pour explorer d’autres emplois, d’autres organisations, éventuellement d’autres lieux (s’expatrier par exemple).

Par rapport aux connaissances et aux compétences professionnelles, la mise en dynamique relève de la même démarche d’objectivation, d’évaluation, d’apprentissage et d’ouverture qui favorisent la projection de ses acquis vers des voies nouvelles ou conduisent à découvrir d’autres environnements ou champs d’application.

Développer une dynamique d’actions par rapport au réseau relationnel, ce n’est pas seulement faire un point sur son réseau et évaluer son potentiel de mobilisation pour répondre à un objectif d’emploi, c’est surtout l’activer dans une logique de découverte des relations existantes mais aussi de nouvelles relations, sans avoir préalablement défini des finalités. Une navigation de curiosité qui favorise la créativité et la rencontre d’opportunités « impensables ».

Pour une recherche d’emploi, appréhender ses moyens dans une dynamique d’actions constituées d’évaluations, d’explorations, d’apprentissages, d’ouverture stimule la créativité et la découverte d’opportunités d’emploi que nous ne pouvons identifier si nous restons dans la logique cartésienne de l’équivalence.

Cette approche qu’on peut qualifier d’entrepreneuriale, sans abus de langage, vaut autant pour piloter sa trajectoire professionnelle lorsque l’on est en poste.

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Les prestations d’accompagnement personnalisé id-carrières sont clairement orientées sur cette logique de mise en dynamique des moyens, d’apprentissage, de créativité et d’ouverture.

Découvrez aussi le duo recherche d’emploi développé en partenariat avec Sylvaine Pascual, coach. Cet accompagnement allie le coaching et l’accompagnement opérationnel à la recherche d’emploi pour une meilleure connaissance de soi et une recherche d’emploi active.

N’hésitez pas à demander conseil en utilisant le conseil gratuit.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 20

Que pouvez-vous faire avec LinkedIn ? Infographie

Les usages sur LinkedIn en image et en chiffres (bien qu’en anglais, cette infographie se lit facilement).

Nous vous recommandons de regarder plus particulièrement les parties 3 et 4 de cette infographie, relatives à l’utilisation de LinkedIn pour des objectifs de gestion de carrière ou des objectifs plus business.

Les entreprises seront aussi intéressées par les dernières statistiques relatives aux résultats commerciaux en B2B et B2C.

How LinkedIn Works

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Auteur : Equipe id-carrieres
fév 20

Les médias sociaux : filtre aseptisant ou nouvelle forme de socialisation ?

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Les médias sociaux juxtaposent des valeurs et des comportements qui peuvent paraître opposés, voire contradictoires.

La spontanéité côtoie les stratégies de présence les plus sophistiquées (même si beaucoup sont expérimentales…).

L‘expression individuelle cohabite avec la participation à des communautés, l’influence individuelle avec l’intelligence collective…

La sphère professionnelle et la sphère privée s’y frottent et parfois s’y piquent…

Les activités à caractère professionnel/business de plus en plus présentes (gestion de carrière, marketing clients, recrutement…) interpellent sur la nature des relations et de la présence en ligne. Même le marketing y perd son Kotler*.

Le personnal branding (ou plutôt le professionnal branding) pour les personnes et le management de la réputation pour les entreprises ne constituent-ils pas au final un filtre social aseptisant, enlevant aux relations, aux interactions ou encore aux données recueillies toute valeur pour les fins poursuivies ?

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Un filtre social aseptisant ?

Animer des relations en mode public. Converser en mode écrit, parfois synchrone. Développer des interactions avec des interlocuteurs inconnus qui partagent à priori un intérêt commun restant à valider… Sortir des repères habituels d’une image maitrisée pour les entreprises… Dans le vaste environnement d’Internet qui mémorise tout… Tout ceci engage les personnes, les entreprises et leurs représentants en ligne à penser les prises de paroles et plus largement la gestion de la relation.

Une stratégie de présence « professionnellement correcte » qui peut sur le fond comme sur la forme ne pas être en cohérence avec ce qu’ils sont, font par ailleurs et les objectifs de leur présence en ligne. Vrai pour les individus et les entreprises.

Lorsque la présence sociale se connecte à la réalité à l’occasion d’un entretien de recrutement, de l’usage d’un produit/service de l’entreprise… si la correction a été trop forte ou le filtre trop rose, l’image se brouille, devient floue… Le risque que les connexions s’estompent ou se cassent brutalement est réel, ou encore pire d’un retour de baton public (bad buzz).

