Archive pour septembre 2011

sept 28

A chaque organisation sa mosaïque de managers…

Le premier Twunch Management (Twitter + Lunch) organisé à Lyon l’initiative de Sylvaine Pascual d’ Ithaque-coaching portait sur le thème : qu’est-ce qu’un bon ou un mauvais manager ?

Suite aux échanges et aux partages d’expériences avec Sylvaine, Lilian Mahoukou auteur du blog Doppelganger et Antoine Hébert de la société Novius, nous avons retenu 7 idées à partager sur nos blogs respectifs en logique d’écriture à 6 mains, Antoine nous ayant prêté sa tête ;-) ).

.

Une idée élémentaire

sherlockholmes21

Le second thème développé ici n’a rien d’original. L’idée est peut-être tellement élémentaire qu’on pourrait avoir tendance à l’oublier dans cette quête à décrire, former, recruter … le super manager type. C’est justement pourquoi il nous a semble utile de le rappeler.

Chaque entreprise en raison de son coeur de métier, de sa structure organisationnelle, de son histoire, de sa culture plus ou moins explicite, de ses présences géographiques, de sa gouvernance, etc. développe des pratiques de management d’équipes spécifiques, plus ou moins conscientes, plus ou moins partagées, plus ou moins animées.

Chaque entreprise va aussi contribuer à maintenir une continuité ou à introduire des ruptures contributives ou régressives par le recrutement, la mobilité, la formation.

Une mosaïque d’entreprises à laquelle s’agrège une mosaïque humaine par nature.

Un effet multiplicateur qui fait de la construction et de l’animation d’un collectif un challenge managérial stratégique et quotidien.

Difficile alors de définir le manager idéal, d’évaluer le bon, le moins bon ou le mauvais… compte tenu des paramètres à prendre en compte, de leur volatilité aussi. Nous avons tous connu des managers que nous avons trouvé excellents, puis mauvais. Dans le sens contraire aussi !

.

Une orchestration complexe…

orchestre philarmonique

Si tout le monde s’entendra pour dire qu’un excellent manager, c’est en synthèse celui qui réalise les objectifs qui lui sont confiés par sa hiérarchie, voire qui les dépasse, tout en animant la cohésion et la motivation de son équipe, en développant les compétences, la motivation et l’implication de chaque membre de son équipe, avec la phrase commune « celui qui fait réussir ses collaborateurs » ??

La définition du « comment faire » est beaucoup plus complexe à donner si on se réfère à la littérature académique ou aux discussions devant la machine à café.

Bien évidemment, il existe des bonnes pratiques universelles de management d’équipe largement enseignées dans les écoles, universités et multiples organismes de formation professionnelle continue.

La formation est trop souvent un écran de fumée. Elle constitue une réponse de premier niveau qui ne doit pas dédouaner d’une réflexion de fond, d’une une communication et d’un plan d’actions conduit dans la durée sur l’ensemble des composantes qui influe sur le rôle, le profil, l’emploi, les performances managériales attendues et sur un accompagnement continu de la ligne managériale et de chacun d’eux.

.

Du PDG au Chef d’équipe d’un atelier, le « bon » manager est un assemblage, au moyen d’une culture, d’une vision, d’une stratégie économique et sociale, et d’actions qualitatives continues… Un assemblage de rôles, de compétences techniques et comportementales, d’aptitudes et d’aspirations du présent et en projection… au sein d’un édifice agile et pérenne.

mozaique-2010-2

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
sept 27

Faire et refaire son CV…

… C’est toujours travailler son CV, avec au final des doutes ou le constat de ne pas être convoqué(e).

Tricoter 021_WEB

Le CV focalise toute l’attention, tous les efforts et tous les questionnements.

On se précipite souvent pour en disposer rapidement et pour pouvoir enclencher ses démarches de recherche d’emploi.

On le reprend aussi souvent pour intégrer les remarques et les conseils des uns et des autres ou pour corriger le tir selon l’efficacité constatée.

Nous sommes toujours autant surpris lors des avis gratuits sur les CV ou nos accompagnements personnalisés, y compris de la part de personnes ayant recruté ou provenant de la fonction RH,  de constater à quel point nous pouvons manquer de réflexion et de prise de recul par rapport à nos réalisations, nos missions, la raison d’être de notre poste, etc.

Et encore plus souvent, d’un temps de réflexion pour se projeter professionnellement… Sans compter le changement de posture d’émetteur à lecteur, voire évaluateur « si je devais me recruter… ».

.

A cela nous semble-t-il 3 raisons principales ?

  • la précipitation déjà évoquée à rechercher pour changer rapidement ou retravailler (les mois passent vite… l’entourage met le pression… on craint de passer à côtés d’opportunités…).
  • la certitude de bien se connaître et d’être apte à retranscrire des expériences que l’on connait par coeur…et qui seront comprises de tous…
  • l’évitement d’un questionnement sur soi, sur son métier, sur les organisations, sur le marché du travail… qui pourrait nous déstabiliser dans une période où nous avons besoin d’être en confiance…

.

En réponse, 2 bons réflexes :

  • Ne pas s’interroger sur son projet professionnel, ses aspirations, ses compétences… uniquement lors d’une recherche d’un emploi ou d’un entretien annuel, mais développer une attention, une réflexion et une construction continues. Comme pour son réseau de relations !
  • Prendre le temps avant d’actionner, voire de griller ses cartouches, quelques semaines suffisent, pour analyser le plus objectivement son parcours, ses expériences, son employabilité, faire un point sur ses modes de fonctionnement, définir ses cibles de recherche tant en matière de fonction que d’organisation, recueillir des informations, échanger avec d’autres, préciser un plan d’actions… Tout ceci se réajustera, s’enrichira pendant la mise en oeuvre, d’autant plus que vous y aurez réfléchi, fait des choix, validé des options, recueilli des informations… Vous saurez mieux les appréhender et les intégrer parce que vous aurez précisé les quoi et les pourquoi.

L’énergie et le temps passés à faire, refaire son CV sont stériles. c’est un des outils de votre communication écrite et orale parmi d’autres.

large_1128_aiguilles-doubles-pointes

Si l’on intègre par ailleurs aujourd’hui le recrutement via les réseaux sociaux, et la nécessité d’élaborer non pas un CV mais une présence active, cette étape de définition et de validation de votre identité professionnelle devient encore plus utile.

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
sept 21

Guerre des Talents et Talents d’Achille…

Le Groupe Manpower via sa filiale Right Management a publié mi-septembre une étude portant sur la guerre des talents et l’inquiétude des directions de se voir piller les collaborateurs les plus performants ou les talents potentiels mis sur orbite.

Au-delà de la confirmation de la réalité d’une compétition croissante (56% des dirigeants et DRH interrogés estiment que d’autres entreprises tentent de débaucher leurs salariés les plus performants, ici dirigeants et top managers), il est surtout intéressant de retenir de cette étude les éléments suivants :

  • 47% des dirigeants et DRH interrogés ne sont pas certains d’avoir un réservoir de talents aptes à prendre des responsabilités croissantes,
  • 27% (seulement) des entreprises disposant de programmes de développement du leadership sont davantage confiantes dans leur capacité à disposer demain des cadres qui pourront prendre en mains des missions de dirigeants et de cadres confirmés.

.

Les talents d’Achille…

Achilles Heel

Il y a guerre des talents parce que :

  • la situation démographique avec des départs massifs à la retraite engendre une rareté des compétences entre une génération volumineuse qui sort et une génération moins importante qui n’est pas encore prête à prendre la relève ?
  • la mondialisation des économies a fait naître un marché du travail global,
  • les institutions d’enseignement et de formation ne parviennent pas à suivre le rythme des évolutions organisationnelles et économiques et mettent sur le marché des diplômés en décalage de compétences et de culture avec les besoins des entreprises ?
  • ….

Mais aussi parce que :

  • confrontées aux mêmes défis économiques, les entreprises recherchent toutes les mêmes compétences contextuelles ?
  • un grand nombre d’entreprises ont privilégié depuis plusieurs années le recrutement de professionnels déjà formés et éprouvés, « des talents tout prêts », en délaissant une politique interne de développement des talents et d’animation des trajectoires individuelles par manque de volonté, de réalisme ou de compétences RH ?
  • celles qui ont développé des réservoirs de talents, les hauts potentiels, n’ont pas identifié les bons leviers d’un développement individuel allié à celui de l’appartenance, les sorties du réservoir ayant laissé par ailleurs à beaucoup un goût amère… ?
  • face au désengagement de l’emploi de la part des entreprises pour cause de flexibilité, les carrières se sont individualisées et les salariés les mieux lotis, les meilleurs, sont désormais plus difficiles à fidéliser ou n’envisagent plus avec l’expérience le salariat ?
  • on use les talents plus vite qu’avant !! la pression de la gouvernance, la réactivité et la complexité des affaires… ?
  • on ne sait plus les reconnaître ?
  • etc.

Des éléments, et d’autres probablement oubliés ici, qui se cumulent et se pondèrent aussi différemment pour chaque entreprise. Selon son secteur d’activité, ses marchés, ses environnements, sa taille, ses localisations, ses pratiques de GRH et de management, sa gouvernance, sa culture… Le tout constituant ou non la capacité de chaque entreprise à attirer et à retenir les salariés talentueux.

.

Les directions d’entreprises ne peuvent qu’élaborer des stratégies et des réponses face aux éléments d’environnements qui s’imposent à elles.

En revanche, elles disposent de nombreux leviers internes. Ces leviers n’appellent pas de ressources financières supplémentaires (cf. PME). Ils relèvent davantage d’un saut qualitatif conduit dans la durée, dans la politique RH, les pratiques de management et la culture d’entreprise vécue quotidiennement ou encore la présence sociale…

Des armes qu’on ne peut pas produire au moment où la bataille se joue…

.

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
sept 19

Ne mettez pas votre CV sur votre profil social

Présentés comme une réelle évolution, voire une révolution des pratiques de recrutement, les réseaux sociaux ne nous semblent pas prendre le chemin d’une contribution majeure à une transformation des relations recruteurs/candidats actifs ou passifs, ni à une plus grande fluidité du marché du travail.

.

Pourquoi ?

Principalement parce qu’ils sont en train de reproduire des processus rigides de recherche et de sélection de profils tels que nous les connaissons.

En recourant à l’utilisation de logiciels de sélection à partir de mots-clés pour identifier les profils potentiellement intéressants de leur point de vue, et ce sur une base d’informations plus larges que celles d’une CVthèque de jobboards, ils contribuent à renforcer le phénomène de copier-coller dans le recrutement ou si vous préférez ce clonage.

.

Promesses non tenues !

Les bénéfices tant avancés de conversations et d’interactions entre recruteurs et recrutés qui répondraient aux attentes réciproques d’un recrutement plus qualitatif et « plus humain » sont-ils en train de s’évanouir sur les réseaux sociaux ?

On en prend le chemin. Massification des réseaux sociaux professionnels généralistes, valeur des bases de données et business modèle du recrutement obligent…

.

Proposition aux plateformes de réseau social …

photo panneau 008

Pourquoi ne pas aller plus loin dans le processus de mise en relation ?

Les membres du réseau auraient un profil social comportant des informations de base permettant de les identifier et rédigeraient comme ils le souhaitent une présentation d’eux-mêmes qui n’est pas l’équivalent du CV. Comme le précise Olivier Zara, notre identité professionnelle ne se limite pas aux entreprises pour lesquelles on travaille et on a travaillé, la fonction que l’on occupe et celles que l’on a occupées.

Sur la base de ce qu’on pourrait appeler « une introduction », les membres disposeraient d’un second volet comme un CV DoYouBuzz (plus complet et plus attractif qu’un CV traditionnel) dont ils ouvriraient l’accès lorsqu’ils se portent candidats ou qu’ils identifient directement ou via leur réseau une offre ou une opportunité intéressante, et dans tous les cas après un premier contact avec le recruteur favorisant une prise d’informations directes et qualitatives, réellement réciproques.

.

Proposition aux candidats…

homepage_logo

Plutôt du branding que de la vitrinisation ! Vous ne voulez pas être contacté(e) par un recruteur pour travailler pour le même poste et dans le même secteur d’activité ? Ne mettez pas l’équivalent de votre CV en ligne.

Sur votre profil social, communiquez plutôt sur votre projet professionnel, vos compétences, vos aptitudes, vos motivations, les communautés auxquelles vous appartenez, les blogs que vous lisez ou le blog que vous animez, les thématiques que vous suivez… et animez votre présence en ligne en proposant du contenu, des informations, des réflexions, etc. et en interagissant avec les personnes de votre réseau.

Elaborez un CV DoYouBuzz, tenez le prêt et à jour pour le jour où vous serez contacté(e) par une entreprise ou un cabinet de recrutement ou si vous avez décidé de répondre à une offre.

Privilégiez les recruteurs qui prennent le temps de vous connaître au-delà de votre parcours, notamment ceux qui prennent le temps de vous rencontrer.

.

S’inscrire dans une transformation durable du recrutement…

Vous allez dire que sur un marché du travail défavorable aux individus et présenté paradoxalement comme aussi difficile pour les recruteurs, ne pas suivre les règles et usages imposés par des acteurs majeurs ne rejoint pas vos intérêts. Oui probablement, à court terme.

Mais entrer en résistance et proposer d’autres voies de présence en ligne et de sourcing de profils est une alternative qui donnera toutes les chances de transformer réellement les méthodes et les mentalités dans l’intérêt des différents acteurs.

Les plateformes de réseau social professionnel elles-mêmes ont intérêt à maintenir les caractéristiques et les propositions de valeur qui ont fait leur attractivité et leur succès dans le domaine professionnel auprès des individus sans lesquels elles n’existeraient tout simplement pas.

La créativité du Web ne se démentira pas dans ce domaine également. Des initiatives (i.e.Worketer, Qapa, Yupeek, Jobtimizer…), notamment celles orientées sur la sélection par les compétences techniques et comportementales ou la qualification/recommandation par le réseau relationnel sont à encourager. D’autres innovations, technologiques et d’usages, viendront.

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY
sept 12

Intégrer les réseaux sociaux dans la gestion des parcours professionnels, nouveau service

La gestion de carrière, le management, le recrutement… ont toujours été concernés par la notion de réseau relationnel, une communauté réunit autour d’intérêts ou de centres d’intérêts communs qui interagit, coopère, échange, discute, influence, etc.

Le club des cinq se distingue

Les technologies de l’internet ont virtualisé la notion de réseau. Les plateformes de réseaux sociaux sont des espaces numériques d’interactions entre des individus, présents à titre personnel ou en représentation d’organisation (entreprise, association, etc.).

: http://www.atecsi.fr/

Le principal apport du Web au réseau relationnel tel que nous le connaissons dans le monde physique réside dans un accès élargi de tous à un potentiel de relations et d’interactions en réseau : entre individus, au sein de communautés, entre communautés, au sein d’organisation, entre organisations… et entre chacun d’entre eux…

108223165

La principale rupture d’usage du Web en matière de réseau social est probablement l’émergence de la dimension individuelle.

De là à identifier un potentiel d’usages innovants pour/par chacune de ses parties prenantes dans différents domaines, il n’y avait et il n’y a qu’un pas que la créativité et les intérêts mais aussi les aspirations ont franchi et franchissent chaque jour… dans des logiques d’exploration ou d’adoption.

Appliqués à notre monde du travail : relation entreprise-salarié, individualisation des parcours professionnels, paradoxes du marché de l’emploi entre guerre des talents et chômage,  … les usages des réseaux sociaux numériques ne pouvaient que faire le plein de nouvelles propositions de valeur. Ils l’ont fait d’abord pour les individus, puis pour les entreprises dans une sorte de course d’adaptation à des évolutions sociales auxquelles elles ne peuvent échapper par nature et de fait.

DR-durable

Dans une vision que nous essayons de maintenir équilibrée entre un réel enthousiasme à faire bouger les pratiques et les lignes en matière de Ressources Humaines et d’Emploi et un pragmatisme naturel qui nous pousse à évaluer ce qui est réellement créateur de valeur pour les individus et les entreprises et réalisables par le plus grand nombre, nous avons conçu deux accompagnements pour construire votre présence sur les réseaux sociaux professionnels :

Réseaux sociaux, premiers pas : vous hésitez sur votre présence sur LinkedIn, Viadéo … ou ne savez pas quoi faire avec le compte que vous avez créé… Nous vous conseillons et vous accompagnons dans vos premiers pas.

Réseaux sociaux en dynamique : nous vous accompagnons à optimiser la qualité et les impacts de votre présence sur les réseaux sociaux.

Dans tous les cas, nous validons ensemble préalablement à tout accompagnement deux points :

  • Votre projet professionnel et vos objectifs doivent être clairs.
  • Votre présence sur les réseaux sociaux est pertinente pour la concrétisation de vos objectifs.

La présence sur les réseaux sociaux peut constituer un levier complémentaire aux démarches que vous entreprenez pour rester acteur de votre parcours professionnel, de votre emploi et de votre employabilité. C’est aussi un investissement dont le retour se fait dans la durée.

.

Vous avez des interrogations ou besoin d’un avis sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à utiliser le Conseil gratuit du site. Nous vous répondrons personnellement dans les 48 heures.


Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
sept 7

CV et guerre d’attention

Longue-vueSparow

CV sandwich, CV Vidéo, CV sous forme de slides, d’infographie… les principes de guerilla marketing sont employés, avec pour but de frapper un grand coup et d’attirer l’attention.

Pour des métiers créatifs, artistiques, cette orientation peut sembler cohérente car elle met en scène des compétences spécifiques. Cela dit, créer le buzz procure-t-il forcément des résultats satisfaisants ?

Si avec le CV papier, les candidats sont amenés à suivre la “norme” de la page unique, ceci est loin d’être le cas sur les espaces digitaux. En effet, point de limitation dans la dusrée, dans le style. Cependant, plus d’espace signifie-t-il forcément plus de chances pour éveiller l’intérêt d’un éventuel recruteur ?

Il y a aussi une sorte d’usage écologique de ces espaces, avec une primauté donnée à la qualité, à la tolérance et au regard objectif. Plus d’espace ne veut pas toujours dire plus de chances pour se faire repérer.

De même, sur des réseaux tels que Linkedin, Twitter, Facebook ou autres, marteler un message (publicitaire) est plutôt perçu comme du spam. Cette guerre de l’attention peut se transformer en déficit d’attention effectif au bout du compte.

Dans la famille des concepts guérisseurs, il y a celui de Permission encouragé par Seth Godin (célèbre bloggueur et auteur américain). En effet, il distingue deux formes de pratiques : l’interruption et la permission.

Pour cette dernière, il s’agit d’avoir des messages attendus, spécifiques et fréquents; sur la base d’une première interruption nécessaire mais non envahissante.

Ainsi, j’aimerais soumettre le cas de Susan Lewis. Cette personne a eu l’idée de créer un blog, d’y partager sa vision et de faire une sorte de chasse inversée. En effet, à travers un texte, elle avait précisé quel type de “boss” elle recherchait; et chacun d’entre eux était invité à la contacter et elle faisait le suivi par la suite. Soit, une manière d’avoir leur permission…

Bien évidemment, l’idée de Susan n’est pas à repliquer à 100%. Ce qui importe réellement, c’est de voir une des applications du principe de permission.

D’ailleurs, le principe des réseaux sociaux repose sur celui-ci. Avant d’aller plus loin, il y a cette barrière de l’acceptation de la mise en relation, sur la base d’informations disponibles sur les profils, de contenus.

Les personnes disposant d’un blog professionnel fonctionnent également de la sorte. Après une première lecture, les personnes ont le choix (ou pas) de s’abonner à la newsletter, au fil RSS ou Twitter. Ce choix d’aller plus loin est une sorte de permission, qu’ils peuvent rompre à tout moment et sans autorisation quelconque.

Ceci ne va pas tout autant dire qu’il s’agit d’avoir une posture réactive. Avec l’explosion des points de contact, et notamment digitaux, il y a la possibilité d’être proactif dans sa démarche et d’aller vers les autres (dans des groupes professionnels par exemple).

En parcourant tous ces aspects, on en revient à la question de l’intensité relationnelle et au tripod : je l’apprécie – je lui fais confiance – je reconnais son expertise

La quête de l’attention pour l’attention n’amène pas bien loin. Il n’existe pas de raccourcis. Interaction après interaction, sur la base de l’authenticité et du tripod mentionné ci-haut, on en vient à tisser des liens; de manière (certes) plus progressive, plus lente mais plus durable au final.

Plus d’interactions. Moins de pollution…

Bookmark and Share
Auteur : Lilian Mahoukou
sept 6

id-repères : ne m’appelez plus jamais CV ? et pourtant …

78488168Que vous soyez en poste mais à la fenêtre, ou en recherche active d’emploi, peut-être plus qu’avant, vous vous demandez quels outils utilisés pour communiquer sur votre parcours et votre projet professionnel dans le cadre des diverses actions que vous devez mener.

Peut-être plus qu’avant ? De nouveaux outils et usages sont proposés, leur accès à tous théoriquement facilité.

Tout ceci se mélange aussi avec des pratiques et des usages, des valeurs sures ou des résistants aux changements… encrés dans les habitudes ou pire les dogmes…

Dans la suite de nos id-repères qui ont pour objectif de vous donner quelques lignes directrices simples, nous avons choisi de vous parler tout simplement de votre CV.

les dogmes

Il y a aujourd’hui beaucoup de discussions sur le CV. A conserver en l’état, à jeter aux oubliettes ou à réinventer… Les hypothèses, les convictions ou les pratiques exploratoires font l’objet de nombreux écrits, de débats ou de partages d’expériences. Comment s’y retrouver ?

Une chose est à peu près certaine : Vous aurez toujours besoin de résumer votre parcours et votre projet professionnel. A l’occasion d’une recherche d’évolution ou d’emploi, d’un entretien réseau, d’une rencontre fortuite mais qui tombe à pic, d’un entretien de recrutement, d’un entretien annuel… Nous nous présentons et argumentons en utilisant nos actions et réalisations passées sans oublier nos projections et objectifs futurs.

Même quand cette présentation prend la forme d’une conversation (cf. le recrutement sans CV), d’une simulation ou d’un jeu, nous appuyons notre argumentation sur les expériences qui nous ont construits et sur les aspirations et les envies que nous projetons pour notre avenir professionnel.

En d’autres termes, apprendre à présenter et à argumenter son projet professionnel, à l’écrit comme à l’oral, en une page word ou web, en 10 lignes ou en 1 minute… nécessite de revisiter son parcours, de mettre des mots sur chaque poste, expérience, réalisation, compétence, aptitude … d’évaluer et sélectionner les plus signifiants pour concrétiser son projet d’évolution ou d’emploi, de les enrichir de ses aspirations, de ses envies et de les diminuer de ses « plus-envies » aussi !

Un travail personnel plutôt perçu comme difficile à réaliser quand il s’agit de soi. Il nécessite à la fois un effort de mémoire authentique (comme quand on y était…), une prise de recul objective et une projection tactique sur le futur.

Les technologies enrichissent presque chaque jour notre potentiel individuel de communication, mais aussi notre potentiel d’actions et d’interactions avec le monde du travail.

Que les pratiques de recrutement évoluent est une bonne chose, elles étaient sclérosées… Que les carrières s’individualisent et que les personnes soient davantage acteurs de leurs parcours professionnels constitue un état de fait auquel il faut individuellement et collectivement répondre.

Qu’un résumé de son parcours et de ses objectifs professionnels continue de s’appeler un CV, quel que soit son format, n’est pas un handicap pour transformer l’essentiel : des pratiques et des mentalités profondément renouvelées de recrutement, de management et de gestion des trajectoires professionnelles.

Il peut constituer aussi un repère dans une visée pédagogique pour réduire progressivement les écarts dans le savoir, écarts croissants générés entre autres par les technologies, bien malgré elles…

Et vous qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager votre avis ou vos expériences sur ce sujet.

.

A lire ou relire sur le thème du CV :

id-repères : CV et profils sur les réseaux sociaux 2 outils complémentaires

Le CV plus vivant que jamais

id-repères : Qu’est-ce qu’un projet professionnel ?

