Archive pour mars 2011

mar 27

Emploi des Seniors, des générations sacrifiées. Au-delà des Seniors, des représentations et des pratiques à transformer.

La perspective d’un cycle démographique favorable à l’emploi des seniors s’est évanouie avec la crise de 2008. Dans le contexte d’un chômage massif 2008/2009 ou de stabilisation de la dégradation 2010, le taux d’emploi des seniors, structurellement faible en France, continue à se dégrader en dépit des obligations légales ou des incitations financières de 2010, essentiellement motivées par ailleurs pour préserver l’équilibre des systèmes de protections sociales.

Si les objectifs à atteindre en matière d’emploi des seniors font l’objet d’un relatif consensus :

  • favoriser le maintien dans l’emploi des seniors,
  • favoriser le recrutement des seniors,
  • améliorer la qualité de vie et la santé au travail.

En revanche, l’évolution des représentations et des pratiques nécessitent du temps. Temps que n’ont pas eu les seniors des années 90 et que n’ont pas non plus les seniors de 2011.

Des générations de seniors sacrifiées : génération de l’après préretraite, de la retraite à 60 ans ou à 67 ans.  Les causes sont multiples et la mise en œuvre des solutions en conséquence complexes, entre choix politiques, contextes économiques, évolutions démographiques, aspirations sociales, modèle social des entreprises et pratiques RH …

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Du temps pour faire évoluer les représentations des entreprises et des salariés.

Ces représentations sont notamment conditionnées par notre modèle social fondé sur la progression de carrière et donc de salaire, sous entendu pour certains experts par une logique de mérite ou pour d’autres par une logique de compensation avec une juniorité moins rémunérée.

Ce qui conduit, notamment, les entreprises à argumenter sur le coût du travail d’un salarié senior trop élevé en parallèle d’une productivité estimée en baisse, argument qui reste néanmoins à démontrer précisément.

Par ailleurs, les entreprises et salariés sont toujours culturellement imprégnés par la retraite à 60 ans et les préretraites. Les entreprises continuent à limiter l’investissement sur les salariés de plus de 45 ans (mobilité professionnelle, formation …) en se disant qu’elles n’auront pas de retour sur investissement.  Et les préretraites existent toujours financés sur les fonds propres des entreprises.

Les salariés eux-mêmes continuent à aspirer à une retraite vers 60 ans pour profiter encore en bonne santé d’une dernière étape de vie sans intégrer psychologiquement la progression de l’espérance de vie et l’amélioration de la santé des personnes les plus âgées. Cette aspiration à quitter l’entreprise est par ailleurs entretenue par la dégradation générale des relations et des conditions de travail dans les entreprises.

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Du temps pour transformer les pratiques RH

Pour favoriser le maintien dans l’emploi des seniors, un entretien de seconde partie de carrières a été imposé aux entreprises pour les salariés de plus de 45 ans dans le cadre du Plan senior devant s’intégrer dans la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Nous pensons que cet entretien sera inefficient pour répondre à l’objectif visé du maintien dans l’entreprise. D’une part, les managers ne sont pas qualifiés et suffisamment préparés pour cet entretien. Les bilans de compétences et des programmes de formation peuvent pleuvoir mais s’ils ne sont pas ni bine orientés, ni exploités, ils ne serviront à rien.

D’autre part, et ce point nous paraît majeur, le paramètre de l’âge qui lui est associé n’est pas pertinent. L’accompagnement des trajectoires professionnelles dans l’entreprise devrait être un processus continu afin d’éviter de constater à 45 ans les voies sans issue ou les déraillements. Il devrait aussi être déconnecté de l’âge pour prendre davantage en compte les compétences et les contributions.

Dès le début de la relation contractuelle, l’entreprise et le salarié devraient se projeter comme 2 partenaires responsables du développement des compétences et de l’animation de la motivation le temps de leur collaboration. Cette collaboration contribuerait à améliorer la performance individuelle et collective, à sécuriser le parcours professionnel du salarié dans l’entreprise et demain sur le marché de l’emploi, quel que soit l’âge. Un dialogue renouvelé entre employeur et salarié sur ces sujets renforcerait par ailleurs le sens de leur collaboration et la clarté de leurs engagements réciproques.

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N’est-ce pas là l’engagement Employabilité qui devait se substituer à l’Engagement Emploi ?

Un engagement sur l’employabilité qui viendrait enfin concrétiser une réelle flexi-sécurité.

Une flexi-sécurité effective qui concernerait les salariés de tout âge, au-delà des seniors.

Une flexi-sécurité qui ne serait pas seulement vu à travers des formes contractuelles et un système social de compensation, qui ne parvient plus à l’être, tant le nombre de salariés concernés est croissant.

Une flexi-sécurité conçue comme un partenariat engageant et effectif ?