Vu sous cet angle, construire et animer une présence sur les médias sociaux dans une visée professionnelle peut être perçue comme complexe, risquée.

On peut aussi l’appréhender, en tant qu’individu ou entreprise, comme l’apprentissage d’une nouvelle forme de socialisation, portée par une aspiration à un changement de valeurs qui se diffuse dans notre société. Une aspiration à un rééquilibrage entre individualisme et sens collectif, entre matérialisme et épanouissement personnel.

Loin d’être un filtre social aseptisant, les modalités relationnelles des médias sociaux seraient alors vues comme un socle de bonnes pratiques sociales basées sur l’attention, la prise en compte, le respect, l’authenticité…. une opportunité d’améliorer la nature et les modalités du « vivre ensemble », de s’éduquer socialement y compris dans la sphère professionnelle.

Deux conditions majeures nous semblent devoir être remplies : la transparence des intentions, la cohérence des attitudes.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Les médias sociaux constituent-ils pour vous un espace social artificiel où chacun vient faire son marché ou une nouvelle forme de socialisation qui peut influencer les valeurs d’autres espaces de socialisation comme l’école, la famille, l’entreprise… ?

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A lire sur le sujet :

L’excellent article de Sylvaine Pascual : Relation à soi/Relation aux autres, le cocktail indispensable

L’entreprise est-elle suffisamment sociale pour intégrer les médias sociaux ?

Recrutement et réseaux sociaux : de la promesse marketing à la réalité du management des ressources humaines #srconf

Client, Candidat, Collaborateur, Compagnie : les 4 C vertueux du Social ?

La coopération entre générations ne pourrait-elle pas commencer sur les réseaux sociaux ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 14

#e20s Participation des salariés dans l’entreprise : lever les barrières !

E20Summit

Le semaine dernière s’est tenue à Paris une conférence européenne de grande qualité relative à l’entreprise 2.0, Enterprise 2.0 Summit Paris, sous la houllette de Lecko et de Nextmodernity, deux sociétés de conseil sur les usages et les outils collaboratifs en entreprise.

En synthèse, pour ceux qui n’en aurait pas encore entendu parler, une entreprise 2.0 ou collaborative intègre les usages participatifs des médias sociaux.

Nous avons particulièrement apprécié lors des partages d’expérience concrets comme Danone, BASF ou Alcatel et les interventions d’experts plutôt IT que les objectifs Business soient clairement exprimés : fluidifier les collaborations pour mieux répondre à la complexité des environnements, à la réactivité, aux enjeux d’innovation.

La conférence a laissé une large place au « comment faire ».

Rien de très nouveau à priori sous le soleil du 2.0 par rapport à d’autres projets de changements à conduire en entreprise :

  • Un objectif clairement défini (accroître le CA, améliorer la productivité, la qualité, stimuler l’innovation produit).
  • Un ou des leaders et sponsors puissants du projet pour garder le cap,
  • Des alliés un peu partout dans l’organisation,
  • Le choix entre un projet pilote ou un déploiement général,
  • Une montée progressive en maturité nécessitant un travail dans la durée, des seuils d’adoption à franchir soutenus par des actions spécifiques à chaque stade, une relance continue de la dynamique d’adoption…
  • L’arbitrage global ou local pour les entreprises internationales….

4 éléments ont particulièrement retenus mon attention :

  • Les difficultés à identifier la création de valeur, les livrables, pour vendre le projet au départ et justifier de sa poursuite…
  • Une logique plus pregnante d’expérimentation d’une innovation organisationnelle qui concerne toute l’entreprise (immédiatement ou à terme), la déstructure profondément par rapport aux modes de fonctionnement très maitrisés mis en place depuis plus de 20 ans (processus, procédures, indicateurs, reporting…)
  • La transformation de conversations et de données démultipliées en informations utiles : signal versus bruit,

et

  • La nécessité de lever les barrières de la participation des salariés.

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L’engagement des salariés et leur satisfaction a toujours été un élément clé de la réussite des objectifs Business, le Comment, un complément indispensable à la pertinence des choix stratégiques (le Quoi).

Plus que l’adhésion à un projet, plus qu’un élément clé, ici la participation active des salariés est la condition incontournable de la mise en place et de son potentiel de production des livrables ciblés.

Et ce dans un schéma beaucoup plus structuré qu’on a l’habitude de le dire lorsqu’on parle de l’entreprise collaborative puisqu’il s’agit d’organiser, orienter, manager cette participation des salariés.

