Archive pour janvier 2010

jan 31

Vidéo … Un premier emploi, un stage … êtes-vous bien conseillé ?

Cette semaine, id-carrieres s’accorde une pause humour et vous propose de visionner ce court métrage réalisé avec la contribution des talents de l’association Boud’Impro sous la direction d’Eric Baille (un grand merci à tous !)

Il vous rappellera peut-être quelques souvenirs de stages ou de premier job (personnellement, c’était tout à fait ça, lorsque je me suis retrouvée dans un hôtel 5 étoiles près de Stuttgart pour un stage de réceptionniste trilingue … et surprise ! le lendemain matin un chiffon dans les mains …).

Avec id-carrières, vous avez le droit d’être conseillé avec LE SOURIRE et la CONVIVIALITE en plus !

Visionnez et commentez « ça peut meubler une carrière mais ….  »

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 26

L’entreprise est-elle suffisamment sociale pour intégrer les media sociaux ?

Je reprendrai tout d’abord la définition des media sociaux donnée par Fred Cavazza sur son blog MediaSociaux.com : Les médias sociaux désignent un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité“.

Et je la complèterai par la description donnée par Vincent Berthelot sur son blog Conseil Web Social : « La vision du web social dans un usage public, citoyen c’est celle de la possibilité de trouver non seulement des réponses sur à peu près n’importe quel sujet mais rentrer en contact avec les personnes qui s’intéressent au même sujet ou en sont experts. C’est celle de se sentir libre de poster ses photos, vidéos et de les partager avec sa famille, ses amis ou la terre entière. C’est celle de rejoindre des causes qui nous importent, de s’associer, participer à des recherches, des projets, des événements, de se sentir relier  par ces atomes crochus à d’autre personnes sans frontières géographique. »

Je retiendrai pour ma part que les initiateurs des technologies de l’Internet ont ouvert la voie à de nouveaux usages : de nouveaux modes de partage de l’information, de communication, d’expression, de relation, de collaboration …. et que ces nouveaux usages influencent fortement nos sociétés dans toutes leurs dimensions : économiques, sociales, politiques, etc.

Je vous recommande sur ces sujets les analyses de Fabrice Epelboin dans la revue Read Write Web France

Depuis longtemps et au fur et à mesure que les outils et les usages se développent, les plus experts s’interrogent ou tentent une vision prospective sur l’adoption par les entreprises de ces média sociaux en tentant de lister les intérêts qu’elles pourraient y trouver.

D’un point de vue Business, on pourrait dire que c’est plutôt bien parti … : gestion de la marque sur le web, gestion de communautés de consommateurs fidèles, ponctuels ou potentiels, etc. etc.

D’un point de vue Pilotage/Management, on pourrait peut-être dire qu’en prolongement des rares intranets les plus évolués (les collaboratifs) ou d’une culture du management de projets dans certaines entreprises, il y a quelques initiatives dont les principaux objectifs sont généralement de développer le recueil d’idées, la créativité, l’initiative, le partage d’expériences, etc. sur des périmètres bien balisés : les projets (un début/ une fin).

D’un point de vue Gestion des Relations Humaines et Sociales, l’entreprise est pour moi sur de nombreux aspects de son fonctionnement à l’opposé des media sociaux : les informations, les relations, les coopérations, la communication … sont largement réglementées, codées, réglées, … Les relations entre les entreprises et leurs salariés ont fortement évoluées ces 25 dernières années. Les salariés comme les entreprises ne projètent plus leur collaboration dans la durée. Les 2 parties cherchent à engranger à court terme des ressources. Les initiatives de dialogue et d’échange des directions sont regardées avec méfiance par les salariés. La majorité des salariés font le dos rond et ne prennent pas d’initiatives … le droit à l’erreur se faisant rare …. Les gouvernements ont dû créer depuis 12 ans de nouvelles lois pour contraindre les entreprises à entretenir et à développer l’employabilité de leurs salariés puisqu’elles ne s’engagent plus en termes d’emploi. C’est aussi ces constats qui ont conduit à la création d’id-carrières : on demande aux salariés d’être désormais « acteur de leur parcours professionnel » mais de quels leviers disposent-ils individuellement ?