Bookmark and Share
Auteur : Equipe id-carrieres
sept 6

Etre proactif dans le développement de sa carrière : entre désir, aptitude, volonté et action

En tapant “stratégie de recherche d’emploi”, “réaliser son CV”, “travailler son réseau” ou autres phrases en lien avec le développement de carrières, on évalue rapidement la richesse de la littérature existante.

Sous forme d’articles, de livres, l’accès aux ressources et conseils les plus intéressants est largement facilité avec les technologies web. Entre compréhension, appropriation, projection dans l’action… le chemin de la concrétisation personnelle peut être long ou sans issue.

Le “Comment faire” amène-t-il les personnes à passer à l’action ? Quels sont les éléments qui nous conduisent changer de posture ? Il existe des nuances nettes entre le désir, l’aptitude, la volonté et la prise d’action.

.

Je souhaite. Je peux. Je veux. Je fais.

Il est clair que très souvent l’enjeu pour chacun d’entre nous est de passer à l’action pour obtenir le résultat visé.

Malgré l’urgence et la nécessité de l’action, celle de la motivation est importante. On a beau lire des articles, des livres, sans pourtant préciser le Pourquoi. On en vient très souvent à rechercher le Comment avant tout.

Cela fait penser au livre de Simon Sinek “Start With Why”, qui reprend la représentation de 3 cercles : le quoi, le comment et le pourquoi. Et selon sa vision, toute préparation d’initiative devrait débuter par le Pourquoi, par la cause-même.

C’est là aussi où la pratique du bon questionnement et de l’ouverture joue, où l’on va s’exposer à des déclencheurs allant dans le sens du renforcement ou de la découverte du Pourquoi.

Ainsi, l’idéal serait d’arriver à un “Je le fais parce que”, soit une action réfléchie et qui a du sens. Cela peut prendre du temps ou pas. Mais ce temps de réflexion et de construction est nécessaire pour aller au-delà du désir, de la mobilisation voire de l’adaptation de ses aptitudes, ou encore de la volonté.

En matière de parcours professionnel et d’emploi, qu’il s’agisse du projet professionnel, du CV, de la stratégie de recherche active, d’une mobilité interne ou externe, d’un projet d’évolution … il faut activer les 4 dimensions : être vigileant à ce que le désir ne vous maintienne dans une illusion d’action ou que l’action ne constitue pas un évitement des vraies questions (aussi complexes soient-elles) et des bonnes réponses.

Bookmark and Share
Auteur : Lilian Mahoukou
sept 5

DoYouBuzz lance ses services Carrière en partenariat avec id-carrieres

CV et Services Carrière nouvelle génération…

Acteur innovant dans le domaine de la création de CV nouvelle génération et de la gestion proactive de l’identité numérique au service de sa carrière, DoYouBuzz innove avec le lancement (aujourd’hui) de Services Carrière.

Le but de ce nouveau service est de vous donner le maximum de moyens et les bons leviers pour soutenir l’ensemble des démarches liées à l’emploi et aux parcours professionnels avec l’appui de professionnels reconnus.

Via la plateforme “Services Carrière”, vous avez ainsi la possibilité d’entrer en contact avec des consultants, qui vous contacteront dans un délai de 2 jours ouvrés (par email, par téléphone) pour des conseils personnalisés sur les thèmes suivants :

  • le bilan de compétences
  • l’accompagnement à la réalisation de CV
  • la relecture de CV
  • la traduction de CV
  • la préparation aux entretiens d’embauche
  • la négociation à une évolution de fonction
  • la préparation à un entretien annuel

.

En partenariat avec id-carrieres

Prenez votre carrière en ligne ! Telle est la signature d’id-carrieres…  Nous ne pouvions donc que nous associer au projet de Services Carrière lancé en cette rentrée 2011 par DoYouBuzz dont les services liés au CV et à la présence en ligne rejoignent notre objectif pour chacun : acquérir la compétence à s’orienter sur le marché du travail et à rebondir.

L’équipe id-carrieres se tient donc à votre disposition pour vous permettre d’aller de l’avant et de faire les choix les plus cohérents.

Nous vous invitons vivement à parcourir la plateforme Services Carrière pour plus d’informations.

Bookmark and Share
Auteur : Marie-Pierre FLEURY