La politique RH de l’entreprise n’a pas été au centre des échanges à l’exception de l’atelier animé par Anthony Poncier où l’immobilisme ou l’incapacité structurelle de la fonction RH ont été débattus mais elle a été bien présente en filigrane lors des deux jours de conférences et d’ateliers.

Comme dans tout projet stratégique, une déclinaison dans tous les domaines d’actions de l’entreprise s’impose. Ce qui est rarement fait dans le domaine des RH, les salariés étant encore trop perçus comme une ressource et non des acteurs, des acteurs à manager certes mais des acteurs.

La déclinaison RH d’un projet d’entreprise collaborative peut être perçue comme un exercice encore plus difficile à faire dans un contexte où les croyances de livrables et de moyens dominent les certitudes habituellement démontrées et chiffrées.

Les entreprises présentes ou les experts n’ont pas évoqué les causes structurelles à une participation plus grande des salariés. Ceux-ci relèvent essentiellement de l’incertitude qui prévaut aujourd’hui dans la relation Employeur-Salarié, de l’écart qui s’est creusé entre les attentes et les objectifs des deux parties. Les salariés ont revu ces dernières années le niveau de leur engagement dans l’entreprise par contrainte ou par choix.

Le manque de confiance est bien la barrière principale à tous les niveaux de responsabilités dans l’organisation.

Regagner cette confiance dans un nouveau contrat dont les termes demandent à être explicités est la condition d’une participation des salariés, même dans le cadre d’un contrat qui tout CDI qu’il peut être est aujourd’hui à durée déterminée.

La fonction RH dispose sans aucun doute dans son éventail d’actions des leviers pour reformuler et faire vivre les nouveaux termes du contrat.

Elle ne peut cependant y parvenir que si les directions d’entreprise, dont elles font partie, ne développent un véritable projet humain pour l’entreprise.

Un projet humain au service des objectifs stratégiques, authentique dans les engagements pris vis à vis des salariés intégrant l’incertitude, cohérent entre la proclamation et le vécu quotidien…

Ce projet humain s’appuie nécessairement sur un existant, probablement à dépoussiérer, dont la valeur à la fois business et managériale est à garder mais également sur une adaptation en profondeur d’un certain nombre de leviers de l’éventail RH pour réoxygner les organisations et recréer les conditions de la confiance entre l’entreprise et les salariés, et donc les conditions de leur participation effective.

Une profondeur de vision et d’action qui ne relève pas que du contenu mais aussi du temps, d’une forme de constance presque paradoxale en période de recherche d’agilité. La profondeur n’est pas l’immobilisme, la solidité n’est pas l’immobilisme.

Une constance qui favorise la constitution des nouveaux socles utiles demain, aux directions et aux anciens comme aux nouveaux salariés, pour soutenir une dynamique d’innovations, à la fois continue et en rupture, et créer les conditions d’un engagement aux attendus et aux livrables explicites pour les deux parties.

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A lire ou relire sur le même sujet

Le management 2.0 au filtre des attents des salariés et des employeurs

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Pourquoi serais-je un salarié 2.0 ?

Réseaux sociaux d’entreprise : la graine, le fruit et le terreau

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 13

Les candidats ne participent-ils pas à dégrader l’Expérience de recrutement ? #TruParis

Il y a quelques jours a eu lieu le premier TruParis consacré au recrutement via les médias sociaux à l’initiative de Laurent Brouat et Jean-Christophe Anna de Link Humans en présence de Bill Borman, fondateur des évènements #Tru en partenariat avec le Groupe Adecco France, Monster et Talentsoft.

Les organisateurs m’ont fait l’honneur de me confier l’animation très informelle (#Tru oblige) de l’atelier portant sur l’Expérience Candidat.

Pour lancer le débat, j’avançais 2 questions :

  • Pourquoi parle-t-on autant aujourd’hui de l’Expérience Candidat ?
  • Comment peut-on améliorer l’Expérience Candidat (qui sera par nature déceptive pour 9 personnes sur 10) ?