L’entreprise ne sera pas plus sociale en adoptant des « semblants » de média sociaux dans ses pratiques internes, car l’entreprise ne s’inscrit plus dans ce rôle. Demandez aux actionnaires ce qu’ils en pensent …



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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 24

Comment rédiger SON CV ? un casse-tête pour tous … (épisode 2 : profil étudiant ou jeune diplômé)

Comme pour les autres actifs et peut-être davantage, faire son CV n’est pas simple lorsqu’on est un jeune en formation ou en fin d’études et que l’on recherche un stage, une alternance, ou encore un premier emploi.

Une page maxi ou plus ? La question ne se pose généralement pas, la difficulté résidant à trouver de la matière pour la remplir !

Là aussi, la première étape consiste à lister spontanément sans se censurer TOUT ce que l’on a fait : études, options, petits et grands jobs, autres stages ou alternances, loisirs, pratiques sportives ou artistiques, associations, voyages, pratique des langues, activités familiales, connaissance informatique,  …

Prenez le temps de bien décrire le contenu de vos études, les matières étudiées et leurs apports en termes de compétences, vos initiatives. Si vous le pouvez ou si cela s’y prête, expliquez vos choix.

Pour les loisirs ou autres, c’est la même chose : décrivez ce que vous avez fait, ce que ces activités vous ont apporté en terme de connaissances, de responsabilité, de personnalité, de relations humaines, de compétences aussi, d’envies,  …

Remettez tout cela en perspective de votre recherche et des attentes de votre interlocuteur : pour un stage dans tel domaine, quelles sont les savoir-faire ou la personnalité recherchés ?

Retravaillez la rédaction des différentes étapes de votre jeune parcours pour mieux faire ressortir les éléments qui iraient dans le bon sens ou des fils rouges intéressants, sans en rajouter, sans falsifier, car vous seriez vite en difficultés lors d’un entretien.

Expliquez clairement sur votre CV votre recherche et son contexte : pour une alternance, précisez bien les cours et le nombre d’heures que vous allez suivre en parallèle de votre présence dans l’entreprise, l’organisation du temps entre votre formation et l’entreprise, et en synthèse, le (les) projet(s) professionnel(s) visé(s) au terme de votre formation en alternance, …

N’hésitez pas non plus en fonction du profil de l’entreprise  de joindre un document présentant pour l’employeur les avantages éventuels de votre statut pour lui et les engagements qu’il prend, tels que définis par les textes de lois car beaucoup de petites structures ne sont pas bien informées des différents dispositifs.

Là aussi, rédiger un CV nécessite de réfléchir en profondeur, mais ce n’est pas du temps perdu car vous construirez en même temps votre argumentation pour les entretiens et votre communication sera plus précise et plus percutante. Vous donnerez ainsi une teinte et de l’épaisseur à votre jeune parcours.

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences ou des questions que vous vous posez sur ce sujet.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 24

Comment rédiger SON CV ? un casse-tête pour tous … (épisode 1 profil expérimenté)

Rédiger son CV est loin d’être une partie de plaisir pour la plupart d’entre nous !

C’est davantage un passage obligé, un casse-tête, et peut-être bien plus encore …

  • Une page maxi ou plus ?
  • Un CV par compétences ou un CV chronologique ou les deux ?
  • Quelles missions, responsabilités, réalisations faut-il exposer ?
  • Comment traiter les périodes blanches ou de transition ?
  • Quelle présentation ?
  • Dois-je faire ressortir une teinte « métier » (à profil créatif, CV créatif ?),
  • Et les langues ? les loisirs ?
  • Et la fameuse photo (comme vous le sentez, mais personnellement je ne la trouve pas indispensable)
  • Etc., etc.