  • Des entreprises impliquées dans l’orientation et la construction des trajectoires professionnelles de leurs salariés, quels que soient l’expérience professionnelle, le statut, le métier, la durée du contrat … en les déléguant partiellement dans les phases les plus expertes.
  • Des jeunes formés à la compétence à s’orienter, des salariés davantage conscients des enjeux et pro-actifs, plus agiles dans la gestion de leurs parcours professionnels et de leur employabilité, apte à rebondir si nécessaire …
  • Dans une relation non plus d’emploi mais de travail en dynamique qui bénéficie aussi à la performance économique et sociale de l’entreprise,
  • Sur un marché du travail, y compris la formation, éduqué à la flexibilité, davantage apte à absorber les évolutions continues des besoins en compétences.

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A redécouvrir nos articles sur les mêmes sujets :

Nous serons tous un jour des seniors …

Plan d’actions pour les seniors : une obligation pour les entreprises

Entretien professionnel obligatoire à partir de 45 ans

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences : de 1945 à nos jours … une nouveauté qui commence à dater.

GPEC, emploi des seniors, individualisation des parcours, il faut repenser le modèle social et anticiper les prochaines évolutions structurantes

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 21

Le recrutement se transforme-t-il ? Pour quelles contributions ? (5/5)

Après 4 articles consacrés à décrypter s’il y a réellement transformation ou simplement évolution des processus de recrutement, nous abordons dans ce dernier article la question de la contribution effective  de ce changement.

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Pourquoi le recrutement se transformerait-il ?

  • Pour tenter de répondre avec plus d’efficacité aux problèmes de fluidité du marché de l’emploi et d’égalités des chances qui demeurent ?
  • Pour réduire les aléas de rencontre entre l’offre et la demande ?
  • Pour renforcer la pertinence et l’équité de la sélection et de l’évaluation ?
  • Pour sécuriser la réussite d’une nouvelle collaboration ?
  • Pour mieux répondre aux besoins en compétences des entreprises ?
  • Pour revaloriser la valeur économique et sociale du travail pour les individus?
  • Par opportunité ? De nouvelles formes d’information et d’intermédiation renouvellent les modèles économiques du recrutement, balayés ou mis sous pression ces dernières années …

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Les évolutions proposées répondent-elles aux besoins des entreprises, des recruteurs et du marché de l’emploi ?

Les réseaux sociaux, le recrutement par les compétences, le CV anonyme … sont présentés comme une nouvelle donne en faveur des entreprises et des candidats. Ils révèlent également la multiplicité et la diversité des intermédiaires du marché de l’emploi, la concurrence accrue, la recherche de différenciation selon leurs origines professionnelles.

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Pour l’entreprise,

➡    accéder à plus de profils en nombre et en diversité mais aussi à plus d’informations sur les profils, à l’heure où les hommes/femmes constituent un facteur clé de succès et de différenciation.

➡   renforcer la pertinence de la sélection et de l’évaluation des candidats par des critères complémentaires.

➡   élargir les espaces de communication des marques auprès de candidats potentiels également clients potentiels.

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Pour les candidats,

➡   accroître leur visibilité sur le marché du travail,

➡   mieux valoriser leur profil et leur potentiel au-delà du CV,

➡   accéder à davantage d’informations sur les entreprises pour sécuriser, eux aussi, leur choix et leur décision,

➡   entretenir et développer un réseau relationnel plus important,

➡   entretenir et développer des expertises par l’échange d’informations et d’expériences.

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Par ailleurs, pour les intermédiaires du marché de l’emploi,

  • Les frontières et les jeux concurrentiels entre les intermédiaires positionnés sur la simple mise en relation entre une offre et une demande, ceux qui présélectionnent ou encore ceux qui conseillent l’entreprise en amont du recrutement se modifient.
  • De nouveaux métiers émergent, avec des dominantes RH, marketing et/ou technologiques. Il est probable que ceux qui réunissent les 3 compétences aient un atout dans ce secteur hyperconcurrentiel.
  • La chaine de valeur des intermédiaires privés ou parapublics se modifie, les modèles économiques évoluent ou s’expérimentent.
  • Les intermédiaires publics, et notamment le service public de l’emploi (Pôle Emploi,  l’APEC) sont en plein questionnement sur leur vocation et leur performance économique et sociale.

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Pour le marché du travail,

  • Les réseaux sociaux renforcent de toute évidence la fracture entre les candidats les plus qualifiés et les autres. Au sein même des catégories des plus qualifiés, ils renforcent la sélectivité et la concurrence entre les chercheurs d’emploi et les salariés en poste mais à la fenêtre ou ceux qualifiés de passifs, les deux dernières catégories étant encore privilégiés par les recruteurs.
  • En dépit là aussi de ce qui peut-être dit, les réseaux sociaux, le recrutement sans CV ou par l’évaluation des compétences entretiennent également la fracture entre les grandes entreprises, qui recrutent en nombre et possèdent des ressources importantes pour sélectionner et de communiquer, et les PME, moins dotées et moins affûtées.

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A ce jour, pour que ces évolutions constituent une transformation effective et efficiente du recrutement, il parait indispensable de ne pas faire un copier-coller de pratiques existantes sur de nouveaux outils. Et d’en démocratiser l’usage par un apprentissage opérationnel.

Les entreprises, les candidats et les intermédiaires devraient également reprendre la main sur les technologies pour des usages réellement contributifs aux enjeux individuels, collectifs, économiques et sociaux du travail. Et reconsidérer que le recrutement porte par essence une activité humaine dont la subjectivité peut aussi être réduite par l’homme.

Enfin, pour que ces évolutions soient créatrices de valeur, la transformation du recrutement ne doit-elle pas avoir pour finalité de contribuer à la transformation structurelle du marché du travail, aux bénéfices équilibrés des acteurs concernés ?

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Articles sur le même sujet :

Le recrutement se transforme-t-il ?  1- L’offre d’emploi.

Le recrutement se transforme-t-il ? 2- Le sourcing des profils.

Le recrutement se transforme-t-il ? 3- La sélection des candidats

Le recrutement se transforme-t-il ? 4- Être ou ne plus être candidat

Le conseil en recrutement n’a pas attendu le e-recrutement pour abandonner le mot « conseil ».

Le recrutement « sans CV » : du marketing RH ou de réels apports pour les personnes en recherche d’emploi et les entreprises ?

Le recrutement : des jobboards aux réseaux sociaux pour le meilleur ou pour le pire ?

id-repère : les réseaux sociaux et votre recherche d’emploi

Le CV anonyme : une nouvelle notoriété ?


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Auteur : Equipe id-carrieres
mar 16

Être ou ne plus être candidat : le recrutement se transforme-t-il ? (4)

Une personne en recherche d’emploi m’écrivait l’autre jour qu’elle espérait que l’évolution des processus de recrutement, et notamment l’utilisation des réseaux sociaux, lui permettrait d’être sollicitée par les recruteurs et de ne plus devoir poser sa candidature. Le rêve de tout candidat à un emploi ? Ne plus candidater !

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Mais être candidat à une offre d’emploi, ce n’est pas seulement déposer sa candidature en envoyant une lettre de motivation et un CV (à aujourd’hui). C’est aussi participer à un processus complet de sélection jusqu’à la proposition. C’est aussi faire acte de motivation vis à vis de l’entreprise qui recrute.

Beaucoup de personnes imaginent que les réseaux sociaux vont permettre de se présenter, se mettre en quelque sorte « en vitrine », le recruteur contactant les profils susceptibles de correspondre ou poussant l’offre d’emploi vers leur page. Une PROFILthèque d’un côté et des outils de tri sur des critères élargis et des offres d’emploi en mode push de l’autre.

Les modalités de candidatures vont-elles se transformer dans les années à venir ? Probablement oui, avec l’aide d’outils plus agiles et plus productifs de dépose et de suivi de ses candidatures sur les jobboards, les réseaux sociaux ou les sites de recrutement d’entreprises. Probablement oui, avec des opérations de recrutement sans CV mais dans des contextes spécifiques.

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Un rééquilibrage des pouvoirs au profit du candidat ?

Dans la plupart des situations de recrutement, compte tenu notamment de la situation de l’emploi, le recrutement est perçu comme déséquilibré entre le recruteur et le candidat, les candidats partant du principe que c’est le recruteur qui a la main et qui choisit.

Si l’utilisation d’un media social offre l’opportunité pour le candidat de sortir du CV étriqué et de faire valoir d’autres atouts, et c’est une réelle avancée, pour autant le processus de sélection reste encore aux mains du recruteurs.

Que le recruteur soit lui aussi contraint dans le jeu « social » d’abattre des cartes, au demeurant très marketées, qui permettent d’en savoir plus sur lui ne me semble pas constituer un atout majeur pour le candidat dans le cadre de sa déclaration de candidature et du processus de sélection.

En revanche, la prise de parole possible du candidat, et idéalement la prise de parole massive des candidats sur les attitudes, les compétences, les procédés et l’efficacité d’une entreprise ou d’un conseil en recrutement, peut constituer un facteur d’influence ou de pression sur l’éthique, les pratiques de recrutement et donc la réputation.

PS : Nous proposons d’ailleurs sur id-carrieres aux internautes, dans une logique de partage d’expériences utiles, l’opportunité d’évaluer sur la base d’un formulaire qualifié les prestations des recruteurs mais aussi d’autres prestataires du marché de l’emploi. C’est la rubrique Evaluez-les ! N’hésitez pas à y contribuer.

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Le réseau modifie-t-il l’acte de candidature ?

Que l’on réponde à une annonce ou que l’on soit introduit via son réseau physique ou virtuel auprès d’une DRH, d’un manager ou d’un consultant en recrutement, le job de candidat reste à faire ! On a peut-être l’impression d’être moins « demandeur », ce qui peut désinhiber certaines personnes, et encore ce n’est pas sur, car la pression vis à vis de la personne qui vous introduit est là, peut-être même plus forte. Rien de bien nouveau dans les faits par rapport à aujourd’hui.

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Les modalités pratiques pour poser sa candidature et les contenus de cette dernière vont évoluer sous l’influence des pratiques sociales et des outils avec, comme nous l’avons dit dans notre article précédent sur la sléection, de nouveaux savoir-faire à acquérir pour une grande majorité de candidats.

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Pour autant, loin des sirènes et des proclamations du 2.0, les clés d’une candidature bien menée, quel que soit le profil, repose sur les basiques que trop de personnes ne connaissent pas encore et/ou ne maîtrisent pas, en résumé :

  • un projet professionnel clair et argumenté,
  • une communication écrite et orale pertinente sur le fond et efficace dans la forme,
  • des savoir-faire relatifs à l’évaluation d’une opportunité d’emploi et à la stratégie de recherche,
  • l’estime de soi et la confiance à construire et à nourrir,
  • la connaissance des modalités d’un recrutement y compris des nouvelles …

… Nouvelles modalités en 2.0 ou pas qui pointent et ne concernent, pour l’instant, qu’un nombre limité de candidats à une évolution professionnelle ou à un emploi. 


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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 10

id-flash : modification du Mobili-Pass au 1er mars 2011

Merci de prendre connaissance des modifications importantes concernant le Mobili-Pass au 1er mars 2011 dans notre article : Un point sur les aides au logement

Ces informations nous ont été transmises par notre partenaire Via Humanis, spécialiste de l’accompagnement de la mobilité professionnelle géographique.

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Auteur : Equipe id-carrieres
mar 10

La sélection des candidats : le recrutement se transforme-t-il ? (3)

Nous parlons ici de la sélection, l’étape d’évaluation, de tri et de choix des personnes qui sont candidates, quelque soit les modalités de sourcing des candidatures (approche directe, annonce d’offre d’emploi, …).

Nous en distinguerons deux dimensions : les critères de sélection et les outils de sélection, deux sujets complexes, clés et débattus depuis longtemps quand on parle de recrutement … deux sujets qui par ailleurs qui s’influencent.

Les critères de recrutement se transforment-ils sous l’effet des évolutions et des pressions sociales et sociologiques ? Des contraintes légales ? Des nouveaux outils ? CV anonyme, compétences, questionnaires de mise en situation, simulation et autres jeux de rôles, tests, entretien, réseaux sociaux, etc. ?

Le stéréotypage dans le recrutement a été tellement poussé depuis des décennies que la réelle aspiration des candidats est simplement à l’ouverture des critères de sélection : « avoir sa chance ».

Pour les entreprises, les enjeux sont d’une autre nature. D’une part, réussir le recrutement c’est-à-dire choisir la personne qui en fonction des objectifs à atteindre sera performante, contributive, motivée rapidement et pour un temps certain ou un certain temps d’ailleurs. Et si le recrutement est stratégique et les compétences rares, l’évaluation sera davantage individualisée et personnalisée.

L’entreprise a par ailleurs d’autres contraintes comme l’optimisation des coûts, des temps et les délais du recrutement à laquelle l’informatisation des données (offres, candidats) a fortement contribué durant cette dernière décennie.

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De nouveaux critères de sélection ?

Il est peut-être plus juste de dire que les recruteurs ont potentiellement le choix de les élargir notamment grâce aux informations complémentaires contenues dans les profils des membres des réseaux sociaux ou plus globalement sur le web.

Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux mettent à leur disposition de nouveaux outils de sélection aux critères plus larges parce que les candidats leur proposent sur un plateau, plus ou moins marketé, de nouvelles informations pouvant servir à leur évaluation et relatives à leurs compétences, leurs aptitudes, leur personnalité, leur réseau, les recommandations, …

Qu’en font et qu’en feront les recruteurs ? Trop tôt pour le dire.

Ces nouvelles informations vont-elles devenir prépondérantes dans les critères de sélection des recruteurs, au point de se substituer à certains critères utilisés jusque là ? Où vont-elles constituer des critères secondaires mais complémentaires au point de rendre la sélection encore plus fine et peut-être encore plus sélective ?

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Des nouveaux anciens critères ?

Si le discours politiquement correct, notamment de ceux qui ne recrutent pas , consiste à dire qu’il faut fonder la sélection des candidats sur une évaluation objective des compétences et des aptitudes, force est de constater que les démarches pour le faire sont difficiles à construire.

Personnellement, dans l’état actuel des choses, je considère aussi suspect à subjectivité et à efficience le questionnaire sur les compétences à remplir par le candidat sans CV, et le reste du processus du recrutement sans CV, que les questions sur les compétences qui peuvent être posées lors des entretiens de recrutement par les différents intervenants de l’entreprise.

Les tests seront davantage des serious games, avec les apports de nombreuses autres disciplines. Je vous laisse juste imaginer les budgets et les délais pour mettre au point pour chaque métier, fonction, emploi une base de serious games capables de mettre tous les candidats en situation d’évaluation qualifiée des compétences techniques et comportementales. Les frères Bogdanov ne seront plus là pour nous en parler, et moi non plus d’ailleurs… Hugues Truttman peut-être, je lui confie cette mission s’il l’accepte. :-)

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De nouveaux outils de sélection ?

Probablement oui dans la forme, et partiellement oui dans le contenu. Le CV Word ou PDF est en passe d’être remplacé par des outils plus communicants et interactifs. Le recruteur aura toujours néanmoins besoin de prendre connaissance du parcours et de la chronologie des expériences : date, poste, entreprise. Il le fera sur le profil du membre du réseau social. Le CV ne sera plus l’outil central de la sélection. Mais il faudra soigner tout autant, si ce n’est plus, le contenu des profils en ligne. Ce qui appelle un travail conséquent et aujourd’hui encore des savoir-faire particuliers à acquérir. Les candidats regretteront peut-être le CV presque standard à une page !

Quid des entretiens de recrutement ? Nous n’imaginons pas aujourd’hui la suppression du seul temps humain : l’entretien entre le candidat et les personnes en charge du recrutement. Comme nous l’avons dit dans l’article consacré à l’offre d’emploi ou au sourcing des candidats, grâce aux nouveaux outils de communication et de mise en relation, des échanges plus informels pourront précéder l’entretien de sélection proprement dit et donc le nourrir (blog, communauté partagé, réseau social, …).

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Le processus de recrutement a beaucoup à gagner dans l’évolution des critères qui prévaut à la sélection des candidats. La vraie transformation viendra de là. Les outils suivront.

Seules les entreprises ont le pouvoir de modifier les critères. Leur capacité à le faire viendra de la transformation de leur modèle social et de leurs modes organisationnels et managériaux.

Plus spécifiquement, il nous semble que les entreprises doivent reprendre le chemin de la formation, de l’apprentissage et du développement technique et personnel des salariés au sein de l’entreprise et en position d’ouverture (monde, réseau, pratiques…). En somme, développer une grande majorité des talents dont elles ont besoin.

A vouloir trouver tout fait, tour prêt, tout formé…le candidat, beaucoup d’entreprises y compris les PME, se privent d’un processus interne qui renforcerait leurs compétences métiers et leurs compétences managériales, d’une opportunité pour créer l’engagement des salariés qu’elle recherche à tout prix (au sens propre) et pour renforcer la singularité nécessaire à la fidélisation des talents. Elle concrétiserait aussi de fait une composante majeure de leur responsabilité sociale (RSE).

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 7

id-carrieres, N°7 des blogs Emploi de Wikio en mars 2011

Wikio anime un classement mensuel des blogs dans différentes catégories : High Tech, Société, Emploi … Nous avons découvert vendredi en avant-première le classement communiqué par Carole Blancot sur le blog qu’elle anime « Gestion de la paie.Qui choisir ? » avec une belle surprise :  id-carrieres est classé en mars à la 7ième place des blogs consacré à l’emploi, aux ressources humaines et au management.

Top blogs mars wikio 7

Membres d’id-carrieres, Followers de Twitter, Relations de LinkedIn ou de Viadéo, fans d’id-carrieres sur Facebook et à tous nos Visiteurs et Lecteurs, c’est à vous que nous devons ce résultat.  Nous le prenons simplement : un encouragement à poursuivre notre double mission :

  • Vous accompagner individuellement à répondre aux enjeux de l’emploi et des parcours professionnels, vous informer sur les évolutions, vous alerter aussi …
  • Vous accompagner, directions d’entreprises et directions des ressources humaines, à franchir avec pragmatisme le saut qualitatif qui manque souvent à votre gestion des ressources humaines …

En alliant innovation, réalisme et relations humaines dans un monde économique et social en pleines transformations … pour le meilleur ! A nous de construire ensemble ce meilleur. Restons tous proactifs pour influencer le cours des évènements dans ce sens.

Merci pour votre confiance, vos encouragements et votre soutien.

Bravo à tous les autres blogs Emploi du classement Wikio de mars 2011 qui contribuent, chacun avec leur personnalité, à partager des idées et des propositions d’actions Top blog Wikio Mars 2011

Cordialement

Marie-Pierre Fleury

Fondatrice et Dirigeante d’id-carrieres

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 7

Sourcing de candidats : le recrutement se transforme-t-il ? (2)

A la fin des années 90, l’arrivée d’internet et des jobboards n’a pas fondamentalement modifié le processus de sourcing des profils*. Pour des raisons essentiellement économiques, la majorité des recruteurs ont continué à privilégier la publication d’annonces en laissant aux personnes intéressées le soin de poser leur candidature.

La recherche directe de profils concernait et concerne essentiellement les cadres dirigeants, les profils à expertise rare (chasse de têtes) ou bien encore des secteurs en tension de compétences très qualifiées et /ou à fort turnover.

Les réseaux sociaux avec des usages professionnels croissants sont présentés comme de nouveaux outils de recrutement qui vont principalement modifier le sourcing pour les entreprises et les intermédiaires du recrutement : l’identification, l’approche directe, la préqualification de profils. Et peut-être même les intermédiaires du recrutement eux-mêmes. De nouveaux services d’intermédiation émergent.

Les recruteurs accèdent par ailleurs à de nouvelles informations sur les profils en complément du parcours professionnel et ce instantanément : leur réseau, leurs communautés, leurs contributions, leurs échanges, leurs recommandations … et parfois aussi à des informations plus personnelles si les salariés n’ont pas pris soin de séparer leur profil personnel et professionnel  …

Auparavant, les assistant(e)s de recherche des cabinets de « search » devaient éplucher des annuaires entiers de diplômés, repérer des noms dans la presse, travailler leur réseau professionnel … pour constituer et mettre à jour une base de données de profils. Pour les recrutements moins spécifiques, ils passaient par un fastidieux travail sur les CVthèques. Aujourd’hui, ce sont les individus, potentiellement candidats, qui fournissent et mettent à jour ces informations.

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Le social recrutement rimera-t-il avec une « chasse » généralisée ?

On en est encore loin aujourd’hui. Tout d’abord parce que les réseaux sociaux professionnels ne réunissent pas (encore ?) toutes les populations actives, ni tous les profils.

Pour l’instant, on y trouve plutôt des étudiants de l’enseignement supérieur, des cadres, des professionnels des technologies, de la communication et du marketing, globalement du tertiaire.

Mais aussi parce que parmi cette population, certains profils sont plus recherchés que d’autres par les entreprises. Et on peut penser que le coût d’un sourcing pour une entreprise qui recherche des compétences moins rares fera pencher la balance (pendant encore quelques années) pour l’utilisation d’un jobboard et d’une annonce. A moins que les nouveaux professionnels du sourcing de profils sur les média sociaux réalisent l’investissement et proposent aux entreprises des prestations efficientes à des prix compétitifs par rapport aux annonces, dont la gratuité se généralise. Je pressens que ça va donner des idées à ceux qui ne les ont par encore eues J …

Comment cela va-t-il évoluer au fur et à mesure que les digital natives intègreront la sphère professionnelle ? Recrutera-t-on aussi demain sur Vidéo ou LinkedIn pour un emploi dit moins qualifié ?

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De nouveaux métiers vont-ils émerger ?

Tous les recruteurs d’aujourd’hui ne connaissent pas les média sociaux (blogs, réseaux sociaux,…), leurs usages et la foultitude d’outils proposés. Affaires de positionnement marketing ou réel usage des média sociaux pour le sourcing de profils ou pour d’autres processus, de nouveaux cabinets de recrutement se positionnent en 2.0. Il ne suffira pas d’être sur Twitter ou LinkedIn pour proclamer en être un !

Le community manager, cher au marketing digital, va-t-il évoluer vers une fonction élargie en charge de repérer des professionnels correspondant aux profils recherchés par les entreprises.

A moins qu’il ne devienne le chef d’un orchestre de community managers spécialisés, ici en RH, là en marketing … La fonction sera-t-elle intégrée dans l’entreprise ou externalisée ? Tout ceci rattaché à qui ? A un responsable du marketing digital ?

Même si toutes les directions marketing sont loin d’avoir intégré ces compétences, les directions des ressources humaines semblent avoir pris un peu de retard dans la connaissance et la pratique générale des média sociaux. Si elles estiment qu’elles contribuent à renforcer leur performance, combien de temps leur faudra-t-il pour les intégrer dans leurs processus métiers dont le recrutement ?

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A moins que les réseaux sociaux nous convertissent tous en assistant(e)s de recherche ?

Membre d’un réseau social ou animateur d’un blog mais aussi salarié(e) d’une entreprise donnée qui cherche à recruter, la capacité d’un salarié à contribuer à l’identification de candidats potentiels au sein de son réseau fera-t-il parti de ses missions, voire de l’évaluation individuelle de sa performance et de sa contribution ?

Depuis plus de 10 ans, les jobboards ont démocratisé sans contexte le recrutement en donnant la possibilité à tous d’être informés sur les opportunités d’emploi visibles et à se faire connaître en publiant son CV et en dotant les recruteurs d’outils de recherche puissant de profils, néanmoins limités aux CV. Mais ils ont aussi contribué à renforcer la distinction entre le recrutement de masse et le recrutement d’une élite (chasse de tête, réseau relationnel …)

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Sous un certain angle, les réseaux sociaux contribuent à leur tour à débrider le recrutement notamment au niveau de l’identification des profils (Nous reparlerons de la sélection dans un prochain article). Les réseaux sociaux aident le candidat et le recruteur à sortir du cadre du CV et de la lettre de motivation, ou encore de la base de données non exhaustive à mettre à jour en permanence. Ils contribuent aussi à engager une relation voire une conversation dans un cadre à priori moins formel et moins étroit que celui d’un recrutement.

Cependant le sourcing de profils via les réseaux sociaux ou encore les blogs demande un investissement conséquent pour le recruteur, entreprise ou intermédiaire, sur un marché où la pression sur les honoraires des intermédiaires est forte depuis l’arrivée du e-recrutement.

Seule la chasse de tête, qui en théorie a moins utilisé l’automatisation, est parvenu à justifier des honoraires de recrutement élevés auprès des entreprises. En dehors des profils de dirigeants qui resteront probablement en approche « très » directe et confidentielle, ils ont potentiellement les ressources pour intégrer de nouveaux processus de sourcing. Leur challenge réside dans l’acquisition rapide de la connaissance des réseaux sociaux, dans la construction de leur existence sociale et leur e-réputation.

Dans un modèle intermédiaire, les entreprises qui recrutent beaucoup sur des profils spécifiques et/ou à fort turnover ont mis en place des fonctions dédiées à l’approche directe, qu’elles peuvent aujourd’hui positionner sur les CVthèques, les campus et les réseaux sociaux … moyennant là aussi une vraie stratégie média sociaux et un apprentissage rapide.

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Les réseaux sociaux avaient au départ vocation à favoriser la mise en relation et la conversation d’individu à individu, l’intelligence collective aussi. Chacun étant membre à titre personnel, même s’il était (accessoirement ou pas) salarié d’une entreprise ou en recherche d’emploi.

Vu sous cet angle, l’arrivée des entreprises sur les réseaux sociaux en tant qu’interlocuteur direct ou pas et le développement des usages professionnels ne transforment-ils pas les réseaux sociaux en un grand storytelling, malgré les régulations qui s’opèrent et qui étaient jusque là la force du web ?

Un grand salon mondain où tout le monde se la raconte, certes avec plus ou moins de bonheur et de compétences. Un grand salon d’e-réputation où au final les informations recueillies seront tellement marketées que la qualification des profils en sera moins efficiente donc moins attractive ?

Peut-être alors que les blogs, outils plus exigeants pour ceux qui les animent, s’avéreront plus pertinents pour identifier des profils, mais dans une logique de fait plus sélective.

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A lire aussi sur le même thème :

Offre d’emploi (1) : le recrutement se transforme-t-il ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
mar 3

L’offre d’emploi : le recrutement se transforme-t-il ? (1)

Les technologies et les outils ont favorisé l’évolution du contenant et du contenu de l’offre d’emploi. Et c’est plutôt une bonne nouvelle.

Nous avons apprécié l’accès facilité aux offres d’emploi depuis plus de 10 ans. Nous apprécierons aussi la fin d’une normalisation peu créative et peu valorisante.

Adieu à la petite annonce avec un texte calculé au mot près, avec des mots clés ! Place à la marque Employeur, au dialogue avec ses futurs talents ?

La petite annonce étriquée laisserait place à un contenu enrichi : plus d’informations sur l’entreprise qui recrute, ses activités, son management, sa politique salariale, des témoignages de salariés, une évaluation de la RSE ou de la formation …

Et à des formats renouvelés : page multimédia et interactive sur le site de l’entreprise ou sur des réseaux sociaux, push de l’opportunité sur des profils ciblés des réseaux sociaux, vidéos,

Le dialogue pourrait aussi être direct en mode synchrone via notamment les réseaux sociaux entre des recruteurs et des candidats potentiels réellement connus, virtuellement recommandés ou repérés. En raccourci : « Tu es dans mon réseau. Tu cherche, je cherche, parlons en ».

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Les moyens à mobiliser pour l’entreprise qui recrute ?

Même si les technologies et les outils facilitent la production de contenus dans des formats attractifs et variés, les entreprises devront mobiliser des compétences en RH, en marketing digital et bien d’autres ressources pour concevoir, produire et promouvoir leurs opportunités d’emploi, et leur image Employeur.

De nouveaux coûts qui constituent des barrières à l’entrée pour les entreprises qui recrutent peu comme les TPE-PME. Lorsqu’on recrute 100 ou 1000 personnes par an, l’investissement s’amortit. Lorsqu’on recrute 1 à 3 personnes par an, ce n’est plus le cas ?

Peut-être que des outils à intégrer dans les sites vitrines ou des plateformes permettront de créer à moindre coût un nouvel espace de recrutement en dynamique, facilement customisable pour les TPE-PME ? Le contenu restera néanmoins à concevoir, à produire et à promouvoir.

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Des offres d’emploi à plusieurs vitesses ?

Compte tenu des enjeux précédents et dans la même logique élitiste qui nous caractérise, n’aura-t-on pas la tentation de réserver ces offres enrichies à certains métiers : encadrement, technologies, marketing-communication ou encore métiers de la connaissance ?

On ne pourrait pas alors parler de transformation du recrutement mais de la naissance d’une nouvelle forme de recrutement, juxtaposée à celles qui existent déjà (recrutement par annonce,   »chasse de tête », …) et donc pour le moins confidentielle compte tenu des métiers couverts.

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Comment sélectionner les offres d’emploi ?

L’offre d’emploi ne sera plus (seulement) une annonce d’offre d’emploi. Les modalités de communication d’une offre d’emploi seront diversifiées.

Les chercheurs d’emploi auront besoin d’outils pour repérer les offres qui correspondent à leur recherche.

Il y aura peut-être de nouveaux agrégateurs d’offres d’emploi plus pointus (web sémantique), aptes à scrutés les réseaux sociaux, les sites des entreprises, les sites multimédia d’emploi, etc.

Les moteurs de recherche d’offre d’emploi nous ramèneront-ils néanmoins à la logique réductrice et aléatoire des critères, des mots clés ?

Il y aura peut-être aussi l’effet réseau « Je te recommande cette opportunité, elle peut t’intéresser» … Pertinence ? Réactivité ? Aujourd’hui vous recommandez des gens, demain vous recommanderez peut-être des offres d’emploi et donc des employeurs … (ah oui, ça existe déjà mais peut-être pas encore sous une forme aussi directe…).

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Pour le candidat, disposer d’une information plus exhaustive et plus qualitative sur l’entreprise qui recrute et sur l’offre d’emploi est un service à valeur ajoutée. Pour l’entreprise, elle enrichit sa communication et sa promotion à condition de disposer d’une politique RH réellement mise en pratique et attractive.

Néanmoins, il ne faudrait pas que le marketing prenne le pas sur l’expertise RH au risque de transformer l’espace de recrutement, qui se veut un espace de premier dialogue et de première expérience avec l’entreprise, et potentiellement avec son futur employeur, en un espace technologique et publicitaire superficiel et creux. C’est comme si la guerre des talents se jouait sur le marketing, tout RH soit-il.

Par ailleurs, le renouveau des contenus et des formats d’offres d’emploi ne semble pas à ce jour répondre aux dimensions inégalitaires et aléatoires d’un accès qualifié à l’information sur l’emploi (outils et critérisation).

De beaux challenges pour les experts en technologies et pour les RH afin que l’idée d’une offre d’emploi humanisée et contextualisée crée réellement de la valeur pour le recruteur et le candidat.

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Auteur : Equipe id-carrieres
mar 3

Le recrutement se transforme-t-il ?

Réseaux sociaux, blogs, réputation personnelle …  recrutement sans CV, recrutement par les compétences, CV vidéo, serious games, nouveaux outils de sélection… Chaque jour ou presque, de nouvelles expériences, de nouveaux services, de nouveaux outils pour le recruteur et le candidat à un emploi sont présentés ici et là, plébiscités ou chahutés …

Le recrutement est-il en transformation ou seulement en ajustement ? Est-ce seulement une question de marketing à l’heure de la réputation ?
Les aspirations et évolutions sociales induisent-elles des changements effectifs de pratiques ? Quels sont apports pour le candidat et le recruteur ?
Les modèles économiques résisteront-t-ils aux aspirations et aux idéaux ?

Nous démarrons aujourd’hui une série d’articles « Le recrutement se transforme-t-il ? » pour tenter de distinguer les effets de mode des tendances de fond et s’y retrouver …

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Demain recruterons-nous autrement ? Chercherons-nous un emploi autrement ?

Nous avons choisi d’organiser nos réflexions autour des principales activités d’un recrutement et d’une recherche d’emploi et de terminer sur les réelles contributions et apports.

Aujourd’hui, le recrutement se transforme-t-il ?  1- L’offre d’emploi.

Lundi 7 mars, le recrutement se transforme-t-il ? 2- Le sourcing des profils.

Jeudi 10 mars, le recrutement se transforme-t-il ? 3- La sélection des candidats

Mercredi 16 mars, le recrutement se transforme-t-il ? 4- Être ou ne plus être candidat

Lundi 21 mars, le recrutement se transforme-t-il ? 5- Pour quelles contributions ?

N’hésitez pas à partager vos expériences en laissant votre commentaire.

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Auteur : Equipe id-carrieres