Le consensus a été rapide sur l’attention respectueuse à apporter aux candidats, sur les difficultés des entreprises à recruter (guerre des talents), sur l’influence du web social qui rééquilibre les rapports entre candidats et recruteurs, sur l’impact de cette expérience pour emporter l’engagement final du candidat ou pour consolider ou développer l’attractivité d’une entreprise en qualité d’employeur, enfin sur le premier acte de management que cette expérience peut constituer…

Le « comment » a fait émerger un éventail de nuances à apporter compte tenu des objectifs de recrutement et des contextes : volume de recrutements de l’entreprise, nature des professionnels recherchés, compétences rares versus compétences plus répandues, coordination des pratiques des différents acteurs du processus au sein de l’entreprise… Mais également les apports réels des réseaux sociaux qui certes revalorisent la dimension relationnelle mais en utilisant tout autant que les sites d’emploi les outils de sélection par mots clés ou critères et sur une base d’informations plus large sur le profil…

Réseaux sociaux ou pas et hors chasse de profils rares ou high level, les entreprises sont confrontées à des difficultés opérationnelles pour mettre en oeuvre une personnalisation de la relation aux différentes étapes du recrutement, une personnalisation attendue par les candidats.

Ayant personnellement constaté qu’environ 20% seulement des candidatures reçues suite à la communication d’une offre d’emploi correspondaient aux attributs recherchés, je tentais un autre angle : « Les candidats ne participent-ils pas eux-mêmes à dégrader l’Expérience de recrutement en ne ciblant pas davantage leur candidature ? ».

Le constat a été partagé.

  • Le problème structurel et conjoncturel du marché de l’emploi génère dans tous les cas un volume important de candidatures, les candidats tentent leur chance dans l’objectif d’un entretien ou d’une visibilité pour une autre opportunité potentielle, s’enfermant parfois dans l’illusion d’une recherche active mais non ciblée, donc pas efficace (à lire sur le sujet : la recherche d’emploi n’est pas une parenthèse professionnelle).
  • En recherchant et en communiquant souvent sur un profil équivalent à un mouton à cinq pattes, les recruteurs ouvrent la voie à un large spectre des candidatures. De nombreux profils se projettent sur une partie des attributs décrits, tentent leur chance en misant sur la difficulté qu’aura l’entreprise à trouver dans une seule candidature tous les critères réunis.

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Une heure bien évidemment trop courte pour aborder de vraies pistes d’amélioration de l’Expérience Candidat, même si celle-ci avait été très présente le matin dans l’atelier relatif à la Marque Employeur animé par Vincent Rostaing.

Comme l’écrivait sur Twitter Franck Lapinta, Responsable Marketing RH de la Société Générale : « Finalement pas simple de définir précisément l’expérience candidat #TruParis ».

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L’innovation proposée par les plateformes de réseaux sociaux s’inscrit encore trop dans les finalités, les repères et les processus de recrutement et de candidature du passé. Elle est à projeter dans un nouveau modèle de création de valeur qui s’inscrit lui-même dans des contextes économiques et sociaux profondément renouvelés.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 6

La recherche d’emploi n’est pas une parenthèse professionnelle

« La persistance de la mémoire »  - Salvator Dali

La montre molle évoque le temps qui passe et la mémoire qui reste…

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En recherche d’emploi, vous vous imposez de garder un rythme professionnel. Votre mémoire professionnelle vous invite chaque jour, à vous asseoir à votre bureau et a vous activé : la nième version de votre CV, la consultation des alertes mises en place sur les différents jobboards… Aucune offre d’emploi ? Vous testez de nouveaux mots clés, vous surfez à la recherche d’une offre d’emploi, d’un profil demandé qui vous ressemble ou presque, au pays de Serendip… En quelques clics, vous changez le titre de votre CV, adaptez la phrase d’introduction de votre lettre de motivation, transmettez le tout selon la procédure indiquée.

Vous avez été réactif . Oui, mais… Quelques jours ou semaines plus tard, vous recevrez un message vous indiquant que votre candidature n’a pas été retenue, d’autres candidats présentant un profil plus en adéquation avec le poste…

Ne pas se positionner en logique de production, notamment de candidatures si votre expérience ne correspond pas à l’annonce, c’est échapper à l’illusion.

Dès les premières semaines, rebondir sur les avantages du changement même s’il n’a pas été voulu. Prendre le temps de l’analyse objective sur soi, son parcours, ses environnements…. S’autoriser l’exploration des champs des envies et des possibles… Définir une stratégie, même si tout n’est pas connu ou maitrisé, les ajustements viendront plus tard…. c’est échapper à une recherche d’emploi réactive peu valorisante et peu valorisée.

Les échanges et les rencontres associés à une veille inspiratrice et à une réflexion habile sont parmi les meilleurs atouts d’une recherche d’emploi. Difficile à faire ? Peut-être au début lorsqu’il faut en faire l’apprentissage ou les actionner dans le contexte de la recherche d’emploi. Ceux sont aussi des savoir-faire professionnels que vous pourrez mobiliser dans vos prochaines expériences.