Bref, on se retrouve souvent seul(e) devant un amas de questions malgré les lectures et les relectures des conseils prodigués sur Internet, dans la presse ou au cours d’ateliers.

Il faut garder en mémoire que les principales finalités du CV pour les personnes qui le liront sont les suivantes (le plus souvent en y accordant une à deux minutes alors que vous y aurez passé des heures) :

  • Qui ? homme, femme, âge, localisation
  • Quelles expériences dans quel contexte ?
  • Quelle formation ?
  • Quelles compétences ? en corollaire des 2 points précédents,
  • Quelle adéquation avec le profil recherché ? (avec une forte logique de transposition …)

A supposer que vous avez déjà défini le type d’emploi que vous recherchez (je parlerai dans un prochain billet du fameux « projet professionnel »), il est extrêmement utile dans un premier temps de :

  • Reprendre chaque emploi, préciser le contexte (les enjeux de l’entreprise ou de votre service ou de votre fonction) et lister sans censure tout ce que vous y avez fait en utilisant des verbes d’actions.
  • Identifier vos principaux fils rouges et noter les (ils peuvent se situer à différents niveaux : secteur, poste, domaine métier, réalisations, compétences, …)
  • Comparer les fils rouges de votre parcours avec les caractéristiques des emplois recherchés
  • Faites en conséquence des choix pour atteindre votre objectif d’emploi (le choix d’un positionnement, une étape clé !)
  • Sélectionner en conséquence dans votre première liste, pour chaque emploi, les enjeux, les missions, les réalisations qu’il est souhaitable de mettre en avant. 
  • Rédiger dans un vocabulaire professionnel les éléments retenus, placez les dans le contexte des enjeux de votre employeur de l’époque, donnez quelques chiffres permettant de les dimensionner et de transmettre du concret au lecteur.

Par rapport au choix d’un CV par compétences ou d’un CV chronologique, je recommande personnellement la logique suivante : si les fonctions que vous avez tenues sont très homogènes en termes de réalisations, mieux vaut un CV par compétences complété dans tous les cas par la chronologie des emplois. Cela évite les répétitions.

A l’inverse, si les fonctions sont très diverses et révèlent des compétences différentes et /ou en évolution, alors il est préférable de rédiger un CV chronologique en mettant en valeur le contextes, les réalisations et les compétences spécifiques rattachées à chaque expérience.

Il ne peut y avoir de CV type puisqu’il n’existe pas de parcours type … votre parcours est comme vous : UNIQUE.

Vous n’échapperez donc pas à une réflexion approfondie sur vous et sur vos réalisations !

Si le CV est un des outils majeurs de votre recherche d’emploi, la rédaction du CV est l’une des étapes majeures pour réfléchir à votre positionnement professionnel et à votre stratégie de recherche d’un emploi.

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 18

Sondage : que pensez-vous de votre assurance santé et prévoyance ?

J’ai toujours été interpellée , si ce n’est totalement crispée, par la complexité « recherchée » par les sociétés d’assurance et les mutuelles pour qu’on ne puisse pas facilement les comparer, pour qu’on soit obligé de les appeler ou de leur rendre visite pour obtenir une vision un peu plus claire des cotisations appelées et des garanties servies !

Vous, non ? On vous exprime par exemple le remboursement en % du PMSS (plafond mensuel de la sécurité sociale) ou en multiple du remboursement de la sécurité sociale que personne ne connait, ou en forfait plafonné … Certains contrats sont mieux placés en optique, d’autres en dentaire ou en chirurgie : difficile de choisir quand on en sait pas à l’avance de quoi on aura besoin !!

Ne serait-il pas temps d’obtenir une présentation unique du calcul des cotisations et des garanties couvertes pour les frais de santé et sans oublier la prévoyance pour qu’on s’y retrouve ?

Qu’en pensez-vous ? Merci pour vos contributions.

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Auteur : Equipe id-carrieres
jan 18

Les femmes et l’emploi : quelques avancées en 2008 mais quid en 2009 et 2010 ?…

Des avancées en 2008 :

  • L’activité professionnelle des femmes s’accroit et passe de 50% en 2003 à 51% en 2008. Elle contribue partiellement à l’augmentation de la population active qui croit d’1 million de personnes en 5 ans.
  • 28% des femmes âgées de 15 à 24 ans ont un diplôme de l’enseignement supérieur contre 13% des hommes du même âge.
  • Ce qui engendre, un taux de chômage légèrement moindre chez les femmes que chez les hommes entre 15 et 24 ans. L’atout de la qualification se conjugue avec les filières de formation choisies majoritairement par les femmes, la santé et le social, domaines dans lesquels le placement est plutôt fluide.
  • Les femmes sont moins touchées que les hommes par le chômage longue durée : 18% des femmes sont en recherche d’emploi depuis plus de 2 ans contre 19,7% des hommes, 36,5% des femmes sont en recherche depuis plus d’un an contre 39,4% des hommes.

Des difficultés persistantes en 2008 :

  • Globalement le taux de chômage des femmes est supérieur à celui des hommes (8% contre 7%) . Ce taux passe à 7,5% pour les femmes âgées de 25 à 49 ans (contre 5,8% pour les hommes).
  • Chez les femmes sans qualification ou faiblement qualifiées, le chômage est plus important que chez les hommes de même niveau (9% chez les femmes d’un niveau Brevet, CAP, BEP contre 6,6% chez les hommes). La disparité du taux d’emploi est également plus marqué chez les ouvrières et les employées que chez leurs homologues masculins.

Source Insee Enquêtes Emploi du 1er et 4e trimestre 2008

Il faut s’encourager avec les avancées constatées !  un accès plus large des femmes à la vie professionnelle, une  qualification accrue, apparemment une plus grande flexibilité (à condition que cela ne nous pénalise pas à long terme  ??)

Il faut rester vigilantes sur la gestion des parcours entre 25 et 45 ans (formation, travail, famille, …)

Qu’en sera t-il en 2009 et en 2010 sur un marché de l’emploi très contracté ? Il est peu probable que les décalages s’amoindrissent. Espérons que les avancées constatées ne reculent pas et que les quelques atouts développées ne s’érodent pas !

Rendez-vous en 2011, les études de l’INSEE sont intéressantes mais qu’est-ce que c’est long …, ou faites-nous part de vos constats et de votre vécu pour nous donner des tendances. Mesdames, à vos commentaires.


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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 18

Pour ou contre l’arrondi solidaire ?

Seriez-vous d’accord pour qu’on prélève sur votre bulletin de paie des centimes d’euros (en trop, lol) pour les transformer en micro-dons à destination d’organismes gérant du micro-crédit ?

L’initiative a été lancée en octobre en France par une société spécialisée dans les services de gestion de la Paie et des Ressources Humaines, la société ADP qui vise ainsi à récolter 6 millions d’euros. Il est prévu que l’employeur contribue également par un abondemment de 100% de vos centimes.

1- Seriez-vous personnellement partant ou non pour que ce dispositif soit mis en place dans votre entreprise ?

2- Si votre entreprise a récemment mis en place cette initiative, merci de nous en informer et de partager votre expérience.

Source : indiceRH 02/10/2009

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 15

En recherche d’emploi : quelle attitude adopter face à un marché du travail atone ?

Moins d’offres de postes, plus de candidats à un emploi, des offres d’emploi non pourvues …

Dans le contexte d’un marché du travail particulièrement complexe, et qui restera, selon moi, structurellement tendu et incertain dans les prochaines années, les personnes en recherche d’emploi doivent explorer différents leviers en fonction de leur situation personnelle et dans tous les cas renforcer leur savoir-faire en matière de recherche d’emploi.

Si vous maintenez un rythme soutenu de recherche, vos cibles et vos démarches doivent être bien ficelées pour à minima décrocher des entretiens, recueillir des informations et des feed-backs …. attention à ne pas vous épuiser ou griller des cartouches.

Si vous souhaitez profiter des premiers jours de cette période d’inactivité pour souffler un peu ou réaliser des activités mises de côté par manque de temps, c’est que vous en ressentez certainement le besoin mais gardez un oeil attentif sur le calendrier car les mois (votre indemnisation éventuelle) passent très vite et les démarches prennent du temps.

Si vous acceptez des emplois temporaires en attendant de trouver mieux, et même s’ils ne correspondent pas tout à fait à votre objectif professionnel, n’oubliez pas de poursuivre votre recherche d’un emploi qui vous correspond, et de faire valoir votre volonté et votre courage à un recruteur qui pourrait vous mettre dans la mauvaise case, juste parce que pendant quelques temps, par contrainte, vous avez orienté un peu différemment votre parcours …

Si vous souhaitez prendre le statut d’auto-entrepreneur, anticipez bien le fait que vous trouverez peut-être vos premiers clients sur la première base de votre réseau personnel mais qu’il faudra maintenir une démarche commerciale permanente pour pérenniser votre activité. La précarité du statut d’auto-entrepreneur n’a pas été assez communiquée ces derniers mois !

Si vous envisagez une formation « lourde » ou une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) pour vous réorienter professionnellement ou pour occuper intelligemment ce temps dans l’attente d’un marché plus actif, vous devez conduire préalablement à tout engagement une réflexion pertinente sur votre positionnement professionnel, vos compétences, votre employabilité. Là aussi, regardez de près le calendrier.

…..

Quelque soit votre profil et les solutions envisagées pour rebondir, il faut professionnaliser encore plus qu’avant vos démarches :

  • Recherchez des informations sur votre environnement et les environnements connexes et validez les auprès de votre réseau ou sur internet,
  • Analysez objectivement les tenants et les aboutissants de votre réflexion,
  • Faites un point objectif sur vous-même, sur vos compétences, sur vos envies mais aussi sur vos contraintes et vos points faibles,
  • Développez votre maîtrise des outils : CV, communication écrite et orale, contact réseau, …

Tout ceci enrichira à coup sûr votre réflexion professionnelle et renforcera votre motivation et votre confiance. Vous progresserez dans vos actions et dans l’atteinte de votre objectif d’emploi.

Vous progresserez dans votre compétence à vous orienter et à rebondir et ça vous resservira, très probablement !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 13

CV Vidéo … CV Vide et « O » en couleurs ou simplement une Vidéo ?

Les vidéos de présentation de personnes en recherche d’un emploi se sont multipliées ces 2 dernières années sur internet, ie le CV de Géraldine ou le CV très sympathique de Florence Porcel.

La qualification de « CV » me semble néanmoins trompeuse pour les candidats à un emploi. Le CV est « classiquement »  un outil de communication (et oui … le recrutement est encore une activité sérieuse et classique même si ces dernières années les technologies sont venues élargir un peu l’éventail des modalités). Il permet de présenter son parcours professionnel, sa formation, ses compétences, ses réalisations …

Le CV est majoritairement utilisé pour le recrutement (mobilité interne ou mobilité externe) mais il peut aussi l’être pour une présentation des collaborateurs de l’entreprise ou encore pour les besoins d’un Business Plan. Dans ces différents cas, le CV sera à adapter à l’objectif de communication poursuivi mais devra comporter les standards qui permettront à son lecteur de l’exploiter. Les recruteurs ont par ailleurs besoin de prendre connaissance rapidement et précisément du parcours professionnel pour valider dans un premier temps la correspondance entre le profil recherché et la candidature proposée. La chronologie du parcours, les fonctions occupées, le contexte (le secteur d’activité, l’entreprise, les enjeux,…) , les réalisations qui révèlent factuellement les compétences mises en oeuvre, … sont les premiers éléments de validation. La prise de connaissance de la personnalité du candidat se fait plutôt dans l’échange lors de l’entretien, complété selon les pratiques, par des tests ou une analyse graphologique qui , selon moi, ne doivent servir qu’à confirmer, préciser ou encore alerter et dont les résultats doivent être discutés avec le candidat.

Le dit « CV Vidéo » doit bien naturellement être avant tout « réussi » (et là, il y aurait beaucoup à dire sur la qualité et le risque pris par certains candidats).

La vidéo de présentation d’un candidat à un emploi ou à un stage me semble être dans « l’état de l’art actuel » davantage un exercice de relations publiques qui permet de faire passer un message (je cherche un job dans …) et de donner éventuellement un petit aperçu de sa personnalité (et encore selon les mises en scène, ce n’est pas évident).

La vidéo liée à l’emploi pourrait être intéressante à exploiter par exemple dans une visée pédagogique pour expliquer à un interlocuteur des réalisations dans les domaines créatifs ou scientifiques/techniques, pour présenter des réalisations qu’on ne peut transporter lors d’un entretien, un Book Vidéo en somme.

En réalité, ce n’est pas tant le contenu du CV Vidéo qui est usurpé mais davantage le nom qui a été donné à cet exercice de communication dans un élan (ou plutôt un raccourci !) MARKETING (auquel notre société est habituée) mais qui peut être trompeur pour les vrais candidats à un emploi.

Vous utilisez le CV Vidéo pour votre recherche ou vous recrutez à partir d’un « CV Vidéo » ?

Partagez votre expérience en laissant un commentaire. Merci !

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Auteur : Marie-Pierre FLEURY
jan 12

Demandeurs d’emploi : accompagnement public ou privé ? là n’est pas la question

Le comité d’évaluation des expérimentations d’accompagnement des chômeurs a publié en octobre dernier un rapport portant sur l’année 2007 (avant la fusion ASSEDIC/ANPE= Pôle Emploi / janvier 2009) et visant à faire le point sur l’efficacité de deux programmes d’accompagnement renforcé de 40 000 demandeurs d’emploi, l’un a été confié à des acteurs privés, l’autre a été réalisé par l’ANPE. Le service public de l’emploi a un taux de retour à l’emploi meilleur que le privé (à nuancer car apparemment les profils accompagnés n’étaient pas les mêmes).

Ce qui me semble important à retenir au final, c’est que le gagnant de cette expérimentation c’est l’ACCOMPAGNEMENT.

Le taux de retour à l’emploi est meilleur lorsque les personnes sont efficacement guidées, soutenues, accompagnées :

  • pour évaluer et définir leur profil professionnel et leur projet,
  • pour les aider à s’orienter ou à se repositionner en fonction des opportunités,
  • pour évaluer si de nouvelles compétences doivent être acquises et comment,
  • pour être formé aux outils de recherche (CV, entretien, réseau,…),
  • pour un suivi de leur recherche,
  • etc.

On le savait déjà, mais comme c’est dur de le mettre en oeuvre !

La faute à quoi, à qui ? Probablement trop d’acteurs sur ce sujet de l’emploi : l’Etat, les Régions, différents organismes publics dont je vous passe les sigles, l’Europe …, trop de dispositifs et de systèmes qui se superposent, trop de compétences hétérogènes, etc.

Trois voies à explorer, selon moi, parmi d’autres qui ne coûteront pas plus cher que les dispositifs actuels :

  • un véritable accompagnement individuel des demandeurs d’emploi s’appuyant sur les nouveaux outils d’apprentissage et de communication afin de le déployer auprès du plus grand nombre de personnes.
  • une formation à la gestion de leurs carrières de tous les étudiants durant leur cursus pour qu’ils acquièrent la compétence à s’orienter sur le marché du travail et à rebondir, compétence à développer et à enrichir par la suite.
  • la réalisation systématique d’un bilan professionnel tous les 5 ans pour tous les actifs pour faire le point, pour anticiper les évolutions choisies ou nécessaires et les actions à conduire, et pour développer la compétence à s’orienter acquise durant la formation initiale.

Vous pensez à d’autres voies concrètes ? merci pour vos commentaires et le partage de vos expériences.


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Auteur : Marie-Pierre FLEURY