Archive pour janvier 2011

jan 20

L’orientation tout au long de la vie : entreprendre son travail

En France, l’orientation professionnelle est majoritairement associée aux plus jeunes comme le Bilan professionnel (que nous préférons nommer Projection professionnelle ...) est plutôt associé aux personnes ayant plusieurs années d’expérience professionnelle.

Hors la formation n’est plus seulement initiale, l’emploi ou la carrière linéaire n’existent plus. Il apparaît alors indispensable pour chacun de s’orienter professionnellement tout au long de la vie comme de se former tout au long de la vie.

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Une récente enquête du FAFIEC présentée par Indice RH montre que 95% des salariés estiment que les compétences contribuent de façon importante à la réussite professionnelle mais aussi, que moins d’un salarié sur 2 a suivi une formation au cours des deux dernières années.

En parallèle, selon les derniers chiffres de la DARES,  environ 200 000 salariés ont réalisé un bilan de compétences en 2007, soit seulement 0,8% des actifs.

Il n’est pas à nier que la sensibilisation ou la prise de conscience aux enjeux individuels de l’employabilité ont beaucoup progressé en 15 ans, cependant les chiffres énoncés démontrent que les actions qui y contribuent sont encore en décalage certain.

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Il serait souhaitable que toutes les formations initiales du CAP au bac +8 sensibilisent très tôt les étudiants à la dynamique personnelle de la gestion de carrières et à ses outils pour leur donner les bons réflexes : se connaître, accumuler des ressources (compétences, réseau, …), définir des objectifs clairs et motivants et mettre en oeuvre avec créativité et professionnalisme les actions pour les concrétiser, apprendre à rebondir …

Quelques années plus tard, ces jeunes seraient des salariés ou des entrepreneurs qui sauront argumenter leurs choix, identifier de nouvelles ressources, se poser les bonnes questions …

Et ce d’autant plus si cette démarche d’orientation professionnelle devient accessible à tous tout au long de la vie professionnelle : des compétences à renforcer, une évolution recherché ou proposée, une reconversion, une recherche d’emploi, un projet de création d’activité …

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Dirigeants et DRH, ne rêvez-vous pas de construire une GPEC ou un plan de formation avec des collaborateurs qui seront des interlocuteurs impliqués, compétents et force de proposition dans la gestion de leur trajectoire ?

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Un cercle vertueux pour acquérir la compétence individuelle à s’orienter et à rebondir, pour conduire une politique RH plus qualitative dans les entreprises …

Un cercle vertueux pour construire une société plus fluide où le travail deviendrait une dynamique de projets, une société où nous transmettrions à nos enfants une vision positive et entrepreneuriale de la formation et du travail …

Qu’en pensez-vous ? réalisable ou pas ? motivant ou pas ?

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 16

Mise à jour janvier 2011: Le régime de l’auto-entrepreneur, un régime simplifié de la micro-entreprise

Le dispositif de l’auto-entrepreneur a été mis en place au 1er janvier 2009 suite à la loi n°2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie. Relevant du statut juridique de l’entreprise individuelle, le dispositif d’auto-entrepreneur se caractérise notamment par la simplification des formalités de déclaration d’activité. Il permet en outre de bénéficier des régimes simplifiés fiscal et social de la micro entreprise.

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Définition

Le régime d’auto-entrepreneur permet d’exploiter une activité sous forme d’entreprise individuelle, à titre principal ou complémentaire, sous réserve de ne pas concurrencer son employeur. Il peut permettre aussi de tester une activité dans le cadre d’une création d’activité.

RemarqueTout lien de subordination relève du salariat et ne peut donc ouvrir droit au régime de l’auto-entrepreneur (lien de subordination : un employeur donne des directives et des objectifs à une personne, un employé).

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Bénéficiaires

Toute personne physique peut bénéficier, sous certaines conditions, du régime d’auto-entrepreneur, qu’il soit salarié du secteur privé, fonctionnaire, étudiant, demandeur d’emploi ou retraité.

Remarque : Un demandeur d’emploi peut cumuler les revenus d’une activité d’auto-entrepreneur avec ses indemnités chômage si son revenu d’activité ne dépasse pas 70% du salaire net qu’il percevait avant son inscription en tant que demandeur d’emploi et dans la limite de 15 mois.

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Conditions

L’entreprise doit relever du régime fiscal de la micro entreprise. Le chiffre d’affaires annuel ne doit donc pas excéder, pour 2011 :

  • 81 500€ HT pour une activité de vente de marchandises
  • 32 600€ HT pour une activité de prestations de services

Ces plafonds sont révisés annuellement. Le chiffre d’affaires pris en compte est calculé au prorata du temps d’exercice de l’activité.

Dans le cas d’une activité mixte (vente et service), le chiffre d’affaires global annuel ne doit pas excéder 81 500€ pour 2011 dont 32 600€ maximum pour les services.

En cas de dépassement des plafonds de chiffre d’affaires et si celui-ci n’excède pas 89 600€ pour la vente de marchandises ou 34 600€ pour les prestations de services, il est possible de conserver le bénéfice du régime de la micro entreprise durant 2 ans.

En cas de dépassement des seuils de 89 600€ ou 34 600€, le bénéfice du régime de micro entreprise cesse au 31 décembre de l’année où le dépassement est constaté, tandis que le versement de l’impôt libératoire cesse rétroactivement au 1er janvier de cette même année.

Certaines activités sont exclues du régime fiscal de la micro entreprise et par conséquent du régime de l’auto-entrepreneur. Il s’agit :

  • Des activités relevant de la TVA immobilière : marchands de biens, lotisseurs, agents immobiliers, opérations sur les parts de sociétés immobilières, etc. ;
  • Des locations d’immeubles nues à usage professionnel ;
  • Des locations de matériels et de biens de consommation durable ;
  • Des activités libérales relevant d’une caisse de retraite autre que la Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse (CIPAV) ou Régime Social des Indépendants (RSI) : professions juridiques et judiciaires, professions de la santé, experts-comptables, commissaires aux comptes, etc. ;
  • Des activités agricoles rattachées au régime social de la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) ;
  • Des activités artistiques rémunérées par des droits d’auteurs.

Par ailleurs, les auto-entrepreneurs doivent respecter les obligations légales liées à l’exercice de leur activité, telles que l’obtention d’une qualification professionnelle ou d’une expérience professionnelle pour certains métiers ou la souscription d’une assurance professionnelle.

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Protection sociale

L’auto-entrepreneur bénéficie de l’assurance maladie maternité gérée par le RSI (Régime Social des Indépendants) pour les prestations maladie en nature (médicaments, soins, hospitalisation, etc.) et valide des trimestres de retraite selon le montant des cotisations versées.

En cas de non-paiement des cotisations sociales en raison de l’absence d’un chiffre d’affaires, l’auto-entrepreneur conserve le bénéfice des prestations maladies en nature mais il ne pourra pas percevoir d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie la première année.

Remarque : Dans le cas du cumul de l’activité d’auto-entrepreneur avec une activité salariée, la durée d’assurance prise en compte pour la retraite de base ne peut excéder 4 trimestres par an.

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Régime fiscal et social applicable

L’auto-entrepreneur relève du régime de la micro entreprise simplifié, ce qui lui permet de payer ses charges après ses encaissements et de bénéficier :

  • D’une franchise de TVA : les entreprises ne facturent ni ne récupèrent la TVA et doivent inscrire « TVA non applicable, article 293B du CGI » sur leurs factures.
  • Des formalités de création simplifiées : inscription en ligne sur le site www.lautoentrepreneur.fr ou simple déclaration au Centre de Formalité des Entreprises (CFE) compétent, via le formulaire Cerfa n°13821 01. A noter toutefois que les auto-entrepreneurs exerçant à titre principal une activité artisanale doivent être immatriculés au Répertoire des Métiers (RM) depuis le 1er avril 2009. Ils sont néanmoins exonérés des frais d’immatriculation et des frais de chambre de métiers et de l’artisanat les trois premières années. Ils sont également dispensés du stage de préparation.
  • D’obligations comptables réduites : un livre-journal mentionnant chronologiquement le montant et l’origine des recettes et un registre annuel récapitulant le détail des achats suffisent. Ces documents doivent être conservés 10 ans.

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Les cotisations et contributions sociales sont payées mensuellement ou trimestriellement, selon un taux forfaitaire appliqué au chiffre d’affaires ou aux recettes réalisées :

  • 12% pour une activité commerciale ;
  • 18,3% pour une activité libérale relevant de la CIPAV ;
  • 21,3% pour une activité de services ainsi que pour toute activité libérale relevant du régime du RSI ;

En l’absence de chiffre d’affaires, aucune déclaration n’est à effectuer.

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L’auto-entrepreneur ayant opté pour le régime de la micro entreprise simplifié peut également choisir le versement fiscal libératoire de l’impôt sur le revenu, dés lors que les revenus du foyer fiscal de référence sont inférieurs à 25.926€, pour une part de quotient familial (barème 2010).

Dans ce cas, le versement libératoire de l’impôt sur le revenu est calculé par application d’un taux spécifique au chiffre d’affaires ou aux recettes :

  • 1% pour les activités de ventes
  • 1,7% pour les activités relevant des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC)
  • 2,2% pour les activités libérales (BNC).

De plus, les auto-entrepreneurs ayant opté pour le versement fiscal libératoire sont exonérés durant 3 ans de lacontribution foncière des entreprises (remplaçant la taxe professionnelle). Dans tous les cas, ils en sont  exonérés l’année de création de l’activité. Cependant, afin de bénéficier de l’exonération de la contribution foncière, l’auto-entrepreneur, son conjoint ou le partenaire auquel il est lié par un pacte civil de solidarité, ses ascendants ou descendants ne doivent pas avoir exercé d’activité similaire à celle de l’entreprise nouvellement créée au cours des trois années précédant la création.

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En cas de dépassement du plafond des revenus du foyer fiscal, le bénéfice du régime de la micro entreprise est maintenu, tandis que le bénéfice du versement libératoire cesse l’année suivant celle où le plafond a été dépassé.

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Les auto-entrepreneurs relevant du régime de la micro entreprise sont exonérés de taxe sur les salaires, normalement dues par les entreprises non soumises à la TVA.

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Les bénéficiaires de l’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise) bénéficient d’un taux réduit de cotisations sociales, dégressif les trois premières années. La CSG, la CRDS et la retraite complémentaire obligatoire restent dues.

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Sortie du régime de l’auto-entrepreneur

En cas de cessation d’activité, une simple déclaration auprès du CFE compétent suffit.

En cas de poursuite d’activité dans le cadre du régime de droit commun, une déclaration écrite doit être envoyée à la caisse de base du régime social des indépendants à laquelle est affilié l’auto-entrepreneur.

En cas d’absence de chiffre d’affaire durant 36 mois consécutifs, le bénéfice du régime d’auto-entrepreneur s’arrête automatiquement.

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NB : le patrimoine de l’auto-entrepreneur : l’auto-entrepreneur, par simple acte notarié, peut protéger ses biens fonciers personnels.

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Auteur : Equipe id-carrieres
jan 16

id-repères : savoir lire une annonce d’offre d’emploi

78488168Une annonce d’offre d’emploi est succincte mais comporte des informations de différents niveaux qu’il faut apprendre à repérer et à décrypter : libellé du poste à pourvoir, entreprise, type de contrat, localisation, contexte de l’emploi (souvent oublié par les candidats), attributions de la fonction, compétences techniques requises ou souhaitées, compétences comportementales, …

Les personnes que nous accompagnons en Appui à la recherche d’emploi active sont parfois étonnées des informations que nous parvenons à extrapoler à partir d’une annonce d’offre d’emploi et qui leur sont utiles pour mieux argumenter leur candidature mais aussi pour préparer l’entretien de recrutement.

Nous vous donnons ici des conseils concrets qui vous aideront à valider que l’offre d’emploi correspond à votre recherche et à élaborer une candidature efficiente.

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Lire, repérer et tout relier …

Vous allez vous dire, jusque là rien de neuf, je le fais déjà … Oui, mais interprétez-vous les données communiquées ? Faites vous le lien entre toutes les informations que vous avez lues ? Parvenez-vous à faire une lecture tactique des informations transmises ?

Un exemple : Le libellé du poste.

D’une entreprise à l’autre, les noms des fonctions changent et vous avez appris après quelques semaines de recherche d’emploi à identifier les différentes dénominations des emplois qui rentrent dans le périmètre de votre recherche. Le libellé du poste n’est jamais neutre et permet de se faire une petite idée de la culture de l’entreprise, de son organisation … De plus, si vous mettez le libellé de l’emploi en parallèle du rattachement hiérarchique souvent mentionné, mais aussi des missions décrites pour le poste, vous repérerez des informations utiles pour apprécier l’adéquation de l’offre d’emploi avec votre expérience et votre objectif d’emploi, les points motivants ou de vigilance, i.e. un poste sur-valorisé ou sous-valorisé.

Une offre d’assistante marketing peut se révéler être une offre pour un poste de secrétaire ou de chargé de projets marketing. Une offre de responsable commercial d’une nouvelle filiale peut se révéler être un poste de commercial terrain.

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Donc, après une prise de connaissance de l’offre d’emploi, nous vous recommandons de réaliser plusieurs lectures attentives de l’annonce avec des objectifs différents de repérage de l’information : l’entreprise et le secteur d’activité, l’emploi au sein de la structure (service, hiérarchique, effectif…), le libellé du poste et les missions assignées, le libellé du poste et les compétences techniques requises, idem avec les éléments de personnalité recherchés.

Puis faites des recoupements, une sorte de contrôle de cohérence qui vous sera bien utile pour apprécier l’attractivité de l’offre et pour rédiger votre lettre ou pour argumenter lors de l’entretien : le secteur d’activité et les compétences techniques requises, l’ordre dans lequel les missions sont présentées (prépondérantes ou accessoires …), le poste au sein de la structure avec la personnalité recherchée, etc.

Enfin, relevez les mots utilisés. Analysez les verbes ou adverbes ou encore qualificatifs utilisés dans la rédaction qui vous en disent plus : « consolider » veut peut-être dire que l’entreprise a des difficultés actuellement … l’emploi du verbe « participer » peut vous permettre d’identifier un niveau d »autonomie plus ou moins grand, etc. Ou encore, « il vous sera demandé occasionnellement de … » peut révéler une organisation peut définie qui peut ou non vous convenir, ou vous laisser entrevoir des perspectives ou des dérives possibles …

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En synthèse, nous vous recommandons :

1- De relever les informations et de les classer : entreprise, secteur, organisation, poste, missions, compétences techniques, qualités, autres attentes mentionnées…

2- D’analyser objectivement votre profil (expériences, compétences, qualités personnelles) aux vues des requis incontournables du recruteur afin de déterminer si vous devez vous porter candidat. Ne vous épuisez pas à répondre à des annonces si vous ne correspondez pas aux incontournables.

3- Si c’est la cas, de relire l’annonce et de réaliser les recoupements énoncés ci-dessus.

4- En votre qualité de professionnel de la fonction, de les évaluer : une belle opportunité, une opportunité avec des bémols ou des risques mais qui est à creuser, etc.

5- Par rapport à votre parcours et aux objectifs de votre recherche, de définir précisément vos atouts, vos manques et les plus par rapport aux attendus.

6- De rechercher des informations complémentaires sur l’entreprise, le secteur, etc.

7- Enfin, de structurer votre argumentation : pourquoi ce poste vous intéresse, en quoi les missions correspondent à vos compétences techniques et à vos qualités personnelles, ce que vous pouvez apporter « proposition de valeur » à l’entreprise : les attendus et les plus.

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Auteur : Equipe id-carrieres
jan 11

L’entreprise : ma boîte ?

En fin d’année, nous avions un échange sur les risques psycho-sociaux avec le Dr Emmanuel Gourmet, également formateur en entreprise et à la faculté de médecine. Nous partagions nos observations, et notre conversation a porté quelques instants sur l’utilisation du mot boîte pour désigner l’entreprise : travailler dans une boîte, changer de boîte, monter sa boîte, etc.

Simple héritage argotique de l’ère industrielle ? Ou expression révélatrice de la relation au travail ou de la relation entreprises-salariés ? Asservissement ? Appartenance ? Voilà quelques unes des questions que je me posais les jours suivants et que je partageais en 140 caractères sur Twitter notamment avec Laurent Brouat, Liliane Gonzales et Sylvaine Pascual.

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En argot, la boîte semble au 19ième siècle désigner l’atelier de l’ouvrier, le magasin de l’employé .. dans lequel ils avaient peut-être l’impression de s’enfermer pour y travailler plus de 35 heures ! ou encore pour lequel ils développaient un attachement, motivé par les différentes composantes de la pyramide de Maslow.

Quant aux dictionnaires de la langue française, ils définissent la boîte comme un objet rigide et creux avec un couvercle … toute ressemblance avec une entreprise existante n’étant ici qu’une pure coïncidence …

Trêve de plaisanterie.

Différentes études et enquêtes démontrent que l’attachement des salariés envers leur entreprise décroit, notamment en raison du désengagement de ces dernières en matière d’emploi et de leurs pratiques de management. En parallèle, la souffrance au travail et les maladies professionnelles liées au stress augmentent. L’entreprise serait-elle devenue une boîte de Pandore ? par laquelle tous les maux arrivent …

Les jeunes générations influencées par les usages des nouvelles technologies et les désillusions de leurs aînés envers l’entreprise se détacherait de cette communauté et de ses corollaires. La jeune génération refuserait-elle de se faire mettre en boîte ?

D’un autre côté, la réalité quotidienne nous rappelle que les individus et les entreprises sont des agents économiques interdépendants. Et les sciences humaines et sociales que l’individu cherche à se nourrir et à se protéger, mais aussi qu’il a besoin d’appartenir à un groupe pour échanger, s’identifier, se valoriser voir s’accomplir pleinement. Mais aussi que la performance économique d’une entreprise est directement corrélée à l’engagement, à la motivation et aux compétences de « son » personnel. Ne serait-il pas souhaitable que l’entreprise soit à la fois une boîte à bijoux, une boîte de conserves, une boite de dialogue, une boîte à idées ?

Et si on participait tous à créer de nouvelles boîtes dans une matière souple, à mémoire de forme, remplie de compétences et sans couvercle ?

Peut-être que tout se joue dans la conception !

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PS : Je découvre à l’instant l’article de Bertrand Duperrin du 6 janvier 2011 « L’entreprise entre sentiment d’appartenance et besoin de posséder » que je vous invite à lire.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 10

id-repères : qu’est-ce qu’un projet professionnel ?

78488168.

Quel est votre projet professionnel ?

La question vous est ou vous sera régulièrement posée tout au long de votre vie professionnelle : formation, recrutement, mobilité interne, évaluation, reconversion professionnelle, etc.

L’équipe id-carrieres constate qu’une minorité de personnes est à l’aise avec la notion de « projet professionnel ». Il est vrai que très peu d’organismes de formation initiale ou continue l’abordent, que peu d’entreprises l’intègrent dans leur management …

Nous avons décidé d’y consacrer un billet pour définir ce qu’est un projet professionnel et pourquoi il vous est utile.

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La notion de projet appliquée à l’emploi

Dans un sens général, un projet se compose d’un objectif à atteindre, d’une stratégie à mettre en oeuvre pour réussir cet objectif, de ressources ou moyens à identifier et à mobiliser, d’un planning prévisionnel avec un début, des étapes et une fin.

Pour un projet professionnel :

  • l’objectif, c’est l’activité professionnelle que je vise à exercer.
  • la stratégie : l’élaboration d’un plan d’actions pour réaliser mon objectif.
  • les ressources :  les qualités personnelles, les connaissances (savoirs), les compétences techniques et comportementales, le réseau de relations, les sources d’informations formelles et informelles, etc.
  • le planning prévisionnel : l’organisation des actions dans le temps mais aussi les étapes intermédiaires éventuelles.

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Un projet professionnel comporte deux dimensions totalement imbriquées : c’est à la fois un objectif  (ce que je veux faire) ET une démarche (pourquoi, comment).

Nous rencontrons beaucoup de personnes qui focalisent sur l’un ou l’autre sans les relier. Certaines ont un objectif clair d’activité professionnelle qu’elles souhaitent exercer mais n’ont pas élaboré la stratégie, identifier les ressources, organiser leurs actions… D’autres conduisent leurs actions sans objectif professionnel précis. Dans les deux cas, l’efficacité et les chances d’aboutir sont moindres.

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Un projet n’est qu’un prévisionnel !

Nombreuses sont les personnes réticentes au fait de définir un projet professionnel par crainte de s’enfermer, de passer à côté d’opportunités mais aussi de se tromper d’orientation.

C’est oublier tout d’abord qu’un projet professionnel comporte comme tout projet une dimension prévisionnelle dans son objectif comme dans ses moyens. Comme tout plan, vous pouvez le modifier, l’abandonner, l’enrichir ou le faire évoluer en fonction des expériences vécues, des contextes, des opportunités, des rencontres, des réponses du marché du travail, de l’évolution de sa propre personnalité et de ses aspirations … Le marché du travail fait que nous avons/aurons tous plusieurs projets dans notre vie professionnelle.

Par ailleurs, le risque de se laisser conduire sur des routes inappropriées ou sans issue est bien plus grand lorsqu’on n’a pas défini de repères. Il sera plus difficile et pénalisant d’expliquer pourquoi vous en êtes là.

Le risque de se tromper d’orientation est bien plus grand si l’on ne conduit pas une réflexion. En ayant travaillé sur votre projet, si vous devez rectifier vos choix, vous saurez au moins pourquoi et comment, et vous pourrez l’argumenter pour mieux rebondir.

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Ouvrir tous les horizons pour mieux s’orienter

Un projet professionnel doit avant tout être motivant, réaliste et réalisable. C’est pourquoi avant de le définir, il est nécessaire de prendre du recul sur ce que l’on est, sur ce que l’on a fait, sur les environnements, sur les ressources disponibles ou à construire. Loin d’être une partie déjà jouée en fonction d’un existant, réfléchir à son projet professionnel aide à battre les cartes, à mettre sur la table toutes les possibilités pour mieux les évaluer, les combiner et faire des choix.

Au final, avoir un projet professionnel, c’est savoir ce que l’on veut. Et de ce fait, être apte à le présenter et à l’argumenter quel que soit le contexte : une formation, une recherche d’emploi, une reconversion, une création ou reprise d’activité, une expatriation, une évolution, etc.

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Un temps utile…

Beaucoup estiment que le temps passé à analyser, diagnostiquer, évaluer son parcours, sa personnalité, le marché de l’emploi… est un temps d’inaction qui peut leur nuire. Le temps de définition du projet professionnel est au contraire un temps de préparation qui rend plus efficaces les actions à mener : elles seront mieux ciblées et mieux réalisées.

Par ailleurs, définir son projet professionnel est une démarche riche d’apprentissages réutilisables à l’avenir dans d’autres contextes professionnels.


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Auteur : Equipe id-carrieres
jan 7

id-actualités : nouveau montant pour le SMIC au 1er janvier 2011

Le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) est fixé au 1er janvier 2011 à :

  • 9 € bruts par heure (8,86€ en 2010)

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  • 1365 € bruts par mois pour un temps de travail de 35 heures.

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Le salaire minimum interprofessionnel est applicable à :

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Le salaire versé doit être apprécié mensuellement au regard du SMIC en excluant notamment les primes (ancienneté, assiduité, de bilan, conditions de travail, …), les majorations pour heures supplémentaires, le remboursement de frais professionnels, la participation ou l’intéressement.

En revanche, les avantages en nature, les pourboires, les primes de polyvalence sont notamment pris en compte pour apprécier chaque mois le respect du salaire minimum interprofessionnel.

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Auteur : Equipe id-carrieres
jan 4

4 janvier 2011, une année se tourne aussi pour id-carrieres

83662217Magie du calendrier ! nous tournons aujourd’hui la première page de notre blog et de notre « web » cabinet de conseil en orientation professionnelle et emploi, id-carrieres lancé le 4 janvier 2010.

Une année où nous nous sommes enrichis des échanges et des partages d’expériences avec les personnes qui nous ont confié leurs interrogations ou leurs difficultés d’emploi. Et ce, dans une relation de proximité, de convivialité et de professionnalisme qui étonnent encore les sceptiques de l’accompagnement  à distance !

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Une année où nous avons défendu l’idée que le web et les technologies associées constituaient une opportunité de démocratiser le conseil individuel en ressources humaines dans un marché de l’emploi complexe et face auquel tout le monde a le droit d’être conseillé.

Une année pour convaincre les étudiants, jeunes diplômés et salariés de la nécessité de prendre leur carrière en mains, ou mieux en ligne avec l’appui de l’équipe id-carrières ;)

Les entreprises, aussi, de l’intérêt pour tous d’un dialogue enrichi sur les compétences, les projets professionnels, les trajectoires …

En nous accordant votre confiance, vous avez démontré que prendre sa carrière en mains était un atout incontournable pour aborder la formation, le recrutement, l’emploi ou encore l’orientation professionnelle avec plus de clairvoyance, de confiance en soi et de professionnalisme. Et que prendre sa carrière en ligne, c’est développer cet atout avec plus de facilité, de flexibilité et de proximité qu’auparavant. Merci à toutes et à tous.

Un grand merci également à notre Comité d’experts et à nos Partenaires qui ont soutenu le projet et contribuent au fil des mois à le renforcer.

Et à tous ceux et celles d’horizons différents qui nous ont écoutés, lus et relayés fidèlement ou occasionnellement auprès de leurs organisations, de leurs réseaux et sur leurs blogs …

2011 sera encore une année compliquée sur le plan de l’emploi en France pour beaucoup de personnes et d’entreprises. Et c’est ensemble dans un esprit d’innovation, de renouvellement des pratiques et dans une dynamique d’actions que nous pourrons relever les défis de l’emploi pour toutes les générations.

En 2011, l’équipe d’id-carrières enrichies de nouvelles compétences poursuivra avec enthousiasme sa mission : renforcer l’accès du plus grand nombre de salariés et d’entreprises au droit d’être conseillé, contribuer à faire bouger les lignes du marché du travail grâce à de nouveaux services et propositions d’actions, construire de nouvelles passerelles …

Vous souhaitez y participer, n’hésitez pas à nous contacter via le conseil gratuit ou le formulaire de contact. Nous sommes ouverts à toutes les bonnes volontés, les bonnes idées, les bons projets…

Nous vous renouvelons nos Meilleurs Voeux pour cette nouvelle année et à très vite sur id-carrières …

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Auteur : Equipe id-carrieres