La recherche d’emploi n’est pas une parenthèse dans une vie professionnelle. Ce n’est pas un temps mou pendant lequel nous restons ce que nous avons été.

La recherche d’emploi peut (doit) être un temps riche d’expérimentations, de créativité, d’apprentissage d’un « autrement » qui construit le professionnel en activité demain, qui ne devra pas oublier, pour le coup, les bons réflexes du réseau et de la veille.

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Sur le thème de la recherche d’emploi  :

J’ai une bonne formation, l’expérience, des compétences éprouvées, la motivation … pourtant je ne trouve pas d’emploi !

id-repères : n’hésitez pas à faire savoir que vous êtes en recherche d’emploi

id-repère : Comment mener une recherche d’emploi ?

id-repère Recherche d’emploi : le projet professionnel, cible évolutive et communication

id-repère Recherche d’emploi : bien se connaître pour mieux se projeter et communiquer

L’orientation tout au long de la vie : entreprendre son travail

Réseaux sociaux : une expérimentation pour tous

Les réseaux (sociaux) et l’urgence de retravailler

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
fév 2

Réseaux sociaux professionnels : une expérimentation pour tous !

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Nous étions invités par les étudiants du Master Communication de l’IAE  de Lyon à intervenir auprès d’un public d’étudiants et de professionnels d’entreprises le 31 janvier dernier sur le thème de la communication via les réseaux sociaux, appliquée plus particulièrement au recrutement et à la recherche d’emploi.

Deux éléments des échanges ont particulièrement retenu mon attention.

  • le sentiment de crainte*,
  • le besoin d’un apprentissage structuré.

Les deux étant partiellement liés.

Une crainte liée à la dimension de l’espace Web : beaucoup de gens, beaucoup d’infos, beaucoup d’outils,… Une crainte liée à la dimension Temps : la vitesse notamment des innovations, le temps réel, les flux continus…

Des craintes d’un individu face à la multiplicité, à la diversité, à la rapidité, à la réactivité…

Des craintes de passer à côté de moyens utilisés par d’autres, qui en communiquent avec plus ou moins de nuances et d’objectivité l’utilité, notamment en matière d’emploi au centre des préoccupations de chacun.

Des craintes de rester en marge de tendances qui modèleront peut-être la société de demain dans les domaines personnels et/ou professionnels. Des craintes liées à l’inconnu.

D’où le besoin de comprendre, d’apprendre, d’être formé : un apprentissage guidé et structuré.

Notre système éducatif reposant encore largement sur le maître qui transmets ses connaissances à ses élèves. L’expérimentation personnelle ou en groupe, l’observation, le questionnement critique, l’utilisation personnalisée voire détournée… ne font pas partie des aptitudes que la majorité d’entre nous développe spontanément.

La pédagogie et les contenus des formations sont en décalage structurel avec les innovations effectives. Il nous faut donc à titre personnel développer ses aptitudes, qui ne sont pas nouvelles en elles-mêmes mais qui prennent une place prépondérante dans un environnement caractérisé par les changements continus et l’incertitude. Etre curieux et proactif dans nos apprentissages, observer, tester, expérimenter, développer l’appréciation personnelle, accepter de se tromper et rebondir…

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Des enquêtes récentes (Cegos/Michaël Page) indiquent qu’une minorité de personnes utilise les réseaux sociaux à des fins professionnelles et notamment pour leur recherche d’emploi et que la majorité s’appuie sur les moyens plus classiques de recherche (annonces, cabinet de recrutement, réseau personnel).

On peut questionner la distinction faite par les répondants entre utiliser les réseaux sociaux pour agrandir et entretenir son réseau et les utiliser pour rechercher un emploi, le réseau relationnel constituant à un moment ou à un autre de sa carrière un outil de recherche d’emploi, un outil plutôt efficace, plutôt plus enrichissant, moins traumatisant que les procédures très normées de candidatures…

Comme pour le réseau relationnel de proximité, on ne construit pas une présence et une influence sur un réseau social professionnel en un clic et lorsqu’on en a besoin. C’est une attention régulière de plusieurs années.

Comme nous l’avons communiqué aux participants de la conférence, les réseaux sociaux, la recherche d’emploi et le recrutement via les réseaux sociaux sont au stade expérimental pour tout le monde : les recruteurs, les salariés, les entrepreneurs… C’est presque vrai pour ceux qui les ont créées…

*Procrastination et Incertitude de Sylvaine Pascual

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY